En ce dimanche 19 février de l’An III Totonetti, le peuple rouge et noire attendit deux événements majeurs.

Le premier avait lieu en direct sur stade 2. Autant dire que l’oxymore est aussi puissant que l’événement relatif : le tirage au sort de Dame Coupe, et ce n’est pas sale, sauf à la limite quand le terrain est embourbé. Avis aux amateurs.

Le deuxième avait lieu en direct sur foot +. Nos Rennais se rendaient dans cette contrée hostile qu’est le Forez pour y affronter un concurrent direct du chapeau deux, dit chapeau melon. (cf les enjeux de l’Académie précédente).

Bien sûr, cet évènement-là, celui qui nous fait écrire aujourd’hui avait lieu surtout en direct, au stade Geoffroy Guichard. Mais si Roazh Takouer commençait à cesser son hibernation, il était encore bien trop tôt pour lui demander d’aller se geler les miquettes en terres connues viteuf mais qui donnent franchement pas trop de raison d’y retourner.

D’ailleurs, en ce dimanche 19 février de l’An III, Roazh Takouer n’eut même pas le courage d’aller jusqu’à son bar favori, à peine remis d’un voyage éprouvant dans le rhum antillais. Il préféra aller acheter quelques bières chez le Paki et s’installer pépère devant un vieux streaming sur son fauteuil.

 

L’Enjeu

Nouvelle rubrique de la Breizhou Académie écrite par le professeur Roazh en personne. Dans ce cadre évolutif et concurrentiel, quelle stratégie doit guider les acteurs ?  Quelle place pour la communication, et quelle place pour l’action ? Quand les potos sont ronds, est-ce que c’est une bonne raison pour foutre une tête au carrée à Loïc ? Le professeur Roazh nous éclaire.

Cette rencontre constitue dans le calendrier rennais une étape importante puisqu’il s’agit de maintenir à distance raisonnable un concurrent direct, qui est un peu au chapeau melon (le chapeau 2 dont Rennes était favori) ce que le LOSC est au chapeau haut de forme (le chapeau 1 celui des candidats au titre en début de saison), dans le sens où chacun de ces deux acteurs adopte la position de l’outsider. Le parallèle est d’autant moins perpendiculaire que Christophe Galtier, dit « Galette » (mais aucun rapport avec sa saucisse) reprend à Rudy Garcia les principaux axes de sa communication avant le match, comme après.

Il faut d’ailleurs au passage signaler que Galtier est un peu à la communication footballistique ce que PPDA est à la littérature sur Hemingway. L’entraineur rennais ne manqua d’ailleurs pas de pester lorsque Galtier s’essaya en début de saison une première fois au plagiat en reprenant mot pour mot les grands axes de la communication antonettienne : jeunesse, inexpérience, politique du club, outsiders etc.

Mais personne n’est dupe, et surtout pas dans les rangs stéphanois, les budgets entre les deux clubs sont similaires, les ambitions proches, et le résultat du match aller a bien confirmé cette impression de rivalité sportive directe entre les deux clubs.

 

Plus qu’une étape, l’étude des chiffres nous montre qu’il s’agit d’un réel virage à bien négocier pour les deux équipes. Le 3e tiers de la saison, en effet, arrive à grands pas. Un virage se négocie en 3 temps, comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs : 1) je freine et je vise la courbe, 2) je rentre dedans et j’épouse ses formes 3) je fonce, et j’en sors.

Selon cette logique du 3 temps pour 3, ce 19 février est le premier du temps du virage qui fait passer du 2e au 3e tiers. Le premier se composerait des journées, 11, 12 et 13 ; en conséquence le deuxième des journées 24, 25, et 26.

Il est à noter que cette répartition purement mathématique du championnat correspond dans ce cas précis étonnamment avec le concept de « hasard du calendrier ».
Journée 24 : les Rennais se rendent à Sainté, adversaire direct supposé ‘inférieur’, mais qui bénéficie de la possibilité de revenir à même hauteur sur cette seule confrontation.
Journée 25 : les Rennais reçoivent Lille en direct sur canal, adversaire direct supposé ‘supérieur’, mais qui pourrait voir les Bretons revenir sur eux.
Journée 26 : les Rennais se rendent à Lorient, en direct aussi, candidat évident au titre de champion du ventre mou de ligue 1, et dans l’espoir d’y valider son titre de champion de Bretagne tranquillement acquis, avant de se consacrer à des objectifs hexagonaux.

