ManU – Leeds (6-2) La Hipster académie écoute la voix de son maître

La guerre des roses, c’est de la merde

La Hipster académie n’a pas pu voir le match en direct, et jetant de temps en temps un coup d’œil à Twitter, nous avons eu l’impression qu’on était en train de se faire rouler dessus par United. 6-2, il faut avouer que c’est un éclat. Après, en revoyant le match, si l’on ne pouvait nier que la défaite était méritée, l’ampleur du score…

Et puis, bon, nous nous apprêtions à dire que ce match nous était resté sur l’estomac, et l’on s’apprêtait à broder autour de rivalité historique entre les comté d’York et de Lancaster, et les affrontements entre la Red Army et le Service Crew, avant d’expédier rapidement le match, parce que bon, nous avons quand même concédé un nombre déraisonnable de corners.

Et cela n’aurait été que moyennement intéressant, tentant de masquer notre incompétence footballistique derrière des blagues à l’analité douteuse… Quand Marcelo Bielsa est venu sauver. Il s’est un petit peu lâché en conférence de presse pré-match de Burnley. Et là, c’est footbalistiquement c’est une source à laquelle la Hipster académie fait une grande confiance. Nous avons donc juste traduit.

Pour des blagues à l’analité douteuse, nous avons essayé d’invoquer l’esprit anal horsjeuïen. Nous avons fait quelques infidélités à nos IPAs de micro-brasseries et à nos savagnins, pour faire une pyramide de 8.6, puis nous avons cherché à retrouver le réconfort paradoxal du plaisir anal en s’asseyant sur des bouteilles de Suze, avant de psalmodier le rituel d’invocation du grand esprit de l’anal :

Dans le cul de Riolo
Nous invoquons un vélo
Dans le cul de Fredermel
Nous invoquons une semelle
Dans le cul de Duluc
Nous invoquons un gazoduc
Dans le cul de Morlino
Nous invoquons un Mathusalem de pinot
Dans le cul de Constant Nous invoquons le léviathan
Dans le cul du professeur B(u)RP
Nous invoquons une serpe
Dans le cul de Menes
Nous invoquons Mephistophèles

Par contre, il ne faut pas être bourré pour construire la pyramide de 8.6, ce qui n’a pas été simple en cette période de fête

Et soudain, dans un nuage de poussière, nous apparaît une espèce d’hologramme, dont nous ne reconnaissons pas les traits d’abord.

Puis à la voix, c’est fut plus évident :

  • Oh p’tain garçon, i sont mieux roulées qu’la Sophie, les belettes…
  • Candy, timidement Monsieur Van Nobel ?
  • Francis Van Bah oué les belettes, c’est l’Francis qu’é r’venu quand on l’sermone ou qu’ch’é pas koi c’est vot’truc, enfin quand qu’on l’appell’, quoi…
  • Sandy Très honoré Monsieur Nobel
  • Francis Van Non mais qui m’a collé des belettes proutprout comm’ c’elle là ? Faudrait-y que j’me désinfect’ les mains avant d’vous fout’ une main au cul ou quoi ? Moi j’suis l’Francis… P’tain de merdre… On dirait qu’vous sortez des boutiques que l’Francis i pass’ devant quand i doit aller au Parc à pinces (les belettes, vous l’avez ?)!
  • Mandy D’accord, Monsieur Francis
  • Francis Van I fô dire just’ Francis qu’vous dis !! soudain, apercevant la pyramide de 8.6 Ah i zont du rafraîchis’ment quand même…
  • Candy D’ailleurs, Monsieur Francis, ah pardon, Francis, une fois que vous serez rafraîchis, ne pourriez vous pas relire avec nous la traduction de l’interview de Marcelo Bielsa que nous avons traduite?
  • Francis Van Que l’Francis i vous dise pour vot’ traduction ? Montrez moi le texte, là :

>>>>>##### La Conférence de presse de Marcelo Bielsa #####<<<<<

** Est ce que je peux prendre des nouvelles de l’équipe – Liam Cooper, comment va-t-il ? Et Diego Llorente aussi. Est-ce que l’un d’entre eux a une chance de faire partie de l’équipe pour affronter Burnley ?**

Cooper a une élongation aux abdominaux et Llorente est en état de jouer à nouveau.

