‘CHESTER CITY – ARSENAL (0-2) : LA GUNNERS ACADEMY LIVRE SES NOTES

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Une victoire contre nature. Pléonasme.

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Le-match

Disciplinés, combattifs, incisifs, volontaires : autant d’adjectifs qu’on trouve rarement alignés à côté du mot « Arsenal » ces derniers temps. OK, ces dernières années. Et bah là, BIM, tout d’un coup. En un seul match. Sans vraiment de signe annonciateur (mettre 3-0 à Stoke à la maison ne compte pas), les Gunners ont tranquillement disposé d’un Manchester City édenté et sans inspiration. Et ce non pas en jouant tout de suite très haut et très agressif comme au match aller, mais au contraire en misant sur un dispositif ultra-compact en dessous de la ligne médiane, destiné à minimiser les espaces et les lignes de passe.

Grand succès. Solidaires et hargneux, les hommes de Wenger ont récupéré un nombre significatifs de ballons qu’ils ont plusieurs fois convertis en contres intéressants. Et vu que City préfère aligner 30ME sur un trente-sixième attaquant plutôt que renforcer sa défense en bois de cagette, Arsenal a fini par marquer. Ouais, le penalty est pas évident mais le mouvement de Kompany est au mieux complètement inutile, au pire bravement stupide. Koscielny se fait descendre pour un dixième de ce genre de trucs régulièrement.

On a donc tenu sagement la première période, avant que ça parte légèrement en cacahuète en début de deuxième. Des actions qui allaient d’un but à l’autre à une vitesse folle, quelques centres chauds patate (dédicace au spectacle de Norbert et à la mort de l’Humour) qui ont filé devant le but d’Ospina ; mais malgré cela, Arsenal a continué de contre-attaquer. Pour finalement planter le deuxième sur un coup-franc obtenu par un Alexis Sanchez petit bras (et petite bite d’après ce que disent certains médias, hein). Giroud confirme son gros match avec un but et la célébration la plus prétentieuse du monde. Là, on se dit que théoriquement, la fin du match va être tendue comme un string de Brésilien (ceci n’est pas une faute de frappe). Et puis non. Les mecs réussissent à gérer. Coquelin mange les deux Fernandonho. Aguero est privé de surface de réparation. Jovetic joue tout seul. On décélère. On gagne et on fait probablement notre meilleur match de la saison.

PS : Je vous avais écrit Stoke et puis c’est resté dans les tiroirs. Soyez pas colère les pipous, je suis un peu comme un Per Mertesacker après une Coupe du Monde, je devrais être pleinement opérationnel en avril.

Les-notes

OSPINA : 3/5
On ne demande pas le meilleur gardien de la planète. Juste un type qui fait pas n’importe quoi. Et jusqu’ici David le vendeur de kebabs emplit parfaitement ses fonctions. Aucune raison de ne pas le revoir la semaine prochain. On dirait que, comme auparavant avec d’autres portiers, la routourne a tourné.

KOSCIELNY & MERTESACKER : 4/5
Je les mets ensemble parce qu’ils ont été, une fois n’est pas coutume, au diapason. Le premier s’est chargé de la partie technique et rugueuse, le deuxième s’est vu confier le dégagement des ballons, avec le moins d’élégance possible. Aussi solides qu’inattendus.

BELLERIN : 4/5

Quand je disais que je préférais un véritable latéral droit, quitte à devoir payer le prix de sa jeunesse pendant untemps, à l’alternative bricolo Calum Chambers. Tonton semble finalement du même avis et c’est tant mieux. Match très propre et très appliqué du jeune Hector qui progresse énormément de match en match.

MONREAL : 4/5
On dirait
depuis quelques matchzs qu’on arrive enfin à en tirer quelque chose.

COQUELIN : 5/5
Aussi WTF que cela puisse paraître, Coquelin confirme finalement contre une grosse équipe, après avoir maîtrisé quelques matchs de bouseux. Toujours sobre, toujours costaud, toujours discipliné. C’est incompréhensible, mais c’est vrai. S’il continue sur sa lancée, Arsène aura réussi un putain de coup de maître. Peut-être pas totalement volontaire mais tout de même.

RAMSEY : 3/5
Une bonne reprise. Plutôt le Ramsey de l’année passée que celui de cette année. Mais bon, on sait tous qu’il est dans l’ombre, prêt à surgir, cet enculé.