Autrement dit, le match nul serait un résultat favorable aux Rennais, qui toutefois ne maintiendra les Stéphanois à distance que s’il ne parvenait pas à s’imposer dans leur match en retard qui les oppose aux Lorientais, comme un Saint bol de cidres de Cornouailles.

Il est à noter que dans le même temps, les amis girondins des Stéphanois accueillent Lyon et que si ses deux clubs parvenaient à s’imposer, la ligain présenterait un nouveau visage, totalement coupé en deux avec d’un côté 9 équipes qui jouent l’Europe (dont deux le titre) et de l’autre 11 qui vont devoir se battre pour le maintien.

 

Konpozision

à deux exceptions près, Antonetti joue la carte du onze type :

  • Doumbia à la place de Pajot, alternance oblige.
  • Foulquier, 18 ans, est préféré à Danzé histoire de relancer le débat sur la bretonnitude du club.

 

En face, Saint-Etienne choisit également le 4-2-3-1. Son homme réputé en forme est son attaquant de pointe Aubame. Roazh Takouer en décapsulant sa première bière craint plus Nicolita, surtout que son nom va obliger les commentateurs à faire deux ou trois blagues de type ‘chanteuse’. Sur l’autre aile, Sako qui avait été le Stéphanois le plus dangereux lors de l’excellente opération réalisée par les Noirs-un peu rouges l’an dernier, est titularisé mais on le dit en ce moment en manque de réussite.

Bien sûr, ce match de cette 24e journée est l’occasion de revoir FabulousFab’ Lemoine, joueur qu’on airait bien aimé garder. À contrario, Stéphane Dalmat chantonne avec ses potes 24h à vivre. Ian Curtis et les illusions rennaises en ont moins.

 

Ar matc’h

Le stade Geoffroy Guichard est vibrant en ce 19 février, date choisie pour fêter l’anniversaire des 20 ans des Green Angels. Il y a 5 ans, ce furent aussi les Rennais que les Stéphanois reçurent. À l’époque, les sales gosses dréossiens avaient totalement gâché la célébration. Un peu comme des gars que tu connais vite fait, qui se ramènent à la soirée et qui profitent de ton état d’ivresse pour te piquer deux trois bricoles, le PC portable d’un ami qui te l’avait prêté, puis ta femme par la même occasion. Fallait pas l’inviter Sylvain Marveaux.

Cette année, il en sera tout autre. Comme pour s’en excuser, l’équipe rennaise a accepté d’endosser le rôle de la fille qui va s’empresser d’oublier les quelques restes de souvenirs qu’elle garde de sa soirée : elle a tenté d’être un peu farouche au début, et à un moment donnée, après la première pénétration, elle s’est même entendue dire « non ». Mais on ne peut pas dire qu’elle ait été beaucoup écoutée. Puis au final, elle n’est même pas sûre que ça l’ait vraiment dérangée après tout..

 

Première incursion d’Aubameyang dès la deuxième minute, qu’on sent effectivement en pleine confiance. Il a bien raison, c’est peut-être déjà l’apogée de sa carrière. En bon capitaine de soirée, Kader Mangane répond encore présent pour empêcher le Gabonnais de s’ouvrir le chemin du but et de se contenter d’un centre facilement interceptée par une défense encore bien organisée.

7e minute, Aubameyang parvient à se trouver un petit angle de frappe profitant des premiers signes de désorganisation de la défense rennaise. L’enroulé passe largement à côté. Aubame continue à tenter sa chance en provoquant Mangane puis en centrant, mais il n’y a que Kana à la réception.

Les Rennais commencent à afficher leurs intentions à la 10e minute. Après avoir fait tranquillement circuler le ballon, KTC accélère côté gauche et parvient à centrer au deuxième poteau pour Kembo, devancé par Ghoulam. Du côté de foot +, ça reste la pelouse qui inquiète le plus. Il y aurait apparemment une partie marécageuse, située aux 30m axe-droit du but de Ruffier.