Le gars Cooper, bah i a été pris d’hystérie l’ pauvre, avec 6 dans la musette i s’est tapé un’ barre et i s’est froissé les abdos. Pas vrai les belettes ?? Du coup i va faire la rééducation cette semaine, comm’ quand l’Francis i s’était fait les croisés. Mais pas pareil quand même : pour la musculation des abdos, tu peux faire des séances ou t’regardes un spectacle de Bigard. Quand ça t’fait plus mal au ventre de r’garder le lacher de salopes, bah cé bon té guéri. Pour l’aut’ spingouin qui pass’ sa vie à l’infirmerie ça va. Moi j’dis qui doit i avoir une infirmière canon et qu’elle est en congé pour l’Noël, tu m’suis garçon ? I va pas s’faire chier tout seul à l’infirmerie si ya pas un peu d’compsensation, qui peut pas faire son idalgaut (rends-nous les quais, connass’ !).

Kalvin Phillips et Mateusz Klich ont réussi à éviter un avertissement l’autre soir, mais quelle est la difficulté de la situation dans laquelle ils se trouvent lorsqu’ils sont à un carton jaune d’une suspension ? Comment gérez-vous leur situation ? Quels conseils leur donnez-vous au moment d’entrer dans un match ? De toute évidence, vous ne voulez pas vous priver de l’un ou l’autre pendant cette période ?

I faut toujours s’méfier des jônes. J’dis pas ça pour les Chinois, hein, quoique… Avec leur air de s’foutre de ta gueule et d’rire jaune, l’covid et la 5G, tout ça, bien sûr qui faut s’méfier aussi. Les seuls jaunes à qui qu’on peut faire confiance, c’est les Ricards, et encore : à chaque ricard descendu ya un’ sardine qui ricanne, pas vrai les belettes ? Mais sur les terrains i vaut mieux éviter les jônes, c’est comm’ pour conduire, moi j’recommande toujours la prudence.

Le seul conseil possible est d’essayer d’éviter de prendre un autre avertissement, de simplement être prudent.

Je sais que cette question vous a été posée sous diverses formes au cours des dernières semaines, mais je me demande maintenant comment vous envisagez d’améliorer la défense tout en conservant ce football offensif qui a fait une si bonne impression en Premier League ?

Ya l’journaleux qu’a voulu êt’ poli, là garçon on dirait

Nous devons analyser le dernier match de manière très détaillée pour en tirer les bonnes conclusions. La seule conclusion que j’ai entendue à propos du dernier match est que nous devions modifier notre style de jeu. Les questions adressées aux joueurs tentent d’affaiblir notre style de jeu. Je leur ai suggéré de me demander s’ils voulaient que je change mon style de jeu.

Oué bah il répond poli, là aussi

Après avoir revu le match, les causes réelles de notre défaite ne sont pas prises en compte. Ce n’est pas quelque chose de nouveau car les plateformes médiatiques, les journalistes, ne peuvent qu’analyser les scores. Normalement, quand un adversaire est fort, ce que vous faites, c’est essayer d’affaiblir celui qui affronte cet adversaire ou de ridiculiser son style de jeu. Je fais référence à la remarque selon laquelle le style de jeu de Leeds est très attractif, mais surtout pour ses adversaires.

Mais ça lui a foutu les glandes quand même la question, i va s’éverver vot gonze.

Mais ce qui s’est réellement passé dans ce match n’a rien à voir avec ce qui est dit dans la presse. Il y a quelques voix qui ont la capacité d’analyser au-delà du résultat, et qui offrent une sorte de compréhension pour interpréter ce qui se passe sur le terrain. Je ne m’inquiète pas trop de ce que pense la presse.

Moi j’en ai connu un journaleux un jour au Balto, i avait rien pigé au foot non plus, l’Francis ilé d’accord

J’écoute toujours, je lis et j’essaie de tirer le meilleur message possible de ce qui est écrit. Ce qui m’inquiète, c’est que ce qui est écrit influence le public, il diminue la capacité de compréhension du public. Aussi, (la presse) essaye de déstabiliser en suggérant aux acteurs que le style doit être changé. Bien sûr, cela arrive quand cela colle avec le résultat. Peu importe si, lors du match précédent, avant le match contre United, l’opinion était complètement différente. Et bien sûr, leur unique matière première pour parvenir à une conclusion est la quantité de buts que nous avons concédés.

Le contexte dans lequel nous avons encaissé ces buts n’est pas évoqué.

Oué, bon i finasse vot’garçon là!!

Je voulais contrebalancer cela. Je pense que nous avons largement parlé de la difficulté de jouer contre Leeds, en particulier grâce aux commentaires de personnes de la trempe de Jürgen Klopp. Je me demande donc quelle est l’amélioration que vous attendez de vos joueurs pour être un peu plus solides et continuer à faire preuve de ce flair offensif ?

