Paris SGEL / ASM (0-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie évite toute enflammade

Surtout, SURTOUT, pas d’enflammade. Tel était le maître mot après la démonstration la victoire confortable qui permet à Paris-Saint-Germain-en-Laye de se qualifier d’envisager avec sérénité le mâche retour face à une équipe catalanique complètement claquée sous terre imprévisible et revancharde, qui guettera à coup sûr le moindre relâchement de notre part pour nous prendre à défaut, du haut de leur grande expérience à ce niveau.

Et les joueurs parisiano-saint-germanois ont répondu de la meilleure des manières à ce danger du trop plein de confiance en soi, porte ouverte à toutes les désillusions : ils nous ont sorti un bon gros mâche de merde, bien moisi comme il faut, et contre un concurrent direct pour le podium qui plus est, histoire de bien se remettre la gueule en question avant de revenir aux affaires européennes.

Bien joué, les gars.

 


LA RENCONTRE


 

La TourRreul connection est élevée dans ce milieu à trois

 

Maurice Petitepoche, il est pas fou : il a bien vu que son 4-3-3 à trois attaquants ça avait fonctionné contre les hobbits impotents Barceloniens (toujours aussi dangereux pour le mâche retour, hein, ne nous faites pas dire ce qu’on a pas dit, SVP PAS D’ENFLAMMADE). Alors, vu que Némarre et l’Angelito ne sont toujours pas rétablis, il remet ça contre les bières à la grenadine (beurk).

Sauf que. Sauf que Marcoco n’est plus là pour jouer les chiens fous entre les lignes. Sauf que le dispositif défensif des gars du Rocher, c’est autre chose que la paire de charrues rouillées la charnière centrale momentanément indisposée des Barceloniais (mais c’est sûr ils seront redevenus super forts au mâche retour, hein, donc NE NOUS ENFLAMMONS PAS). Alors forcément, c’est pas la même limonade.

En plus d’être très bien organisé défensivement, l’adversaire du soir ne tarde pas à se montrer également dangereux devant : après cinq minutes de jeu, la défense de PSGEL est dispersée en deux passes, centre depuis le côté gauche, Lévine ne peut couvrir le latéral derrière lui au second poteau, celui-ci remise de la tête plein axe pour un jeune malotru qui reprend à bout portant, 0-1. On peut pas dire encore que c’est un avantage logique parce qu’on ne joue que depuis cinq minutes, mais on ne tarde pas à se le dire quand on voit la suite des évènements.

PSGEL a eu le contrôle du ballon. Ça, pas de problème. Même que ceusses d’en face étaient bien contents de le laisser, parce qu’ils sachaient bien que c’est dans la contre-attaque que PSGEL c’est les plus forts. Depuis la dernière fois ils ont compris la leçon, tiens. Ça laisse la balle (près de 80% de possession parisiano-saint-germanoise, t’sais), ça cadenasse, ça bouche l’axe, ça presse haut, et nos srabs du Ouest Side ils peuvent faire R. Sans Némarre et Marcoco, y a tout simplement aucun commencement de début d’idée dans le jeu du côté du milieu parisiano-saint-germanois. On se croirait revenus aux heures les plus sombres du danilo-gueyo-herrerisme tuchelien.

Et ça manque pas de refaire le coup en début de seconde mi-temps : il suffit que Monagro remette un peu de pression sur une équipe déjà aux fraises pour que, sur une récupération haute, une frappe adverse un peu molle trompe un Navasse masqué (ohé ohé) suite à un ballon dévié par Pressenelle et mal relancé par Andrérrerra, 0-2.

La réaction du côche, logique, ne se fait pas attendre : le milieu de PSGEL est totalement remanié, ce qui n’empêche pas l’équipe de continuer à faire tourner fébrilement le ballon sans porter le danger chez l’adversaire, et en continuant même à subir les assauts sudistes. La première frappe cadrée côté PSGEL, œuvre de ce brave Moïse, n’intervient qu’à un quart d’heure du terme, suite au recentrement de ce dernier et au passage en 4-4-2 en losange avec l’entrée de la Drax au poste de numéro 10 superbe et inutile – comme on sait si bien les faire à la Porte de Saint-Cloud Académie.

Trop tard et trop timide, le résultat est le même : on en reste là, c’est la défaite logique et implacable, et la section yvelinoise de l’Internationale footballistique marque encore une fois le pas dans sa chasse à la victoire sportive et révolutionnaire. Mais fort heureusement, il y a du bon dans tout ça : on a pas eu le temps de s’enflammer, et c’est bien là l’essentiel.

 


LE SOVIET IGNIFUGÉ


 

Kélore Navasse (2/5) : Deux buts où-que-le-gardien-il-peut-rien-y-faire.

Alex Sandrine Florenzi (2-/5) : Je profite de son mâche demi-mou devant-derrière pour racoler chez les fans de la Bianconero Académie, avec la même subtilité que Gérald Darmanin face à Le Pen.

La Marquigne (2/5) : [insérer ici le refrain de Capitaine abandonné]

Kimpembof (2-/5) : Second couteau un peu trop affûté quand il s’agit de tacler.

Lévine (agent chimique X/5) : Vraiment, je n’arrive pas à noter cette personne.

Léo Paredesse (2/5) : C’était pas trop de ouf. Remplacé à la 73e par Daniel Pereire, gaucher contrarié.

Andrérrerra (1/5) : La fameuse réparation maison qui ne suffit pas à passer le contrôle technique. Remplacé à la 55e par Marcoco, la pièce manquante, mais c’était un poil trop tard.

Idrissa Guegueye (1+/5) : Il s’est (un peu) calmé sur les tacles en retard, mais il n’en est pas devenu beaucoup plus efficace pour autant. Remplacé à la 55e par Rafignâ, barbu convalescent.

Moïse Kikine (2+/5) : Le seul à avoir réussi à se procurer des occases, une fois replacé dans l’axe germano-italien (parce que la Drax).

Kikibappé (1/5) : Il s’est empalé sur la défense adverse comme un.e ministre sur le « fait social » islamo-gauchiste.

Momo Icardio (1/5) : Seul, seul, seul dans la foule blanche et rouge. Remplacé à la 73e par Julot Draxou, joli à regarder.

 

Et voilà une belle enflammade éteinte bien comme il faut à l’extincteur de la défaite,

Bises les flammeux.ses,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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