US Orléans-AC Ajaccio (0-3) : comment passer une bonne Saint-Valentin au stade de la Source

Vous avez fait quoi pour la Saint-Valentin ? Nous, nous sommes allés au stade de la Source, à Orléans, pour un succulent USO-ACA. Récit.

Un match à Orléans ne rassemble jamais énormément de supporters. Un match à Orléans, qui est dernier de Ligue 2, un vendredi soir à 20h, ça n’attire pas grand monde. Un match à Orléans, dernier de Ligue 2, un vendredi soir DU MOIS DE FEVRIER à 20h, ça attire encore moins de monde. Alors imaginez un match à Orléans, dernier de Ligue 2, un vendredi soir du mois de février à 20h, et qui plus est le soir de la Saint-Valentin, alors vous n’aurez personne en parcage et au stade. Mais figurez-vous qu’il peut y avoir de bonnes surprises. Pour ce match au Stade de la Source, le 14 février 2020, une vingtaine de supporters de l’ACA étaient présents en parcage visiteurs. Certains étaient venus en famille de région parisienne, d’autres s’étaient déplacés seuls de Paris, d’un peu plus loin, de Bourges et un couple avait même fait le déplacement rien que pour ce match depuis Ajaccio. Respect. Et puis moi je suis venu en couple avec ma 106, laissant ma compagne toute seule, à la maison. Pour ceux qui voudraient quelques conseils pour que votre femme vous laisse tranquille aller au foot pour la Saint-Valentin, voici les miens : ne lui laissez pas le choix, soyez gentil avec elle deux jours avant et deux jours après, invitez-là au resto la veille, offrez-lui un bouquet de fleurs le 14 au matin et le tour est joué.

Saut dans le temps : il est 19h. Les supporters s’apprêtent à entrer dans le parcage visiteurs. L’un de nous n’a pas assez de monnaie pour payer son billet. En bon gentleman, le type de la billetterie lui offre la place. Vient ensuite la fouille. Celle-ci sera très tranquille. Le stadier a fait la palpation du bout des doigts, comme s’il avait peur de trop nous toucher. Ça tranche pas mal avec les stadiers de certains stades (dont je tairais le nom) qui n’hésiteraient pas à rentrer leurs mains dans le cul des supporters pour voir s’il n’y ont pas caché des fumi.

Le bon accueil orléanais continue avec un pompier qui vient nous prévenir qu’on peut monter célébrer les buts sur le grillage mais qu’il fait faire attention : « le grillage a failli se casser la gueule donc ils ont rajouté des morceaux de fer pour le renforcer, mais ça coupe, alors soyez vigilants ». Merci monsieur. Tant de bonnes manières en si peu de minutes, on n’a pas l’habitude. Et en plus, ça va continuer. On prend la direction de la buvette, où on retrouve les bénévoles retraités des années précédentes. Vous l’aurez compris, c’est l’heure de la bouffe.

Les + :

  • Il y avait du choix dans les sandwichs, et notamment du chaud : merguez, chipo, jambon et fromage.
  • Mon choix s’est porté vers un sandwich merguez : sauce en libre-service et à volonté, du bon pain et une merguez qui a du goût, c’est pas mal.
  • Le personnel très sympathique.

Les – :

  • De la bière sans alcool, qui avait le goût de… miel.
  • Ils n’avaient pas prévu assez de sandwichs (mais ils en ont fait livrer d’autres à la mi-temps pour contenter tout le monde)

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 3,25/5. Ce n’est pas la meilleure des buvettes, elle est loin d’être la pire : elle est donc dans la moyenne, haute. L’accueil y est très sympathique et souriant, les sandwichs proposés sont de qualité. En bref, il y a le nécessaire à un prix attractif : 6 euros pour une boisson et un sandwich. Allez, il manque des frites, pour qu’on ait une situation un peu plus équitable avec le reste des tribunes.

La sono crache du Kalash Criminel, un maître-chien rôde autour du parcage et le coup d’envoi est donné. On assiste à une première mi-temps franchement triste, avec très peu de jeu, beaucoup de pertes de balle et pas d’occasion. Jusqu’à la 40e minute ET LE COUP DE GÉNIE DE GAËTAN COURTET. De 50 mètres, l’attaquant acéiste voit Letellier avancé et tente un lob. But. Je n’avais jamais assisté à un tel but en vrai. Le parcage est en délire et n’en croit pas ses yeux. À la pause, l’ACA mène 1-0.

On en profite pour aller se réchauffer dans les chiottes. Car oui, les toilettes du stade de la Source sont chauffées, et c’est très rare. Un bonus contredit par plusieurs points négatifs : dans les chiottes hommes il n’y a que des pissotières (pour avoir une vraie cuvette, il faut aller chez les femmes), pas d’eau chaude et rien pour s’essuyer/se sécher les mains. En revanche, il y a de l’eau froide, du savon et des stickers de groupes de supporters sur tous les murs. Ca donne un certain charme à ce bâtiment, qui n’est autre qu’un grand bungalow de chantier. Note : 2,5/5.

La deuxième période est bien plus animée, avec un AC Ajaccio largement dominateur, surtout dans les 20 dernières minutes. Hugo Cuypers double la mise à la 71e minute et Hugo Cuypers scelle le résultat à la 77e minute. Score final : 3-0. Neuvième victoire à l’extérieur de la saison pour l’ACA, treizième clean-sheet pour Benjamin Leroy, 10 buts pour Gaëtan Courtet et 45 points au classement. Autant de chiffres incroyables pour une équipe qui sort d’une mauvaise saison 2018/2019 et qui visait le maintien. Après le coup de sifflet final, les joueurs sont venus célébrer les trois points avec le parcage. Un joli moment. Encore un. C’est le moment de débâcher. C’est aussi le moment choisi par un stadier pour nous demander « mais c’est où Ajaccio ? », « c’est loin ? » et « il y a quoi à côté ? ». Comme quoi la géographie chez les stadiers….

Après avoir assisté à la colère de certains ultras orléanais (une trentaine de mecs en noir énervés qui ont fait péter 2/3 trucs) qui sont allés montrer leur mécontentement à la direction après le match, on prend la route d’un restaurant pour y déguster une spécialité locale : des sandwichs de Burger King. L’occasion de rencontrer quelques Orléanais et de tourner un petit débrief’ avec Le Petit Ballon Jaune. C’est ci-dessous.

À bientôt pour de nouvelles aventures extraordinaires.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

Un commentaire

  1. Je n’ai qu’un mot : respect !
    Pour connaitre un peu la région centre (rapport au fait que j’y ai grandi), y aller de son plein grès regarder un match de L2 en plein mois de février, après avoir traverser la France … Je suis ébahi !
    En tout cas, merci pour ce compte rendu de l’interieur, c’es super de voir des acads de « petit » matchs qui sentent bon le gazon et la merguez !

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