Bastia – PSG (4-2) : La Furiani académie livre ses notes

 

L’HORS CONTEXTE

Evidemment, académie un peu spéciale, et une grosse pensée pour les 17, notamment ces cons de Charlie Hebdo. Leur existence n’est évidemment pas supérieure à celle des malheureux anonymes qui ont été tués mais je pense que, pour un site comme horsjeu.net, qui défend l’humour de très mauvais goût, sale et puant, une petite pensée s’impose.

Je ne vais pas faire de grandes tirades mais juste retransmettre texto ces quelques lignes que j’ai rédigé entre midi et deux mercredi dernier :

« C’est une tristesse immense d’apprendre que des personnes comme Charb, Tignous, Wolinski ou Cabu sont mortes pour rien. Pour avoir fait des dessins, pour avoir pensé que certains bons mots pouvaient faire rire, interpeller, créer un débat. Je n’ai jamais été un fan de Charlie Hebdo mais quand des gens meurent pour la seule raison que d’autres n’acceptaient pas ce qu’ils sont, l’humanité recule.

La liberté également. Les gouvernements censurent, les fanatiques tuent. Ils ne sont pas à mettre au même plan bien évidemment, mais les conséquences se rejoignent. Dans un monde où des dizaines de moyens de communication nous offrent un lien avec le reste des Hommes, on n’a jamais autant eu peur de dire les choses.

Il y a le fait de l’Histoire, celle de l’Homme. Une Histoire qui s’est davantage forgée dans la guerre que dans la paix, dans le sang que dans l’harmonie.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, une période de 50 années de paix s’est ouverte pour les pays dits « développés ». Mais partout ailleurs, la guerre et l’horreur ont continué.

Peut-être que le XXI siècle rappellera l’histoire tragique de notre espèce à ces populations qui ont eu la chance de vivre dans une relative tranquilité jusqu’alors.

Aujourd’hui, la France se souvient que notre monde peut être si cruel. En 2001, ce furent les USA. Depuis 40 ans, ce sont les palestiniens et les israéliens. Dans les années 1990, ce furent les anciennes républiques soviétiques.

Il y a le fait de la Religion. Mais aucun Dieu ne demande à ce qu’on tue 12 innocents en leur nom. Les âmes qui ont commis ces atrocités ne représentent qu’elles-mêmes, même si évidemment le réseau fort et structuré qui les a conduits à commettre ces crimes doit être combattu.

Je ne pense pas qu’une guerre commence. Mais si elle venait à débuter, elle doit être une guerre contre un réseau, contre des groupes armés, et certainement pas contre une grande civilisation ou une confession religieuse.

Il y a le fait National également. Avec une armée française qui part en guerre à l’étranger une fois tous les 5 ans depuis des décennies, et le plus souvent en Afrique ou au Moyen-Orient. Avec d’anciennes colonies qui, bien qu’elles soient indépendantes, sont encore vidées de leurs richesses par des entreprises et groupes économiques francophones. Avec un pays dont les services sont si puissants quand il faut sortir des mineurs corses de leur lit de bon matin pour quelques kilos d’explosif, et si faibles quand il s’agit de protéger ses citoyens contre des maux bien plus forts. La France, par son histoire et sa gestion, était malheureusement la proie idéale. Assez intolérante pour convaincre quelques débiles sur le plan idéologique, assez fragile pour ne rien voir.

Maintenant, on va avoir une bataille médiatique obscène pour déchiffrer cela. Certains vont y voir une preuve de l’accomplissement de leurs prédictions, d’autres vont trouver le moyen de dire quelque chose même s’ils sont dépassés. La réaction sera inexistante dans un cas, totalitaire et donc inefficace de l’autre.

Le seul point sur lequel les assassins ont raison, c’est quand ils ont crié « Allahu akbar ». Oui, Allah est grand. Jésus Christ est grand. Yahvé est grand. Toutes ces croyances sont grandes.

Malheureusement, Dieu a engendré trop d’ hommes bien trop petits et prétentieux pour les incarner. ».

On me signale dans l’oreillette que cette académie est bien trop sérieuse… Ok, j’envoie Gégé pour contre balancer :

Car oui, dans le malheur, des vannes énormes ont vu le jour, et celle-ci décroche pour moi la palme. Tout ça pour rappeler qu’il vaut mieux rire de tout, c’est surement le plus bel hommage à rendre à ces mecs.

[Avec ce que Charlie Hebdo a envoyé sur mon île adorée, venez dire encore que les Corses sont rancuniers !]

 

LE CONTEXTE

D’abord, il s’agit du 1er match de L1 de l’année, donc je me sens dans la quasi obligation de vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2015 même si son début n’est pas une merveille.

