Portugal – France (0-0; 5-3 t.a.b) l’Académie française dépitée, académie martyrisée, mais académie qualifiée !

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CONTEXTE 

Exit la bande à Tintin de Bruyne, opération Portugal et Cric-Crac. Ça va encore être du grand football. Non mais vous vous rendez compte qu’en cadrant la moitié des 20 tirs contre les Belges, on aurait pu leur passer la valise de l’année ? Une belle Samsonite à roulettes et avec la poignée pour faire le beau à l’aéroport ! 
Tout Pontault-Combault retient son souffle, car au fond du cœur des supporters Portugais, ils savent bien que c’est le dernier Euro de Cristiano Ronaldo et de Pepe, ou alors, Roberto Martinez n’aura pas trouvé de défenseur central meilleur qu’un quadra rôti. Rôti… on va en reparler.
Il est possible que ce soit le dernier de Roberto Martinez aussi. 
Direction Hambourg, dans l’antre du HSV. Parce que Sankt Pauli, ils voulaient pas qu’une compétition internationale se joue dans leur hangar de punks à chiens. On peut le comprendre. Déjà qu’ils ont du mal à payer leur jardinier en bières tièdes, alors un Euro… 


COMPO

MAIGNAN
KOUNDE – UPAMECANO – SALIBA – HERNANDEZ 
TCHOUAMENI 
KANTÉ – CAMAVINGA
GRIEZMANN 
KOLO MUANI- MBAPPE

Comment dire… le 4-4-2 losange n’a pas été ouf contre les Belges, alors on refait la même. Rabinuche suspendu, c’est à Camavinga que revient la ratisse. RKM, époustouflant contre la Belgique (non), en binôme du génie Français et Dembouz récupère sa place sur le banc entre Ferland Mendy et Zaïre Emery. Une fois n’est pas coutume, nos poulets bleus vont jouer en blanc. 


RESUME

RESUME PAR L’ACADEMIE

PLAY BY PLAY – Y’en aura pas. 

Je vais faire un peu moins barbant que d’habitude, je m’en sentais pas de vous faire subir à nouveau cette purge de football. 

Y’a pas eu de but, on a frappé beaucoup à côté, et Maignan a sorti des parades de malade mental. Je voulais faire une chronique avec des -inho, -inha, -ão, mais ce match m’en a dissuadé. M’en veuillez pas, la qualité de jeu use même les plus vaillants d’entre nous. Même si je n’ai pas dormi devant le match. 

En revanche, on va en parler, de la séance de tirs au but. 

Juste après avoir dit que Thuram, entré en fin de temps réglementaire, n’a pas battu Pepe à la course sur un ballon en profondeur. L’autre, c’est 41 ans, 90 mn dans les jambes, et une prolongation contre la Slovaquie quatre jours plus tôt. C’est la tristitude quand même. 

Bon, ces tirs au but. 

ALORS j’entends ça et là parler de séance de penalties. C’est faux. Et je me dois par honnêteté intellectuelle et sens du devoir vous expliquer la différence fondamentale. 
On peut reprendre un penalty que le gardien arrête. Le tir au but, si le gardien la sort, tu l’as dans le cul comme une scene avec Rocco Siffredi. Ça vous parle suffisamment ?
Bien. 
Comme les tireurs de l’équipe de France ont des balloches XXL, ils tirent en premier devant la moitié du Val-de-Marne. Et aussi parce que Cric Crac a gagné le toss. 


LA SEANCE EN DETAILS

Dembélé, repense à la séance de TAB des Portugais contre la Slovaquie, regarde Diogo Carlos dans les yeux et lui claque un contrepied ras de terre des familles. 1-0 et un bisou à Magic Mike Maignan. Pour le courage, pour pas qu’il y ait de faille, pour rester grand et fier quand nous serons dans la bataille.

