Pour débuter cette nouvelle fournée de rencontres qualificatives à l’Euro 2013, les Bleues font arrêt dans un stade de rugby gallois (aucun rapport…) pour ramener une 3e victoire en autant de rencontres de la Poule 4. Sachant que les filles du Pays de Galles ont perdu 2 à 0 face aux Irlandaises que nous avons battues 3 à 1, l’angoisse ne m’étreint pas de trop quand même.

Au gré des blessures et défections, des petites nouvelles qui n’ont pas encore leur photo officielle sont venues renforcer la sélection nationale : Kelly Gadéa (Montpellier), Camille Catala (Saint-Etienne) et Léa Rubio (PSG), venue pallier le forfait de Caroline Pizzala, elle-même venue palier le forfait de Wendie Renard… Tiens, ça me fait penser à quelque chose…

Mais, en vérité, mes amis, cette situation n’est pas si drôle. En effet, les raisons de l’absence de Mademoiselle Pizzalla les voici. Mis à part le titre qui a fait penser à beaucoup que les flics avaient pécho une pizza sous le manteau, cette information pose les bases concrètes de la problématique de la professionnalisation du foot féminin en France. Un dossier complexe dans lequel la Marinette envisage de se jeter à corps perdu (je vous enverrai les photos). Mais une autre fois.

D’ailleurs en parlant de professionnalisation, la benjamine du groupe, Mademoiselle Gadéa, à défaut d’honorer sa première cape, a profité de cette première sélection pour bosser deux objectifs de sa com’ de footballeuse sur le site de la FeuFeuFeu :

  1. Foutre les jetons à l’adversaire en lui rappelant l’époque où elle faisait pipi au lit les veilles de matches : ok.
    > Elle narre sa dernière rencontre avec les joueuses galloises : « Question : Avez-vous quelques repères sur la formation galloise ? Réponse : « C’est une équipe que j’ai affrontée en U19 en 2009 et qui était bien en place en défense. En patientant, nous avions pu marquer 4 buts en deuxième période. » » Bim. Ça c’est fait.
  2. Se mettre en valeur pour que l’adversaire se fasse pipi dessus aussi sur le terrain : not ok.
    > « Question : Comment décririez-vous votre jeu ? Réponse : « Mes lacunes se situent sur le plan de la vitesse, de la coordination et de mon pied gauche. (…) » », Quoi ?!! Des lacunes ? Quelles lacunes ?!? Tu es la meilleure, tu es indestructible et sanguinaire ! Tu as le couteau entre les dents et tu vas toutes les maraves ces pétasses !!! … Encore du boulot, donc. Dossier à surveiller.

A noter que la métaphore liquide va nous poursuivre tout au long de cette rencontre puisque c’est ambiance sonore « Piscine » dans cet immense stade peuplé de 52, 53, oui, 54 spectateurs. On dirait une rencontre de water polo avec résonance des cris de joueuses incluse.

 

Le fil décousu du match,

H-5 minutes : pendant l’hymne de notre bô Pays, les Françaises ont l’air détendu : Bompastor est même morte de rire. Match facile fastoche dans la po-poche en perspective.

Debut du match. Coup de sifflet de l’arbitre. Notre Capitaine, Soubeyrand, montre la voie : elle subit un bon pressing gallois, joue vers l’arrière pour Georges qui regarde le ballon filer avant de se rendre compte que, oui, elle est censée le jouer, passe à Franco qui foire son contrôle, perd la balle, Le Sommer dévie, corner pour le Pays de Galles, 1-0, but de Ludlow. Je me fais pipi dessus.

Laissons tomber le fil du truc, passons direc’ à l’analyse du match.

 

L’analyse

Les Galloises ont une stratégie classique :

Etape 1 : Presser fort pour enrayer le jeu de passes français.

Etape 2 : Mener sur un malentendu puis jouer la défense pour contrôler (incluant 7 actions offensives sur 90 minutes, dont 5 coups de pied arrêtés, et des tentatives de « gagner du temps » par leur gardienne dès la 15e).

… ça, c’est fait.