Au quart d’heure de jeu, les Rennais obtiennent leur premier corner, que Mangane reprend de la tête. Il est contré par Aubame et réclame une main. En résulte un débat de 30 minutes entre les deux commentateurs pour savoir s’il le touche du bras ou de la hanche. Vu que le bras est collé au corps et que le pénalty n’a pas été sifflé, la réponse est pourtant d’une utilité très négligeable.

Rennes parvient à se procurer une nouvelle demi-occasion sur coup de pied arrêté, encore tiré par Féret, repris cette fois-ci par Doumbia. Sainté y répond encore dans le jeu, Aubameyang trouvant une nouvelle fois l’opportunité de se procurer un demi angle de frappe, sans succès non plus.

Nouveau corner pour Rennes, nouvelle demi-occasion pour Captain Kader qui ne trouve que les gants de Ruffier. Sébastien Dupuis, commentateur canal + parle des corners comme une « spécialité bretonne ». Il a dû confondre avec les crêpes ou le chouchenn.

Corner pour Sainté à la 23e, tiré par Nicolita, dégagé par la défense rennaise. Nicolita peut aller récupérer tranquille la balle, s’allumer une clope, se les remettre en place et envoyé d’une pichenette un cachou qui le gênait avant de centrer pour Mignot, lâché par Kana au marquage. Son centre lobe Mangane, Costil rate sa sortie, et au milieu, l’agitateur ajuste le cadre tranquillou. 1/0.

Pitroipa cherche Erding, dont le contrôle un peu long facilite l’intervention de Mignot. Ça se bagarre au milieu, et Lemoine parvient à récupérer la balle, faucher un Rennais qui passait par là et lancer Aubame en contre. Captain Kader réussit son intervention, mais il est décidément sérieusement mis à l’épreuve.

On s’attend donc à une configuration claire possession de balle rennaise, mais gros danger sur les contres stéphanois. La bonne nouvelle étant que les Rennais parviennent à trouver des brèches, illustration parfaite la minute suivante quand Kembo donne un peu la nausée à Ghoulam avant de centrer au deuxième poteau pour Féret qui se jette et réalise une reprise que Bakayoko n’aurait pas reniée.

Fin de la première demi-heure et d’une bonne partie de nos espoirs avec la sortie de Kana, touché au genou, et l’entrée de Boye, de retour de  CAN.

 

Dans le dernier quart d’heure de cette première période, Rennes continue à se montrer un peu menaçant sur coups de pied arrêtés. Les Stéphanois le sont plus en contres, mais le corner obtenu après que Nicolita manque de faire vomir son 4h à Boye n’est pas loin non plus d’être la copie de l’ouverture du score. Principales différences : Costil ne sort pas et Sako manque le cadre en décroisant se reprise de la tête.

C’est la mi-temps, et il commence à se faire faim à force de boire, et comme il n’est pas encore 20h, manger n’est pas tricher. Roazh Takouer quitte l’ordinateur pour aller se cuire des nems au porc (sorte de galette-saucisse chinoise, à ceci près qu’il est recommandé de les accompagner d’une sauce).

Ils seront prêts à temps mais il ne fallait pas arriver en retard. 20 secondes à peine après le coup d’envoi donné par les Rennais, Kembo tente de glisser le ballon à droite de Ruffier qui plonge bien. Le ballon est dégagé par Ghoulam vers la touche, contré par Erding mais Ruffier pare en corner. Rennes parvient encore à se procurer quelques occasions entre deux ou trois occasions stéphanoises. La possession n’est pas tout à fait rouge et noire. Elle est moche et rose, aussi stérile qu’un petit poney jusqu’à ce qu’Erding ne parvienne pas à contrôler une passe de Kembo, que Clément lance Sako, qui n’est ni suivi par Foulquier, ni couvert par Doumbia, et que l’ailier stéphanois centre parfaitement pour Batlles, lâché par Mangane, non couvert par KTC, et ça fait boum.

 

Le match passe à sens unique : Nicolita n’obtient pas le pénalty qu’il aurait pu mériter et sans doute que le délit de faciès n’est pas loin, Captain Kader se troue grossièrement, Mevlut est obligé de faire faute pour gagner un duel, Kembo se prend un carton jaune débile parce qu’il s’énerve débilement, et autant dire que ça sent moins la rose que la merde et le Nuoc-Mam. Rennes montre encore un résidu d’envie, mais se rebelle mal contre la situation, enchaînant énervements et maladresses.

