La Losc académie Nancy-Lille (0-1) et Saint Etienne-Lille (1-2)

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Le Père Albert a l’air d’un saint à côté du Saint-Doux.

jacki-sindoux

Votre serviteur et intermédiaire avec le divin ne vous offre non pas une mais bien deux académies concentrées en une seule et unique. Concentrez-vous bien, c’est parti. « Lille sur la voie royale », « Lille près du trésor », etc. ne comptez pas sur Michel Saint-Doux pour reprendre à son compte les prix d’originalité du Comité. A cela une seule et bonne raison : la superstition pardi ! La Ligue Sainte n’ayant pas rendu son verdict, bien malin le malin qui dans cette compétition anarchique peut assurer que Lille triomphera des Malins. De plus, la dernière fois que le Saint-Doux a donné son pronostique pour une compétition c’est Ratzinger qui l’a emporté contre son poulain Giovanni Battista Re (parce que anale). Il ne voudrait pas que la fumée blanche qui s’échappera du Temple le 29 mai ne soit pas celle du triomphe Losciste.

Mais il me faut néanmoins reconnaître que la voie vers le titre s’est encore un peu plus élargie pour nos vaillants Croisés. Et ce après deux victoires en terres ennemies, face à des adversaires dont la destinée n’est pas encore écrite, l’un luttant pour éviter le Purgatoire (rendu encore plus sombre par la présence des Lensois), l’autre pour atteindre les cimes européennes. Ces étapes étant le début d’une série abracadabrantesque qui va voir le LOSC batailler cinq fois en quatorze jours, dont l’une sur la plaine de Saint-Denis pour arracher son premier trophée depuis 1955.

Mais revenons à nos brebis. Samedi soir, le LOSC affrontait donc l’ASNL, pour le fameux « Marcel-Picot », sommet des sommets s’il en est. La première expérience du LOSC sur synthétique s’étant avérée indigeste, il fallait une réaction. Si ce ne fût dans le jeu, ça l’a au moins été au niveau de l’état d’esprit et du résultat. Un match moyen, où un coup-franc d’Hazard salvateur à la 47ème minute de la première mi-temps délivra tout un peuple, bien aidé, il faut l’avouer, par les pas chassés approximatifs (doux euphémisme) de la légende Gregorini, fidèle à sa réputation sur le coup. De ce match retenons la victoire et oublions les dix dernières minutes où le LOSC plia mais ne rompit pas sous les coups de boutoir de Hadji and Co. Ce résumé est aussi haché que le streaming sur lequel Michel Saint-Doux a regardé le match, alors épargnez-le de votre opprobre.

La seconde manche s’annonçait bien plus ardue, dans un stade Geoffroy-Guichard chauffé à blanc par la perspective de renouer avec l’Europe. Soutenu par les Dogues du Rhône, dont il faut saluer le courage de se présenter ainsi nommés dans l’antre des Verts, le LOSC est rapidement mené au score par Rivière qui profite de la seule erreur de la soirée de Landreau pour ouvrir le score à la 5ème. La réaction est attendue et donc ne se fait pas attendre puisqu’à la 15ème Hazard trouve Béria lancé côté gauche qui contrôle, se retourne et ajuste un centre au point de pénalty sur lequel De Melo nous sert un extérieur du droit venu d’ailleurs qui rappelle celui qu’il avait inscrit contre Lens lors de la 21ème journée. Deux minutes plus tard, le ciel tombe sur la tête du Saint-Doux lorsque l’Ange Gardien des joueurs divins accorde un pénalty aux Stéphanois pour une faute de Debuchy sur Rivière. Mais c’était sans compter sur la parade du Saint parmi les Saints, celui qui n’a pas arrêté le tir que Coupet aurait arrêté, vous l’aurez tous devinez : Mickaël Landreau. Le début du récital pour le Toulalan local (rapport aux tempes grisonnantes, on l’a encore jamais surpris en cure de remise en forme dans une cafétéria à Auchan). Mettons en exergue sa parade de la 34ème où R Le Maudit délivre une sublime passe de la tête pour Sako seul au second poteau qui adresse une frappe puissante que détourne en corner le Mur de l’Atlantique. Avec un gardien en feu, il ne reste plus qu’aux dix autres à porter l’estocade. Si De Melo trouve la barre à la 38ème, où place son ballon à quelques centimètres du poteau à la 55ème, le tout de la tête, la solution finale viendra finalement de notre Guide, celui par qui vient la Lumière, El Rio « Grande » Mavuba ! Une frappe des vingt-cinq mètres à la 67ème, détourné par le fessier de Monsoreau dans son propre but en prenant du même coup Janot à contre-pied.

