Milan – Juventus (0-2), la Bianconero Académie a joué à douze.

Salut les zèbres,

Après s’être fait mourinhiser mercredi, après s’être fait injustement moquer en introduction de Radio Horsjeu #04 et lors du Parions Bourrés par les Manchesterois de service, nous voilà de retour sur nos terres (parce que oui, nous sommes chez nous de partout dans la Botte) pour y souiller ce que Milan a de plus rouge et noir.

Cette défaite de milieu de semaine sera salvatrice pour la suite de la saison, soyez-en sûrs. Il est vital à un moment donné de se faire moucher, encore plus lorsque les moucheurs le font d’une manière qui semble injuste. On s’est fait rosser par des manches à couilles, même s’ils avaient un écusson prestigieux brodé sur le cœur. On saura tirer les leçons de cette défaite heureusement sans conséquences et rectifier le tir afin de faire gagner la Champion’s à Szczesny pour le plus grand plaisir du @pere Fidalbion.

Mais avant tout, on se doit de régner sans partage sur nos terres. Le court voyage vers la capitale lombarde doit sans faute nous rapporter trois points, que l’on profite du craquage anal de l’Intermerda, molestée à Bergame un peu plus tôt dans la journée.

On se présente à San Siro dans notre 4-3-3 classique, avec le retour de l’Homme en pointe et le remplacement de Bonucci par Benatia.

 

No Bonucci, party quand même.

 

Ce match, c’est également l’occasion de retrouver Pipita Higuain après son départ forcé cet été. Gonzalo a endossé la tunique rossonera sans conviction, comme un mec de gauche qui vote Macron pour faire barrage au Fronnasisional. Si les statistiques sont plutôt bonnes (sept buts en treize matches toutes compétitions confondues), on sait qu’à l’heure de retrouver la Juventus, elles ne veulent plus rien dire.

Quand on s’est fait dégager par sa copine à la plastique de rêve et qu’on se retrouve avec la petite sœur qui a mal vieilli à force de se faire culbuter par un papi pervers, on saisit l’opportunité de lui faire une faciale bien dégoulinante lors de la réunion de famille dominicale. En plus, elle est partie pour se mettre avec Ken, musclé partout et gominé comme un homme à hommes.

Et bien on peut dire que Pipita s’est fait remarquer. Il a d’abord eu l’opportunité de faire un joli soin du visage à base de semence de vaquero à la Vieille Dame quand Benatia s’est rendu coupable d’une main dans la surface. Un petit coup de VAR pour être sûr, et l’arbitre désigne le point de pénalty.

Gonzalo se lève de table. Son pantalon est baissé, et son chibre turgescent déborde de sa main droite. Il astique depuis quarante minutes maintenant, le foutre s’est accumulé en quantité astronomique et la faciale s’annonce glorieuse. Alors qu’il effectue les derniers allers-retours qui le séparent de l’éruption, le temps lui apparaît comme figé. Son acte héroïque dessine sur les visages des convives des expressions allant de l’amusement au dégoût, de l’envie au désir. Puis il croise le regard de celle qui fût son aimée, et le doute s’installe. Et si elle m’aimait encore ? Et si l’on avait forcé ce top-model en plastique dans ses bras ? Son explosion de plaisir est gâchée, il sent l’afflux sanguin diminuer dans son manche, ses corps caverneux se vidant aussi vite qu’ils se sont gonflés sous l’effet d’une fantaisie vengeresse. La faciale n’est plus qu’un lointain souvenir, et déjà la main sûre de sa belle-mère dévie l’éjaculat loin du visage de celle qu’il aimait.

Szczesny repousse le pénalty de Pipita sur son poteau et le score en reste à 0-1. Ah oui, c’est vrai. Mario a marqué tôt dans la rencontre d’une belle tête après un non moins beau centre d’Alex Sandrine (0-1, 8e). Le second but viendra quelques minutes avant le deuxième acte du drame de Pipita, lorsque Cricri poussera fort (ce n’est pas sale, vraiment) le ballon dans les buts vides après que Donnarumma ait renvoyé dans ses pieds le tir de Cancelo (0-2, 81e).

