Nîmes-Angers (1-0) : La Crocro Académie de retour d’entre les morts

Salut les zguègues,

Chez certains, la confiance arrive en tutoyant les sommets. À Nîmes, on n’est jamais aussi forts que lorsqu’on est au fond du trou. C’est parfois épuisant, mais cette capacité à faire mentir les pronostics a quelque chose de jouissif. Nous voilà sortis de la zone rouge après une fin d’année cataclysmique, alors que tout le monde nous voyait déjà repartir en Domino’s. Sachez que le NO ne meurt jamais, bande de pitres, n’en déplaise aux déclinistes, collapsologues et autres Pailladins. Certes, rien n’est fait, mais on a désormais la preuve qu’il faudra compter sur nous en 2020, et c’est déjà énorme.

La remontée spectaculaire depuis les profondeurs anales du classement opérée depuis le début 2020 est édifiante : plus de points pris depuis janvier que durant toute la phase aller, une équipe en pleine dépression qui retrouve soudain le plaisir de jouer. Comme dirait l’autre, tout va très vite dans le football.

S’il fallait trouver des tentatives d’explication rationnelle, on pourrait évoquer le stage de team-building de début d’année en Espagne à grands coups de soirées pizza, jacuzzi commun à la sauce « le groupe vit bien », ou évidemment les renforts du mercato hivernal débusqués par le nouveau DS Reda Hammache, qui semble au passage en mesure d’amener un semblant de professionnalisme dans un club qui avait jusque-là un ADN de branquignole. Ce dernier constat est cependant à nuancer : le dossier Moussa Koné, notre buteur du soir, avait été lancé par le regretté Boissier, désormais reconverti dans la politique locale. Il faudrait aussi ajouter que l’effectif est jeune, commence tout juste à se connaître et à développer une cohérence, et que Blaquart avait simplement besoin de temps… Toujours est-il qu’un basculement s’est clairement opéré, et que la lose qui nous collait aux basques en novembre-décembre est enfin derrière nous.

Évidemment rien n’est joué, la saison est longue, etc., mais le groupe a déjà démontré un vrai caractère en relevant la tête. Tout cela nous rappelle forcément la magnifique deuxième partie de saison 2015-16, où, déjà, MONSIEUR Blaquart nous avait sorti le club d’une bien mauvaise passe après l’épisode tragi-comique des soupçons de matchs truqués. Si cette saison pouvait elle aussi se terminer par un maintien (assorti, au hasard, d’une victoire contre Montpellier), on pourrait sortir le pastis.

Impossible n’est pas Nîmois.


L’équipe

Alakouch est toujours indisponible, de même que Deaux et Valls.

Bernardoni

Paquiez – Landre – Martinez – Miguel

Sarr – Fomba

Ferhat – Benrahou – Philippoteaux

Roux


Le match

Jouer Angers a forcément quelque chose de particulier dans la mesure où trois anciens de chez nous portent désormais le maillot blanc et noir – pardon, en l’occurrence un immonde maillot jaune fluo dont le sponsor criard constitue la désastreuse touche finale. Bobichon ne joue pas, il ne semble pas vraiment avoir fait son trou en Anjou (alors qu’il avait littéralement martyrisé notre milieu au match aller). Alioui non plus, je ne sais pas s’il est blessé ou suspendu. En revanche Thioub est titulaire : je m’attendais à un accueil chaleureux des Costières pour ce joueur, qui sans être un crack a largement contribué à la remontée et à la belle saison dernière, et qui de façon générale n’a jamais triché au NO. Pour tout dire, je m’attendais même à ce qu’un « THIOUB THIOUB THIOUB » retentisse depuis les travées du Pesage Est. Pécaïre, il aura fallu qu’une poignée de connards ras-du-bulbe foute tout en l’air en sifflant ce pauvre Sada sur chaque prise de balle. Une minorité sans doute, mais qui donne une image déplorable pour un joueur qui aurait mérité qu’on lui montre du respect. Allez niquer vos morts, bande de cons de Nîmois reboussiers de mon vier.

Le match en lui-même fut assez pénible voire chiant, avec une domination assez nette du NO qui resta stérile jusqu’au but tardif de Koné. Le parallèle avec le match aller est assez intéressant : on avait subi jusqu’à craquer assez logiquement en fin de match, et c’est exactement l’inverse qui s’est produit cette fois. Espérons qu’on tienne ce cap jusqu’en fin de saison.


Les collègues

Bernardoni (3/5). C’est rassurant quand on ne le voit pas. Et ça doit le rassurer aussi sur le niveau de sa défense.

Miguel (3/5). Bieng.

Martinez (4/5). Pas toujours rassurant, mais il dégage l’impression d’être au club depuis toujours.  

Landre (4/5). Tiens, y avait des attaquants en face ? Superbe de voir comment il a intégré le 11 comme si de rien.

Paquiez (3/5). Quand il a des chèvres en face de lui, tout roule. Vu comme il distribue les coups de pute dans les guiboles adverses, je suggère de le renommer Gaëtan Taquiez.

Sarr (5/5). Nous venons d’assister à ma métamorphose d’un tocard en monstre en l’espace de deux matchs. Ses immenses compas, son abattage, ses tacles soyeux, c’est plaisir. Et puis un centre somptueux qui offre le but de la victoire à Koné, la Dakar-connexion du NO est lancée.

Fomba (4/5). Un peu moins en vue que Sarr, mais précieux également. Ces deux-là sont le symbole du renouveau depuis le début 2020.

Benrahou (3/5). Moins flamboyant mais indispensable, ne serait-ce que pour la qualité de ses CPA (corner pour la tête de Sarr qui débloque presque la situation). Une entente avec Roux qui commence à être pas dégueu.  

Ferhat (4/5). Un match âpre terminé avec un œil en charpie. Un engagement réel et quelques belles percées. Une menace constante pour les défenses adverses. Sorti sur civière avec un œil en forme de couille, et remplacé par Ripart, qui aura eu droit à l’ovation des Costières. Content de te revoir sur pied, gars.

Philippoteaux (3/5). Mon gars sûr qui joue et assure le boulot même après s’être fait détruire la cheville à Nice. Pas flamboyant mais toujours teigneux à souhait.

Roux (3/5). Déjà bien intégré, l’air de rien. Du pressing, du sang et de la sueur. Remplacé par Koné, qui conclut du genou (au départ, j’ai espéré un but de la bite mais n’est pas Benjamin Griveaux qui veut) un superbe centre de Sarr. Deuxième but en deux matchs, la hype est en marche.

Karoud Fider

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