Les Françaises, elles, ont une stratégie innovante :

Etape 1 : se réchauffer tranquillou pendant les 5 premières minutes (un but ? Où ça un but ?).

Etape 2: foirer systématiquement contrôles, transmissions et dernières passes pour leur laisser de l’espoir (Tiens, un poteau !).

Etape 3 : laisser Gaëtane Thiney s’amuser (ooooOOOOoooooh yeah).

… voilà comme on gagne un match. C’est ce que Bini appelle « avec la manière ».

 

Les notes (prennent en compte la période de la 3e à la 93e minute du match)

Celles qui ont souffert d’incontinence en oubliant qu’il fallait jouer au foot quand la dame en noir se mettait à souffler dans cet objet strident et monotone qu’on appelle un sifflet :

Gardienne

Céline Deville (OL) : 3/5. L’ouverture du score galloise n’est pas forcément à lui imputer : c’était un package « Joueuses de foot à la rue ». Propre (au sens figuré) sur le reste du match.

Défenseuse :

Bompastor (OL) : 1/5. Y’a des jours avec et des jours sans, c’était un jour sans. Pas dans le tempo, même dans celui du ballon au moment de frapper les coups de pieds arrêtés, gestechnique pas facile à réaliser… -1 pour avoir raté le péno qui aurait pu nous donner l’avantage au score avec un tir mou et glissade sur les fesses genre « c’est pas ma faute, j’ai pas pu contrôler » (60e)… Pas +1 pour sa passe qui pourrait être qualifiée de décisive – faut pas déconner, Gaëtane a tout fait toute seule !

Meilleroux (MHSC) : 3/5. Un match correct. Sachant qu’elle tenait la maison pendant que les autres batifolaient sans réussite dans les trente derniers mètres gallois, on ne peut pas dire qu’elle ait eu beaucoup de taf non plus. +1 pour avoir pris un carton jaune, ce qui relève de l’exploit en foot féminin.

Georges (OL) : 3/5. Largement plus probante en défense qu’en attaque. C’est sans doute pour ça que son poste c’est défenseuse.

Franco (OL) : 4/5. +1 pour sa tentative de csc avortée à la 24e… non, j’déconne. + 1 pour sa passe déc’ à Le Sommer. Un bon apport offensif.

Milieuses

Soubeyrand (Juvisy) : 1/5. Certes son pire ballon aura été le premier du match. Mais pas mieux après.

Abily (OL) : 3/5. En l’absence de Bussaglia, Camille est descendue d’un cran. La résultat est largement probant. En milieuse récupératrice elle aura balayé les « offensives » et relancé avec envie et réussite. Bieng..

Necib (OL) : 2/5. Bien mais pas top. Les Galloises devaient être d’accord avec moi, elles ont choisi de l’assomer (cf. plus bas). Sortie à la mi-temps.

Thiney (Juvisy) : 5/5 (et c’est un euphémisme). Les passes ça l’fait pas ? Alors autant tout faire toute seule. Deux buts magnifiques, que je vous conseille de voir. Sur le premier, excentrée, elle appuie sur la défenseuse adverse, dos au but, se retourne et frappe : poteau, but (1-1, 42e). Sur le second, passe de Bompastor (cf. plus haut), Gaëtane contrôle dos au but, se retourne, frappe de vingt mètres, lucarne (1-3, 73e).

Le Sommer (OL) : 5/5. Essentielle sur cette rencontre, même si elle a eu du mal à trouver des Françaises à la réception de ses centres… +1 pour avoir fait pleurer deux défenseuses galloises à elle toute seule en inscrivant le but qui donne l’avantage aux Bleues (1-2, 66e) et pour sa frappe qui devient passe décisive sur le quatrième but français.

Attaquante

Delie (MHSC) : 2/5. Être incapable de se retourner pour faire face au but balle au pied, ça semble tout de même être un défaut majeur pour une attaquante de pointe. +1 pour avoir été bien placée sur ce ballon relâché par la gardienne liverpooloise suite à un tir de Le Sommer (1-4, 85e).