Bah garçon, t’es con, cé comm’ si qu’tu voulais l" beurre, l’argent du beurre et le cul du manager. Pas vrai les belettes ?

Pour répondre, je vais me baser sur le dernier match. Je vous rapporter les données que nous avons recueillies lors du dernier match. D’un point de vue physique, United a joué son meilleur match de la saison et Leeds leur a été supérieur sur ce point. En termes de possession, nous étions supérieurs, ce qui ne signifie rien, mais en le contextualisant, cela commence à prendre de la valeur. Il n’y a pas eu de domination claire dans le jeu, c’était équilibré tout du long. Nous étions dominés par moment et nous les avons dominés de la même manière.

Oué, Oué, mais i vous en ont mis six dans l’fion quand même, pas vrai, garçon ?

Les joueurs adverses qui nous ont vraiment déséquilibrés étaient les deux milieux de terrain centraux (le numéro 17 Fred et le numéro 39 McTominay). Ce n’était pas Rashford ou Bruno Fernandes, ni James dont la contribution était essentiellement défensive. Avec cette décision, le manager de United m’a été supérieur dans la façon d’envisager le match, car sa décision a aussi contribué à équilibrer le système défensif de Manchester United et je ne pensais pas que la clé du jeu serait avec les deux milieux axiaux. Si vous regardez le jeu en détail, vous voyez que le déséquilibre vient de ces deux joueurs.

Ptain, vous vous êtes fait mettre à l’envers par Fred et McTominay. Lolleuhh, comm’qui disent les djeuns

La production offensive des deux équipes était assez similaire. Nous avons créé 11 occasions de but, et nous avons marqué deux buts. Man Utd a créé huit occasions de but et en a marqué six. Ils ont eu besoin de 14 occasions pour marquer six buts et nous avons eu besoin de 13 pour en marquer deux. Les erreurs commises par Man Utd en défense étaient similaires ou identiques à celles de Leeds. Il est probable, pour être sincère et juste, que la sensation de danger de Man Utd était plus élevée que celle de Leeds, mais il reste vrai que nous avons créé le danger de manière similaire à ManU. Ils ont réussi à convertir leurs occasions mieux que nous ne l’avons fait.

C’est ça vot’ cervô du football. Putain je veux qu’vous étiez moins convertis qu’eux

Un autre aspect qu’il convient de souligner est celui des duels. Dans les duels, et les un contre un, nous ne leur étions pas supérieurs. Ce peut être lu de deux façons, en se rappelant que nous avons plus couru qu’eux. Il faut aussi évaluer l’explosivité et l’agressivité où nous n’étions que marginalement dominés. Et aussi l’aspect technique où ils étaient supérieurs à nous dans certaines situations.

Ah bah ça, le Rachephord i est fort, ça c’est sûr

Ce que vous mettez en cause ou ce que vous insinuez (ndT : l’organisation/la qualité défensive) n’est pas le facteur dominant. Vous avez demandé comment nous pouvons attaquer de la même façon, tout en défendant mieux. Mais pour y arriver, cela reviendrait à abandonner notre ingéniosité et permettre à nos adversaires de nous être supérieurs. Mais ce n’est pas quelque chose de nouveau car cela a toujours été l’idée que les médias présentent au public. Qu’une évolution ne fonctionne que si elle donne des résultats immédiats. Elle nous force à nous améliorer, mais elle n’est jamais tolérée ni accompagnée.

l’Francis a rien compris. I cause compliqué, vot’gonze… Mais il a l’air en rogn’ quand même, comme qu’on dit.

Comme Leeds a été constant ou régulier pendant deux ans en Championship, la presse n’a eu que peu d’occasions d’exiger des changements car tout allait bien. En Championship, chaque fois qu’il y avait des turbulences, c’est ce que la presse a écrit. Vous devez comprendre que le processus pour être contre chaque équipe sur un pied d’égalité est le même dans toutes les ligues.

Bah oué, mais en Championnechip i sont tous nuls

En ce qui concerne ce que j’ai mentionné précédemment, que l’adversaire avait besoin de quatorze occasions pour marquer six buts et nous en avions besoin de treize pour en marquer deux, il faut aussi noter que cinq des situations ont été obtenues en trois minutes, aux 84e, 85e et 86e minutes, lorsque nous avons essayé de convertir un 6-2 en un 6-3 parce que je pense qu’il était moins humiliant de perdre 6-3 ou 6-4 plutôt que de perdre 6-2. Je jouerai toujours pour que la claque soit moins importante, même si ce faisant on risque d’en prendre une plus violente.