Ensuite, je me dois également de parler du match contre Lille en coupe de France, qui a ouvert l’année 2015 de la meilleure des manières. 2-0 contre le FC Pôle Emploi avec un but de cocu et un but de baiseur, le tandem inconciliable enfin réunie. Deux buts du même joueur, Ayité, très en forme.

Ce match de coupe qui, au-delà d’une victoire, nous rappelle qu’on peut toujours trouver plus petit et plus con que Valbuena en L1 en 2015

Mais face à nous, en ce samedi, c’est un autre morceau, c’est Paris. L’exact opposé de notre vision du football. Du fric, des stars, un Parc des Princes à l’agonie, et des victoires. En plus de ça, ces petites salopes ont tendance à nous mettre de belles fessées à chaque rencontre, comme pour mieux nous rappeler que ce sont eux les Patrons.

Ce match, le Sporting l’aborde donc avec la taupe au guichet. Un effectif amoindri par les départs à la CAN, notamment Tallo, Kamano et Diakité. Aucun renfort alors qu’on est seulement 19ème et qu’on a de gros problème dans l’animation offensive.

Du coup, Printant fait un peu avec ce qu’il a sous le gland :

Cioni aligné d’entrée malgré une reprise difficile, Boudebouz sur le côté droit alors qu’il excelle dans l’axe ces derniers mois, Romaric en 10 avec 45kg en trop sur la balance, et Maboulou en pointe alors qu’il est milieu relayeur de formation. Mais un match comme celui-là à Furiani ne répond que rarement à une logique tactique… L’histoire va nous en apporter une nouvelle magistrale démonstration.

 

L’AVANT-MATCH

L’avant match, c’est avant tout une ambiance. Un stade prêt à exploser, on le sent dès l’échauffement. Et puis avec un Nicolas Douchez aussi rassuré que l’érection d’un vieux après 3 éjaculations, et un mec du staff avec une grosse dégaine de tantouze, des lunettes de vue atroce, une bonne vieille tronche de collabo et surtout qui se casse la gueule devant nous en voulant ramasser un ballon, c’était inespéré…

Des torches s’allument partout dans ma bonne tribune qui a de magnifiques couleurs en cette fin d’après-midi. Puis, vient le moment de recueillement. Une minute de silence, respectée comme toujours à Furiani, et la fameuse banderole.

Alors plutôt que d’épiloguer une fois de plus, je vais rendre un énième hommage à ces bons vieux gauchos de Charlie Hebdo, avec un dessin qui reprend également 2 tweets du compte officiel de Charlie Hebdo montrant qu’au final, on est loin d’être dans l’irrespect, bien au contraire :

 

LA RENCONTRE

Le match commence.

20 minutes de jeu : 0-2 pour Paris. On commence à gueuler, à se demander pourquoi nous aussi, on n’aurait pas le droit de rêver d’un résultat. On est déjà quasiment abattu même si on continue à pousser en tribune en se disant que ça faisait longtemps qu’on avait plus eu de miracles propres à Furiani.

Puis, vient la première erreur Parisienne. Trop d’espace laissé, un geste maladroit de Van der Wiel et le bon vieux soldat Ryad qui réduit la marque. On recommence à y croire.

Les 5 minutes qui suivent sont déterminantes. Paris joue bas, n’ose plus. Zlatan semble s’en battre les couilles du match autant que de nos insultes. On voit bien que ce PSG là n’arrivera pas à trouver les ressources si on les bouscule. Alors, on se la joue « Sporting ». On met quelques coups, on cherche à obtenir des coups de pied arrêtés. Et sur le dernier Corner, Modesto égalise, tout un symbole. Celui qui était laissé sur le banc sous Makélélé, qui a pris une place considérable au sein du vestiaire et enchaine les grosses performances, claque une tête croisée avec un marquage inexistant des défenseurs Parisiens. Le stade explose, un bruit énorme qui s’écrase sur le terrain. 2-2 à la mi-temps, on ne veut pas y croire.

La mi-temps est réellement étrange. On a tous peur. On sait qu’on vient de faire un miracle et inconsciemment on se dit que c’est déjà trop beau…

Mais nos joueurs vont nous gâter, et l’un d’eux en particulier : Julian Palmieri. Un mec critiqué depuis un moment mais qui retrouve des couleurs depuis… QU’IL JOUE A SON VRAI POSTE !

55ème minute. Romaric obtient un corner après une énième pleurnicherie de T.Silva. Rabiot repousse le coup de pied arrêté de Boudebouz, Palmieri envoie une reprise des 25m de son mauvais pied, ça finit en lucarne. C’est n’importe quoi… Mais qu’est-ce que c’est bon.

