La Murciélago Académie note Valence-Santander (4-3)

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El Piojo ne nous a pas parlé de son Robin à lui.

Batman-Valence

Pour cette Murciélago Académie, deuxième du nom, je n’ai pas vu le match en vivo. « Pour raisons familiales » pour reprendre les mots d’excuse dans les carnets de correspondance des collégiens et lycéens qui, tous les deux ans, choppent des maladies terribles, principalement des flemmites carabinées, au mois de juin pour regarder la Coupe du Monde ou l’Euro. En fait, c’était l’anniversaire de mon frère. Ou plutôt, l’anniversaire à mon frère, comme on dit chez moi. Vingt ans, ça se fête nan? Pour de vrai, il est né le 28, comme René Higuita mais, comme ça tombait un dimanche, c’était plus facile de réunir la famille un samedi soir. Et, dans la mesure où les gastos français ferment quand les espagnols ouvrent, que le match était à 20 heures, ben du coup, je me suis retrouvé marron. Par conséquent, j’ai dû me contenter, dans un premier temps, d’un résumé vidéo de quelques minutes et des commentaires écrits en vivo du site internet officiel du club. Vu le résultat, c’était frustrant un poc. Grâce aux nouvelles technologies et aux âmes charitables qui enregistrent les matches et les diffusent illégalement sur la Toile, j’ai pu regarder le match en intégralité. Si on perd évidemment en intensité lors du visionnage, ajouté au fait que le commentateur russe est aussi passionnant qu’un téléfilm de France 3, on y gagne en Anna-Lise puisqu’on peut revenir de nombreuses fois sur les actions. Le seul problème, c’est qu’au lieu de durer 90 minutes, le match dure plus de trois heures.

La saison débutait en Liga CGT, une semaine après l’annulation de la Jornada 1. Marrante d’ailleurs cette grève soutenue par des estrellas surpayées qui, subitement, se prirent pour les chantres de la révolution footballistique prolétarienne, se levant comme un seul homme, chantant d’une seule et même voix El Paso del Ebro (balaboum balaboum bam bam). Personnellement, au lieu de mettre Casillas, Xabi Alonso et Puyol en première ligne, j’aurais plutôt mis Zapata et Villa en figure de prout. Tu leur mettais un sombrero sur la cabeza, ils chantaient La Cucaracha et le tour était joué. Pour fignoler, ils auraient aussi pu faire des photos du Sub-Comandante Marcos Senna avec une cagoule mais ça aurait fait un poco demasiado.

Quelques jours plus tard, cette révolte fit florès en Italie où, après le départ d’Eto’o en Russie, les joueurs entonnèrent, en signe de ralliement, un désormais célèbre « Debout les damnés de l’Inter ». Bref, les temps sont à la solidarité corporatiste et les salaires astronomiques viennent en aide aux ouvriers du ballon, comme un symbole des patrons du CAC 40 qui, après avoir allègrement profité des niches fiscales et autres comptes offshores dans des paradis fiscaux, prient l’Etat de les taxer davantage. Etrangement, ça sonne un peu faux. Mais juste un peu hein.

Censée être annulée également, la Jornada 2 s’est finalement tenue este fin de semana. Apparemment, une solution aurait été trouvée pour créer un fonds d’aide aux joueurs non payés depuis plus de trois mois mais le montant exact n’a pas encore été établi. Avec ces belles brochettes d’hypocrites, on se croirait en plein mois de juillet, dans un barbecue organisé par un camping de la Grande Motte. Don Quijote n’a pas fini de se battre avec des moulins à vent…

 

