La PL Academy vous présente la 3e journée.

1

Encore une défaite pour le FC VAR United.

Après une 2e journée rocambolesque où 44 buts ont été inscrits (record battu d’un but sur l’ancien qui datait de 2011 et un de plus que la 2e journée de Calcio qui a tenté de copier honteusement la mère patrie du fouteballe), les acteurs de la Premier League se sont remis en selle pour nous offrir un nouveau spectacle grandiose. On regrette seulement qu’aucune dérogation digne du Puy-du-Fou n’ait laissé les spectateurs accéder au stade car de si belles joutes dans des arènes vides nous donnent un poil de peine. Heureusement les nouvelles règles de la FA ont pris le relais pour garantir le divertissement de tous, quitte à faire basculer certains matchs dans le burlesque.


Brighton 2 – 3 Manchester United

Un souffle épique de grand n’importe quoi passe sur la PL depuis le début de cette saison, un souffle connu sous le nom de VAR. Tour à tour victime et bourreau dans des circonstances à chaque fois rocambolesques, Manchester United s’en sort cette fois grâce à une nouvelle innovation arbitrale plutôt inattendue : l’arbitre qui déjuge son propre coup de sifflet final pour accorder un penalty à la 96e minute. Du coup Fernandes et ses nerfs d’acier ne se font pas prier pour donner une victoire très partiellement méritée aux rouges diables.
L’absence de pré-saison continue à se faire sentir pour les Ole boys, ce qui nous permettra de ne pas revenir sur le succès très relatif de leur mercato. Du moins pour l’instant : il reste une semaine pour faire sauter la banque ou la maison d’Ed Woodward.
Du côté de Brighton, on a la rage : si le penalty n’est que peu discutable, il vient quand même les punir au terme d’un match qu’ils ont dominé sans contestation, faisant trembler barre et poteaux de De Gea par 5 fois (!). Le sieur Maupay, héros malheureux de ce match (d’abord buteur, il provoque le penalty en fin de partie), semble bien parti pour casser les pieds de plein de défenseurs cette saison. À noter tout de même côté Raide et Vil le but exceptionnel de Rashford, qui pourrait lancer sa saison.


Crystal Palace 1 – 2 Everton

Encore une histoire de VAR et de penalty, tiens donc, on ne vous a pas déjà parlé de ça ? On dirait que c’est une histoire amenée à être racontée toutes les semaines dans cette colonne. Si on peut éviter d’avoir à l’aborder pour chaque match, on ne s’en portera pas plus mal tout de même.
Si l’ouverture du score est limpide après à peine dix minutes de jeu avec un jeu en triangle initié par James Rodriguez et Calvert-Lewin à la finition, encore lui (5e but en trois matchs), si l’égalisation est toute aussi fluide un quart d’heure plus tard grâce à un bon coup de tête sur corner du vétéran Kouyaté, un peu oublié au 2e poteau et bien aidé par un Pickford encore lamentable loin d’être irréprochable, le « fait » qui fait basculer le match est bien cette main de Ward strictement impossible à éviter sur laquelle l’arbitre n’a pas le choix de signer un penalty, c’est la règle ma bonne dame. Richarlison, qui peinait jusqu’alors à ouvrir son compteur, n’y est pas allé de main morte pour transformer, il a tapé comme mon père un soir de beuverie.
Tout s’est passé en première période, dommage qu’on ait pas grand chose d’autre à vous signaler de la seconde à part…une main de Calvert-Lewin dans sa surface, non sifflée. Le foot, ça reste un sport qui se joue au pied, on peut aussi parler de ça, oui ?
Sur le plan des résultats, les Toffees continuent d’impressionner en ce début de saison avec déjà une troisième victoire consécutive. Ceci dit le jeu est fluide, Calvert-Lewin marche sur l’eau, James Rodriguez est déjà dans un fauteuil au cœur du jeu, dans un système pensé pour le faire briller.
On attend de voir maintenant si ces performances seront amenées à se répéter dans la durée.