Au contraire de Stéphanois de plus en plus à l’aise au point de réussir un enchaînement en une touche de balle sur une touche en profondeur, remise aérienne en aile de pigeon, frappe qui passe pas si loin du deuxième poteau de Costil. C’était beau en tous cas. Même si c’est fait par l’adversaire, Roazh Takouer applaudit et sort le whisky. C’était tellement beau d’ailleurs que Boye et Mangane ont pleinement apprécié et n’ont pas cherché à s’y opposer, en bons apôtres du « si ça passait c’était beau ».

ça finit par passer sans que ce soit très beau pour autant. Transversale de Batlles côté droit pour Sako à l’opposé du terrain. Il profite du coup de l’espace pour maintenir Foulquier à 2m de lui, crocheter et frapper en force à ras de terre. Là aussi, ça fait boom.

Plus aucun doute possible, ça commençait fort à sentir la piquette, et là c’en est bien une qui n’était d’ailleurs pas tout à fait terminée, puisque Grandel a aussi pu tirer son épingle du jeu et sa cartouche du soir en marquant le 4e but. Rennes s’est perdu et a lâché le match. La Breizhou va le lâcher là aussi.

 

En conséquence, une gigantesque branloute 4-0 qui n’a rien de traumatique pour qui a le souvenir d’un 6-0 infligé par le Nancy corréen (avec deux R bien sûr) à Marcel Picot.

En revanche, le constat est sans appel au niveau des calculs : le Stade Rennais a réussi à faire pile ce qu’il ne fallait pas faire : perdre face à un concurrent direct en l’aidant au passage à avoir une meilleure différence de buts que nous. Nouveau haut fait dans la looz qui mérite presque une palme spéciale.

L’opération est d’autant plus mauvaise que dans le même temps Bordeaux en s’imposant face à Lyon a définitivement redistribué les cartes dans la lutte pour l’Europe en ajoutant son nom aux postulants.

Pour en revenir à la métaphore du virage, les Rouges et Noirs ont oublié de tourner comme si c’était Abdoul qui conduisait le bolide. Il y a sortie de route, mais on ne s’est pas encore crashé, Dieu merci, et pas M’Bokani. Maintenant, il va falloir réussir à rejoindre le bitume en espérant que le bolide s’est pas trop embourbé dans le marécage de Jojo Guichard.

Au pire, si on y arrive pas. On pourra tenter de rattraper notre retard en coupant à travers les champs de France et en trouvant un raccourci au niveau du Hainaut. On a déjà démontré qu’on pouvait perdre contre tout le monde, et avec toutes les manières. Mais on a presque démontré qu’on pouvait aussi battre n’importe qui, surtout à l’extérieur.

 

Les gars du Stade

La soirée d’anniversaire s’est mal passée. Ce n’est pas si grave, ce n’était pas la nôtre. Et puisque ça sent l’anal, allons-y à fond et proposons au service onzanal un onze presque complet. Le cri de guerre aurait pu être « I just can’t get enough » mais pas pour les mêmes raisons que d’habitude.

Costil 1/5 : En se trouant pour la première fois de l’année 2012, il a montré la voie à suivre aux invités. Puis il n’a pas opposé une grande résistance sur le but de Sako qui scelle clairement le sort du match, parce que Rennes n’est pas Manchester. Et d’ailleurs tant mieux, ça emmerderait la Breizhou d’avoir Patrice Evra capitaine…

Foulquier 2/5 : Très touchant dans son rôle de jeune foufou qui est invitée à la troisième soirée de sa vie. Trop timoré lors de sa première (à Lille), il a cette fois-ci beaucoup tenté, beaucoup couru, beaucoup provoqué, mais au final n’a rien ramené d’autre qu’une douleur anale, les grandes cannes de Sako étant passées par là pour l’humilier un peu sur le 3e but. A au moins montré du potentiel. Beaucoup plus d’ailleurs que l’ensemble de ses collègues sur le match.