Coup de gueule

Ce préambule est adressé à ceux qui considèrent que la Liga n’est composée que de seulement deux équipes et que les autres équipes sont de faible niveau. València a fini troisième du dernier championnat avec 71 points. En 2002, quand les Murciélagos remportèrent le titre avec Rafa Benitez à leur tête, ce même nombre de points aurait permis de finir deuxième devant le Depor (68 points), València l’emportant avec 75 unités. En 2004, le VCF avait 77 points et le Depor finit troisième avec 71 points. En règle générale, avec environ 70 points, il est quasiment assuré de participer à la Champion’s alors qu’auparavant, cela pouvait suffire pour remporter le titre. En fait, les équipes comme València, Villarreal et Sevilla auraient pu être titrées sauf qu’actuellement, le Barça et le Real Madrid sont deux équipes exceptionnelles avec, certes, deux conceptions du jeu extrêmement différentes. Le niveau n’a pas baissé mais, au contraire, il s’est amélioré. Le seul problème, fatal et inhérent à cette domination, est que les Merengaugranas sont des machines de guerre qui ne baissent jamais de rythme, ce qui réduit la concurrence en tête de classement. Alors, plutôt que de dénigrer l’absence de suspense, profitez du spectacle offert par ces équipes et regardez également les matches des valeureux poursuivants que sont València et Villarreal car, même si au bout du compte, il est quasiment impossible de rivaliser avec le Pep-Show et la Mou-Team, le jeu déployé est de grande qualité et spectaculaire.

 

Equipe

Pour ouvrir la temporada, Unaï Emery a aligné une équipe inattendue.

 

– Guaita –

– Bruno Saltor, Rami, Ricardo Costa, Jordi Alba –

– Pablo Hernandez, Mehmet Topal, Ever Banega, P. Piatti, Bernat –

– Soldado –

 

Suplentes: Diego Alves, Mathieu, Tino Costa, Albelda, Canales, Jonas, Aduriz.

 

Après une excellente fin de saison, Vicent Guaita a été conforté en tant que titulaire dans les bois. Faute de mieux, Bruno Saltor est chargé du couloir droit. C’est ça ou Miguel. Pas le choix donc. Côté gauche, Jordi Alba grille la politesse à Parlapoco Mazié. Dans l’axe, Rami fait la paire avec son ancien coéquipier Lillois Ricky Costa. Déjà présenté comme l’héritier d’Ayala, excusez du peu, Adil fait l’unanimité au sein du club. Ses progrès en espagnol ont facilité son intégration. Certes, il est encore loin du bilinguisme mais ça reste largement mieux que Ginger Mathieu qui a toujours besoin d’un traducteur à ses côtés en conf’ de presse. Au milieu, pour entourer les deux milieux déf’ Topal et Banega, Unaï a fait confiance aux deux Pablo, Hernandez et Piatti. Beaucoup plus surprenant, Juan Bernat, pur produit de la cantera blanquinegra est aligné à gauche. Enfin, le meilleur buteur de la saison dernière Roberto Soldado (18 goles) est seul en pointe. Bref, une compo en 4-2-3-1 en phase offensive qui, apparemment, se transforme en 4-5-1 en phase défensive, traditionnelle chez le technicien basque.

En fait, Unaï a décidé de placer Bruno très haut sur le terrain, de telle sorte qu’il joue davantage comme un milieu de terrain que comme un défenseur. Une idée pertinente.

 

Ce premier match (sic) de la saison a été l’occasion d’acclamer comme il se devait Don Héctor Cuper, apôtre du beau jeu développé entre 1999 et 2001 et qui a emmené València en finale de Champion’s deux fois consécutivement (2000 et 2001), malheureusement sans triompher, ce qui aurait couronné sa carrière admirable. Gràcies per tot Senyor!

Par ailleurs, la partie a été précédée d’une minute de silence en hommage au père de Paco Alcacer, décédé d’une crise cardiaque quelques minutes après qu’il a marqué son tout premier but avec les Chés et à quelques jours de son 18ème anniversaire (il est né le 30 août 1993). Anim xic!

 

Les mecs en vert de Sans temps d’air

Toño a ramassé quatre ballons dans ses filets mais sans ses interventions sur Soldado puis Rami juste après l’égalisation du Français, le Racing aurait pris quelques cartouches de plus dans le buffet.

