Ca y est, c’est la reprise. Nouveaux joueurs, nouveaux maillots, nouvelle saison… et 3e reprise de suite en L2. Logiquement, cette seule stat aurait dû faire opter votre serviteur pour un report de la rentrée académiesque pour se concentrer sur les vacances, son régime ou mieux, la nouvelle saison de Private Practice.

Oui, mais non. Car, hormis si tu vis au Yémen, auquel cas il y a peu de chances que tu me lises, tu n’es pas sans savoir qu’on a connu 3 derniers mois assez foufou :

Il a un peu changé, mais a conservé son nez un peu rouge. Lui c’est Gervais Martel, de retour aux affaires, après moult rebondissements (en vrac) :

–          L’association de Gervais avec un gros investisseur Azerbaïdjanais (Mammadov) pour financer le come-back et racheter ses parts au CA Nord. Je passe sur l’attelage complètement improbable qui est parti « négocier » là-bas : Papin, Blanchard, Dacourt.

–          Le dossier a un peu traîné à se mettre en place. Tu penses bien qu’un mec que personne ne connaît (donc louche, car « on est Français ou louche », proverbe copéiste) qui déboule d’un bled que personne ne sait situer sur une carte, avec des valises pleines de pognon, ça éveille quelque peu les soupçons de nos amis de Tracfin (le gendarme financier). Ca aurait été un majordome d’une vieille héritière sénile ou un prothésiste capillaire devenu ministre, personne n’aurait moufté. Là si.
Du coup, on a une droit à tout un tas d’enquête sur l’origine des fonds, leur montant, leur encadrement etc… mais le projet de Martel a été valié (d’ailleurs, c’est assez fou qu’on ait pu gober un « Projet » de Martel. Pour rappel, son dernier « Plan Quinquennal » ferait passer un projet d’école d’orthophonie par Franck Ribéry pour un truc crédible.)

Subtilité, il y a eu une petite semaine entre la 1e réunion de la DNCG a notre sujet, et la date de rachat de Martel. On a donc, pendant une semaine, pour le plus grand plaisir du plus beau site du monde, été rélégué en National. : http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Lens-retrograde-en-national/381512
Tout laissait entendre que ça passerait (et c’est passé). Néanmoins, faire du buzz à peu de frais a été trop tentant pour le meilleur journal sportif de l’univers. Prends ça le 10 Sports.

–          Avant même de passer devant la commission censée valider tout ça, Martel tape fort : Kombouaré sera l’entraîneur du Racing.
Pour ceux qui imaginait Gervais, le gars sympa, cohabiter avec l’ancien staff, c’est raté.
Sibierski sera débarqué, Dayan remercié pour le travail effectué (et d’ailleurs très bien effectué), et Sikora, sans diplôme d’entraîneur, prié d’aller s’occuper des poussins B. En clair : Pas de pitié, il n’est pas venu pour déconner.
Enfin, si quand-même un peu : Dominique Reggia-Corte (le speaker du stade, entre autre) est nommé directeur de la comm’. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce mec est coupable de ça : http://www.youtube.com/watch?v=InoZVBIJ2rs
Et Blanchard est nommé directeur sportif.

–          Petite blague quand même de la DNCG, qui valide le budget du club (22M d’€) mais encadre les salaires. Un peu comme si mémé te filait 1000€ à Noël mais tu n’aurais le droit de dépenser que 3€ / mois. Habile.
Là, où c’est extrêmement con,  c’est que rien que le seul Kombouaré nous coûte un bras. Du coup, avant même de commencer le Mercato, on se retrouve avec des contraintes simples : Dégager les 2 ou 3 derniers gros salaires, recruter gratos ou pour pas grand-chose.

Les nostalgiques de Sikora peuvent l’avoir mauvaise.

–          Comme pour confirmer qu’on ne faisait plus dans le sentiment, Démont n’est pas conservé.
Côté départs, Bergdich signe à Valladolid, Sow à Karabukspor, et Toudic à Zulte Waregem. A noter qu’on a bradé Coeff à Udinese ( prêté dans la foulée à Grenade) 300 000€. J’aurais préféré qu’on le garde et décuple la somme en fin de saison… mais passons.

Les arrivées éclairent un peu les intentions cachées par l’arrivée de Kombouaré. Les réseaux de l’ex parisien sont compris dans le package. Aréola, tout frais champion du monde U20 et Loick Landre sont prêtés, et Ljuboja déboule à la Gaillette. Mine de rien, on n’a jamais gratté 3 joueurs à ce prix-là.
Le reste du Mercato est plutôt pas mal géré : Chavarria arrive de Belgique (ex Anderlecht), Adamo Coulibaly de Debrecen et Touzghar signe enfin.
Mieux, Kantari et Salli signent pour pas un rond : En clair, on a une équipe pas dégueu.

Heureusement qu’on s’est fait enfler par Fulham sur le dossier Plumain, sinon je n’aurais pas reconnu mon club.