La fin du match verra Aubameyang rater une grosse occasion à la 88ème, ce qui n’étonnera personne du côté de Lille, de Monaco ou encore de Saint-Étienne. Le coup de sifflet final est l’occasion pour les Lillois de recevoir l’ovation du Chaudron et de porter en triomphe Mavuba. L’ivresse de la victoire ne doit pas faire croire aux impies que les brebis se sentent déjà champions, mais seulement que ça soulage de revenir avec six points de deux déplacements consécutifs en terrains minés. Au final, le match contre Saint-Étienne aura été d’un bien meilleur niveau que celui contre Nancy, surtout la seconde mi-temps où le LOSC a étouffé ses adversaires, jouant haut et combinant rapidement sur les côtés avec en point d’orgue un Hazard époustouflant de justesse et qui a provoqué chez Michel Saint-Doux une réaction physiologique presque inédite, puisqu’il n’avait plus connu une telle sensation depuis sa lecture nocturne de Confessions d’une religieuse, ouvrage que l’on se refile sous le manteau dans les monastères de France et d’Ailleurs (chez les Lensois, remis à leur place par le service transfert du 10 mai).

Samedi, c’est la finale de la Sainte Coupe de France. Michel Saint-Doux est déçu que personne n’ait répondu à son annonce sur le forum mais partira le cœur léger pour la basilique du sport français en souhaitant que ses chouchous lui offrent son premier moment d’extase en tant que supporter, parce qu’en tant que curé il en a connu plus d’un. Allez le LOSC et vive la Sainte Coupe de France.

Avant d’attaquer les notes, Michel Saint-Doux vous fait savoir que vous risquez d’être déroutés par la façon dont celles-ci sont présentées. En effet, vous trouverez plus de 11 joueurs titulaires dans les brebis puisque les notes de chaque joueur comprennent les deux matches sauf évidemment pour ceux qui n’en ont joués qu’un sur deux, type Cabaye ou Gervinho.

Pour vous aider à vous repérer voici les deux compositions de départ, avec les éventuels remplacements:

Contre Nancy : Landreau – Debuchy, Rami, Rozehnal, Emerson – Mavuba, Gueye (puis Chedjou à la 84ème), Balmont (puis Dumont à la 75ème) – Hazard (puis Souaré à la 90ème), De Melo, Gervinho

Contre Saint-Étienne : Landreau – Debuchy, Rozehnal, Chedjou, Béria – Mavuba, Balmont (puis Gueye à la 23ème), Cabaye (puis Dumont à la 84ème) – Hazard (puis Souaré à la 93ème), De Melo, Sow

Les brebis (toutes dans le même cheptel) :

Landreau (5/5) : « Et si tu n’existais pas, dis-moi comment j’existerais ? Je pourrais faire semblant d’être moi, mais je ne serais pas vrai. » Michel Saint-Doux déclare sa flamme à celui qui plus d’une fois cette saison lui a procuré cette petite étincelle qui fait oublier les tracas du quotidien, comme ce mardi matin où il était convoqué au Tribunal de Lille pour avoir bu l’argent des quêtes depuis de bien trop longues années.

Debuchy (4/5) : Les matchs se suivent et se ressemblent. Au risque de me répéter : des allers-retours incessants dans son couloir droit, des centres d’une qualité rare en Ligue Sainte, une entente idyllique avec Hazard et Balmont et pour seul bémol les espaces dans son dos lorsque la maille tressée par le LOSC laisse passer quelques ballons. Une victime de plus des quotas ?

Béria (4/5) : Lire le compte rendu de Debuchy et appliquer sur Béria en remplaçant couloir droit par couloir gauche. Saupoudrez le tout d’une absence pour cause de suspension contre Nancy, d’une passe décisive sur le but de De Mélo contre Saint-Étienne et vous obtenez la note de Béria.

Emerson (2/5) : Lire le compte rendu de Debuchy et Béria et tout oublier, ça n’a rien à voir. Lent, technique aléatoire, et j’en passe. Une grande lassitude s’empare du Saint-Doux lorsque vient le moment d’évoquer Emerson. Plus de suspension Béria stp.

Rami (3/5) : Les premiers effets de l’exorcisme réalisé par Michel Saint-Doux après le match contre Lorient semblent enfin voir le jour. De la maîtrise dans les interventions défensives et pas ou peu de prise de risque suicidaire. Reste à améliorer la relance et on aura retrouvé notre vrai Rami. Blessé et donc absent contre Sainté, on a pu admirer son sourire ultra-bright et ses bijoux fantaisies tandis qu’il faisait la conversation au conseiller d’Arles-Avignon.

R le Maudit (2/5) : Une note obtenue pour son match pas trop ridicule contre Nancy qui rattrape un peu sa prestation catastrophique contre l’ASSE. Je ne me souviens que d’une seule intervention franche de sa part dans ce match. Il paraît qu’on a pas d’option d’achat. Petit message personnel pour Michel (le président, pas le curé) : tu sais ce qu’il te reste à faire.