Kennedy Bakircioglü qui, comme son l’indique clairement, est Suédois, a été le meilleur joueur de son équipe. C’est lui qui tire le corner dévié par Soldado dans les cages de Guaita et c’est lui qui lance Arana sur le but d’Acosta.

Acosta, Arana et Adrian ont tiré profit des maigres ballons d’attaques obtenus et ont eu un maximum de réussite.

 

Pendant ce temps là, dans un pub londonien, à deux pas de Stamford Bridge…

John, fort accent cockney et tatouages apparents sur les avant-bras: « T’en avais déjà entendu parler de Mata toi? »

David, moustachu et trois dents en moins: « Nope. Heureusement qu’il est entré en jeu, au moins, on a pu voir un peu de foot ».

John, les lèvres encore pleines de mousse de sa « Dennis Wise », la bière maison du pub: « Au fait, ça fait combien de temps qu’on avait pas vu un vrai joueur de foot ».

David, après s’être essuyé la bouche d’un revers de main: « Tu veux dire, un mec qui fait moins d’1m85 et 85kg ? Franchement, je peux pas te dire. »

John, plongeant dans ses vieux souvenirs: « Attends… pfff… depuis… Gianfranco Zola, un truc comme ça. »

David, les yeux pétillants: « Yep! Lui, c’était un artiste! Tu t’rappelles?! ça fait bien plaisir de retrouver un joueur dans son style chez nous; ça faisait trop longtemps qu’on voyait que des déménageurs à Chelsea ».

 

 

Match 

 

1ère minute: Soldado, 1-0

València donne le coup d’envoi. Banega adresse une passe de maçon à Bruno Saltor. Touche, récupération de Bruno. Pablo Hernandez oriente le jeu côté gauche. Bernat s’enfonce, revient sur ses pas. S’en suit un échange de passes entre Ever et Pablo qui décale Bruno, monté aux avant-postes. Le latéral droit remet à Pablo, crée une fausse piste qui attire deux défenseurs. Pablo en profite, frappe; Toño relâche le cuir dans les pieds de Soldado qui n’a plus qu’à pousser au fond des filets. Débuts tonitruants à Mestalla ché!

 

7ème minute: Soldado du mauvais côté, 1-1

Acosta tente de récupérer un parpaing envoyé par un défenseur mais Ricardo Costa le devance. Or, la tête en retrait en direction de Guaita est trop molle. Costa parvient à tacler l’attaquant et met la balle en corner. Placé au premier poteau, Soldado prolonge malencontreusement le saque de esquina de Kennedy et trompe El Colombaire.

 

14ème minute: Acosta, 1-2

Coup franc (le premier de la partie) côté gauche frappé par Pablo, repoussé par Toño. Dans la continuité de l’action, Bruno sollicite le une-deux avec Piatti. Le latéral centre sur Bernat qui, dos au but, tente de trouver un partenaire. Le ballon est intercepté, Kennedy transmet à Arana côté gauche d’un exter’ du droit inspiré. L’Espagnol déboule, rentre dans l’axe, fixe Jordi Alba et donne la gonfle à Acosta qui remporte son face-à-face avec Guaita qui a dû toucher deux ballons depuis le début du match. Un csc et un but en 3 passes encaissés face à un adversaire totalement dominé jusqu’alors, c’est légèrement rageant.

 

56ème minute: Andrian Gonzalez, 1-3

Tino Costa ne parvient pas à contrôler le ballon en retrait de Bruno, Munitis récupère le cuir, accélère (sic), transmet à Kennedy qui colle une targette à Jordi Alba qui reste au sol. Topal tacle la balle qui arrive dans les pieds de Munitis. Celui-ci tente sa chance. Toujours au sol, Topal tacle à nouveau mais est devancé par Adrian qui bat Guaita sans trembler. Encore un but offert gracieusement communsymbole des errances défensives depuis le déclin d’Ayala.