*Cé pu une claque à ce point là, cé une biffle… L’Francis i l’avait entendu parler d’ça au Balto, aveci aurait bien voulu essayé, mais la Sophie a po voulu. *

C’est pourquoi je dis que le football anglais est l’un des rares autels où l’on valorise la tentative d’être meilleur, même si l’adversaire se révèle supérieur. Il est clair que cette particularité s’estompe. Les spectateurs ont également commencé à penser de cette façon, ce qui, je pense, finira par affecter le football anglais.

*Beh oué, les stades anglais le Francis i sait qu’ça vaut pas Parc ! Ici, c’est Paris !!!!!!!!!! Ici, c’est Paris !!!!!!!!!! *

En ce qui concerne la relation entre les 14 chances qu’ils ont eues et les 13 que nous avons eues, il y a beaucoup de contingences dans le football. Si vous regardez le penalty que Pascal a concédé ou l’intentionnalité de la passe qui amène le but de James, que la passe de McTominay fût effectivement dirigée vers lui ou non… Il est très facile de dire que le match aurait pu être 10-2 au lieu de 6-2, mais celui qui dit cela ignore ce qui s’est passé sur le terrain.

Eh beh, vot gars i commence à se chauffer vraiment. Ca rappelle quand le Francis était encore fringuant, et qu’un attaquant faisait trop le mariole. L’Francis i commençait à lui coller deux trois taquets dans l’arrière boutique, pour lui faire comprendre qui c’est Raoult.

Pour terminer cette analyse, afin qu’elle ne paraisse pas offensive, la frustration et la douleur de la défaite n’ont rien à voir avec les messages que nous recevons de notre entourage. Dans certains cas, ces messages sont influencés par ce qui est écrit dans la presse, c’est d’ailleurs ce à quoi sert la presse, d’influencer les gens. La presse n’a aucune influence sur l’équipe que j’ai dirigée. Et si vous suggérez d’abandonner notre style, je ne me sens pas affaibli par ce que vous proposez. Ce serait stupide de ma part car j’ai toutes les ressources pour donner mon avis à mes joueurs. C’est-à-dire que c’est la responsabilité qui est la mienne et celle de personne d’autre. Ce que je signale, c’est que la mauvaise interprétation de ce qui s’est passé sur le terrain dimanche.

Bon, bah si tu t’en branles, pourkoi ki fait si long, vot gonze ?

Pour finir d’expliquer cela, treize chances de marquer deux buts et quatorze chances pour eux de marquer six buts : c’est de regarder la façon dont ils ont été marqués. Sur les coups de pied arrêtés, Leeds United a été supérieur à Manchester. Nous avons créé quatre occasions sur coups de pied arrêtés et avons marqué une fois, ils ont créé trois occasions sur coups de pied arrêtés et ont marqué un but. De cette façon, nous pouvons voir l’évolution de l’équipe. Cooper est le joueur de l’équipe qui a perdu le plus dans les duels aériens au cours de ces quatorze derniers matchs. C’est comme ça parce qu’il défend toujours contre l’adversaire le plus fort de la tête. Dans ce match, il a marqué et il a réussi à neutraliser Maguire, le numéro cinq, qui est un très bon joueur de tête.

Mais Non, mais nan, l’meilleur, que l’ai toujours di, c’est Manu Petit. L’Francis non plus c’était pas une girafe, mais quand tu sôtes avec l’coude et l’genou devant, c’est plu souvent toi qui prend l’balle. L’Manu i savait ça, mais les arbitres qui l’avait i louchaient moins que ceux qui arbitraient l’Francis. Pas vrai, garçon !!

C’est le processus de croissance que je recherche. Se rapprocher des meilleurs, capitaliser sur les erreurs que nous faisons pour nous améliorer sans pour autant faire de fautes grossières. Personne n’analyse le nombre de blocs qui sont créés sur les coups de pied arrêtés, qui sont des fautes très visibles et qui ne sont jamais sifflées. Nous ne les utilisons pas et nous ne disons rien à ce sujet. Mais il est très facile de dire à quel point certains défendent mal les coups de pieds arrêtés, ou à quel point certains se sont améliorés là-dessus, sans observer le contexte dans lequel l’amélioration se produit. Quand Cooper n’était pas sur le terrain, Maguire a manqué deux occasions. Sur ces deux occasions, Pascal le marquait. Il s’est battu et a perdu. Quelle est la différence entre Pascal et Cooper ? Que Cooper a eu de nombreuses occasions de s’améliorer et que Pascal en a toujours besoin.

