La Calcio Stagione vous raconte l’entame de la Série A 2019-2020

« Et oui … c’est la reprise »

 

Des semaines après tout le monde, la Série A s’installe donc dans le calendrier du football européen. Enfin. Les fans du championnat italien s’impatientaient, c’est désormais lancé.

Avec son lot d’immondices VAResques, avec son lot de beaux buts (Mertens, Candreva, Brozovic, Gosens, etc), et son lot de nouvelles recrues qui se signalent déjà (Lukaku, Muriel, …).

Des gros qui gagnent, un gros qui perd (enfin si l’on considère encore le Milan comme un gros), des ultras qui retrouvent leur curva, des vieux qui récupèrent comme depuis quarante ans le football qu’ils ont laissé deux mois plus tôt, football qui évolue, en bien, en mal, selon les avis, football toujours présent.


Dans les têtes, à la tv, dans les rues, sur les murs, dans les journaux, partout en fait. Parce qu’en Italie, vous le savez le football est partout, toujours. Un peu plus encore la première journée de championnat, jour où les polémiques reviennent, ces polémiques qu’on déplore, mais qui nous manquent quand elles sont loin, quand on les trouve dans les pays voisins.
Car oui, les tifosi savent pertinemment qu’au classement des polémiques l’Italie sera toujours reine, au classement des débats, toujours dans l’échappée, enfin au classement du football jamais loin des premiers.

Vos académiciens d’Italie vous déclare ouverte la Série A 2019-2020, avec on l’espère, ses frasques habituelles !

Cagliari-Brescia (0-1) : Accueilli comme un roi sur ses terres, Naingollan démarre titulaire face au promu Brescia de Tonali, (« le nouveau Pirlo ») et de Balotelli. On ne l’écrira jamais assez ici, la VAR est un fléau et ce match ne va pas manquer d’illustrer cet adage. J’ai beau voir et revoir les ralentis, je ne sais même pas où se situe la faute, je ne comprends pas ce que l’arbitre siffle. Imaginez les tifosi en tribune … qui devaient chanter comme à Bauer « Flic, arbitre ou militaire, qu’est-ce qu’on ferait pas, pour un salaire ».
L’arbitre siffle donc penalty pour Brescia et c’est Donnarumma (aucun lien de parenté avec les milanisti) qui transforme et fait gagner son équipe, qui peut remercier les anges de repartir sans but concédé.
But : Donnarumma (54’)

 

Sampdoria-Lazio (0-3) : Pas le temps de niaiser pour la Lazio qui colle d’entrée un 3-0 des familles. Immobile en feu, qui plante son doublé et vendange au moins trois autres occasions, puis Correa l’ancien de la maison Samp sont les deux buteurs du soir.
On retiendra donc la Lazio qui montre les dents d’entrée (au contraire de la louve), Immobile qui s’installe dans le top des buteurs du championnat, et enfin que la Samp et la Lazio sont sans doute les clubs aux plus beaux maillots de la botte, et ça ne date pas d’hier.
Buts : Immobile (37’, 62’), Correa (56’)

 

Udinese-Milan (1-0) : Vous trouverez ici l’académie complète écrite par FrancoBarésilles, au fond du trou. 

 

 

Roma-Genoa (3-3) : Ce n’était pas un match à redonner des espoirs de grandeur pour la Roma qui laisse derrière elle une saison décevante (euphémisme). Pourtant les choses étaient bien parties pour les Romains, Under ce bel homme a fait du sale rapidement en déboulant les gambettes agiles, cassage de reins et tutti quanti pour planter un but de toute beauté et donner l’avantage à la sixième minute. Il passe tout proche du doublé quelques minutes plus tard,(remet Under dans sa liste MPG).
Le Genoa ne tarde pas à revenir, long centre, remise et Pinamonti au bon endroit, du bon contrôle fusille et marque. Un quart d’heure plus tard, Cristante sert joliment Dzeko pour le 2-1. Juste avant la pause le Genoa récupère un pénalty pour une faute débile (elles le sont toutes) de Juan Jesus. Une fois de plus la Roma se fait rejoindre au score et c’en sera ainsi jusqu’au bout où Kouamé remet son équipe sur les rails après l’avantage durement acquis par Kolarov (très présent sur ce match).
Une Roma instable comme de la nitroglycérine, se reposant sur ses individualités, offensives surtout, qui laisse présager du travail sur la planche si elle veut rallier l’Europe. A suivre !
Buts : Under (6’), Pinamonti (16’), Dzeko (30’), Criscito (43’) (P), Kolarov (49’),Kouamé (70’)

 

Torino-Sassuolo (2-1) : Le Torino aura eu quelques difficultés à faire bouger les lignes resserrées de Sassuolo mais il aura bien compté sur un Zaza en grande forme ce soir. C’est lui qui ouvre le score pour le Toro d’une superbe tête bien placée, trompant Consigli au bout d’un quart d’heure de jeu. Plus tard en deuxième période il touche du pied un ballon merveilleux de Belotti s’attribuant sur le papier le but de son coéquipier. Ni beau ni moche, le Toro a le mérite d’être efficace, même s’il laisse Caputo profiter d’une faille pour réduire le score à la 69ème (Dirty !).
Buts : Zaza (14’), Zaza/Belotti (55’), Caputo (69’)

 

Fiorentina-Napoli (3-4) : Vous trouverez ici la folle académie de Aurelia De Laurhindiis qui vous raconte ce match de cinglés. 

