L’Histoire :

De retour en Bundesliga après l’escapade marseillaise, Dortmund reçoit un des promus : le FC Augsburg. Le club bavarois est réputé plutôt difficile à jouer à l’extérieur (seulement une défaite, à Nuremberg, en 2011). Mais les Schwarz-Gelben songent à fêter dignement leur 1500ème match en Bundesliga. Et retrouver un peu de confiance avant la pause internationale. D’ailleurs, il n’y aura pas photo. Le temps de se mettre en jambe pendant dix minutes, le reste sera de l’attaque-défense permanente.

Jürgen a réservé une petite surprise à Jean en faisant sortir cinq des titulaires de mercredi. Mis à part Schmelzer, blessé, ce sont donc Kehl, Großkreutz, Subotic et Kagawa qui passent du côté bancal. Lewandowski est lui toujours là tout devant. Au niveau tactique, Klopp ne change rien. Le 4-2-3-1 demeure la base immuable. Ce qui donne dans les changements « poste pour poste » :

Schmelzer ? Löwe

Subotic ? Santana

Kehl ? Gündogan

Großkreutz ? Perisic

Kagawa ? Kuba (à droite, Götze derrière Lewandowski)

 

Le combat :

Augsburg n’a pas déposé les armes, il est parti sans. Jusqu’à la douzième, mes protégés sont un peu en dedans. Ce temps est suffisant pour avoir tout juste une petite frayeur. Weidenfeller rate sa sortie par-dessus Hummels. Mais la tête lobée de Brinkmann est dégagée sereinement par Santana sur la ligne.

Dès lors, les Prusses se remettent en ordre de marche et s’installent plus haut sur le terrain. Hummels et Santana ne quittent plus le rond central. La récupération de balle est impressionnante et ne laisse pas de répit. Tout de suite, ça simplifie la tâche. La première belle occasion arrive à la 27′ : Gündogan récupère haut, s’appuie sur Lewandowski et frappe de loin, légèrement à côté. Dans la foulée, le Borussia sollicite à plusieurs reprises Simon Jentzsch, le gardien augsbourgeois. Cela finit par payer lorsque sa défense n’arrive pas à se dégager. Lewandowski effectue un bel enchaînement contrôle-frappe croisée en pivot. 1-0. Alles gut.

Le deuxième but est une réplique du premier : ballon mal dégagé, récupération de Robert (au point de penalty, cette fois), frappe bien placée. 2-0. Et la mi-temps.

Dortmund ne reprend pas sur le même rythme. Les premières minutes sont douteuses. A la 48′, Santana rate sa relance et offre un 3 contre 2. Gündogan, omnibulé par la jambe rouge face à lui, la frappe comme un Nigel de Jong timide. Penalty. Que Weidenfeller arrête. Sans paniquer, le Borussia conserve sa marge de manœuvre. Jean apprécie cette sérénité dans son équipe, comme une oxymore à son patronyme.

A l’heure de jeu, Barrios arrive sur le terrain à mon plus grand plaisir. Jean attend son retour dans le 11 titulaire comme un jeune puceau. Puis à un quart d’heure de la fin, Lewandowski et Götze achève leur duo soliste. Le Polonais effectue une merveille de passe piquée en profondeur, Götze lobe Jentzsch ; Götze centre sur un coup-franc sur la tête de Robert. 4-0. Facile. Avec la réussite. Jean ne s’en plaindra pas. Il aimerait plus de matchs comme cela. Sans temps additionnel. Juste la victoire, le beau jeu, la classe.

 

Les soldats :

Weidenfeller (4/5) : Dix premières minutes étranges, durant lesquelles Roman se laisse être suppléer par Santana. Après, Augsburg n’est plus trop revenu vers lui. Il a attendu un moment de gloire. En arrêtant le pénalty de Songa, il a eu. C’est dans ces moments là que je l’aime.

Piszczek (2/5) : Calme, il a laissé les hommes de devant faire le boulot de devant. Et comme il ne se passait rien derrière, il est sûrement parti s’enfiler des bières.

Löwe (4/5) : Un très bon match de sa part, au point de se faire démonter par Hosogai. Jean a aimé son instant je-balance-le-plus-loin-possible, mal réalisé (direct en corner) mais appréciable dans l’esprit.

Santana (3/5) : A fait ce qu’il fallait, dans le peu qu’il a eu à faire. Sa relance moisie amène la faute de Gündogan, mais sinon… Il s’est même autorisé deux-trois percées dans les lignes ennemies.

Hummels (4/5) : Patron de la défense aujourd’hui, je l’ai trouvé libéré, rassurant, précis dans les relances… C’est dans ces moments là (enfin!) que je l’aime.

Bender (3/5) : Notre robot redresseur a pris une jambe augsbourgeoise pour du métal en fin de match. Il a dû faire peur aux promus tout le match de toute façon, qui lui lâchaient le ballon dans les pieds dès qu’il approchait.

Gündogan (4/5) : Baby Sahin a fait son match le plus complet de l’année. Il a ratissé tout partout, même une jambe dans la surface, et il a remonté ses ballons à grande vitesse. C’est exactement comme ça que Jean se prend l’envie de l’aimer.

Kuba (2/5) : Il n’a pas démérité. Il a couru sur son côté droit. Encore couru. En oubliant parfois la balle. Ce qui veut dire qu’il l’avait touché avant : +1 par rapport au Kagawa de mercredi.

Perisic (3/5) : Ivan prouve à chaque titularisation que son achat était une bonne idée. Il amène du danger à chaque touche de balle. Et Jean ne se lasse pas de ses belles balles transversales.

Götze (4/5) : Mario a beaucoup provoqué la défense bavaroise tout le long du match, sans réussite. Ce qui a commencé à l’énerver. Il prend un jaune de défoulement et lobe le gardien. Avant d’offrir le 4ème. C’est dans ces moments là que je l’aime (encore plus).

Lewandowski (5/5) : Robert ? Ça, c’est vraiment toi ? Sa ligne de stats est parfaite : 3 buts, une passe décisive. Il débloque la situation avec un joli geste. Il adresse une balle piquée lumineuse pour Götze. Il gagne un sursis dans le cœur chamboulé de Jean après ce match.

 

Les réservistes :

Barrios (3/5) : Lucas a joué trente minutes. Il a manqué un peu de jus pour conclure après une magnifique offrande de la défense adverse, comme un symbole de pénétration consentie mais non conclus. Quel plaisir de le voir de plus en plus, match après match.

da Silva (NN) : Plutôt une bonne rentrée. On sait qu’il est là si besoin.

Großkreutz (NN) : Pas franchement influent après son entrée. Kevin inquiète Jean.

 

Le maître ès tactique :

Jürgi (4/5) avait a priori peu de soucis à avoir, contre Augsburg. Mais à la vue des derniers résultats, la méfiance était quand même de mise. Finalement, son choix de mettre du sang neuf dans le onze titulaire (et de continuer avec Lewandowski) aura été le bon. Il a même pu apercevoir ce que donnerait un 4-4-2, pas inintéressant comme solution quand on regarde la forme actuelle de certains. « Klopp hat alles richtig gemacht ».

 

Jean Colère.

Jean est de bonne humeur, il vous file les belles images de la paix dans le monde. Il est aussi sur le ouèbe d’ailleurs.

1 thought on “La Borussia Akademie note Borussia-Augsburg (4-0)

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