Rennes-Marseille (1-1), la Breizhou reste à la bourre
La Breizhou sort ses grosses saucisses
Comme Football Manager 2014 vient de sortir la Breizhou Académie n’était pas certaine de se déplacer au match contre l’Olympique de Mafia car il faut le dire tous les éléments étaient réunis pour une contre-performance : Marseille est au fond du trou et Rennes sort de deux victoires consécutives. Les Bretons se devait donc de relancer les sudistes, c’était écrit. Le choix entre une partie de Football Manager et un match dans un stade rempli de lynx était donc cornélien. Fort heureusement un renvoi du SRFC en mars 2014 prouvait bien que Philippe Montanier avait un truc de plus que le joueur professionnel que nous sommes tous un peu. Mais Pokou d’Amour ne désespère pas, Dieu lui a donné la foi, et surtout la galette-saucisse, dont la longue abstinence devenait insupportable. et puis il y vait la curiosité de voir comment Enflurini allait jouer face à ses copains. La galette-saucisse fut délicieuse, Alessandrini moins. Les Feux de la Vilaine vous présentent un épisode spécialement pour adultes.
De son côté, Roazh Takouer réussit à ne pas s’endormir aux aurores et à rejoindre ses compagnons de route à 8h45 du matin en terres parisiennes, pour rejoindre Rennes, son stade, son marché-délice et ses galettes-saucisses avec 3/4h de queue (ce n’est pas sale).
Komputizion
Comme Emerson a joué tout le match mardi contre Nancy, on ne peut que se désoler de voir M’Bengue titulaire. Bakayoko est confirmé puisque Konradsen revient tout juste de blessure. Même topo sur les côtés on se tape donc les airs joueurs Enflurini-Pitroipa. Kadir devient responsable du milieu de terrain et Oliveira va essayer de ne pas se faire expulser. On est semi confiants, petite demi molle habituelle, due autant aux galettes-saucisses d’avant-match qu’aux bières ingurgitées en attendant 17h.
Roazh Takouer n’avait toujours pas dormi, mais il s’en fout. Un peu de potion magique et la fatigue est oubliée. Le druide n’a même pas montré la moindre agressivité lorsqu’il croisa quelques vendeurs ambulants d’écharpes azuréennes, presque aussi nombreux que des Sénégalais en bas de la Tour Eiffel. Il n’en montra pas plus à l’égard de quelques Provençaux de Bretagne qui posèrent leur cul en Tribunes Mordelles bas, mais se firent escorter vers un endroit plus sûr (le reste du stade quoi) avant que qui quoi ce soit ne leur lança un papier de galette saucisse.
Finalement Rennes n’a pas tant relancé Marseille que cela. On a même failli croire qu’on allait foutre une branlée aux amateurs de savons et de savonnettes dès la 1ère minute de jeu quand Pitroipa se faufile sur le boulevard que les petites prostituées lui ont laissé. Mais Oliveira, conscient que c’était trop tôt pour ouvrir le score, tente une madjer pour montrer à tous l’étendue de son talent. C’est sauvé sans grande difficultés par Nkoulou-koulou dans la case.
Ce n’était en fait que partie remise puisque Morel quelques minutes plus tard offrit une pipe gratuite au Portugais. La passe est magnifique, Oliveira en éclabousse Mandanda par une grosse faciale. 1/0, c’était encore sans doute trop tôt pour ouvrir le score, mais difficile pour Nelson de ne pas balancer la purée avec une telle offrande.
Le reste de la 1ère mi-temps est autrement plus compliqué pour les Bretons : les Marseillaises, vexées que le client n’ait pas payé la passe de Morel, vont accélérer le mouvement. Le Stade rennais ne va évidemment pas réagir puisqu’il faut relancer le club sudiste, les Bretons jouent très bas et n’effectuent aucun pressing. Forts de leur expérience de plus vieux métier du monde, les Marseillais n’en demandaient pas tant et ont alors tous les espaces possibles pour fister l’arrière-train rennais avec le poing de Valbuena, qui est certes petit mais a l’avantage de pouvoir se faufiler partout.
Alessandrini fait le job en attaque mais en défense c’est une autre histoire : il regarde littéralement le joueur marseillais passer sur l’action du but. Cela ne diffère pas de Pitroipa, mais lui on a l’habitude. En avoir deux jouant comme cela dans une équipe devient forcément plus compliqué, encore plus quand l’équipe laisse jouer l’adversaire. Ayew essaie de l’imiter en essayant de prendre le ballon alors que Costil est couchée dessus, le trisomique ne comprend pas pourquoi cela ne marche pas et insiste. Kana-Biyik manque de lui manger la terre mais à notre grand désarroi ses coéquipiers viennent le calmer. Monsieur Castro, très discret jusque là tente de faire respecter son autorité.

La magie de Jordan Ayew. Tout n’est pas dans le prénom.
Logiquement Marseille trouve le porte-feuille de Benoit Costil avec Ayew, l’addition à la pause n’est pas si salée tant les rennais ont eu du mal à défendre. Elle est même moins salée que la mer ou que la saucisse (mais non, on ne parle pas de la saucisse de ta mère, calme-toi).
