La Borussia Akademie note Borussia-Schalke (1-0)
Jean Colere ist in die Küche.
Jean envoie la purée et ne goûte pas certains fromages.
L’Histoire :
Après la joie d’une victoire bien amenée contre Munich et la triste réalité de la Champions League, le Borussia continue son parcours du combattant. Au programme, un petit derby contre Gelsenkirchen. Les bleus et blancs contre les jaunes et noirs. Le roquefort contre le hachis parmentier.
Pour le match, Jürgen a décidé de faire tourner un peu l’équipe et renvoie Kagawa et Großkreutz sur le banc. Résultat : Lewi recule d’un cran, Barrios est titulaire (pour la première fois de la saison) comme Kuba. Trois Polonais sur le terrain et une équipe un peu étrange. Jürgen a pris son courage a deux mains pour trouver une nouvelle formule dans son équipe. Il est vrai que la fraîcheur manquait peut-être un peu mercredi. Et la fraîcheur, pour avoir un hachis réussi, c’est important. Croyez Jean sa vieille expérience.
Le combat :
30ème seconde : Lewandowski gagne un duel et obtient un coup-franc (que Schmelle manquera de peu). Voilà le match, à peu de détails près. Le détail, c’est Papadopoulos qui envoie une mine de 30m sur Weidenfeller à la 86′. Dortmund a joué sa partition sans trop forcer.
D’une manière générale, Schalke est méconnaissable de nervosité et de manque d’envie d’aller vers l’avant, comme un symbole de son gardien qui n’ose même plus tirer correctement les 6m. Le Borussia prend assez sereinement l’ascendant.
Sur un coup-franc lointain au quart d’heure de jeu, Schmelzer trouve la tête de Lewandowski. Laissé seul au cœur de la surface, Lewi peut plonger sa tête et ouvrir le score. Son neuvième but à domicile. 1-0.
Le reste de la première mi-temps se fait sans ombrage. Götze manque un peu d’allant pour finir déjà les débats. Schalke prend des cartons jaunes mérités. Barrios rentre légèrement dans la partie et réduit ses contrôles de 3 mètres.
Deuxième mi-temps, même esprit. Sur un corner dégagé par la défense noire et blanche, Piszczek relance de la tête et trouve Hummels. Celui-ci la donne à Barrios, parfaitement placé. Unnerstall sort un magnifique arrêt mais le ballon revient à Santana. Le défenseur pousse au fond. 2-0. Fin du match, si on excepte la seule et unique frappe gelsenkirchener. De fait, la meilleure animation offensive de Schalke a eu lieu en tribune : un happening de fumis, qui aura duré une minute, le temps pour Raul d’aller « dialoguer » (un geste de calme lointain). Fascinant.
Donc oui, le roquefort 2011-2012 manque certainement d’affinage, pour frapper fort dans les sens. La corpulence et la densité du hachis font eux la différence. Sans être dans la haute gastronomie, la valeur sûre est restée jaune et noire.
En Bundesliga, tout va bien. Derbysieg et en tête, que veut-on de plus ?
Les soldats :
Weidenfeller (3/5) : Il n’a jamais rien à faire. Et il le fait toujours très bien. À la réception de toutes les passes de Schalke en première mi-temps (cc Rafael Wunderbar).
Schmelzer (4/5) : Un gros match pour lui qui compense celui de mercredi. Ses coups-francs auront été de bonne facture pour le derby.
Piszczek (3/5) : Discret mais efficace. C’est son leitmotiv en ce moment. Ses grandes envolées chaotiques vers l’avant me manquent parfois. Mais on ne peut pas tout avoir, il a déjà fait la tête chaotique qui file miraculeusement vers Hummels sur ce match.
Santana (3/5) : Il n’a rien eu à faire pendant une grande partie du match, et Jean a cru qu’il s’était endormi.. Finalement, il a évité la catastrophe et s’en sort même avec les honneurs d’un but.
Hummels (3/5) : Il n’a rien eu à faire. Il a géré tranquillement tout au long du match.
Kehl (3/5) : Borderline mais dans les règles (enfin il prend un jaune quand même). Il a gagné en jambes par rapport à mercredi pour réussir à combler le manque de Bender.
Leitner (3/5) : Jean reste sceptique sur l’idée de l’aligner avec Kehl, mais doit avouer qu’il n’a pas grand chose d’autres à proposer. En attendant, Leitner reste vraiment la chouette révélation qu’on veut voir plus souvent… surtout avec Bender.
Kuba (4/5) : Remuant, motivé et offensif. Ses trois mots d’ordre. Ce qu’il fallait pour un derby. Bien joué Jürgi.
Götze (3/5) : Il rate presque le plus simple face à Unnerstall. Mais il a confirmé que mercredi n’était qu’une feinte, plein d’envie qu’il était ce soir. Arsène ne regardait pas au moins ?
Lewandowski (4/5) : Placé derrière Barrios, à la place habituelle de Kagawa, il a réussi à se placer parfaitement pour mettre sa tête et planter le premier. Bon, on sait maintenant qu’il peut dépanner à ce poste. Mais quand même, il est plus à l’aise un cran plus haut.
Barrios (1/5) : Jean a du mal à mettre 1. Mais 2 serait abusif. Il n’est toujours pas tout à fait dans le rythme. Il a réussi à se re-mobiliser après 30 minutes compliquées, mais il manque le déclic. On a l’impression qu’il n’ose pas tenter quoique ce soit, qu’il n’ose pas trop courir, qu’il n’ose pas frapper.. Bref. Crise de défiance, alors comme un symbole des agences de notation, Jean a dégradé sa note d’un cran.
Les réservistes :
Kagawa (78′, pour Barrios) : Il a pris sa place habituelle. Autrement dit, grâce à lui, Lewandowski a repris la sienne aussi. Belle réussite.
Großkreutz et Owomoyela (89, pour Kuba et Götze) : Pour le principe de dire qu’ils ont participé au Derbysieg.
Jean se remet tranquillement de ses émotions qui ont suivis la victoire du derby, la victoire des combattants à moustaches pour finir le Movember et la boucle bouclée du championnat suivi du derby. Le plus dur commence.
En attendant, Jean vous conseille ses images d’une grande qualité (Jean parle surtout du résultat).
Il vous rappelle au passage qu’il passe parfois faire un tour sur Facebook. Par contre, par la peine de le chercher sur Twitter. Demandez plutôt à BundesligaFR pour avoir les dernières Nachrichten.
Enfin, Jean aimerait bien ne pas se mettre en colère. C’est pas beau à voir. Et le meilleur moyen d’éviter ça, c’est encore de s’abonner pour Horsjeu pas net, un chouette site avec des académiciens plus beaux que natures.
« Au revoir. »

Le Kaiser a pas été content de la défaite du Bayern, il a vitupéré que le Borussia, lui, est régulier. C’est bien, comme ca, « le championnat est relancé ».