Hé mé i l’dit aussi vot’ gonze : t’as besoin d’expérience. Et l’Francis i dit qu’l’expérience, c’est d’mettre des taquets sans qu’le bigleu i les voient : c’est pas c’que j’disais les belettes ?

Notre intention est d’être meilleur que ManU immédiatement. Les remises en jeu sont une autre forme de création de danger, il y a eu une seule action de Manchester United et aucune de nous qui en découle. Cela a donné lieu au deuxième but de McTominay. La passe que Martial donne à McTominay est une passe presque impossible et la lecture de nos mouvements défensifs est presque parfaite. Cela dit, Martial a été le plus influent des quatre attaquants que j’ai mentionnés précédemment.

Oué, c’est pas Manu Petit non plus, Martial.

Les longs ballons et les déviations, les seconds ballons qui sont courants dans le football anglais, n’ont causé aucun danger dans ce match. Et il y a les trois grands épisodes que nous devons examiner pour définir le jeu offensif. Ceux que j’ai déjà mentionnés (les longs ballons etc.) sont des formes préétablies de création de danger. C’est assez facile à analyser. Il y a aussi les situations de but obtenues lorsqu’une équipe provoque l’erreur de l’adversaire grâce au pressing. Près de leur surface quand ils essaient de construire. Et les actions au but construites qui sont entamées depuis son camp depuis l’arrière.

P’tain, il est prof à la fac, vot gonze ? i s’prend pour qui ? Et puis d’ailleurs, l’Francis lui aussi i aurait aimé construir les actions en partant d’larrièr, mais pour ça non plus la Sophie elle était pas d’accord.

C’est aussi décrit comme quelque chose de naïf, à construire depuis l’arrière. Dans ce domaine, nous étions meilleurs que ManU. Nous avons obtenu quatre occasions de cette manière et nous avons marqué un but, et ManU en a créé trois et ils ont marqué un but. Et puis il y a eu les deux scénarios qui ont distingué les deux équipes, leurs contre-attaques et le fait que nous essayions de construire le jeu pour créer du danger.

i m’rappelle le ptit fouteballeulologue, vot gars. Pas l’vieux qui fumait, l’aut jeune. i jaqu’tai des heures sans qu’on i comprenne qu’douille, i vous plairais mes belettes c’type sûrement, faudrait d’mander à l’éditeur c’qui est dev’nu.

La contre-attaque se produit lorsque l’équipe qui a le ballon perd le ballon avec beaucoup de joueurs dans la moitié adverse, avec peu de joueurs en couverture à l’arrière dans leur propre moitié, et que ceux qui récupèrent le ballon sont plus rapides que ceux qui retournent vers but. Ils ont eu quatre contre-attaques et de ces quatre contre-attaques ils ont marqué deux buts. Nous n’avons pas créé d’occasions de cette manière. J’ai évidemment fait tout cela pour sentir que ce que je vous dis est la vérité et je n’essaie pas de vous mentir. Il n’y a pas d’action dans le jeu où l’adversaire a un nombre de joueurs supérieur au nôtre lorsqu’il nous contre-attaque. Ce n’est pas comme ce qui s’est passé contre Newcastle, où quand nous avons contre-attaqué (ndT : en fin de match), il y avait plus de joueurs à nous qu’à eux. C’est vrai que partant d’une situation où nous avions beaucoup de joueurs dans leur moitié opposée, lorsque nous sommes revenus, nous n’avons pas pu les neutraliser.

I zont pas mi assez d’taquets dans l’tibia, pas vrai ??

Cela indique que nous avons attaqué avec beaucoup de joueurs et je vais maintenant vous expliquer pourquoi nous avons besoin d’attaquer avec autant de joueurs et le fait que nous n’avons pas pu créer de contre-attaque. Cela indique que United a bien terminé ses attaques car nous n’avons pas pu récupérer le ballon dans notre propre moitié et les attaquer ensuite. A l’inverse, nous n’avons pas été capables de finaliser nos attaques pour éviter les contre-attaques. Dans la construction des attaques, ce n’est pas une conséquence d’erreurs de l’adversaire ou de passes mal ajustées, il s’agit de déplacer le ballon. Ils ont créé trois situations de cette manière et ils ont marqué un but. La différence dans le match.