West Bromwich 3 – 3 Chelsea

Hohoho les amis, qu’est-ce qu’on aura rigolé. On hésiterait presque à vous remettre la tête contrariée de Frankie Lampard, mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. Certains ont peut-être tôt fait de se laisser impressionner par le recrutement spectaculaire des Blues, c’est sûrement oublier qu’ils ont un sacré bras cassé à leur tête pour mener tous ces néo-milliardaires à la bataille. On le voit sur le premier but des Baggies : les ateliers « comment mal entrer dans un match en ne pressant ni porteur de balle ni tireur » ont été suivis scrupuleusement. Les exercices individuels pour mettre les cadres dans de bonnes conditions n’ont pas été remisés pour autant : on le voit avec Thiago Silva, qui pour son premier match, offre un ballon de doublé à Robinson en lui faisant cadeau de la possession grâce à un contrôle américain de toute beauté. De même, les coups de pieds arrêtés ont été parfaitement analysés et programmés en s’abstenant de tout marquage individuel comme de toute couverture du second poteau ; cette fois c’est Bartley qui en profite. Ajoutez à cela une maladresse chronique devant le but adverse, et à la pause le score de 3-0 à leur encontre n’est pas volé pour les Blues.
On se gausse, mais West Brom a cette capacité insufflée par son entraîneur à dégoupiller sévère. Les Blues comptent bien dessus : c’est d’abord Mason Mount, bon soldat, qui vient l’illustrer d’une très belle frappe fouettée. Vient ensuite la finition plat-du-pied-sécurité d’Hudson-Odoi suite à un une-deux avec Havertz, tout seul dans la surface parce que pourquoi pas, et on approche du late drama, celui que tout le monde attend. Comme c’est Chelsea, c’est évidemment moche (à l’image de leur maillot extérieur qui doit être un des pires vus depuis longtemps), un bon vieux but de raccroc à la 95e comme on n’en fait plus, que Tammy Abraham se charge d’inscrire pour faire bisquer tous ceux qui se réjouissaient avant l’heure de cette vilaine défaite pour les Londoniens.


Burnley 0 – 1 Southampton

Une affiche peu alléchante sur le papier et un match bien terne. Au bout de quatre minutes, Kyle Walker-Peters (pas le Citoyen, l’autre) délivre un amour de ballon en profondeur pour Che Adams, dont le centre en retrait trouve Danny Ings. L’Anglais tope sa reprise tel un digne joueur de district, mais c’est suffisant pour faire s’agenouiller Pope. S’ensuit un spectacle à ne pas montrer aux enfants, de peur qu’ils préfèrent se tourner vers le rugby ou, pire le basket : deux tirs cadrés en tout et pour tout dans le match, un rythme inexistant… Un bon Angers-Strasbourg, en somme.


Sheffield 0 – 1 Leeds

Et deux victoires de suite pour Bielsa et ses hommes. Une victoire conquise dans les derniers instants, et une victoire globalement méritée sur la pelouse des Blades. Le match entre Yorkshire men a été plaisant et animé : 19 tirs-10 cadrés pour Leeds, 15 tirs-4 cadrés pour Sheffield. Un Leeds fidèle aux idées d’El Profe, des Lames fidèles aux idées de Chris Wilder. La rencontre a surtout fait briller les gardiens : le jeune portier français de Leeds, Meslier, effectuant plusieurs RAIES!, comme son confrère adverse, Ramsdale.
Une première période équilibrée n’a pas donné l’avantage à l’une ou l’autre équipe. Par rapport aux deux dernières orgies de buts de Leeds, ce fut étonnant. La seconde période, un peu plus enlevée – le physique déclinant peu à peu tout comme la concentration -, a également mis à contribution les portiers. De multiples situations ont également été mal jouées d’un côté comme de l’autre. C’est finalement sur un très beau centre de Jack Harrisson que Leeds a pris l’avantage : Bamford, l’homme fort de Leeds, parti dans le dos du défenseur, a bien piqué sa tête décroisée et libéré Crazy Guy.
Leeds passe sixième alors que Sheffield est bon dernier : si les Blades ne règlent pas rapidement la mire (toujours aucun but en trois matchs), la saison pourrait se révéler plus compliquée que nécessaire.


