Orlando – Montréal (2-1) : L’Impact Académie livre ses notes

On ne peut pas tromper une personne mille fois… si, si on peut tromper mille personnes une fois… euh mille fois… non, on ne peut pas tromper une fois mille personnes, Odile, mais on peut tromper une fois mille personnes

C’est l’histoire d’un club avec une philosophie de jeu. Mais un truc comme les théories de Spinoza, auxquelles personne ne comprend rien. Je te vois déjà faire le malin toi dans le fond, alors commence par fermer ta gueule. Donc c’est l’histoire d’une équipe qui joue en 4-5-1 ou en 4-2-3-1 ou en 4-3-3 ou tout ça en même, parce que… Ben parce que. Soit.

Mais comme un eunuque qui voudrait faire du porno, il faut être équipé pour réussir. Et l’Impact de Montréal ne l’est pas vraiment. Son effectif talentueux lui permet de se sortir de situations compliquées, de remporter quelques victoires de prestige, d’avoir l’air dangereux, mais les trous dans l’alignement ne sont toujours pas bouchés, comme dans le susnommé porno d’eunuque. Alors on stagne, en attendant des jours meilleurs.

L’alignement

Donny Toia ? Blessé. Didier Drogba ? Blessé. Cameron Porter ? Blessé. Victor Cabrera ? Blessé. Anthony Jackson-Hamel ? Blessé. Calum Mallace ? Non j’déconne.

Le Matchaurico

Un classique de l’Impact, qui ouvre le feu d’entrée et de bien belle manière, mais n’assure pas sur la durée. Une forme particulière de talent et de précocité. Alors on va se faire le match en trois points, ça nous rappellera ceux qu’on ne réussit pas à prendre depuis six matches.

Confused Brek Shea.

Brek Shea est une salope : Ça n’a rien d’une révélation fracassante, au contraire des interventions aléatoires du joueur d’Orlando. Le vrai talent de Brek Shea, c’est l’unsporting behaviour, qu’on peut traduire par « comportement de vieille catin », à l’instar d’un certain Sergio Ramos, par exemple fortuit. La différence avec le Madrilène, c’est manifestement l’intention. Quand l’un sait très bien pourquoi il met une boîte, l’autre n’en a pas la moindre idée et subit ce que font ses pieds, qui agissent en toute indépendance du reste de son corps. Et à savoir pourquoi Shea n’a pas été expulsé samedi, il faut chercher la réponse auprès du personnage ci-dessous. Une chose est sûre : Brek a les pieds carrés, mais gagne bizarrement de l’argent avec.

Marc Geiger se shoote à la meth : Il est LÀ. C’est LE SCOOP de cette Académie. Une EXCLU uniquement pour VOUS, chers abonnés. Plus aucun doute, les preuves sont formelles : le trafic de méthamphétamine en Amérique du Nord appartient désormais au cartel ProReferee. Ces hommes, reconnaissables à leurs tenues colorées que seuls les toxicomanes apprécient, ont tout contrôle sur la fabrication, l’acheminement et la cession de ce produit stupéfiant. On s’en doutait depuis plusieurs années, c’est désormais une réalité. La DEA continue d’enquêter, mais selon nos sources internes, aucune arrestation n’est pour le moment prévue. En effet, les agents ont découvert qu’une grande majorité de la meth produite était directement consommée par les membres du cartel eux-mêmes. Une infraction aux tables de la loi du dealer et notamment au quatrième commandement : « Never get high on your own supply ». Ce qui fait dire à la DEA que ce groupuscule disparaîtra bien assez tôt, même s’il sévit depuis de nombreuses années.

Marc Geiger sur l’altercation Shea/Venegas.

L’Impact la tête sous l’eau : Six matches sans victoire, après un début de saison plutôt encourageant… Ça commence à sentir le flétan du côté de l’Impact. Et le plus inquiétant, pour nous autres – supporter lambda ou légende vivante du club -, c’est qu’on sait très bien d’où vient le problème. Notre milieu de terrain bordel. Des milieux offensifs qui ne défendent pas, des milieux défensifs qui sont soit trop limités, soit un peu trop cramés. L’absence d’un gros n°6/8 se fait ressentir depuis au moins deux ans. L’élément clé d’un tel dispositif manque à l’appel et personne n’ose toucher au chantier du milieu comme s’il était couvert de chlamydies. Alors sur un malentendu, ça peut marcher. Mais là, on en chie sévèrement et il faudrait penser à y remédier.

Et ça dure, et ça dure…

 

Un pack de Montréal

Evan Bush (2/5) : Les temps sont durs pour Evan. La perte de confiance semble bien entamée après ces quelques matches sans victoire et défensivement aussi solides qu’une capote ultra-slim. La capacité de Bush à protéger sa défense a quelque chose d’étonnant. Un dernier rempart ébréché quand il s’agit d’intervenir au-delà de 45 centimètres de sa ligne de but. Sortie aérienne ? Le néant. Sortie hors de sa surface ? Tragi-comédie. Un peu chiant, notamment sur les innombrables centres que l’Impact laisse à l’adversaire.

Hassoun Camara (2/5) : À peu près les mêmes choses à dire que pour Oyongo. Autorise beaucoup de centres mais est aussi régulièrement laissé à l’abandon sur son côté. À Orlando, la consigne a clairement été donnée à la mi-temps de passer par les côtés : avec nos gros atouts dans l’axe, pour nous faire la bise t’as plus vite fait de faire le tour. Enfin, la blessure dans les dernières minutes déstabilise un peu plus notre défense et nous coûte peut-être le nul.