Fô bien dir’ qu’on s’fait chier à lir’ vot’ type. C’est pas bientôt fini, là ?? I m’rest pu trop bière là, va falloir ravitayer l’Francis, c’est qu’ça fait mal à la tête d’lire vot’ truc…

On me donne des ressources pour créer des occasions, c’est-à-dire pour construire des attaques qui nous permettent de créer cinq occasions de cette manière à chaque match. Cela exige que nous ayons beaucoup de joueurs, car nous n’avons pas un seul joueur capable de trouver des solutions en attaque tout seul, donc nous avons besoin de plusieurs joueurs. Il arrive que cela permette à l’adversaire d’avoir des contre-attaques. C’est-à-dire que les contre-attaques sont produites pendant que nous essayons de construire l’attaque.

Mais c’est pas dl’a 8.6 ça, ça a un gout d’piss d’ane, vot’ truc.

Et bien sûr, il existe un moyen incitatif de ne pas s’y exposer. Ne pas prendre de risques, ne pas créer de chances, mais cela n’a pas grand chose à voir avec l’attrait du football. La vraie différence de ce match, c’est que grâce à notre meilleure qualité, nous n’avons pas pu marquer de but et qu’ils ont pu profiter de leur meilleure qualité, qui était la contre-attaque. Dans ce domaine, les joueurs qui fait basculer le match étaient les milieux de terrain. C’était une grosse erreur de ma part parce que je n’ai jamais envisagé cela et j’ai réagi trop tard avec les changements que j’ai faits à la mi-temps. J’espère que l’explication a été suffisante pour terminer ce point.

Oué, oué, c’est bon, on n’a compris qu’douille, mais c’est bon, on pass’ a aut’ chose.

Pour poursuivre sur cette lancée, vous parlez de la vigilance médiatique (ndT : un traducteur moins horsjeuaïdant aurait peut-être proposé "l’examen attentif de la presse") qui peut déstabiliser les joueurs – est-il difficile pour un entraîneur de s’assurer que cela n’arrive pas ?

P’tain d’journaleux, tu crois qu’les mecs qui jouent y lisent. I jouent à la Ps, et pi c’est tout

Je ne m’inquiète pas des intentions cachées des questions posées par la presse. Si c’était le cas, je ne serais pas capable d’être manager. Quand vous avez suggéré aux joueurs d’inciter l’entraîneur à changer de style ou à le modérer, ce n’est pas le problème car je dois toujours les convaincre et je dois surmonter des obstacles pour les convaincre.

C’est aussi c’que l’Francis disait. Mais i pérore, vot gars, pas vrai garçon !!

Ce qui me préoccupe dans la presse, c’est l’effet qu’elle a sur le public. Toutes ces explications, je ne les donne pas pour la presse, je les donne pour que le public les entende. Bien sûr, je sais que je perds cette bataille, parce que je sais que le public a besoin d’une explication simple et que celle-ci est complexe. Il me faut une journée entière pour arriver à ces conclusions et m’assurer que je dis pas quelque chose de faux. Je n’ai pas l’intention qu’elles soient valorisées ou entendues, mais il y a une conduite à adopter quand on est confronté à ce genre de choses.

On a compris qu’t’as réfléchi garçon, t’as pas besoin d’l’dire, t’inquiètes. Pas vrai les belettes ???

Les défaites et les victoires ne permettent pas de tirer des conclusions. Quand vous gagnez et quand vous perdez, eh bien …. Si quelqu’un devait analyser les conclusions tirées d’un enchaînement d’une victoire et d’une défaite, ce serait gênant pour ceux qui ont écrit ces opinions, de voir comment ils peuvent changer d’avis aussi rapidement en si peu de temps. Bien sûr, je ne généralise pas parce qu’il y a beaucoup d’opinions valables écrites dans la presse, qui sont d’autant moins écoutées qu’elles contiennent des analyses et des connaissances.

Pop Pop Pop Pop. Ah là j’laime mieux tout suit’ vot gars. Là on sent que l’journaleux i a passé les bornes. Et vot’ gars i lui a mis un taquet qu’l’Francis i aurait bien aimé mettre du temps d’sa splendeur. Avec les crampons dans la gueule, c’est l’mieux

À tort ou à raison, Burnley et West Brom sont perçus comme des jeux plus faciles à gagner. Cela ne met-il pas plus de pression sur l’équipe pour obtenir un résultat ?

Il n’y a pas de match faciles à gagner.

