Bastia – Bordeaux (0-0) : La Furiani Académie livre ses notes

LE CONTEXTE

Dans une semaine, le mercato s’achève… A Bastia, il n’a pas réellement commencé. Tel l’enfant puni pendant un mois de sortie mais persuadé que son père cédera avant, le supporter du Sporting reste convaincu qu’un renfort de choix va arriver. Pourtant, jusqu’à la fin de la semaine, on risque d’être plutôt dans le tandem « une claque sur les couilles et au dodo » que dans le doux rêve de recrues puissantes…

Après avoir affronté un autre club de l’Ouest, Toulouse, on se confronte à un morceau plus consistant, Bordeaux.

Ce club dont les doux noms feraient rêver n’importe quel sceptique : Kodjo Afanou, Kiki Musampa, Jérome Bonnissel, que du beau monde au balcon.

Mais le contexte, c’est surtout se préparer à affronter les plus belles vannes de Claude Peze pour ce match. Et comme c’est du bonheur, je vous en livre un sublime extrait où le bougre nous trouve un point commun avec les gens du Nord.

L’AVANT-MATCH

Pour l’avant-match, seule deux choses comptent : La composition et insulter Carrasso en essayant d’être le plus efficace.

Comme j’arrive au stade à 19h40, on oublie les insultes et les fiches que j’avais soigneusement préparées ainsi que l’arbre généalogique, qui ne me sont d’aucune utilité… Je découvre donc une équipe bastiaise classique vu ce qu’on a sous la main en ce moment…

En défense, ça reste immuable depuis plusieurs semaines. En revanche, avec les départs à la CAN et les blessures, devant ça ressemble de plus en plus à un manteau d’Arlequin. Gillet replacé milieu droit (son poste de formation), Keita titularisé en 6 après de graves soucis psychologiques (ça ne s’invente pas…) et le jeune Kone devant… Putain la CAN…

LA RENCONTRE

Dès le début du match, ça sent la fiente. La vraie. Celle du triceratops de Jurassic Park pour les puristes… Un jeu de merde, peu d’envie des deux côtés, et un putain de froid glacial à Furiani qui te rend les oreilles aussi rigides qu’une bite adolescente au réveil de 6h.

Mais heureusement, faute de nous donner du foot, les 22 acteurs vont nous proposer des couilles. Des duels, des vrais des bons. Modesto d’un côté, le nouvel attaquant Bordelais Hubert-Felix Thiefaine de l’autre. Une finition digne du grand Pascal Nouma, mais un lever de coude qui sent bon l’expérience du comptoir et de la baston. Furiani gronde, mais Furiani aime.

Sagnol fait sa spéciale « Ouin ouin M.L’Arbitre » mais ça reste bon enfant puisque des deux côtés, on a décidé de taper.

La seconde mi-temps est du même acabit mais Bordeaux domine encore plus et ne doit son absence de but qu’à sa piètre finition. Dans l’entre-jeu, on a l’impression d’avoir affaire à de vrais techniciens, par contre dans les 20 derniers mètres, c’est « soirée Téléthon » avec des gestes improbables et surtout un Leca infranchissable (Alphonse qui ?).

Cahuzac se prend un rouge à 30 minutes de la fin (en ayant déjà récupéré 18 ballons) pour une simulation grotesque d’un Bordelais suite à une excellente intervention régulière. Mais bon, on a l’habitude de se faire voler.

Non je déconne. Plus sérieusement, cet épisode nous permet de parler du bon vieux Saïd Enjimi. Si pour certains, un type qui s’appelle Saïd a plus sa place dans un Kebab à Roubaix que sur un stade avec le sifflet à la main, on constatera ici que ses décisions n’ont pas été scandaleuses. D’ailleurs, sa seule réelle erreur, c’est la main de Marange non signalée, tant mieux.

Puis, c’est pas comme si Pallois s’était pris pour Gordon Banks à l’aller avec une parade à 0-1 pour le Sporting à 10 minutes de la fin non-sifflée :

Après sur la gestion du match, il est comme tous les arbitres de L1. Attitude de flic (je pense que 95% sont d’anciens gendarmes ou militaires en plus), excès de zèle, gode-ceinture, bref la panoplie « cuir » complète du mec qui se fait chier sur le torse à la maison. Et en plus, il ose expulser Printant qui finira de voir le match sur le toit du tunnel.

Evidemment, comme toujours dans ce genre de match, le Sporting a deux balles de matches dans les dernières minutes.

La première, c’est Hervin Ongenda qui se retrouve seul après une couille de Pallois. Mais ce sombre gland trouve le moyen de tirer moins fort qu’Alain Bashung en phase terminale.

La seconde, c’est Modesto qui hérite d’un ballon sur un corner au second poteau. Mais Carrasso occupant 90% de la surface de la cage, ça devient difficile…

0-0, on reste hors « zone-rouge », on s’en contente. Sotta la doccia !!

LES NOTES

LECA (5/5) : Ce point, c’est le sien. Comme quoi l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs

CIONI (4/5) : Tu as déjà eu ce mec en classe qui travaillait tellement que tu voulais qu’il ait une bonne note alors que tu n’es qu’un connard dans la vie de tous les jours ? Ben ce mec, c’est Cioni. Tellement d’envie que chaque bonne prestation de sa part en L1 me remplit de joie.

MODESTO (3.5/5) : Il s’est pris une avoine et a fait savoir qu’il n’était pas content. En dehors de ça, rien à se mettre sous la dent qu’il a failli perdre. Mais s’il avait mis ce but…

SQUILLACI (3.5/5) : A eu un peu de mal avec Hubert-Felix Thiephaine devant, mais au final on encaisse 0 but…

MARANGE (3/5) : Aussi agressif qu’Olivier Besancenot

CAHUZAC (5/5) : Il met des coups, répond aux arbitres, se prend des rouges mais c’est notre capitaine. On l’aime et on vous encule avec du verre pillé. On laisse le fair-play aux salopes et aux Bobos.

KEITA (3.5/5) : « Il était mince, il était beau, il sentait bon le sable chaud… Mon Abdoulaye ». De promesses en promesses.

GILLET (4/5) : Rapidement repositionné dans l’axe, il transpire le football et garde une coupe impeccable, un scandale…

BOUDEBOUZ (3/5) : Quand un technicien se retrouve au milieu d’un champ de bataille, il a beau sortir son glaive…

PALMIERI (3.5/5) : Il a montré beaucoup d’envie mais a fini par se contenter de bloquer son couloir, plutôt efficacement.

KONE (3.5/5) : « Il y avait du soleil sur son front, qui mettait dans ses cheveux bons, de la lumière ». Comme Keita, du tout bon

LES REMPLACANTS : Entrée d’Ongenda dont je ne parlerai pas de peur d’ouvrir un contentieux avec le CRAN, et de Peybernes pour bloquer derrière.

 

 

Allez, salut les tristes (©MNF)

LA KRIMAU

Une pensée amicale pour le site des Chroniques Burdigalaises 

Mon ennemi d’un soir vous donnera sa vision du match 

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Si vous voulez vraiment comprendre les sentiments qui animent un supporter du Sporting, c’est ici 

Et merci à Pistellu pour les illustrations.

Luke Seafer

Fils de Satan, fils du metal, fils de la haine, fils de Cobra.

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