Paris SGEL / Manpepster City (2-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie se matchréférencise

 

Hello les lourdaud.e.s,

Bon, y a pas à dire, Maurice est quand même un sacré fortiche quand il s’agit de la coupe d’Europe, hein. La Ligain, rien à secouer, on l’a bien senti – même si cette saison la grosse chatte du temps additionnel frappe encore et toujours pour sauver les apparences et permettre un sans-faute au niveau comptable – mais la coupe d’Europe par contre, purée, ça il sait faire Momo. Peut-être aussi que ses camarades-joueurs ont d’un coup un peu plus envie de jouer pour l’équipe que lorsque c’est des Mosellans ou des Rhodaniens en face, faut voir. « Moi et mes kheys on part sur la lune, amuse-toi bien en Meurthe-et-Moselle », semblent nous dire Lionel et cie lorsqu’ils regardent avec amusement leurs coéquipiers de basse extraction s’arracher les poumons à leur place pour revenir défendre sur Karl Toko-Ekambi ou Nicolas de Préville.

Oui, bon, y a eu le petit accroc en Gelbique, d’accord. Un rodage, tout au plus. Et puis, allez donc faire comprendre à Lionel et Néné la différence entre un seizième de finale de coupe Moustache (rip en paix) contre l’Union sportive Noeux-les-Mines ou le Valenciennes-Anzin Football Club et un mâche de coupe d’Europe contre le Club Brugge Koninklijke Voetbalvereniging. Forcément, la confusion est facile. Mais là, cette fois-ci, c’est bon, tout le monde a bien compris qu’on jouait enfin pour de vrai. La présence d’El Calvitico sur le banc d’en face a du faciliter le processus cognitif des joueurs parisiano-saint-germanois : cette fois, c’est du sérieux, pas de blague belge (de toute façon Thomas la Meule est plus là pour en faire).

 


LA RENCONTRE


 

L’Ange de Marie étant suspendu, la triplette divine est privée de son précieux side-kick / esprit de Philippe Gildas / liant oléagineux. Le carré magique parviendra-t-il à tenir sur trois jambes sans sa semelle orthopédique à grandes oreilles ? Toujours est-il que pour l’occasion, Maurice opte pour un quatroitroi qui fleure bon le laurentblanquisme. D’ailleurs, Marcoco, tout juste de retour au jeu, reprend pour l’occasion un rôle de sentinelle / regista / Andreapirlouette qu’il n’a quasiment plus endossé depuis le départ du grand gourou orléaniste à la touillette.

Cloué au fond du banc par un Herrerrarg qui le survole en hélicobite depuis cet été et un Idrissa qui a un certain mâche contre le Real d’il y a deux ans au même stade à nous remémorer impérativement, Léandre s’assoit sur les belles promesses de connexion coacho-argentine de la saison dernière. Kélore Navasse est choisi au poste kévinetrappistique de « gardien remplaçant filmé en gros plan chaque fois que le titulaire fait un truc en bien ou en mal », tandis que la défense reste globalement la même vu que ni Serge, ni Jean-Bernard ne sont encore revenus de blessure.

 

 

Je vous l’avoue de suite, je ne donnais pas cher de la peau de Paris-Saint-Germain-en-Laye en ce début de soirée européenne. Un Herrerrarg en surrégime ne suffirait pas à dompter la furia dollaria du miyieu XXXXXL de la cité de Manchèsteure, tristement célèbre casseuse d’ambiance de la Porte de Saint-Cloud Académie. Manque de bol pour Pep et son orchestre, l’André n’était pas tout seul, non, il avait avec lui un Idrissa des grands soirs (même si ses grands soirs à lui ça reste un mâche de poule tous les deux ans, bon) et surtout, surprise du chef, un MARCO enfin de retour pour faire frémir le cœur de toute la terre.

N’empêche, le scepticisme restait de mise. L’ouverture du score précoce de PSGEL, sur un centre en retrait du Kiks manqué par Némarre et dont le brave Idrissa s’empare pour le lucarner bien proprement (1-0), ne nous rassurait pas beaucoup plus : connaissant les forces en présence, il était prévisible qu’on en chierait une heure durant, d’autant plus avec une équipe adverse courant après le score. Ça n’a pas loupé, les Pep bois ont mis le pied sur la gonfle et investi la moitié adverse pendant l’essentiel du mâche, baladant la défense de gauche à droite et de haut en bas (merci Yannick, mais non, je refuse que Ces soirées-là me rentre dans la tête, n’insiste p… et merde).

