Nîmes-Montpellier (1-1) : la Paillade Académie retourne les terres hostiles

Il parie bourré

D’abord, il y eut la coercition. Inutile, stupide, dangereuse, incompréhensible. C’était un aveu de faiblesse que d’empêcher les supporters clapasiens d’aller en garrigue pour chanter, une triste reconnaissance qu’on ne sait même pas gérer un déplacement de fidèles sur une cinquantaine de kilomètres. C’était un mea culpa certes involontaire mais qui montre que décidément, faire à l’envers est l’endroit même de ces instances ; pousser prestement tous les contempteurs dans le même sac de la potentielle violence. On verra plus tard, trop tard, que c’était là les prémices d’un Minority Report version phalangiste.

Ensuite, il y eut le vent. S’engouffrant partout, répandant son souffle froid dans le moindre creux, ébouriffant, retournant, colportant tous les virus alentour. Un Notus bien dérangeant pour qui veut tenir en place, je pense en particulier au ballon rond de football, vous savez, le sport. C’était un puissant ennemi qui, après celui de l’extérieur, immobilisait nos forces intérieures.

Puis, il y eut le peuple. Haineux, rancunier, délaissé, déclassé, envieux, amnésique. Les sifflets et autres chants fleuris sourdaient à travers le stade, passant de travées en travées, recueillant l’unanimité des suffrages pour que la parque rompe le fil pailladin en cet après-midi dominical.

Après, il y eut la banderille. Plantée aussi rapidement qu’efficacement dans le dos, laissant le corps meurtri épancher son sang tandis que la joie venait alimenter l’âtre de la ferveur. L’envie avait eut raison de la sagesse et il fallait encore ployer pour espérer.

Enfin, il y eut le bâton. Celui qu’on voit dans toutes les représentations de crocodiles, vous savez, celui qu’on place droit dans la gueule de l’animal, pour l’empêcher de claquer ses dents et signifier la fin de la partie.

Tiens-toi bien crocodile, le bâton pailladin s’appelle Delort et c’est au moment propice, lorsque tu bafouas l’hommage comme seul le lâche blasphémateur que tu es sait le faire, qu’il t’a empêché de mordre jusqu’au sang.

Jamais tu ne tueras avec ces crocs élimés. Et toujours tu répéteras à tes petits que tu y étais presque.

Les notes :

Lecomte (3/5) : impuissant sur le but, mais s’est vite redressé pour faire le travail, oui, comme ma b…

Lasne (2/5) : comme un drapeau en lambeaux, peu en verve malgré le grand vent.

Congré (3/5) : pas trop de casse, et des bonnes pièces détachées.

Hilton (3/5) : Michael J. Dundee n’a qu’à bien se tenir.

Mendes (3/5) : il a mis des grands coups dans les parties nîmoises sans remettre en question son orientation.

Suarez (3/5) : pas besoin de lui expliquer 1000 fois, un bon derby c’est de l’envie et de la bagarre, même sur une mi-temps.
Remplacé par Sambia (3/5), qui a chaloupé dans les marais à crocos avec l’aisance d’un pilote de pirogue confirmé.

Le Tallec (1/5) : ne comprend ni le marquage, ni son poste, mauvais garde-champêtre.

Skhiri (2/5) : on pourrait croire que c’est délibéré cette absence d’implication, eh bien ça l’est.

Mollet (2/5) : a joué sur une jambe dès le début et n’a donc fait que du cloche-pied dans l’organisation.

Delort (4/5) : il vaut bien son nom, soyez-en sûrs.

Laborde (3/5) : une mi-temps à compter les champignons, une autre à les envoyer péter sur la gueule des reptiles.

Entrés en jeu

Sambia voir plus haut, Skuletic voit plus haut et Ristic on verra plutôt.

Le bisou vigneron, 
Marcelin Albert.

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

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