 

58ème minute: Rami, 2-3

Rami cherche la tête de Soldado dans la surface mais Alvaro Gonzalez sort le ballon en corner. Pablo Hernandez le frappe sortant et trouve la cabeza de Rami au premier poteau qui marque. Clameur dans Mestalla. La Remuntada peut commencer!

 

88ème minute: Soldado, 3-3

Après une intervention de Rami, le jeu repart côté droit. Finalement, Tino Costa hérite du ballon à 25 mètres des cages. Il adresse le ballon à Jonas. Costa attire deux défenseurs, ce qui ouvre le chemin au Brésilien qui trouve un intervalle entre quatre défenseurs pour glisser la balle à Soldado. Après s’être créé une bonne demi-douzaine d’occasions franches, le capitaine est récompensé de ses nombreux efforts en sortant vainqueur de son duel avec Toño. Les mouches ont changé d’âne.

 

90ème minute: Soldadooooooo, 4-3

Le dégagement de Toño est intercepté par Topal sur la ligne médiane et donne le ballon à Jonas. qui dévie en une touche pour Canales. Le minot donne à Ever. L’Argentin navigue à vue, tente un centre repoussé par la défense du Racing. Le plus prompt, Jordi Alba récupère, déborde et centre au cordeau. Si Pablo Hernandez est trop court au premier poteau, Soldado, en revanche, ne l’est pas est donne la victoire aux Chés au terme d’un match absolument incroyable. Ce n’est que justice ! Xe que bo !

 

Notes

Guaita (non noté): difficile de noter un gardien qui n’a eu absolument rien à faire de la partie mais qui a tout de même encaissé trois pions sur lesquels il ne peut pas faire grand’chose.

Bruno Saltor (5/5): une belle sorpresa! Positionné haut, dans un rôle très offensif, ce qui prouve que Pep n’a pas le monopole de la défense à 3 quand le besoin s’en fait ressentir, l’ancien d’Almeria a été excellent. Centres précis, interventions propres, il a peut-être réalisé son meilleur match sous les couleurs blanquinegras. Pour l’encourager, rien de tel qu’un peu de musique !

Rami (5/5): a envoyé un spectateur aux urgences en voulant tester son pied gauche en première mi-temps, a été plus que correct défensivement hormis une intervention manquée mais rattrapée par Topal à la 65ème minute, mais a surtout relancé le match grâce à son but. Adil est grand, Adil est gosse beau, Adil exhorte le public et fait des clins d’oeil à ses coéquipiers après avoir marqué, Adil ne tombe pas dans les provocations et se fout de la gueule de cette vieille carne de Pedro Munitis à deux doigts de tomber dans son propre piège. Bref, Adil est déjà une idole à Mestalla.

Ricardo Costa (1/5): son bilan n’est pas brillant. Une passe en retrait loupée, certes rattrapée par un tacle, mais qui coûta tout de même le corner de l’égalisation, des fautes idiotes sur des joueurs dos au jeu et des approximations en relance. Sans surprise, Unaï l’a sorti à la mi-temps, remplacé par Tino Costa.

Jordi Alba (4/5): peu en vue en première mi-temps, il s’est réveillé en deuxième. Très présent en phase offensive, à l’image de Bruno, il aurait mérité une note de 3 sur l’ensemble du match mais sa passe décisive sur le quatrième but lui vaut un bonus.

Topal (2/5): moins en vue que Banega car dans une position plus défensive, il a été repositionné dans l’axe en 2ème période aux côtés de Rami à la place de Ricardo Costa. Trop court pour intercepter la passe d’Arana pour Acosta sur le premier but, ultra fautif sur le troisième, le Turc a du boulot en perspective car la concurrence sera rude cette saison.