Mangane 1/5 : En capitaine de soirée, il a été vigilant et a offert une bonne résistance à Aubame pendant 20 minutes. Ensuite, il a dû conclure que c’était une soirée open chatte, et il s’est même troué en personne en 2e mi-temps. Le reste du temps, il a surtout essayé de mettre sa tête au fond des filets, sans doute en hommage à Stomy.

Kana 2/5 : Impliqué sur l’ouverture du score parce qu’il est au marquage de Mignot au départ. On ne lui reprochera pas grand chose, il avait mal au genou. Au final, il est donc rentré chez lui avant d’être pris aussi dans le carnage, et on prie tous les dieux du football qu’il soit opérationnel pour dimanche contre Lille. Christianschmidx, dieu de la blessure et du slip, entends notre prière.

KTC 2/5 : A réalisé une bonne prestation devant, mais a manqué de conviction derrière comme les autres défenseurs de la soirée. Mention spéciale pour son centre pied gauche deuxième poteau en première mi-temps qui confirme les progrès qu’il fait sur son pied faible à force d’entraînement. Mention trouage dégueu également pour son dégagement-chandelle en touche en deuxième mi-temps, quand la défaite semblait déjà entendue.

Doumbia 1/5 : On le saque un peu parce qu’on veut bien croire en lui, mais il y a un moment où ces pertes de balle mongoliennes au milieu de terrain qui donnerait envie à Roazh Takouer de jeter son verre s’il était vide forment la dernière image qu’on garde de sa prestation. Le pire est qu’aucune n’a entraîné un but cette fois-ci tellement le travail défensif rennais était de toute façon collectivement insuffisant.

M’Vila 1/5 : Une première mi-temps correcte mais sans plus, puis trouvant que le duel avec Batlles était trop fatiguant, il a livré une farouche bataille de cache-cache avec Julien Féret. C’était pourtant pas le but de la soirée.

Kembo 1/5 : A réussi deux ou trois trucs dans le match genre un bon centre, puis ensuite, saoulé, il est sorti totalement du match en s’énervant bêtement, un peu comme Roazh Takouer quand il n’y a plus rien à boire à la soirée et qu’il ne reste même plus la goutte à papy. Mention dégueue pour son coup-franc en deuxième mi-temps qui passe à la fois 6 m au dessus et 6 m à côté.

Féret 1/5 : A tranquillou remporté sa partie de cache-cache avec M’Vila, mais il n’a pas beaucoup de mérite, il l’avait commencé 45 minutes plus tôt. Mérite 1 quand même parce qu’il a réussi à trouver à plusieurs reprises la tête de Mangane sur corner, bien que ce ne soit pas non plus avéré très utile.

Pitroipa 1/5 : Dark side of the Pitroipa. On ne l’a même pas vu tenter une frappe improbable dans un angle impossible après avoir dribblé 3 défenseurs dans un petit périmètre.

Mevlut 1/5 (avec un u comme dans anus, thème oblige): On aurait pu mettre à sa place Montano, Boukari, ou même Tettey pour la déconne, ça n’aurait probablement pas changé grand chose. Et c’est bien là le problème.

 

Les entrées en jeu

Boye 1/5 – 20e pour Kana: Il s’est fait une cicatrice blonde dégueue dans ses cheveux, et les attaquants stéphanois lui ont offert pour l’occasion un deuxième anus.

Brahimi Non Noté – 65e pour Féret : Entrée en mode jeune fille incrustée à la dernière minute par un pote mais qui aurait probablement mieux fait de rester chez elle.

Boukari Non noté – 75e pour Kembo : Demander à Bouk’ de réveiller une attaque amorphe, c’est pas un peu comme confier un centre de jeunes délinquants à Emile Louis ? Est en tous cas surtout rentré pour se faire découper par le Benjamin local.

 

Les autres apparitions

Le 4-2-3-1 : Toujours là, fidèle parmi les fidèles. Le coaching poste pour poste n’est pas une option, c’est automatique même à 4-0.

La minute antonetti 1/5 : Consistait à se prendre la tête avec un membre du staff, apparemment trop joyeux. Une façon de dire que non, il n’y aurait pas d’after bukkake. Sa colère a finalement été apaisée par le mac de la soirée, Christophe Galtier.