Une double barre chatteuse et quelques RAIES pleines d’assurance de Jean-Louis plus tard, nos srabs du Ouest Side sont pourtant toujours en vie, et ont même placé quelques banderilles que Némarre s’est efforcé de saloper en solo, histoire d’alimenter un peu plus les prochaines chroniques clochardgate© (une exclusivité L’Épique). Le miyieu de PSGEL est intraitable et compense tout ce qu’il est possible de compenser. Si maintenant on peut même compter sur autre chose qu’un entrejeu en pâte feuilletée, qui peut nous arrêter, QUI ? MAIS NON, ON S’ENFLAMME PAS, BIEN SÛR QUE NON ON S’ENFLAMME PAS, LÀÀÀÀÀÀ.

Bref, tout ce travail collectif (*tousse*) et cette réussite défensive est récompensée par une clineshite de fort belle facture, agrémentée d’un petit but en plus à un quart d’heure du terme : contre éclair à droite, AchrarrRrhf emmène un défenseur dans son sillage, Lionel rentre intérieur, s’appuie sur Kiki qui le sert d’une subtile talonnade, frappe en première intention, sous la barre, hoplà on remballe, 2-0. Premier but au Parc pour le divin Argentin, première victoire en coupe d’Europe cette saison, une revanche sur le chat noir manchésteurien… Il n’en faut pas plus à notre belle journalisterie pour sortir les gros titres.

 

 


LE SOVIET RÉFÉRENCÉ


 

Djianelouidji (3+/5) : Il y a trois-quatre ans, le processus de roulement au poste de gardien de but de PSGEL était corrélé à l’alternance de buts casquettes et autres boulettes hebdomadaires de Kévain Trappe et de la Sainte-Aréole. Le fonctionnement était simple et clair : tu fais de la daube, tu dégages, l’autre fait de la daube, tu reviens, etc. Tout le monde était nul, donc y avait pas de jaloux. C’était plutôt confortable comme situation, en fin de compte. Non ?

Sherafimi (3/5) : Avaleur d’espaces et de défenseurs, impliqué sur les deux buts de PSGEL. Un peu moins sûr quand il s’agit de défendre, mais est-ce que c’est encore quelque chose qu’on attend d’un latéral moderne, franchement ?

Pressenellinhos (3/5) : Une charnière un poil à l’arrache, mais y a pas but, donc bon.

Merendes (2/5) : Maillon faiblinho.

Andrérrerra (3/5) : Pour une fois, il y a eu plus actif et efficace que lui au miyieu de terrain, ce qui ne l’a pas rendu inutile pour autant. L’hélicobite estival d’André n’est pas encore complètement redescendu, profitons-en.

Marclope (4+/5) : Et dire qu’elle était là depuis le début, cette sentinelle idéale qu’on a cherchée pendant de si longues et sombres années. Flamboyant en numérodisse harceleur la saison dernière, le bel Hibou l’est tout autant à ce poste reculé de rampe de lancement : bien à l’abri derrière ses deux aboyeurs, Marcoco nous a encore réalisé un de ces récitals de relances sous pression et de retours défensifs décisifs dont il a le secret. Maurice l’a bien cramé par les deux bouts avant de faire sortir le mégot qui restait de lui dans le dernier quart d’heure.

Remplacé à la 78e par Georginet, ce club est trop petit pour nous deux.

Idrissa Ganache (4+/5) : Une masterclass inaugurale contre les Réalmadridistes il y a deux ans, une nouvelle prestation de haut vol cette fois-ci contre le Chauve génial, avec des duels gagnés en pagaille, des interceptions monstrueuses, des compensations derrière et même des passes aveugles splendides, une cheville en kevlar à l’épreuve des crampons de Kévine la Bruine et un but rageur devant pour l’ouverture du score. Cet homme est une biennale d’art contemporain, en fait. Prochain rendez-vous, 2023 ?

Remplacé à la 90e par Daniel Pereire, pour l’ovation triomphale (d’Idrissa, hein, pas de Daniel).

Lionel (2+/5) : Le type a vraiment le don pour très bien se placer sur les vidéos de faits saillants de mâche : deux buts, impliqué dedans à chaque fois, et même du début à la fin (et quelle fin) de l’action sur le second. Pour ce qui est des 85 minutes qui n’apparaissent pas sur les résumés, bon… Le repli défensif, c’est pas télégénique, très peu pour lui. Déjà qu’il s’est sali le maillot pour faire le mur sur coup franc, faut pas pousser.

Le clochard à 222 miyions (2/5) : C’est plus possible ces assistés étrangers qui font pas d’assists, là, qui croquent les occases comme on croque les allocs, tss. Et nos SDF, alors ?

Mbappouze (3/5) : Deux passes dé, des appels tranchants, des espaces libérés pour ses coéquipiers, une pincée de travail défensif… On a franchement connu plus dépressif comme attaquant en mal de buts.

 

XoXo anaux,

Georges Trottais

 

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.