Wandrille Lefèvre (4/5) : À chaque titularisation, Wandou montre qu’il mérite sa place au coeur de la défense centrale. Impérial à Orlando, il a dégouté Kaka et a retardé ce qu’on sentait tous qu’il allait finalement arriver. Il relance parfaitement sur le premier but et est d’ailleurs probablement meilleur que Bekker dans la distribution du jeu. Malheureux, il se fait siffler une faute imaginaire qui donne le coup franc de l’égalisation.

Laurent Ciman (3/5) : Bon retour aux affaires für der General. Sans doute la perspective de l’Euro et de passer quelques temps loin de la MLS qui remet d’aplomb Ciman. On a vu des tacles fort à propos, pas trop d’enflammades, un jeu plutôt réfléchi et ça manquait pas mal. Peut-être lui ferais-je le reproche de ne pas assez peser dans le domaine aérien. Bush y étant absent, avec sa grande carcasse il nous soulagerait.

Ambroise Oyongo (2/5) : Fragile comme un jeune anus défensivement. Mais je ne vais pas jeter la pierre aux latéraux avec ce petit deux, car ils n’ont jamais vraiment été aidés par les ailiers. Ils ont donc subi les vagues d’une équipe bien au courant de nos faiblesses, avec souvent des deux contre un ingérables. Pourtant, il faudrait faire de temps en temps l’effort de contrer les centres, parce que se faire pilonner comme ça c’est justifiable que sur un plateau de tournage. Dommage pour les efforts offensifs d’Ambroise, qui auraient pu nous offrir le nul.

Marco Donadel (2/5) et Kyle Bekker (2/5) : Après une première mi-temps correcte, avec un peu de gestion de possession, chose qu’on n’avait plus vu depuis des lustres, et une discipline dans le placement sans le ballon, tout a dérapé. La deuxième mi-temps a été une boucherie. On peut d’ailleurs la trouver sur les plus obscurs sites des Internets, sous le nom de Donnie and Bekkie gangfucked multiple facials ass queens. Étirées comme des crêpes et claquées comme des soubrettes. Te gusta la levrette claquée ? Do you know la dalle angevine ?

Lucas Ontivero (2/5) : Oueskonva keskonfé ? Je sens que tu as quelque chose en toi Lucas, que tu cherches à l’exprimer. On le voit, tu pousses très fort. La petite veine de ton front est toute gonflée, tu nous inquiètes. Alors oui, il parait que t’as fait une passe dé ! Bien joué champion ! T’es sur la bonne voie, on voit la tête. Putain ça doit être l’accouchement le plus long de l’histoire, on aura au moins gagné ça.

Johan Venegas (3/5) : Ah bah y’a du mieux mon Jojo. Bon t’as pas défendu un cachou comme tes copains, techniquement ça nous a un peu foutus dans la merde, mais allez, trêve de considérations qui pourraient nous faire évoluer vers ressembler à une équipe. Ceci dit, ça en a eu l’air une paire de fois sur quelques jeux. Je t’accorde ça et un généreux 3 pour t’encourager sur cette voie… à la Copa America.

Nacho Piatti (3/5) : Encore un but. Encore un joueur qui doit subir le protocole commotion après un crochet du bel Argentin. Il nous met parfaitement dans le match, peut nous le tuer mais s’embrouille dans ses dribbles la plupart du temps en deuxième mi-temps. Il n’aura pas joué en notre faveur ensuite en s’empalant régulièrement sur la défense avec une rigueur nymphomaniaque. Reste qu’il apporte évidemment plus qu’il ne ne coûte.

Dominic Oduro (3/5) : Un Dom’ à l’ancienne. Qui se crée beaucoup d’occasions, mais qui ne finit pas. Il tire trop sur la corde qui reste sèche comme une bonne soeur. Dommage car c’est encore lui qui donne l’impulsion à l’équipe, qui pousse vers l’avant et qui provoque. Surtout dans un match comme celui-ci dans lequel il y avait de nombreux espaces.

Les substituts

Harry Shipp : Fantomatique. Très inquiétant, je pense que ce jeune homme a des soucis qui nécessitent l’intervention d’un spécialiste. Psychologue, proctologue, merci de vous signaler.

Michael Salazar : Clairement le gars qui devrait avoir un peu plus de temps de jeu pour redonner un nouveau souffle à tout ce bordel.

Maxim Tissot : Rentre pour prendre un pion. Court mais intense.

Le tableau

Voilà, les choses reviennent peu à peu à la normale. Six matches sans victoire, on est sur un bon rythme de croisière pour devoir faire l’effort comme des mongoliens en deuxième partie de saison alors qu’on pouvait sans trop de difficulté se donner une belle petite marge de manœuvrer d’enculé. Tant pis, on fera ça à l’ancienne. Avec de l’huile.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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Mauricio Vincello

Vraie fausse légende du soccer montréalais (ou l'inverse), Mauricio Vincello, après une carrière bien remplie sur les terrains des Amériques, a décidé de prendre sa grosse plume pour conter au commun des mortels les folles aventures de l'Impact de Montréal.

2 Comments

    • Malheureusement, Je crois qu’il revient à Marseille, ou à Chelsea, ou à Guingamp, ou au Mans, je ne sais plus, mais en tout cas dans un des clubs de son pauvre petit coeur en fucking disgrace

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