SC Freiburg-Werder (0-1) : la Schwarzwald Akademie se noie dans son verre d’eau

J’aime ces moments-là.

C’est toujours les mêmes gestes, d’abord la jambe gauche, puis le masque.
C’est toujours la même histoire. D’abord faire un bon match, rassurant, contre une équipe inabordable en théorie. Et se dire que le prochain match chez soi devrait être plus facile.
C’est toujours le même résultat, avec une défaite contre le Werder.
C’est toujours Freiburg, généreux par nature. Il faut bien faire ça pour garder la tête dans l’autre classement de la Bundesliga.
C’est toujours la même approche, en entamant les matchs mollement, sans rythme, avant de prendre son sujet par le bon bout et s’approcher du premier but.
C’est toujours le même scénario contre ces équipes-là, en galère : un moment d’absence alors que ça va mieux, un cadeau, un but.
C’est toujours Bittencourt. Avec Fribourg, ils sont inséparables. Mais doucement ! Il est si bon !
C’est toujours une deuxième période plus aboutie mais une équipe en face qui peut se contenter de défendre.
C’est toujours le même ballon, qui circule indéfiniment, pour rien, sans savoir comment le faire avancer.
C’est toujours le même problème, à se demander pourquoi Kwon ne joue pas plus tôt.
C’est toujours la même légende : celle d’un but marqué à l’arraché, surgissant des fonds de la terre, dans les deux dernières minutes de jeu, avec une intervention miraculeuse pour mettre au fond. Mais on dit que lorsque ce but rejaillirait enfin, il apporterait tristesse et désespoir, chargée de quelques centimètres de trop. E qu’ils apelerio la VAR.

Et puis zéro point. Toujours. La nature est bien faite ? Non.

Les notes des buveurs :

Schwolow (3/5), comme on dit, trop court une fois, trop court toujours, quand c’est la fois de trop. C’est toujours la même chose, même si c’est un peu injuste.

Schmid (3/5), des interceptions en pagaille mais aucun coup-franc tiré. Pourquoi est-ce le seul qui n’a pas le droit de se répéter dans cette histoire ?

Koch (2/5), à qui on ne pourra pas reprocher grand-chose sans avoir envie de s’enthousiasmer non plus. On s’habitue peut-être trop à pouvoir compter sur lui, toujours.

Gulde (2/5), il aurait dû marquer un but incroyable et improbable, avec une passe du poteau, une semaine après son but improbable et incroyable. Mais pas cette fois.

Günter (3/5), un véritable groupe électrogène. Une grosse dépense énergétique pour pas grand-chose, mais ça rassure de toujours pouvoir compter sur lui si jamais les panneaux solaires du Dreisamstadion tombent en panne.

Sallai (2/5), Sallai, ça va fort ! Bon, pas assez fort, on l’a perdu de vue petit à petit, mais sur le principe y avait de l’idée.

Höfler (2/5), plus le temps passe, plus il paraît être bien en jambes. Dommage que ce ne soit pas sur ce match qu’il pouvait montrer les bienfaits de sa cure de jouvence.

Haberer (1/5), c’est fou…

Grifo (2/5), un sempiternel match sans prétention et sans pétillant à la fois, San Pé (et pas des pieds).

Grifo (2/5), un sempiternel match sans prétention, sans pétillant, San Pé.

Höler (5/5), Lucas Höler, c’est le joueur qui contient le plus de cheveux de tous les joueurs que vous pouvez choisir. Sept buteurs sur dix ont des cheveux insuffisants. Höler est chevelu. Naturellement chevelu. Venez, je vais vous montrer.

Christian Streich (non noté), pas facile de s’hydrater en ces temps masqués.

La Bundesliga continue, donc la Schwarzwald Akademie reviendra. Sans oublier la suite de son onze mondial, c’est toujours promis.

Jonathan Jägermeister

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