Trois minutes plus tard donc, Gonzalo se rend coupable d’une charge stupide sur Benatia qui lui vaut un carton jaune logique. Puis la durite qui fuyait dans son cerveau depuis le début du match finit d’exploser et il se fait logiquement essspulser. Si l’on ne connait pas la teneur des mots qu’il a eu avec l’arbitre, on peut tout de même imaginer qu’il a été question d’anal (en tout cas on l’espère, c’est notre fond de commerce quand même) et de tout un tas de trucs usinés pour boucher cet orifice de plaisir interdit. En tout cas moi j’aurais fait ça.

Gonzalo erre dans les rues de Milan comme un âme en peine. La tarte dans la gueule du petit cousin compromettait déjà sérieusement les chances de bien terminer ce dîner, mais l’invitation faite au beau-père d’aller s’enfoncer un Jéroboam dans l’anus aura été la saillie verbale de trop. Le ventre plein et les couilles vides, Pipita rentrait chez lui les yeux embués par la colère et le souvenir d’une histoire d’amour à la conclusion amère. Lui ne voulait pas qu’elle se termine, elle non plus. Mais les puissants en ont décidé autrement. Peste soit de l’amour.

 

LES NOTES

SZCZESNY (4/5) : Il sort le pénalty de Pipita et rassure plusieurs fois au cours du match. Vital.

CANCELO (3/5) : Il semble être un peu plus délicatesse contre les grosses équipes, mais il finit toujours par faire la différence. Le premier nom sur la feuille de match.

BENATIA (3-/5) : Une main dans la surface heureusement sans conséquence, qui du coup n’entache pas une performance honnête entre filsdeputerie et talent.

CHIELLINI (4+5) : Toujours en difficulté avec ses pieds, il n’en reste pas moins un putain de monstre derrière. Idole. Petit plus pour son geste défensif inédit, preuve que rien n’est perdu pour un défenseur même lorsqu’il n’est plus debout.

ALEX SANDRINE (4/5) : Le point mozerfunker n’a pas été atteint ce soir. Il a été impeccable devant, avec une passe décisive pour Mario, mais également derrière ce qui est assez rare pour être souligné. Encourageant.

PJANIC (3+/5) : Le levain de l’équipe. Il distribue, donne le tempo et ne gâche pas trois occasions aujourd’hui ce qui fait du bien. Indispensable. Remplacé par KHEDIRA qui n’a pas vraiment eu le temps d’impacter la rencontre pour notre plus grand bonheur.

BENTANCUR (4/5) : J’aime sa garra charrua, on n’en a jamais assez dans une équipe. Son aisance technique et sa sobriété sont autant d’atouts qu’il doit continuer à cultiver pour marcher sur la gueule du monde. Il est en bonne voie en tout cas.

MATUIDI (3+/5) : Le match habituel pour un Blaisou qui ne sait pas être mauvais. Il est aller consoler Pipita après son expulsion, ce qui prouve qu’il a du sang Abitbol en lui. Grand.

DYBALA (3/5) : Parfois il faut se mettre au service de l’équipe, et Paulo le fait très bien. Il tire aussi très bien les coup-francs sur le poteau. Remplacé par DOUGLAS COSTA qui n’a pas eu le temps de cracher sur quelqu’un.

CRISTIANO RONALDO (4/5) : Il n’avait jamais marqué à San Siro. Il a dû s’y reprendre à trois fois mais il a fini par y arriver. On ne s’en lasse pas.

MANDZUKIC (4/5) : Revenu de blessure, il marque dès le début de la rencontre avant de refaire ce que l’on aime encore et toujours. L’attaquant que le monde entier nous envie n’est pas Portugais.

 

Bonne trêve à tous.

 

Un grand merci à Rav de juvefc.com qui me laisse utiliser les feuilles de match, il ne le ferait probablement plus s’il pouvait comprendre mes articles.

FINO ANAL FINE,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

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