CAZORLA : AMOUR/5
La nature ne voulait pas garder Santi. Aux premiers temps de l’Humanité, son physique disgracieux aurait largement entamé ses chances de survie. Non seulement il n’était pas taillé pour abattre les plus grosses proies et réussir à se nourrir, mais en plus il aurait eu du mal à fuir ou à faire face aux menaces. Cerise sur el gato, sa ganache de Fievel au Far West aurait compromis la transmissions de son patrimoine génétique. Et puis, le football est arrivé.


OXLADE-CHAMBERLAIN : 3/5 Il a été bien. Ouais, vous avez bien lu. Il a fait son taf correctement, il a défendu, il a utilisé ses qualités à bon escient. Bon vu le profil du match, il a pas eu forcément l’occasion de se mettre beaucoup en valeur. Mais je préfère une performance comme celle-là, efficace à défaut d’être flambante, plutôt qu’une minable tentative de faire du Cristiano Ronaldo de Prisunic.

ALEXIS : 2/5 A vouloir trop en faire, on se bouffe la marche. Rien de grave, d’autant que même durant un match bof bof, il réussit à être décisif ; oui, le coup-franc qui atterrit sur la tête de Giroud, c’est lui qui le provoque, assez intelligemment d’ailleurs.

GIROUD : 4/5 Match ingrat, certes, mais il l’a joué quasi-parfaitement de bout en bout. Je suis curieux de connaître la proportion de ballons gagnés sur les dégagements d’Ospina ou des défenseurs centraux. Terriblement important pour la remontée du bloc. S’il passe au travers de ce match, avec City qui prend à la gorge, vous pouvez être sûr qu’on ne marque pas.

Substitutes

ROSICKY (pour Oxlade-Chamberlain à la 66e minute) : Je craignais le coaching bétonnage habituel. Tonton m’a étonné en faisant rentrer exactement le joueur qu’il nous fallait : capable de maintenir l’équilibre de l’équipe, de tenir le ballon et également de planter une banderille si nécessaire.

GIBBS (pour Alexis à la 84e minute) et FLAMINI (pour Ramsey à la 84e minute aussi) : Bon finalement la tentative de bétonnage a bien eu lieu, mais Flamini et Gibbs ont eu le bon sens ou les bonnes consignes de ne pas attendre City derrière.

Sinon

Les fans de City à l’intention de Santi Cazorla : « You’re just a shitty David Silva ».

    Outside of the foot. <3    

 

Dire que y a quand même un consultant en Angleterre qui s’est fait pourrir pour avoir dit qu’il n’arrivait pas à distinguer Fernando et Fernandinho. Euh…

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13 réflexions sur “‘CHESTER CITY – ARSENAL (0-2) : LA GUNNERS ACADEMY LIVRE SES NOTES

  1. Très bon post !
    *-* la passe de Rosicky
    Sinon, j’aurais ptet nuancer de 0.5 la note de Koscielny qui ns a sauvé à plusieurs reprises (aux sens propre et figuré) lors des multiples assauts.

  2. Ah Cazorla !
    Ca va être sympa d’expliquer à Ozil que l’aile droite, c’est bien aussi

  3. Perso Coquelin je l’ai toujours trouve pas mal. Je l’avais vu a l’Emirates contre Schalke il y un peu plus de deux ans et il m’avait semble deja prometteur. Mais bon du coup, le revers de la medaille c’est qu’Arsene va prendre un def central et termine bon dimanche. Resultat a la premiere blessure venue, on reprend du ferme avec Flamini ou Arteta…

  4. Quand j’ai vu la note de Monreal, j’ai du verifier que c’était le Père Fidalbion qui notait ce match.

    Un match référence ! ça fait du bien. Et cette passe de Rosicky, mais c’est de l’amour en barre !

    Juste Ramsey je lui aurais mis moins, il a été bon qu’une mi-temps, le reste c’est naze.

  5. Quand j’ai vu la note de Monreal, j’ai du verifier que c’était bien le Père Fidalbion qui notait ce match.

    Un match référence ! ça fait du bien. Et cette passe de Rosicky, mais c’est de l’amour en barre !

    Juste Ramsey je lui aurais mis moins, il a été bon qu’une mi-temps, le reste c’est naze.

  6. Je suis désolé de faire ça, mais pour une fois que Duluc m’a fait marrer, je cite :

    « Manchester City a été terriblement décevant par son déchet technique et la faiblesse abyssale de son milieu de terrain, où semblaient jouer Fernando, Fernandinho et Fernand Raynaud. »

    Désolé.

  7. On est tellement habitué à perdre contre les grosses écuries qu’on se trompe sur le score dans la feuille de match?

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