Chedjou (3/5) : Sobre et solide dans les duels. Capable de percées rageuses qui font trembler les chaussettes de ses adversaires. Le seul défenseur central de notre équipe qui allie régularité et performance. Une bénédiction en somme.

Mavuba (4/5) : Nous offre peut-être le titre de champion avec son but décisif contre l’ASSE. Sinon continue de compenser les quelques errements de sa charnière centrale, de presser les attaquants adverses (quand il y en a) et relancer l’équipe quand le ballon est de notre côté du terrain. Le guide a toujours clamé son désir de voir le LOSC gagner des trophées et passe des paroles aux actes.

Gueye (4/5) : Un match solide contre Nancy et une entrée en jeu pétaradante contre Saint-Étienne. Vas-y que je t’anticipe les passes adverses, vas-y que je te tacle tout les impudents qui viennent dans ma zone, vas-y que je tente une belle frappe pour faire briller Janot, vas-y que le Saint-Doux commence à rêver de moi la nuit (oups).

Cabaye (3/5) : Continue de remonter la pente qui doit le ramener à son meilleur niveau. Suspendu contre Nancy mais important dans le bon match de son équipe à Sainté, assurant le lien milieu-attaque sans néanmoins tenter beaucoup plus.

Balmont (L’Élu/5) : De retour à Nancy plus tôt que prévu il l’a visiblement payé contre l’ASSE en sortant sur blessure en début de match alors qu’il entamait fort bien la rencontre. Sa présence pour la finale n’est pas garantie et tout supporter du LOSC digne de ce titre se doit de dire bravo avec ses fesses. Sinon pour ce qui est du jeu, il n’a évidemment pas perdu son talent en quelques semaines. Dur au mal dans les duels, inspiré dans la construction du jeu. Du Balmont quoi !

Hazard (5/5) : Un but à Nancy pour libérer les siens et une prestation orgasmique pour le Saint-Doux contre Saint-Étienne. Tantôt à gauche, tantôt à droite, tantôt dans l’axe, quel que soit l’endroit où il pénètre, ça fait toujours mal.

Gervinho (3/5) : Suspendu contre Saint-Étienne, il a livré un match correct-plus contre Nancy, en apportant beaucoup de percussion sur les quelques ballons qu’il a eu à jouer. Sa fraîcheur devrait jouer un rôle dans la finale.

De Melo (3/5) : Est passé en trois jours de « il foire, il foire le Melo, le Melo du joli Marcel Picot » à « il plante, il plante le Melo, le Melo de Geoffroy-Guichard ». Une transition rapide, ce qui ne sera certainement pas le cas des enfants de chœur et de cœur du Saint-Doux à qui il a appris la variante suivante « il fourre, il fourre le curé, le joli bois du curé ».

Sow (1/5) : Absent contre Nancy et contre Saint-Étienne mais forfait pour un seul de ces deux matchs. Lequel ? Envoyez-vos réponses à : SOS attaquant en souffrance, Domaine de Luchin, Grande Rue BP 79, 59780 Camphin-en-Pévelle.

Dumont (non noté) : A joué plus sur ces deux matchs que pendant toute la saison. Il continue donc son jubilé entamé il y a huit ans.

Souaré (non noté) : Non pas soirée, Adil ! Quitte ce corps immédiatement !

Le prophète :

Les nombreuses absences dues aux suspensions et autres blessures l’ont invité à adopter le fameux « pragmatisme » qui prévaut dans la ligue Sainte pour le match contre Nancy. Un jeu un peu plus restrictif, une présence moins haute sur le terrain et des attaques en contre pour au final un but sur coup de pied arrêté. Contre l’ASSE retour aux fondamentaux pour une victoire bien plus excitante. Sa joie à la fin du match et son discours plus offensif font plaisir au Saint-Doux.

Les infidèles :

Pas grand chose à signaler du côté de l’ASNL, hormis que Féret mérite certainement de jouer dans une vraie équipe de football. A Saint-Étienne, on joue bien les contres-attaques, Payet a vraiment quelque chose et Rivière sait marquer quand le but adverse est vide.

Les images télévisives contre Nancy :

Les images télévisives contre Saint Etienne :

3 réflexions sur “La Losc académie Nancy-Lille (0-1) et Saint Etienne-Lille (1-2)

  1. moussilou : L’Élu n’a pas d’enfants. Il n’a pas que ça à foutre. Quant à Gueye il lui reste encore un long chemin à effectuer pour le supplanter

    Azdoune : merci et pour la référence ton admiration doit se tourner vers le service mise en ligne.

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