Prendre encore un but de Jordan Ayew, cette fois-ci sur un centre d’Abdallah: la lose du SRFC
Pourtant ils arrivent à apporter le ballon dans le camp adverse et ne se montre pas à la peine en attaque, les amateurs de saucisses jouent beaucoup sur le dédoublements pour déstabiliser Marseille et se faire offrir une nouvelle pipe mais la générosité des Olympiennes a ses limites.
En deuxième mi-temps le jeu sera plus équilibré. Rennes se met à jouer plus haut et essaie toujours de construire, Makoun prend ses responsabilités et s’impose de nouveau comme le patron du milieu de terrain, Bakayoko jouant en demi-teinte. Mais ce soir on sent que c’est Kadir qui veut se payer une pute, son intelligence et son talent l’ont heureusement empêché de se transformer en péripatéticienne lors de son passage dans le club corrompu, l’échec était évident. Kadir a illuminé techniquement l’attaque bretonne, passant en revue tous les culs marseillais avec une célérité exemplaire. Les putes ne savent plus où de la chatte.
Vexées les amoureuses de savonnettes décident de faire ce qu’il font de mieux, le non-jeu : multipliant les fautes, tombant à la moindre occasion et manquants de fair-play. On a même vu Souleypute tomber deux fois de suite contre un Kadir qui physiquement ne fait pas le poids. Monsieur Castro a légèrement modifié son arbitrage, sanctionnant beaucoup moins, voire pas du tout, les interventions de Diawara ou d’Ayew, et sifflant en revanche contre des Rennais qui n’avaient pas commis la moindre faute en première mi-temps.
Simuler un orgasme pour avoir ce qu’on veut n’est jamais beau alors l’arbitre, beau joueur, siffle un penalty moins évident que pas mal d’interventions musclées des azuréennes non-sifflées.. Oliveira est trop heureux d’avoir l’occasion de faire une biffle, mais son mouvement de hanche est trop prévisible : Mandanda part du bon côté et envoie la biffle en corner. C’est le tournant du match !
Comme Marseille constate qu’elle n’arrivera pas à faire payer le plein tarif ce soir l’anti-jeu continue, Kana-Biyik va finalement craquer et envoyer une pute dans le décor, Montanier est pas con et sent qu’à ce jeu là il risque de perdre, le Camerounais sort pour éviter qu’il y ait un mort. L’infamie marseillaise continue jusqu’à blesser Makoun avant la fin du match. Thauvin la catin, sifflé depuis le début de la rencontre, en profite pour se créer les deux seules occasions marseillaises de la 2e mi-temps. Ce qui énerve passablement Armand, bien placé pour savoir qu’à défaut d’être joli, il faut tâcher d’être poli.
Face à une équipe réduite à 10 Marseille ne domine pas et concède même des occasions. Voilà un autre motif de satisfaction qu’on ne pourra pas nous enlever, mis à part savoir faire jouer Valbuena, l’OM n’aura pas montré grand-chose. Rennes essaie tant bien que mal de conclure mais la fille de joie lui indique que son temps est fini, frustrant.
Les ébats s’arrêteront sur le score du match nul, en espérant que Marseille se souvienne que la tournante n’est jamais très loin dans la cité bretonne. Le Stade Rennais n’a pas complètement relancé Marseille, mais le jour ou le club deviendra normal la Breizhou Académie se mettra à l’eau. De vit.
C’est à qui de violer M’Bengue ? Hein ? A qui le tour ?
Les saucisses du Stade
Costil, 4 saucisses : Billy a été abandonné par sa défense sur le but des mafieux. Toujours de bons réflexes et un bon match malgré une nouvelle sortie hasardeuse sur coup franc et un dégagement digne de Cheick N’Diaye. Mérite de toute façon un +1 pour sa prolongation qu’on n’espérait plus.
Danzé, 4 saucisses : match très solide ou il a plutôt bien contenu Payet. En même temps, contenir un fantôme, c’est la moindre des choses quand on est défenseur. A eu logiquement plus de mal quand Alessandrini est venu sur son côté boire un second pastaga avec ses amies.
Armand, 3 saucisses : toujours impérial, de bonnes relances, il continue d’engueuler M’Bengue qui n’a pas l’air de comprendre ce qu’il fout sur le terrain, ça tombe bien nous non plus. Il engueule en plus Thauvin, qui continue à jouer alors que Makoun avait une jambe en moins.
Kana-Biyik, 4 saucisses : pas transcendant mais régulier, a faites deux montés Kanabesques. Roazh est heureux, les autres aussi. Se prend un carton jaune pas très malin, mais comment ne pas s’énerver quand on a Jordan Ayew en face. +1 pour avoir pu tenir aussi longtemps avant d’en démater un.
M’bengue, 2 saucisses : encore un mauvais match mais cette fois-ci il a une excuse : Alessandrini devant lui voulait voir son coéquipier se faire fister par les attaquants marseillais, ça n’a pas loupé. Le pire étant que c’est loin d’être son plus mauvais match quand même. Ou le pire est plutôt que c’est la seule recrue qu’on a acheté pour l’instant ?