Bah, c’est des équipes de buses qui savent pas ce c’est qu’une balle. Ca s’rait malheureux qu’vous lé zouvriez pas en deux et qui finissent pas avec des culs de babouins qu’ont pris une magnita. Comme Galatasaray quand i sont v’nus au Parc !!!

On pense qu’il est plus important de marquer des points contre des équipes comme Burnley et West Brom que contre les six grosses équipes, peut-être ?

Bah c’est sûr que Leeds, c’est pas l’PSG, vos garçons ils rentr’ pas sur l’terrain pour rouler sur les charlots d’en fasse.

Tous les points ont une valeur, mais les deux choses que vous dites sont vraies. Il est également vrai que tous les matchs sont importants et que tous les points ont de la valeur.

En ce qui concerne Liam Cooper, savons-nous combien de temps il pourrait être indisponible ?

C’est dépendant de l’évolution de sa blessure.

Vot garçon c’est quand même un sacré rigolo, là. I baratin’ des heures des heures qu’on y comprend couique, mais quand i s’agit dire dans combien d’temps vot Cooper y va devoir s’rmettre après s’étes coltiner le Mcguire, Mais tu sais les durées des blessures, une entorse d’la ch’ville c’est trois s’maines, les abduqueteurs, c’est trois mois, et les croisés c’est 1 an si t’as d’la chance ou la vie si t’es comm l’Francis qu’a pas l’bol sauf d’avoir rencontré la Sophie

J’ai été très intéressé par toutes les informations que vous avez données. Vous avez dit que la presse se moquait parfois ou se déstabilisait. Oubliez la presse, quand vous entendez Sean Dyche dire qu’il trouve "étrange" que vous choisissiez le style au détriment des résultats et de la défense, qu’est-ce qu’il essaie de faire, à votre avis ?

Bah bien sûr qu’il essaie d’te la mette profond, garçon ! I voit bien qu’ca fait chier qu’on t’dise que tes gars i font juste tripoter la balle en courant dans tous les sens, mais dès qu’tu leur mets un crack comme un Manu Petit dans l’équipe d’en face, ça se fait ouvrir comme une bouâte de sardine qui vont s’faire avaler tout rond la prochain’ fois qu’i vont au parc avec leur Vilasse beauasse qu’i est plus fort en conférence de presse que pour placer ces garçons su’l’terrain ; pas vrai les belettes ?

Je ne dis pas cela. Je n’ai jamais dit cela, ce qui indique clairement que ce qu’ils entendent est ce qu’ils veulent entendre.

Comment avez-vous réussi à vous sortir la défaite 6-2 de la tête ? Avez-vous des trucs pour surmonter des défaites comme celle-ci ?

Dans l’équipe du Francis on avait un truc, quand on s’était fait corriger (souvent passque l’Francis il était rentré dans le caullimatheure d’arbitre et dans l’vestaire avant les aut’), souvent l’entraîneur i l’organisait une p’tite biscotte sous l’douche pour faire penser à aut’ chose, et puis i laissait les savonnettes par t’rre pour qu’on puiss’ avoir mal au cul pour une raison. Mis a part not’ gardien qu’aimait ça d’se faire enfiler, nous ça nous mettais la motivation pour l’match d’après…

En analysant le jeu et en cherchant le chemin pour essayer d’éviter que cela ne se reproduise. En relation avec mon avis sur le style et les résultats, cela fait partie des mensonges que l’on vend au public. Je n’ai jamais dit cela, mais cela a déjà été dit par de nombreuses personnes influentes. La meilleure façon de gagner est de bien jouer. Personne ne peut donc dire que je fais passer le style avant les résultats. C’est juste une autre façon d’essayer de me ridiculiser. Rien n’est dit de façon aussi désinvolte dans ce milieu. Tout a une deuxième fonction.

  • Francis Van, levant les yeux Bien les belettes, on dirait qu’c’est fini vot’ trucs là. Vous z’avez encore d’la pisse d’âne pour qu’on puisse papoter un peu tous l’quatre. Parce qu’au Balto ya pas trop d’belette comme vous aut’.*

  • Mandy, du tac o tac Bon alors Francis, as tu aimé, et apprécié tes expériences sous les douch…

Mandy n’avait pas fini sa phrase que l’hologramme se dissipa, nous laissant avec une montagne de pintes vides, une odeur pestinentielle de mauvaise bière dans les naseaux, et une certaine douleur anale, qui, nous en avions eu la confirmation par Monsieur Francis quelques instants plus tôt, était liée aux soirs de grosses branlées reçues. Mais il fallait avouer que Monsieur Van avait passé un certain temps penché pour écrire lui même ses commentaires dans notre brouillon d’académie, sans qu’il se rende compte le moins du monde de l’inconfort de nos chaises pendant tout ce temps.

