La Klakette moustache akadémie note Allemagne-Ukraine, 2-0

On y est. Finis les matches amicaux inutiles et les rencontres qui comptent pour du beurre, maintenant, c’est l’Euro et l’Allemagne n’est évidemment pas venue pour faire joli. Premier adversaire : l’Ukraine.

Les Allemands ont débarqués en France et, un peu par tradition, arrivent par le Nord via la traversée de la Belgique. C’est donc à Roubaix, Tourcoing et surtout Lille que l’Allemagne a élu domicile pour y retrouver de « vieilles conquêtes » en la personne des Ukrainiens.

Évidemment, la bienséance veut que lorsqu’un Allemand rencontre une Ukrainienne, il lui psalmodiât quelques phrasés romantiques avant de lui rappeler le poids de l’Histoire et qui est le patron. Exemple :


Oui mais voilà, l’Ukrainienne locale, celle de l’avenue du Peuple Belge en l’occurence, s’est un peu rebiffée et n’est plus celle qui s’était faite fessée par la France en barrage de coupe du monde. Elle a grandit et en cette période, qu’on pourrait comparer à la préadolescence bourgeonnante, n’a guère envie de laisser un Allemand lui déféquer quoi que ce soit dans la bouche. Si accueillante et pulpeuse soit-elle.

L’équipe.

Comme on vous l’avait expliqué dans présentation des 23, la Mannschaft a une apparence quelque peu bancale quand on y regarde qui la compose. Outre, le fait qu’on part avec un bout d’Hummels, un quart de Schweinsteiger et, nouveauté, sans Ruediger, on est surtout contraint de composer une défense a capella. C’est un peu le même problème que la France avec Varane-Sakho, sauf que ça s’est passé sans qu’on ne puisse, nous, ne serait – ce que tester un plan B. Pour le reste, Mustafi a au moins autant de crédibilité à mes yeux que Rami. Fin de la comparaison.

Du coup, Joachim nous sort un 4231 new look, avec  attention les slips, un attelage Boateng-Mustafi dans l’axe, Höwedes à droite et Hector à gauche, soit 3 mecs sur 4 qui ne jouent pas à leur poste de club. Si au milieu c’est costaud, l’attaque Draxler-Müller-Götze me laisse perplexe.

ukraine

 

Le match.
Après s’être paluchés la route du centre – ville de Lille au stade P. Mauroy par un improbable itinéraire qui fleurait bon le guide local meilleurs coins pour enterrer un cadavre (Porte de Valenciennes – Mont de Terre – Fives-Lezennes pour les puristes), les Allemands déboulent mettre un peu d’ambiance et de marrade dans ce stade habituellement morne. Une cérémonie d’ouverture en bois, une ou deux chansons débiles, quelques Heidi-Heido et nous y voilà.

D’emblée, l’Allemagne se pose dans le camp ukrainien, pour d’emblée comprendre qu’on va en chier. Après 5 minutes de domination stérile, la première occasion est jaune, et vaut à Neuer son premier trophée du tournoi : L’arrêt du 12 juin .

Après 2-3 incursions de Müller, c’est Hector qui nous sort la première frappe germanique, elle est moisie.
19e : Coup franc aux 30m frappé par Kroos, qui caviarde en toute décontraction Mustafi, qui coupe et fusille Pyatov à bout portant. 1-0.

Après quelques minutes de rien au milieu de terrain, Neuer montre à Pyatov comment il aurait fallu faire en claquant une tête de Kacheridi. On est content de notre défense sur CPA sinon…

29e : Kroos met 11 Ukrainiens aux fraises sur une ouverture lumineuse pour Khedira qui reprend, Pyatov sauve les jaunes.  Le plan de jeu allemand est donc : laisser Kroos se démerder et distribuer les caviars et serrer les miches dès qu’un des ailiers ukrainiens se lance dans un rush. Hector et Höwedes en bavent mais Boateng sort le grand jeu.

L’Allemagne est poussive en fin de mi-temps et les corners ukrainiens se multiplient. Malgré un but jaune refusé pour un hors-jeu très .net, Neuer gère l’affaire à plusieurs reprises, mais ça ne respire pas la sérénité au moment de rejoindre les vestiaires.

Au retour, les Allemands reprennent fort : Draxler puis Höwedes et Kroos sollicitent un Pyatov chaud bouillant. La seule frayeur vient d’un CPA bêtement concédé par Mustafi et frappé par Rakytskiy , Neuer détourne sans broncher.

Le jeu allemand commence à porter ses fruits : on se fait chier. Si on s’en bat les couilles des concours de passes à 10, il faut au moins reonnaître que sur l’une d’elle Khedira nous offre un nouveau missile missile sol-air. C’est néanmoins peu dire que la Mannschaft accuse le poids des bières descendues par ses supporters. Ce qui nous arrange bien, c’est que l’Ukraine semble encore plus cramée que nous.  Ce qui nous arrange moins, c’est qu’on ne profite pas des possibilités offertes par les ukrainiens pour définitivement tuer le match. Müller et Draxler y vont ainsi de leur petit raté qui va bien tandis que Götze mérite une grosse tarte derrière la nuque pour avoir vendangé aussi nonchalamment un face – à – face à la 75e.