Cric Crac prend sa position préférentielle aéré des noisettes, Il part à gauche, s’arrête, repart, se rarrête, se repart et Maignan trop court avait plongé du bon côté. Mais casser sa course, ça reste de la triche. Autorisée, mais de la triche quand même. Je t’aime pas, Cristiano Ronaldo. 1-1

Au tour de Fofana, encore plus feignant que Dembélé. Il ne s’emmerde même pas à choisir un côté. Plein centre, au sol. Diogo Carlos part sur sa droite. 2-1 (NDLR : le “superbement frappé” de Daniel Bravo est un peu exagéré, à l’humble avis de la rédaction)

Bernardo Silva n’est pas là pour biaiser. Fort, croisé sous la barre et 2-2. Maignan avait encore plongé du bon côté. Il était encore pas loin. Le premier qui faiblit, Maignan le bouffe comme à l’apéro. 

Jules Koundé se présente face à Diogo Carlos, le regarde droit dans les yeux, et pour sa première séance de tirs au but en professionnel, il envoie une minasse en pleine lucarne. Mes enfants, la violence du truc, vous êtes pas prêts ! 3-2. Il a tiré celui que Trézéguet aurait dû mettre en finale de 2006. Mais on ne refera pas l’Histoire. HEIN LES BELGES !!!!

João Félix, lui, veut refaire une CR7. Il coupe sa course d’élan, repart et sa frappe vient heurter le potão de Maignan. Toujours 3-2. Dommage, c’était peut-être la seule erreur que les Portugais pouvaient se permettre. Et encore, il faut que les deux bleus qui restent à tirer aient les noisettes qui jouent de la mandoline. Pas sûr ! Who’s next ? 


Quand il reste du rab à la cantine. 

No Giroud, No Mbappé, No problem ! Barcola, et ses jambons de moineau prend ses responsabilités et contrepied parfait. Les Slovaques se sentent vengés. 4-2.

Nuno Mendes arrive avec la pression. S’il ne trouve pas les filets, la France est en demi-finale. Maignan fait l’épouvantail, il manque un peu de paille dans le froc pour que l’illusion soit parfaite, mais pour un Euro, ça fera le job. Nuno Mendes s’en bat les steaks, du méchant de Batman, et va mettre le même tir au but que Koundé, mais de l’autre côté. Violent tout pareil. Couillu. 4-3.

Hernandez pour la qualif à la place du calife. Le contrepied EN PLEINE LUCARNE POUR LA QUALIF !!!! Circulez, y’a rien à voir ! Allez zou ! Calin à Maignan et Koundé. 5-3.


LES NOTES

MAIGNAN : 4+/5. Quasi parfait. Le poteau a fait le reste. 

KOUNDE : 4 / 5. Il a quand même pris le bouillon de la marée remontante face à Rafael Leão. Mais ce tir au but, mes amis, du Mozart. 

UPAMECANO : 4 / 5. John Frigo Prochain match, il sert les bières. 

SALIBA : 4+ / 5. Après Lukaku, Ronaldo. Et au prochain match Morata. Le mec, il fait une collection d’image Panini en vrai. 

HERNANDEZ 5 / 5. C’est encore les Twittos qui en parlent le mieux. 

TCHOUAMENI – KANTE : 4 / 5. Le premier rideau. Et il est pas près de s’ouvrir.

CAMAVINGA : 4+/5.  Il maîtrise l’art de la défense au moins aussi bien que Dupont-Moretti. Je mets pas 5 pour le raté extraordinaire dont il nous a gratifiés. 

GRIEZMANN 1 / 5. Invisible. Je mettrai jamais zéro parce que comme le dit Gérald Passi après un France-Chypre de 1989 “Vous avez estimé que je ne valais rien”. 

MBAPPE 1 / 5. Ce sont nos Twittos qui en parlent le mieux.

KOLO MUANI : Me souviens pas. Mais pas beaucoup. On me dit dans l’oreillette qu’il a frappé cadré, lui. Comme en 2022. Alors 3 / 5.


CONCLUSION

J’ai gagné une nouvelle académie mardi soir. Mais une académie républicaine, et c’est encore le mieux. Bon, on va se faire chier, mais on se fera chier en démocratie ! 
Bisous les copains. Et on n’oublie pas, comme l’a dit le grand philosophe Marc Lavoine “Faut surtout pas oublier les trois mots qui terminent en -té.”

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