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

Everything has a second function.

a répondu Marcelo Bielsa à un journaliste. C’est également ce que répond Mandy à ses coups d’un soir lorsqu’ils la voient s’emparer d’un gode-ceinture en s’écriant : « Mais mon cul ne sert pas à cela ! »

Meslier (Florian Maurice /5) Oh oui Ilan il la sort, mais Oh Non pas toutes, La main opposée a servi quand il en avait déjà pris 6, et pour une fois on a trouvé le goaliste d’en face meilleur que lui.

Dallas ( Didier Roustan /5) A pas mal bourligué dans sa vie, faisant une pige à droite, à gauche ou au milieu. Essaie tant bien que mal de colmater les brèches dans la ligne éditoriale. Y arrive de temps en temps avec éclat, comme une grosse minasse dans la lulu de De Gea. Emmerdé comme ses copains de la ligne défensive par la puissance et la vitesse de Martial/Rashford.

Centrayling (Balbir /5) Se lance souvent dans des grandes chevauchées en se laissant porter pas son inspiration footbalistique, et une fois qu’il est dans la surface adverse, on se demande ce qu’il fout là et on espère qu’un autre a compensé. Sort un bon nombre de ballons chauds, mais mis à l’amende sur l’anticipation de déplacements qui partent devant lui et finissent dans son dos.

Cooper (Stefane guy /5) Avant de se faire dégager, a poussé des coups de gueule bien senti (un but sur corner) qui est tout à son honneur. Pas trop impliqué sur les buts, mais c’est peut-être aussi ce qu’on lui reproche, d’être un peu trop planqué et de ne pas être intervenu.

Alioski ( Riolo /5) Gianni a son style bien à lui pour gagner les duels : foncer dans l’adversaire la tête la première.

Phillips ( Julien Momont /5) Toujours à la recherche des espaces libres sur le terrain, soit pour les combler, soit pour y téléguider la balle. Toujours pertinent, mais vu qu’on était à découvert de trois buts à la mi-parcours et que Bielsapro n’avait pas envie d’aligner les minutes pour lui, n’a pas joué le second acte.

Raphinha (Omar da Fonseca/5) Voyais-vousse, ce jouor, ye pense qu’il est trèssintéressanté. Dans sa capacité à percuter, pour éliminer et ranntrer à l’intérior, au couer du yeu. Son probleme c’est que contrairement à ce que fait par exemple Lionnelle Messsi à Barcélone, oune fois le décalage fait, il n’arrive pas trouver la bonne passe ou à enchainer…

Rodrigo ( Estelle Denis /5) La bimbo de l’équipe, qui est sensé faire jouer ensemble et distribuer des balles à toutes les individualités réunies autour d’elle. Sur ce match, le contenu était plus proche de l’équipe d’Estelle que de Barbara Hannigan.

Klich (Arsène Wenger /5) Oui

Harrison ( Emmanuel Petit /5) Tout d’abord, parce qu’il porte à merveille le catogan. Sinon, son apport sur le terrain a été proche de ce que Manu Petit produit aux commentaires : c’est rarement cadré.

Bamford (Laurent Paganelli/5) Alors Patrick, vous avez déjà marqué dix buts depuis le début de la saison, qu’est ce qui vous manque pour être appelé en équipe d’Angleterre ? Peut-être un match de référence où vous pesez sur la charnière d’une équipe du big 6? Du coup Patrick, qu’est ce qui vous a manqué ce soir pour inscrire un quadruplet ?

Struijk (CJP /5) S’est retrouvé propulsé en première ligne par un concours de circonstance, son enthousiasme peut avoir des cotés charmants, mais ne peut masquer une certaine incompétence / lenteur pour contrôler la balle se retourner et faire une passe. Compliqué quand on joue 6.

Shackelton ( Jerome Latta/5) C’est assez propre ce qu’il fait, mais pas assez male-alpha dans les débats pour parvenir à imposer sa voix.

PS : La Hipster Académie, en évoquant Lorient l’autre fois avait oublié de partager le verre qu’elle avait pris pour Tristan Bourrepif à cette occasion. Avant de ressortir le Francis des limbes, elle a commencé par rédiger se petit paragraphe tout en se servant des pintes pour Moké, afin d’être sûr de ne pas oublier…

Candy, Mandy et Sandy

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