 

Celles qui ont pu mettre une culotte propre pour rentrer en jeu :

Thomis (OL) pour Necib (45e) : 1/5. Pour ceux qui auraient raté le truc, Louisa a pris le ballon en pleine poire juste avant le retour au vestiaire et est sans doute en train d’y sombrer lentement mais sûrement dans le coma. Elodie, elle, ne sera elle pas sortie du sommeil sur sa mi-temps de présence sur le pré.

Lepailleur (PSG) pour Soubeyrand (76e) : NN. Bonne entrée avec des apports intéressants tant en phase défensive qu’offensive. Perso, j’aurais bien aimé que ce changement soit effectué plus tôt.

Boulleau (PSG) pour Le Sommer (86e) : NN. Histoire de justifier qu’elle ne fût pas à la maison pour son anniversaire.

 

Les pétasses d’Outre-Manche (haine ancestrale entre nos deux pays légitimant l’utilisation d’une telle terminologie)

Vue son entame de match prometteuse, j’ai bien cru que la Capitaine Galloise, Jane Ludlow, joueuse d’Arsenal, allait pouvoir faire démonstration de tout son talent sur l’ensemble de la rencontre en profitant de cette incroyable exposition médiatique et de cet engouement local (d’ailleurs, merci aux familles des joueuses d’être venues renforcer les 4 supporters ayant acheté des billets) pour se venger de toutes les brimades subies les jours de bureau, rapport à ses collègues (un certain Per M., et autres Mikel A.)… Mais les Françaises ne lui auront pas laissé cette chance. Dur.

Sur ces bonnes paroles, rendez-vous mercredi soir pour s’éclater à Troyes !
(oui, moi aussi je trouve qu’il y a quelque chose d’étrange dans cette proposition).

Sinon, des fois, la Marinette est par là.
(probabilité plus importante que dans les rues de Troyes).

A mercredi !

Marinette Picon-Bière

 

Ps n°1. Les images du match ici.

Ps n°2. Chers lecteurs, sachez qu’un Challenge « Mélanie Laurent » est en cours dans les milieux autorisés horsjeuiens (situés troisième porte à gauche après les chiottes), un certain collègue académicien semblant en effet la porter aux nues (ou souhaitant la porter nue, je ne sais plus). Or, moi, j’ai sur le terrain 14 nénettes qui lui colleraient une pâtée monumentale à la Mélanie Laurent. Et, à votre avis, avec ses trois grammes de muscles, en un contre un face à Gaëtane, elle fait quoi la Mélanie Laurent ? Ben elle se pète une cheville avec ses talons aiguilles ! Et en duel aérien face à Laura, hein ? bim ! Commotion cérébrale assurée pour la Mélanie Laurent ! Franchement, faut voir les choses en face : elle fait pas le poids, la Mélanie Laurent. Et, pour tout vous dire, moi, c’est pas trop mon trip Mélanie Laurent. Tiens ? Aurais-je malencontreusement relevé le Challenge Mélanie Laurent ?

Ps n°3. La Marinette sait laisser tomber Mélanie Laurent comme une vieille chaussette pour privilégier l’intérêt général et vous invite à lire ces quelques mots. Oui, la Marinette profite du vide juridique entourant la précision du terme « quelques ».

Ps n°132. Le point D1F sera fait mercredi…

8 thoughts on “La Meufs Académie note Pays de Galles – France 1-4

  1. Chapeau bas, challenge relevé à 8 Mélanie Laurent contre 7. La revanche sera terrible.
    Et Mélanie Laurent s’en fout du foot, elle est bien trop occupée à chanter…

  2. Ah le challenge Mélanie Laurent est de retour. Qui sera le ou la prochaine à le mener ?

  3. Ah les femmes…
    Pour le challenge Mélanie Laurent, sachez que je me tâte… Et que je me tâte même beaucoup.

    Supplément humour fin : « Néné pointe à nouveau » dixit 20 Minutes. Y’a pas à dire, à l’instar de Mélanie Laurent, ils forment une belle paire.

  4. Le Challenge Mélanie Laurent semble avoir fait son temps. Ca risque de tourner à la répétition une fois qu’on a énuméré sa mince filmographique.

    En plus, Max Gallo-Bossis va finir par nous mettre un controle fiscal anal si on continue à parler tant de sa compagne.

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