Wilhelmshaven-Dortmund (0-3) : La Borussia Akadémie file en 2. Runde

Jean Colère démarre à tambour ouvert

 

Ah, l’Allemagne et ses débuts de saisons champêtres et piégeux. Le 1er tour de Pokal est une invention formidable qui permet de voir du pays et des surprises. L’an dernier, Hoffenheim s’en était pris 4 par une D4. Et ce qu’il fallait donc, c’était éviter que cela tombe sur Dortmund cette saison.

L’adversaire : Wilhelmshaven, aka Port-Guillaume dans la langue d’Hervé Morin. C’est où ça ? Au bord de la mer, ça semble logique. Et plus précisément de la mer du nord, pas loin de Brême.

Direction donc le nord de l’Allemagne, direction les seins de Jade et direction le stade de Jade, 8000 places, toutes vendues (en grande partie à des Dortmunder). L’équipe est quasiment celle qui est attendue, avec la surprise de revoir Langerak dans les cages pour cette fois et la première titularisation d’Aubameyang à droite. Gündogan conserve son rôle de 10.

 

Le match :

Très bon match des locaux, dont la différence de niveau se sentait par instants seulement et qui a fait mieux que résister. Sans Mitch Langerak, ils pouvaient même prendre l’avantage en milieu de deuxième mi-temps sur un contre bien mené.

Car, oui, Dortmund a mis du temps à ouvrir le score. Aubameyang a eu cinq bonnes occasions. De la tête, dans la profondeur… Rien ne rentrait pour autant. Car un grand homme s’est trouvé là : Aaron Siegl. Le gardien de Port-Guillaume a tout sorti, avec de la réussite et surtout une belle détente et du talent.

Dès lors, un seul pouvait vraiment forcer le match à changer de camp, surtout après avoir été décevant dans les duels : Kevin Großkreutz. Un centre de Ducksch dévié, Kevin traîne en second couteau et plante sa reprise au raz du poteau. Siegl admire. 1-0.

Dans la foulée, Hofmann entre, prend la tangeante en profondeur, longue la ligne de sortie de but et centre en retrait pour Ducksch. 2-0. Siegl admire.

Pour finir, Hofmann lance Lewandowski, qui fait un extérieur piqué en face à face avec le gardien. Le ballon passe juste au-dessus de l’épaule gauche de Siegl, qui n’a pas le temps de se démettre le bras pour le toucher. 3-0. La messe est dite. Le 2e tour n’a plus qu’à venir.

 

Les notes :

Langerak (3/5) : un face à face à accomplir, un face à face réussi. Mitch est invaincu avec Dortmund.

Großkreutz (3/5) : la moyenne grâce au but, qui fait beaucoup de bien, malgré un match difficile – car trop facile.

Schmelzer (1/5) : invisible

Subotic-Hummels (2/5) : invisibles. Enfin ils ont gérer les quelques contres de Port-Guillaume avec sérieux.

Sahin (4/5) : une belle surprise depuis les matches de préparation. Il contrôle le jeu, dirige et orchestre, en plus de coups de pied arrêtés prometteurs. Ses alternances avec Gündogan entre rôle offensif et défensif a apporté beaucoup de bien au jeu.

Kehl (2/5) : tranquille, pépère, routinier et un brin décevant.

Aubameyang (3/5) : il s’est procuré les occasions. Sans les concrétiser cette fois, mais difficile de lui imputer tous les échecs.

Gündogan (3/5) : Un peu moins précis et tranchant que Sahin cette fois, il reste dans la lignée de ses bonnes performances depuis un an.

Reus (2/5) : ses dribbles ont malheureusement rarement fait mouche.

Lewandowski (3/5) : un peu tendre alors qu’il avait l’occasion de peser sur une défense moins aguerrie que d’habitude. Un point bonus pour son but.

 

Les remplaçants : 

Ducksch, décisif sur les deux buts qui suivent sa rentrée, Hofmann, décisif sur les deux buts qui suivent sa rentrée, et Bender pour finir.

 

Tschüßi,

Jean Colère

 

Si vous aimez le Borussia Dortmund, envoyez votre lettre de motivation à Jean Colère (via Facebook ou par e-mail), qui appréciera un alter-ego pour la longue et intense et sublime saison qui s’annonce. Vous pouvez aussi vous adresser à l’Éditeur ou aux Gros Membres. Ils se chargeront de faire suivre.

Si vous n’êtes pas rassasié de Bundesliga, de football allemand, de nudistes dans les parcs et de clichés de bières, Doppelpack se chargera bientôt de vous accueillir. Ils commencent en fait dès maintenant, sur un WordPress, et ça promet d’être bieng.

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Jan-Karl Sabatierung

Akadémitien. Niveau expert en (an)allemand.

3 commentaires

  1. Petite question au cher Jean. J’ai lu je ne sais plus où (mais un truc sérieux, pas footmercato ou je sais pas quoi donc j’y ai porté crédit), que Dortmund était parmi les dix clubs les plus riches.

    D’une part, sais tu si c’est vrai? Et d’autre part, comment ca se fait dans ce cas qu’il n’y ai pas un plus gros budget transfert? Est ce que le capital serait plutôt concentré dans les infrastructures?

  2. Dortmund est certainement un club riche. Oui. Dans le top 10, je ne sais pas mais c’est pas improbable (et je ne connais pas exactement les méthodes de calcul pour la « richesse d’un club ») à l’heure actuelle où le budget merchandising et les revenus dus aux derniers titres rentrent dans les caisses. Ils ont fait partie du G14 à l’époque où il existait.

    Les raisons du budget transfert peu élevé tient à de nombreuses choses. Mais la principale est historique : quand Dortmund a vu très grand, trop grand, hyper grand, Dortmund est entré en bourse et a pris de grands noms. Résultats catastrophiques : le club a souffert, les actions ont chuté, le club était à deux doigts de la banqueroute et de déposer le bilan. Il a fallu l’aide d’autres clubs (dont sporadiquement le Bayern) pour permettre à Dortmund de survivre.

    Dès lors, aujourd’hui, les dirigeants de Dortmund sont assez clairs : on dépense si besoin, et certainement pas plus que ce qui rentre. Götze part pour 37M, on a un peu économisé les années précédentes, on peut aligner quelques euros supplémentaires sur Mhkitaryan et Aubameyang.

    Il y a aussi des histoires de 50+1 en Allemagne qui contraint les clubs à ne pas dépenser des sommes hallucinantes (un club allemand à la PSG est compliqué à mettre en place. Red-Bull est allé chercher Leipzig, et doit attendre encore pour en faire une place forte financièrement).

    Pour faire simple.

  3. Certes mais l’histoire du 50+1 veut seulement dire que l’actionnaire majoritaire est allemand non? ou plutôt qu’un actionnaire étranger ne peut qu’être minoritaire. C’est peut-être pas le Qatar mais il existe quand même des grosses fortunes, bon ils s’intéressent peut-être pas au football j’en conviens.

    Merci pour la réponse en tout cas.

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