Fabien Lemoine 3/5 ; Honnêtement, le voir réussir à Saint-Etienne fait vraiment plaisir à la Breizhou et on lui souhaite que ça dure. Il a tenté au passage de mettre son petit coup gratuit, mais il n’avait pas assez de points PPR, et c’est Grandel qui a conclu à sa place.

Laurent Batlles 2/5 : ça fait moins plaisir  On a rien contre lui, puis c’est vrai que c’est sympa, au moins pour lui, que le papy de la soirée ait pu mettre sa cartouche. N’empêche que ça fait moins plaisir quand même.

 

Les non-apparitions

Romain Danzé 1/5 : est en train de devenir le point godwin okpara des supporters rennais. Les dieux du football eux-mêmes semblent prendre position en nous sanctionnant du deuxième 4/0 de la saison, concédé cette fois-encore sans notre Vice-Capitaine armoricain.

Totorugo 1/5 : On aurait aimé le voir rentrer ne serait-ce qu’en hommage à sa prestation de l’an dernier dans ce stade. En attendant le chacal des surfaces moisit sur le banc alors que le coiffeur sympa de l’Atlas sera bientôt de nouveau disponible. Comment Totonetti va-t-il donc gérer cette presque abondance de pointes

 

Roazh Takouer ne propose pas d’images, parce que c’est sale, mais il vous permet d’aller vous rincer l’oeil en lisant le plaisir de Roland Gromerdier.

Il ne viendra pas cette semaine sur twitter, ça ne sert à rien qu’il vous donne sa page non plus.

Mais si vous voulez, vous pouvez donner des sous au site parce qu’il le vaut bien, et que lui ne lâche pas à l’heure de jeu.

7 thoughts on “La Breizhou Académie note ASSE- Stade Rennais (4-0)

  1. J’ai regardé ce match. Une très désagréable sensation au final. Je me suis saoulé hier soir.

  2. Le décor est planté, il est triste à pleurer.
    Belle référence à ce vieux MC circulaire, mais une autre de ses composition eût été tout à fait légitime, parce que là, et pour rester poli et mesuré, on s’est fait bourrer le fion façon hardcore.

  3. Salut Roazh.

    Belle accadémie, et merci de ne pas avoir gâché l’anniversaire pour la 2ème fois (m’en rappelais même plus que pour leurs 15 ans, c’était déjà Rennes).

    Un max de réussite pour les Verts sur ce match, ce qui n’est pas arrivé très souvent cette saison, désolé que ça tombe sur vous.

    En tout cas, le chapeau melon risque d’être serré cette saison parce que Bordeaux pourrait bien s’inviter à la fiesta aussi.

  4. Merci pour cette brillante académie, qui relève bien le niveau des Rouges et Noirs.
    Je remarque que l’equipe rennaise a eu beaucoup de remplacements de défenseurs en cours de matchs (souvent en 1ere mi-temps) cette saison, ce qui ne facilite pas la coordination défensive…
    Aussi, la compo de RG avec les remplacements est plus intéressante.

  5. Merci à vous de m’avoir lu et de faire des gentils compliments.

    @Pyb
    T’as bien fait. C’est travailler qu’il faut pas faire les dimanches, boire c’est bon toute la semaine.

    @Mech
    Ouais, je l’ai même vu en direc’. J’ai même failli me lever de mon fauteuil sur l’occasion de BennyB.

    @Tweek
    C’est vrai que c’était un peu Bagdad pour les fesses de Billy.

    @Thomjez
    Ouais, ben tu leur diras que je connais un super boucher chevalin et que je veux bien faire les présentations.

    @Roland
    Salut collègue, salut Roro.
    Franchement, votre réalisme m’a pas du tout impressionné. Comparé aux Celtic Bhoys et leur 4 tirs, 4 tirs cadrés, 3 occasions dont une double, 3 buts… Non votre réalisme est à peine supérieur au ratio tirs cadrés/buts d’Emmanuel Rivière.
    Vous avez surtout fait un beau match, que vous y avez tactiquement bien préparé, nous non.

    @ Vivien
    Oh l’autre hé, il veut me rajouter du travail.
    Vu que ça reste du poste pour poste, je trouve pas ça d’un intérêt primordial. Mais je tâcherai de penser à tenter de réfléchir une solution après l’apéro.

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