Jogi Löw comprend que l’affaire est entendue si on ne fait pas les guignols et fait rentrer Schürrle pour le dernier quart d’heure, histoire de soulager Hector. L’emprise allemande sur le milieu est totale, Kroos régale ses coéquipiers qui se font un plaisir de gâcher salement. Höwedes, Götze mais surtout Özil refusent de faire de Toni le meilleur passeur provisoire de la compète. On passe même tout près de la mauvaise blague sur une passe en retrait de Mustafi que Neuer sauve virilement. Il faudra en fait attendre les arrêts de jeu pour voir Schweini, fraichement rentré, mettre le second comme un truand. 2-0, 92e. Et le stade Pierre Mauroy d’exploser.

Les gars.
Neuer 4 : Au sortir d’une saison moyenne, il rappelle à tout le monde qu’il faut pas trop compter sur les frappes de loin pour le battre. S’il lutte encore dans son placement et que les automatismes avec sa charnière manquent pour que la défense soit sereine, sur sa ligne, il reste un mur.

Höwedes 2. Constamment mis à l’amende par Konoplyanka, bien plus rapide que lui, il en bavé au moins autant qu’un défenseur central balancé défenseur latéral sur son plus mauvais côté.

Boateng 5: Kevin-Prince qui?

Mustafi 3 : Un but qui sauve difficilement une copie bien dégueulasse. Mais nous attendions-nous honnêtement à autre chose? non.

Hector 3 : MOUAIS.

Khedira 4 : Du gâchis offensif mais un rendement défensif colossal. Indispensable.

Kroos 5 : Toni ne frappe pas la balle. Il la caresse, lui murmure à l’oreille, l’amadoue et en fait ce qu’il en veut. Ça semble si facile pour lui qu’il ne se rebiffe même pas de voir ses potes gâcher autant. Et pourtant, ça l’emmerde de ramener des escorts à 5000€ pour voir ses potes se faire dessus après avoir tapé le paquet de cacahuètes.

Özil 2 : Joli air-match du londonien, toujours là pour rater l’immanquable avant de centrer létalement pour son capitaine.

Müller 2 : N’a comme d’habitude strictement rien fait du match. Sauf que là, on n’a pas eu droit aux 2 buts de raccroc de rigueur.

Draxler 3 : Au final le meilleur des 3 offensifs. Ça n’a pas fait oublier Reus, mais ça nous a au moins épargné Podolski.

Götze 2 : Aussi à l’aise entre les 2 centraux ukrainiens qu’une cheerleader à une réunion du club des puceaux fans d’échecs du Lycée Thomas Mann de Dresde. The Big Bang Theory.

Au final, l’Allemagne s’impose petitement face à une Ukraine qui joue bien mais n’est pas assez tueuse pour espérer mieux. C’est encore très faiblard pour évaluer le vrai niveau d’une équipe qui a pour mission prioritaire de serrer les fesses avant le retour d’Hummels. Néanmoins, on a déjà fait mieux que nos amis Anglais et que toutes les autres têtes de série en gagnant de 2 buts d’écart leur premier match. On se retrouve jeudi, pour une rencontre qui sent la poudre face à nos autres « amis historiques » : les Polonais. En jeu, la première place et la possibilité de la jouer relax face aux Nord-Irlandais. Un match qui sent la fiesta et la bière d’ici.

Küssen.
Herr Direktor / @R_Direktor.

R_Direktor, dit Luissette

Chômeur, pédophile, consanguin, mais aussi alcoolique et drogué. Il n’est exclu que j’ai, un soir d’ivresse, fait des cochonneries avec ta maman et ta sœur. Ou les miennes, je ne sais plus. Un seul credo : « Ma main dans la gueule, ma bite sur ton front »

6 commentaires

  1. Löw a raison : la pression, connaît pas. Faut dire qu’à force de serrer les fesses au moindre ballon dans les pieds des ailiers ukrainiens, il ne doit plus rien sentir.

    Mais pour le défendre, si cela a fonctionné en finale de CdM contre Messi, Higuain et Lavezzi, pas de raison pour que cela ne marche pas contre les irradiés.

  2. Ouais en fait se serrer les fesses je sais pas, mais se gratter les couilles et renifler, ca il sait faire.

  3. Toujours pas compris l’intérêt de Gotze en 9, qu’il soit faux ou vrai. Il est mignon, mais inutile ici. Malgré sa lenteur et sa sale tronche, Super Mario Bros serait plus utile, Giroud style (toutes proportions gardées, toutes comparaisons foireuses aussi).

    • A croire que Löw (à l’instar d’autres coaches) s’entête sur un choix débile (mettre Götze en 9 dès le début), pour focaliser les critiques et être tranquille sur le reste.

      Peut-être que Gomez, comme Schweinsteiger, n’est pas encore physiquement au point. Peut-être Götze a besoin de temps de jeu (vu sa saison à Munich, courir pendant 85 minutes ne peut pas lui faire de mal). Peut-être le mauvais match d’Özil et Müller (qui n’ont pas beaucoup créé d’espace) n’a pas aidé Götze …

      De toute façon, c’est la défense qui inquiète. Avoir le choix de mettre, ou non, Götze sur le banc, c’est un problème de riches.

      • Vu ce qu’il produit (donc pas grand chose) de très positif depuis son but en finale de CDM – les blessures, je sais -, et vu les difficultés qu’il a eues cette saison au Bayern, je suis plutôt d’avis de le mettre dans les meilleures conditions/positions (en meneur, ou excentré) plutôt que perdu pendant 90 minutes.
        Et pour l’état physique de Gomez, j’avoue que j’en sais fichtre rien.

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