Tottenham 1 – 1 Newcastle

Vague d’arrêts maladie à prévoir du côté de la Jouzé Académie. Pourtant, les Spurs ne mettent pas longtemps à se montrer dangereux : au bout de trois minutes seulement, un coup-franc de Lo Celso donne à Darlow l’occasion de briller. Dans la foulée, le même Darlow s’interpose devant une tête de Penharry Kane. Mais le nouveau rempart des Magpies ne peut que s’incliner quinze minutes plus tard lorsque Kane centre pour le bolsonariste de service Lucas Moura. La bande à Jouzé tente d’enfoncer le clou, mais le portier de Newcastle en grande forme (onze Raies à son actif) et ses montants (deux Raies à leur actif) veillent au grain.
En face, les joueurs de Newcastle n’arrivent pas à se montrer dangereux, hormis une reprise à côté de Voldemort Shelvey juste avant la pause. Toutefois, à force de voir Tottenham dans l’incapacité de se mettre à l’abri, les joueurs de Steve Bruce reprennent confiance et décident de tout miser sur les coups de pieds arrêtés. Une tactique moche mais qui s’avère payante lorsque sur un long coup-franc anodin, une main totalement involontaire de Dier se transforme en pénalty, après trois minutes de palabres entre la VAR et M. Bankes. Callum Wilson transforme la sentence et offre un point inespéré à Newcastle. Jouzé qui se fait Mourigner, ne serait-ce pas ça la plus belle nouvelle du week-end ?


Manchester City 2 – 5 Leicester

Un match qui a tenu toutes ses promesses. Le mastodonte Citizen a reçu de plein fouet les rusés Foxes de Brendan Rodgers. Dominé toute la première période, Leicester a logiquement concédé le premier but sur un deuxième ballon que Mahrez a magnifiquement expédié en lucarne. Mais Kyle Walker, jamais à l’abri de faire une bêtise, a remis Leicester sur les rails en déstabilisant Vardy qui s’est fait justice lui-même en mettant son péno. Un partout la balle au centre après 45 minutes.
Et puis les renards ont sorti les crocs : un beau triangle de jeu côté gauche, Castagne s’est retrouvé lancé par Tielemans. Son centre trouve Vardy au premier poteau qui mystifie le Jordan Pickford brésilien d’une subtile et magnifique talonnade. Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Garcia d’accrocher Vardy : deuxième pénalty au fond pour Jamie. James Maddison s’est créé le quatrième but de Leicester comme un grand avec une superbe frappe enroulée en lucarne depuis les 20 mètres. Si Aké a réduit le score de la tête sur corner (deux buts sur corner de City #JeuDePosition #Génie), c’est bien Tielemans qui a marqué le dernier but du match, sur pénalty encore, Mendy ayant fait choir Maddison.
Cinq buts à domicile, c’est la fessée pour Guardiola, à qui cela n’était jamais arrivé. Très hâte de voir la réaction des Citizens face à… Leeds et Bielsa, ce samedi. Ça risque de faire feu d’artifice. Ne manquons pas de souligner la qualité de Leicester en seconde période et le gros match de Jamie Vardy, hat-trick man : l’équipe de Rodgers est intelligente et agréable à voir, comme l’an passé.


West Ham 4 – 0 Wolverhampton

Un excès de portuguisme ? Trop de mouvements au sein de l’équipe pour faire jouer des inconnus les uns avec les autres ? Trop de bulles de savon dans les yeux ? David Moyes ?
On ne saura jamais vraiment ce qui a provoqué cette déroute très surprenante pour les Wolves, face à une équipe londonienne ultra efficace. Maîtres du ballon, les hommes de Nuno Espirito Santo ont totalement déjoué, incapables de trouver la faille malgré une possession largement à leur avantage et ont fini par s’exposer en contre, où ils ont été sanctionné deux fois par la starlette Jarrod Bowen.
Abasourdis, les Wolves font n’importe quoi au point que Raul Jimenez, lui d’habitude si adroit devant le but, confond les côtés et trompe son propre gardien en tentant de défendre sur un corner. Sebastien Haller ajoute même un quatrième but histoire d’enfoncer le clou et le goal average de ses adversaires du jour, pour conclure un match dans lequel rien n’est allé à l’endroit.
Pour les Hammers, c’est une première victoire de la saison inattendue qui va certainement donner à Moyes des bases sur lesquelles construire pour la suite. Ou alors il va faire du David Moyes et tout va se re-péter la gueule dès ce week-end, allez savoir.