 

ca

Martel n’avait pas la clé de son ancien bureau, squatté par Dayan. Il a préféré faire péter une
cloison et rentrer en force plutôt que d’attendre.

Histoire de ne pas faire une académie de 20 pages, communsymbole de Marc Lévy, certains autres évènements sont un peu occultés pour s’attarder sur le sportif, et sur ce 1e match de championnat. Rassurez-vous, on parlera bien vite des Valenciennois, de leur stade et des « hordes de lensois », du nouveau logo des Socios de Lens et des publicité « Azerbaidjan, land of fire » qui décorent Bollaert…

Le Match.

Les matches amicaux l’ont montré, on risque d’en chier en début de championnat. L’équipe a moins de 15 jours dans les pattes, et Kombouaré n’a pas pu trouver le chat noir qui se cache dans les tréfonds de Bollaert en aussi peu de temps. Si on a battu Charleroi, Zulte Waregem et le WS Bruxelles, la défaite contre un Marseille encore en claquettes nous rappelle que le chemin va être long.

Pour la déconne, on n’a plus gagné notre 1e match de la saison depuis des plombes et Bollaert a dernièrement d’avantage été une terre de désillusions que de succès. Alors certes, c’est Bastia, un promu, mais c’est pas comme si les Corses nous réussissaient…

Mais bon. Le Lensois est d’un naturel positif. Les stats, il s’en fout, lui, ce qu’il veut, c’est boire un coup, aller au stade, et reboire un coup, parce qu’il fait chaud. Du coup, Bollaert nous offre l’affluence des beaux jours avec 27 000 gugusses frustrés par 2 mois sans foot. Y’a bien une connasse ou 2 qui tentent de placer qu’elles ont vu Camille Lacourt gagner cet AM, et qu’il est trop beauuuuuu, la grande majorité du stade est chaude bouillante pour accueillir Gervais, Kombouaré, les petits nouveaux, et Duhamel (l’arbitre) comme il se doit. Pour être sûr que Bollaert ait encore plus de gueule, Martel fait rouvrir la Trannin, et il n’est pas exclu qu’on tourne à 25 000 de moyenne cette saison.

Je passe sur Bastia, dont je ne connais rien, ni joueur, ni passé, ni valeur. En même temps, si faut se rencarder sur les équipes étrangères, on n’a pas fini…

Côté Lensois, AK nous aligne une équipe plutôt équilibrée.
Yahia, Baal, Lemoigne, Valdivia, Lalaina, Touzghar pour les anciens, Aréola, Kantari, Chavarria, Ljuboja pour les nouveaux, Fradj, pour le quota « petit jeune qui a enfin sa chance.

lens

Kombouaré anime tout ça en 442, avec Valdivia plus bas que l’an dernier, alternant 6 et 8 avec Lemoigne, Chavarria joue en 10 excentré en phase offensive, et devant, Ljuboja, selon l’expression consacrée par TF1, « tourne autour de » Touzghar.

Les lensois démarrent le match correctement et le schéma du match se dessine très vite. Les corses sont venus pour ne pas en prendre 10, si possible pas du tout, l’objectif « passer la ligne médiane » est secondaire. Du coup, face à ce bloc corse un peu bancal, mêlant défense à 8 et tacles in extremis, les occasions sont rares. Touzghar nous place bien 2 frappes de pupilles, rien qui ne justifie l’ambiance de malade en Marek.
Les Corses reculent au fil des minutes, mais ont bien compris qu’on n’était toujours pas foutu de tirer un corner, du coup les ramasseurs de balle touchent plus le ballon que le milieu corse. Sur l’un d’eux, Chavarria tente bien une volée, mais c’est hors cadre.

Il faut attendre le dernier ¼ d’heure pour voir les grosses occasions s’enchainer. Une combinaison Touzghar-Chavarria-Ljuboja met la défense noire au supplice, Ljuboja envoie une frappe sèche aux 20m : poteau. 3 minutes plus tard, sur une combinaison similaire, à une touche, oui madame, c’est Nomenjanahary qui se retrouve en position de tir. Le kop pousse, les joueurs suivent et sur un dernier coup-franc, Kantari voit sa tête repoussée péniblement par les promus.

La mi-temps arrive à point pour soulager les gorges desséchées par 45 minutes d’encouragements sans faille. Elle est également l’occasion de rappeler que les Tigers fêtent cette année leurs 20 ans, et que les abonnés de la Marek risquent d’en avoir pour leur argent.

Au retour des vestiaires, Lens reprend sur le même rythme, les Corses se contentant de laisser venir. Sur une 1e action un peu décousue, sur laquelle Fradj se blesse, Duhamel laisse l’avantage et Touzghar profiter de la passivité bastiaise. En disputant une balle en profondeur, il ne laisse au gardien corse, laissé seul par sa charnière, que le choix de sortir dans ses pieds. Simulation, pénalty, But.