Bakayoko, 2 saucisses :Première mi-temps au niveau, mais en difficulté en 2e, justement sanctionné d’un carton jaune. Comme si son entrée en jeu contre Nancy l’avait fatigué. On aurait au moins pu espérer que son nom allait terroriser les Olympiennes, mais même pas.
Makoun, 3 saucisses. : Un peu comme John Boye avec Makoun on ne sait jamais s’il fera un bon match ou non. Cet aprèm-là, ce fût un bon match, de la présence et du jeu vers l’avant. Une prestation miné par une saloperie de blessures au genou, on ne le répétera jamais assez, Souleymane Diawara est un boucher-charcutier en plus d’être une catin. Notons au passage qu’on a pu entendre Pierre Ménès pester contre Zouma et Diallo, mais pas un mot sur sa copine charcutière… Objectivité quand tu nous tiens.
Kadir, 5 saucisses : Motivé le gaillard ! Lumineux techniquement et dans le placement.Un régal pendant 90 minutes. Joueur trop intelligent et trop collectif pour s’imposer à Marseille. C’est pourtant autre chose que Payet, Khalifa ou Jordâne.
Pitroipa, 3 saucisses : On a chanté mais pas trop, et Jaunatanne a bien pitroipaté. Beaucoup de pertes de balles sur des dribbles comme d’habitude. Il a été plus discret, et mieux en seconde période. +1 pour avoir été remplacé par Nounou.
Oliveira, 3 saucisses. Le torero portugay fait toujours autant le fier sans qu’on comprenne pourquoi. Loupe un putain de but à la 30 secondes du match. Envoie une superbe saucée à Mandanda. Pas le plus réaliste des attaquants donc, mais portugaisement utile dans la construction du jeu.
Enflurini, ? saucisse : S’il ne peut de toute façon pas empêcher le but marseillais, il y contribue grandement. Très peu de repli défensif, repique dans l’axe quand il a la balle pour aller voir ses copines cagoles. On lui reconnaîtra surtout le mérite d’avoir fait perdre son froc à Thauvin à, plusieurs reprises en première mi-temps, et de très bien servir Kadir pour le péno. Sinon, elles sont passées où tes frappes ?
Les entrées en jeu
Hunou, 3 saucisses : Nounou a eu pitié de M’Bengue et s’est occupé à défendre le couloir gauche. Logiquement moins en vue offensivement malgré de bonnes intentions, on ne peut pas lui en vouloir.
Konradsen, 2 saucisses : Entrée bien trop timide. Il n’est même pas en mesure de piquer la place de Bakayoko. Alors quand Doucouré et Pajot vont revenir, ça risque de s’annoncer compliqué pour lui.
Houtoundji, 3 saucisses : Cartoondji confirme qu’il a pour l’instant le niveau Ligain, comme Guillaume Borne avant lui. Espérant quand même que ça dure plus longtemps qu’une demi-saison le concernant.
La générosité bretonne :
Morel, 5 saucisses : Toujours aussi marrant, 5 saucisses pour la passe, pour le coma en 2e période et pour avoir finalement choisi de rejoindre les Olympiennes, bien qu’on ne soit pas sûr qu’il soit réellement plus mauvais que M’Bengue.
Jordan Ayew, 5 saucisses : Pour être aussi con et avoir des cheveux aussi jaunes, ce doit être le fils de Mia Frye. Pas sûr de l’orthographe, et aucune envie de vérifier.
Saoulant Diawara, 0 saucisse : Pas la peine de lui en donner, étant un des plus grands bouchers de France, il sait les faire lui-même, tout seul comme un grand. Incroyable quand même qu’il puisse finir le match, alors que Makoun, non…
La non-apparition
Dimitri Payet, 4 saucisses : ça nous aurait quand même fait mal au cu-cul qu’il se décide à sortir de sa léthargie pile contre nous.
Roazh Takouer et Pokou d’Amour.



« Bite chatte pute saucisse », résumé de l’académie que je n’ai pas eu le courage de lire en entier. Autrefois, j’avais hâte de lire la Breizhou, son absence me manquait terriblement, finalement j’aurais préféré que ce ne soit pas le cas
Ouais, on a tenté un truc sur cette acad’. C’était ptet un peu raté, ou complètement, je sais pas mais tant pire…
Si on peut plus se laisser aller à l’expérimentation ici, hein, ben c’est que le lieu a bien changé.
Mais rassure-toi François, l’acad’ sur le match de Bastia sera moins saucissesque (Fabregas) et beaucoup plus canine. C’était de l’expérimentation, comme on en tentera d’autres dans l’année, pas le ton adopté définitivement par la Breizhou.
Bisous & galette-saucisse pour tous.
Moi j’aime bien.
Je reconnais mettre un peu emporté, au point que ma dernière phrase n’ait aucun sens. On va dire que depuis le début de la saison, je ne retrouve plus vraiment ce qui me plaisait avant et que cette académie m’a paru encore un cran en dessous.
Je crois en vous tout de même, sinon je n’aurais rien dit, je serais juste parti.