 

Inter-Lecce (4-0) : Ce n’était pas l’affiche mais c’était le match très attendu, la preum’s d’Antonio Conte sur le banc de l’Inter. Inter qui s’est considérablement renforcé durant le mercato estival. (Mourrez !)
Le moins qu’on puisse dire c’est que l’Inter couleur Conte a épaté. Oui c’était contre le petit promu Lecce, mais un match où Candreva marque c’est tout de même quelque chose de remarquable. L’inter a donc déroulé, sans pitié, offensivement monstrueux et dans le jeu très plaisant. Quatre buts dont un du néo-interiste Lukaku, le début du retour sur investissement. De toutes les équipes de cette première journée, c’était bien l’équipe la plus plaisante à regarder (écrit avec une bonne dose de dépit), et cela sans compter le luxe du banc interiste, même pas eu à dégainer toute l’artillerie lourde, (Mourrez deux fois).
Lecce de son côté a vaillamment lutté et fait le jeu, mais n’a malheureusement pas eu de quoi lutter contre le gros poisson. Score cruel de 4-0.
Buts : Brozovic (21’), Sensi (24’), Lukaku (60’), Candreva (84’)

 

SPAL-Atalanta Bergame (2-3) : Ouverture du championnat pour l’Atalanta, qualifié en Ligue des Champions, qui doit désormais maintenir son statut de grand d’Italie. Et tout commence mal car la SPAL mène très rapidement 2-0 grâce notamment à Petagna l’ancien bergamasque formé à Milan qui marque encore. L’Atalanta parvient tout de même à se sortir de ce bourbier grâce à une tête plongeante magnifique qui rentre directement dans le classement des plus beaux buts de la journée, puis surtout grâce à la recrue Luis Muriel. Rentré en jeu à la 55e, Muriel n’attend que quinze minutes pour égaliser, puis doubler la mise cinq minutes après. En vingt minutes, Luis Muriel change la donne, y va de son doublé et permet à l’Atalanta Bergame de commencer la saison parfaitement, par une victoire à l’extérieur et une confiance en sa recrue phare. Sacrée gestion.
Buts : Di Francesco (6’), Petagna (26’), Gosens (34’), Muriel (70’, 75’)

 

Hellas Verone-Bologne (1-1) : Combat de curve entre une historiquement de droite et une autre historiquement de gauche. Combat d’infirmes sur le terrain entre deux clubs qui galèrent en Série A et qui se quittent en ouverture sur un match nul sans histoire. Enfin presque, car Mihajlovic, très malade d’une leucémie apparaît debout, sur le banc de son club rossoblù, pourtant très affaibli. Ce geste fort, était une promesse faite à ses joueurs, afin de leur prouver son soutien malgré la maladie. Unanimement reconnue en Italie et ailleurs cette attitude exemplaire (ou risquée) est sans doute ce qu’on retiendra de cette ouverture de Série A. Sansone sur penalty et Veloso sur coup-franc se répondront donc sur coups de pieds arrêtés et offrent un point à chaque équipe.
Buts : Sansone (15’) ; Veloso (36’)

 

Parma-Juve (0-1) : C’était l’autre match attendu avec l’Inter de Conte, la Juve de Sarri. Difficile encore d’écrire cette phrase aux airs d’oxymore. C’était donc avec curiosité et (amertume) que j’ai abordé le match. Sarri qui était justement absent pour cause de pneumonie, un cœur bouché et un cendrier à la place des poumons.
Les Juventini et les parmesans sont volontaires et au bout d’un petit quart d’heure on assiste à deux occasions franches mais infructueuses : une tête légèrement hors cadre de Ronaldo et une frappe d’Inglese servi par Gervinho toujours épatant de vitesse et de puissance, et finalement bien dégagée par Szczesny. La Juve revient à la charge et cette fois concrétise à travers Chiello bien placé, du bout du pied sans forcer. Ronaldo est proche de doubler la mise mais se rate inexplicablement avant de réussir enfin quelques minutes plus tard. Joie courte et tranchée sans pitié par le démon de la vidéo qui révèle un Hors jeu au poil du cul, à un centimètre de bout d’orteil, but annulé.
En deuxième partie, on voit une Juve classique, pas encore de marques évidentes d’un passage au Sarrisme, les gialloblù donnent du boulot, mais la Juve tient toujours solidement et remporte le match sur le plus petit score.
But : Chiellini (20′)


Tous les buts de la 1e journée de Serie A : 


Note Artistique de la 1e journée de Serie A :

Les retrouvailles sont toujours des moments de joie immense mais aussi d’appréhension, on se demande si ce qu’on a laissé est ce qu’on va réellement retrouver, à l’identique.

Le retour de la Serie A s’est déroulé tranquillement, des retrouvailles avec l’objet d’amour familier, beaucoup de choses ont changé cet été mais à la reprise pas tant que cela. La Juve de Sarri qui gagne son match avec pragmatisme, la Roma qui nage entre deux eaux, le Napoli qui réagit à défaut d’agir, l’Atalanta superbe déroule encore… finalement la surprise est plutôt venue de l’Inter, qu’on déteste et qu’on injurie copieusement au passage, qui a livré une belle partie de football, ce qu’on ne lui avait pas vu depuis un certain temps.

Première journée dans la douceur et l’apaisement, retrouvailles réussies avec le calcio, calme avant la tempête, car dans moins d’une semaine déjà, le premier grand choc aura lieu, un Juve-Napoli précoce mais nous ne refusons jamais une belle affiche, faites donc entrer le dolce avant le primo, qu’il en soit ainsi, nous dégusterons (surtout les Napolitains). Double ration avec le derby capitolino le jour suivant, une grosse bouchée d’un Lazio-Roma pour satisfaire les appétits les plus voraces.

C’est bon tout de même de retrouver la Serie A !

 

 

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

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