Shaktar-Dortmund (2-2) : La Borussia Akademie livre ses notes

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Zwei-zwei polizei

jeanclolere

La grandeur est une expérience passagère. Jamais elle n’est stable. Elle dépend en partie de l’imagination humaine qui crée les mythes. La personne qui connaît la grandeur doit

percevoir le mythe qui l’entoure. Elle doit se montrer puissamment ironique. Ainsi, elle se garde de croire en sa propre prétention. En étant ironique, elle peut se mouvoir librement

en elle-même. Sans cette qualité, même une grandeur occasionnelle peut détruire un homme. Extrait de Les dits de Muad’Dib, par la Princesse Irulan.

 

Le tirage au sort en avait voulu ainsi. Le Borussia à Donezk, puis le Shaktar à Dortmund. Jean sentait le tirage de merde et gagnait en crainte avec le résultat du samedi d’avant.

Je suis d’humeur amère, pensa Paul, et il se demanda ce que Gurney pourrait bien en dire. Il connaissait l’origine de cette amertume. Il avait refusé de participer à cette réception, mais son père s’était montré ferme : « Tu as une position à tenir. Tu es en âge de le faire. Tu es presque un homme. »

Il n’y a plus le choix. Mercredi soir, soirée Ligue des Champions, déplacement malgré les crashes d’avion. Jean se pinte et revient chez lui (ou son quasi-chez lui) juste à temps. Le match s’est lancé seize secondes avant. On peut dire que Jean n’a rien manqué. Le Borussia débute assez mal, reprend le meilleur et encaisse le 1-0 sur coup-franc. Honnêtement, le Shaktar était en train de reprendre le dessus. Le rythme de Dortmund a vite trouvé du répondant.

Lewandowski égalise juste avant la mi-temps, Hummels égalise juste avant la fin du match. À chaque fois, après le but, c’est la panique complète côté Shaktar mais sans rompre. C’est le match qui aura voulu ça. Quand le BVB paraît en position de force, il n’y arrivera pas. Au moment où il semble inefficace, commun symbole du match indigent de Mats Hummels ce héros, il revient à hauteur et dans une position confortable.

Le 2-2 est mérité et immérité. Tout en même temps. Et Jean s’en fout. C’est avant tout un excellent résultat et le Westfalen fera la différence. Il y a désormais le temps de remettre tout le monde en état pour le match retour, à commencer par Gündogan, Piszczek et Subotic.

 

Les notes :

Weindefeller (2/5) : En retard sur le coup-franc de Srna, un sauvetage à l’arraché et presque insuffisant en deuxième mi-temps. Sur la reprise de Costa, par contre, impossible de lui en vouloir.

Piszczek (2/5) : Mouais. Les infiltrations ne font pas tout.

Santana (1/5) : OLALALALA. ATTENTION DANGER, DANGER, DANGER. (Comme dirait Jean-Michel Larqué.)

Hummels (4/5) : Le 4/5 est inespéré, lui qui a mis en danger son équipe en danger pendant toute la partie avec une pesanteur de déplacement inhabituelle – et une tête foirée lors du 2-1. Mais si le Shaktar se laisse démarquer, il ne se fait pas prier. Tête. But. 2-2. Merci bel homme, du fond de la cœurbite.

Schmelzer (3/5) : Comme Mats, son match est contrasté. D’un côté, son sauvetage sur la ligne est décisif. De l’autre, son marquage est lâche pour le 2-1. Son retour reste une excellente nouvelle.

Kehl (4/5) : OUAIS.

Bender (4/5) : OUAIS. Sven est simplement en top forme de tordeur. Les effets de l’alcool.

Reus (3/5) : La moyenne. Il sait faire la différence. Ce qu’il n’a pas vraiment montré non plus.

Blaszczykowski (2/5) : S’il avait moins marqué cette saison, il chercherait peut-être moins à faire la décision. Mais bon sang, Kuba, joue comme tu sais le faire : bien, simple, efficace.

Götze (4/5) : C’est bien son centre qui lance Lewandowski sur la voie du 1-1, c’est bien lui qui a le plus facilement éliminé les garçons ukrainio-brésiliens. Gött-ze.

Lewandowski (4/5) : Un 4 parce qu’il marque. Même s’il se foire d’abord. Jean s’en fout. Il ne compte que le but sur son tableau final.

 

Les remplaçants :

Leitner, moqué par certains, mais à l’origine du premier corner qui amènera le second et le but de Mats Hummels.

Schieber, pour signaler que la fin du match approche à l’arbitre et confirmer le 2-2.

 

Jean Colère, qui vous analküsse et vous incite à regarder le match retour le 5 mars plutôt que ce match de tafioles entre Luke Seafer et Isabelle II de Castille.

En attendant, vous pouvez vous abonner à Horsjeu.net, vous pouvez aller discuter sur Facebook ou Twitter et vous pouvez aussi faire complètement autre chose. Libre à vous. Jean ne vous fliquera pas.

3 réflexions sur “Shaktar-Dortmund (2-2) : La Borussia Akademie livre ses notes

  1. est ce que tu peux donner un lien ou l’on puisse voir le match en streaming? même en turc ou en perse peu importe mais j’aurais vraiment aimé voir ce match et pas pu.

    Vu le budget écrasant du Bayern de Munich je songe à devenir fan de Dortmund et préparer ainsi mon entrée dans l’altermondialisme ;)

  2. Dis donc jeannot, c’est pas fair play cette fin d’acad. Sache quand même que le fait que les deux matchs se déroulent en même temps est un grand malheur pour moi.

  3. Willy, tu peux m’envoyer un message privé sur Facebook ? Je t’envoie ce que j’ai sous la main avec plaisir.

    Bisous Luke. <3

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