Fulham 0 – 3 Aston Villa

La descente aux enfers se poursuit pour les Cottagers. Pourtant, cette fois-ci, les hommes de Scott Parker ont réussi à maîtriser le ballon (65% de possession). Mais, nos amis d’outre-Quiévrain peuvent en témoigner, possession et finition ne forment pas une rime riche. Dès la quatrième minute, sur une mauvaise relance des Whites, McGinn lance Grealish, qui glisse le cuir entre les jambes d’Alphonse Aréola (ce n’est pas sale). Dix minutes plus tard, le même Grealish se balade en trottinant dans la défense londonienne et sert Hourihane qui double tranquillement la mise. Le dernier clou dans le cercueil de Fulham est planté dès le retour des vestiaires par Tyrone Mings, à la réception d’un coup-franc déposé par Hourihane.
Dix minutes plus tard, les joueurs de Fulham pensent apercevoir une éclaircie au milieu de cette vague de cumulonimbus, quand Emiliano Martinez relâche une frappe d’Aboubacar Camara dans les pieds de Bobby Reid. Mais le but de l’international jamaïcain est annulé par la VAR, en raison d’une faute de Mitrovic sur un défenseur villa(i)n au départ de l’action.
Troisième défaite en trois matches pour les hommes de Scott Parker, qui vont avoir du mal à viser ne serait-ce que la dix-neuvième place que vos académiciens leur promettaient en début de saison. Les Villans pour leur part remontent à la quatrième place, avec un match en moins. Affaire à suivre.


Liverpool 3 – 1 Arsenal

Les deux dernières rencontres entre les Reds et les hommes d’Arteta, ça s’était fini en deux défaites pour Klopp : l’une en fin de championnat – Liverpool déjà champions -, l’autre pour le Bouclier de la Communauté. Défaites pas trop graves, mais tout de même : la bande à Salah avait soif de revanche.
Disons-le d’entrée : la première période des Reds fut de haute volée. Une domination nette avec une intensité digne d’un match couperet. Du haut niveau. Si Leno a rapidement dû s’employer devant Mané, c’est ensuite la transversale qui a sauvé les Gunners. Pourtant, ce sont bien ces derniers qui ont ouvert la marque en contre grâce à une bévue de Robertson et au tir foiré de Lacazette (qui n’a pas foiré que ça). Ouverture du score contre le cours du jeu rapidement oubliée : 30 secondes plus tard, Salah a pris Tierney de vitesse, et Mané poussé le ballon au fond. Quelques minutes après, c’est Robertson qui s’est vengé de sa maladresse en reprenant un centre de son copain Alexander-Arnold (remercions au passage Arsenal de laisser 10 secondes à Trent pour centrer : on sait bien qu’il est nul dans cet exercice). Finalement, après deux gros face-à-face ratés par Lacazette, Liverpool s’est définitivement mis à l’abri par l’intermédiaire de sa recrue Diogo Jota.
Les Reds ont logiquement remporté ce duel, remettant à la mode la balance espoirs/déceptions des supporters des Gunners (posez ce maillot de Tottenham, Johny). Les pendules ont été remises à l’heure : Everton est derrière Liverpool.


The table : Arsenal a déjà presque atteint son objectif de la saison, les matchs nuls font enfin leur apparition, les deux Manchester se livrent une lutte sans merci pour la 12e place…encore un spectacle total.


La PL Academy vous donne rendez-vous la semaine prochaine. D’ici là, cliquez de droite, de gauche, mais donnez cliquez !

1 thought on “La PL Academy vous présente la 3e journée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.