C’est moche, mais c’est mérité. Communsymbole de meuf serrée dans les chiottes d’une boîte de nuit picarde.

Bollaert exulte et les Corses accusent le coup. Sur 2 jolies actions, Chavarria, puis Touzghar ont bien une balle de break, mais les assauts lensois restent vains.
Ce petit monde s’endort un peu, et il faut attendre l’entrée de Salli pour voir le match retrouver du rythme.

Pour le Lensois habitué aux prestations de l’an dernier, voir se succéder, un coup franc direct (Ljuboja, bien claqué par Lombard), une bicyclette (Yahia. Même à écrire, ça fait bizarre) et une Madjer (Salli), c’est un peu Noël avant l’heure. Si évidemment, tout est raté et même si on ne réussira pas à en mettre un second, malgré une dernière occasion de Ljuboja, on tient notre victoire et une bien belle occasion de s’attarder au bar après match.

On aura ainsi l’occasion de se dire que Ljuboja est « encore bon l’bâtard hein », de se souvenir du raté de Touzghar, mais surtout de pouvoir rentrer à la maison en se disant, qu’on aura vu un bon match du Racing, ce qui est suffisant à mon bonheur.

Les gars.

Aréola : 3.
Les corses le savaient un peu à court physiquement, suite au championnat U20 et à la reprise un peu tronquée. Ils ont donc été sympas et lui ont laissé 3 jours de vacances supplémentaires.

Baal : 4.
Lens gagne, contre un club corse, alors qu’il est favori, à domicile, lors de la 1e journée. 5 postulats absolument impensables il y a peu, surtout s’ils sont conjugués. Dans un scénario aussi improbable, il n’est pas surprenant que Baal ait fait un bon match.

Yahia : 3.

Propre sur les 2 ou 3 ballons qu’il a eu à gérer, mais un peu dégueulasse dans ses passes longues. Un match facile pour la rentrée, tellement facile qu’il s’est laissé aller à une bicyclette. Faut pas déconner non plus…

Kantari : 3.
Comme Yahia, sans la bicyclette. Comme je ne sais pas si mieux ou pas, je lui donne la même note.

Fradj : 3.

Pas trop sollicité défensivement, il n’en a pas assez profité pour monter. Dommage car ses rares chevauchées ont apporté le danger. Sorti prématurément pour un « déplacement de bassin »… Best injury ever.

Lemoigne : 4.
Très costaud, tout en jouant juste, le nouveau capitaine du Racing a fait son match. Il manque encore de repères dans un système ou Valdivia a tendance à jouer un peu plus bas, donc à laisser un peu trop venir le milieu adverse. Ca va se régler.

Valdivia : 2.

Pas à l’aise défensivement, jouant quasiment à la hauteur de Lemoigne, il aura connu pas mal de déchets sur le plan offensif. Des passes mal ajustées, des corners mal tirés et un rendement qui sent l’abus de Ricard pendant les vacances, il ne peut que monter en puissance.

Nomenjanahary : 3.
3 ou 4 fois plus fort et plus rapide que son vis-à-vis, il n’en aura que trop peu profité, alternant cassage de reins et passes ratées, déboulés sur l’aile et mauvais choix de passes. Une grosse activité dans le replacement néanmoins et une réelle facilité à apporter le danger sur un crochet ou une accélération sauvent l’ensemble.

Chavarria : 4.
Excellent 1e match de l’Argentin. Le danger est souvent venu de lui et de sa facilité à jouer en une touche. C’est con, mais ça change juste tout. Dès qu’il a pu être trouvé en relai ou en profondeur, les Corses ont pris le bouillon. Si en plus il a une belle gueule…

Touzghar : 2.
Je n’aime pas les simulateurs, même s’ils nous font gagner, surtout quand ils ratent un but tout fait qui aurait excusé la simulation.

Ljuboja : 4.
Omniprésent devant, il a vite compris qu’il était trop fort pour ce genre d’adversaire et n’a pas laissé de répit aux corses. Une frappe sur le poteau et un coup-franc aux 25m auraient pu être de belles occasions d’ouvrir son compteur. Il se contentera d’un pénalty, en force. Nous aussi.

Les remplaçants :
Gbamin 3.
Salli : NN

Cyprien : 6 (minutes de jeu.)

On retrouve ce petit monde dès Mercredi, à Angers, en coupe Moustache.

Cadeau : le tifo « Space Invaders » des Tigers.

Level One : check.
Plus que 37.

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2 thoughts on “Lens-CA Bastia (1-0), la Lens académie livre ses notes

  1. Belle acad’ Louisette! Ravi de revoir Lens avec un minimum d’ambitions… J’aime bien la touche made in Paris. D’ailleurs, il me semble que Landre n’est pas prêté mais transféré gratos, contrairement à Alphonse Brown Aréola. Pour ne pas faire d’excès de gentillesses, faut pas déconner, on est pas sur Meetic, la banderole vous passe le bonjour!

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