A ce moment-là, on part pour 35 minutes de n’importe quoi. Je me mets à genoux pendant 5 minutes en priant sans rien voir du match, une personne à côté de moi s’auto-violente, et plus personne ne semble connecté à la réalité. On est vraiment en trance.

Evidemment, Palmieri se fait une joie de nous remettre une couche sur un excellent service de Keita, et là, c’est vraiment n’importe quoi. Des gens pleurent, d’autres se mordent, je me prends une droite et je fais 12m dans la tribune sans toucher le sol, des petits enculent leurs parents, c’est magnifique.

4-2, prend toi ça le foot business.

 

LES NOTES                 

AREOLA (2/5) : Seule fausse note de la journée. Une sortie incompréhensible sur le 1er but et hasardeuse sur le second. Il deviendra un grand gardien à n’en pas douter, mais il est encore beaucoup trop gentil

CIONI (6/5) : Le match parfait. Il a parfois été en difficulté mais quand on connait le niveau intrinsèque de ce gars, et qu’on le voit faire de telle performance, mais putain, c’est 1000 fois plus glorieux qu’un joueur bourré de talent qui fait juste son boulot. Du grand Gilles !

MODESTO-SQUILLACI (4/5) : 20 premières minutes difficiles mais l’anesthésie de Zlatan les a aidé à dominer le match par la suite. Modesto se permet de marquer, Toto de découper Ibra : excellente répartition des rôles

MARANGE (4/5) : Lui aussi n’a pas été épargné mais il a fait un excellent match. Comme la charnière, il a été mis à l’amende par Lucas mais s’est fait violence par la suite en décidant de devenir méchant. Le stade l’a encensé, et forcément…

CAHUZAC et GILLET (5/5) : La doublette a éteint le milieu parisien. Entre la hargne de notre capitaine qui prouve à chaque match que son niveau est bel est bien en L1 et la classe d’un Gillet qui ferait passer Verratti pour un vendeur de beignets sur ce match, c’est l’orgasme. Des vrais tauliers

BOUDEBOUZ (5/5) : Son meilleur match depuis son début au Sporting. Exilé sur un côté, il a tout fait. Attaqué, défendu, de la 1ère à la 90ème. 1 but et 1 passe décisive, des percées jusqu’aux ultimes secondes pour conserver le score. Putain Ryad quoi…

PALMIERI (5/5) : L’HOMME DU MATCH PUTAIN. Ai-je besoin d’ajouter quelque chose ? Grâce à lui, j’aurai de belles choses à raconter à mes enfants au coin du feu. Merci.

ROMARIC (4/5) : Son surpoids nous pénalise quand il joue en récupérateur. Mais sa vision de jeu et sa qualité de passe et de conservation l’ont rendu précieux un cran plus haut, comme lors de ses débuts au Mans. Il obtient le corner qui débouche sur le 3ème but et a gardé des ballons difficiles. A ce poste, il risque de dépanner plus d’une fois.

MABOULOU (4/5) : Aucun coup d’éclat mais des efforts incéssants. Tu la mérites comme les autres celle-là mon petit Chris

LES REMPLACANTS : Keita a fait une excellente rentrée avec une merveille de centre sur Palmieri. S’il épure son jeu, ce sera parfait. Peybernes a renforcé un peu la défense dans les 10 dernières minutes et a aussi participé à la fête.

 

Allez, salut les tristes (©MNF)

LA KRIMAU

Mon ennemi d’un soir vous donnera sa vision du match

Si vous voulez me mettre une pastille sur Twitter, c’est ici

Si vous voulez rencontrer des gentils supporters du Sporting, c’est ici 

Si vous voulez vraiment comprendre les sentiments qui animent un supporter du Sporting, c’est ici 

Et merci à Pistellu pour les illustrations.

Luke Seafer

Fils de Satan, fils du metal, fils de la haine, fils de Cobra.

6 commentaires

  1. Moi je ne vais plus en Vacances en Corse, car l’argent que j’y dépense sert à financer les terroristes corses.

    CFDT

  2. Ce bracelet rouge au poignet de Thiriez : ce dernier est-il un scientologue ? Fait-il ds plans à trois avec Nasser et Tom Cruise tout en tabassant des enfants déguisés en Petits Poucets ?

  3. Bon match de votre part. Gâché par l’insondable faiblesse du nôtre, mais bon, rien que pour voir la patate de Palmieri, ça en valait la peine.
    Pour la banderole en revanche, venant d’une bande de corse, c’est vraiment l’hôpital qui…

  4. Pour parler de financement de terroriste je vois pas plus expert que Bastia en France! Un beau boulot en tout cas

  5. Le mec que tu décris ressemble fort à Philippe Lambert.
    Pour la banderole, c’est pas parce que c’est la réalité que c’est pas insultant. Regarde si je dis à Blanc que c’est un con, c’est la réalité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.