Banega (5/5): le paletot de Mata était encore fumant qu’Ever y avait déjà floqué son blase. En entier por favor. C’est qu’il ne se prend pas pour rien l’Argentin. Ainsi donc, le voilà avec le numéro 10 dans le dos. Ma foi, si ça lui fait plaisir. A part ça, il a reçu sa première admonestacion à la 18ème minute, ce qui est un peu décevant. Vu son potentiel, il aurait dû le prendre avant la 10ème. Blague à part, il a été omniprésent, récupérant et se procurant immédiatement vers l’avant. La transformation de ce joueur, totalement en dehors du coup lors de sa première saison, prêté à l’Atlético de Madrid sans plus de succès, est impressionnante. Le taulier, c’est lui!

Bernat (3/5): sa titularisation sur le côté gauche était inattendue. Il a réalisé une mi-temps correcte mais, à seulement 18 berges, il est encore un peu juste physiquement. Sorti à la pause, remplacé par Canales.

P.Piatti (3/5): disponible, cherchant à créer le décalage et à provoquer la défense du Racing, l’Argentin a effectué des débuts encourageants. Pas de doute, avec lui, on est certain de se régaler! Remplacé par Jonas à la 67ème minute.

Pablo Hernandez (4/5): à l’origine de l’ouverture du score grâce à un tir vicieux, passeur décisif sur corner sur le colp de cap de Rami, Pablito a été très performant et décisif en première mi-temps, ce qui lui vaut une telle note. En revanche, il a disparu en seconde période, ce qui lui arrive un peu trop souvent. Cette saison, il ne pourra pas se cacher derrière Mata et il doit peser pendant tout le match et pas seulement pas intermittence.

Soldado (5/5): triple buteur, omniprésent sur le front de l’attaque, le meilleur buteur du club la saison dernière a effectué des débuts fracassants. Survolté, il a supputé que l’arbitre était une progéniture de péripatéticienne à la 22ème minute et a collé une mandale à Picon à la 43ème. Aurait eu 6 voire 7 sans son csc; néanmoins, comme le disait mon prof de français en 1ère ES, une telle note, » ce n’est pas le déshonneur ». Symbole fort qui témoigne de son implication alors qu’il commence seulement sa deuxième saison chez nous, Unaï lui a donné le brassard de capitaine qui devrait partager avec le Gran Capitan Albelda. Visiblement, le brassard lui donne des ailes!

 

Entrés en jeu

Canales (3/5): face à son club formateur, il est entré timidement, préférant passer à Soldado plutôt que de tenter sa chance de loin (54′), on le sent tendre et encore sur la réserve.

Tino Costa (2/5): s’il a remplacé son homonyme, il a pris la place de Topal dans l’entre-jeu ché. Il pâtit de la prestation modèle géant de Banega en plus de la sienne, plutôt terne.

Jonas (4/5): l’ancien joueur de Grêmio, meilleur buteur du Brasileirão 2010, a effectué une rentrée décisive en glissant un amour de ballon à Soldado. Il aurait pu égaliser à la 73ème minute mais le poteau en décida autrement.

Mathieu: pas entré en jeu. Ronge ses ongles sur le banc. Quelle vilaine habitude.

Unaï (4/5): auteur d’une très jolie interprétation d’air-guitar à la 4ème minute, il a également effectué les remplacements adéquats pour réorganiser sa défense.

 

Un brin d’Histoire: Claudio « El Piojo » Lopez

Qui d’autre qu’El Piojo pour inaugurer la rubrique joueur de ce brin d’histoire?

Tout juste retraité des terrains après trois ans en pré-retraite sur les vertes prairies yankees de MLS, Claudio Lopez a connu gloire et renommée dans le Camp de Mestella. Arrivé en 1996 en provenance du Racing Club de Avellaneda pour 4M$, El Piojo ne se pointe pas en terrain conquis. En effet, Ranieri a déjà sous ses ordres des caractériels de niveau intergalactique: Ariel « El Burrito » Ortega et O Baixinho Romario. En plus, le Roumain Adrian Ilie est recruté pour compléter la ligne d’attaque. Très tôt, la Providence file un coup de main au Piojo. Dès la mois d’août, Romario quitte précipitamment l’équipe pour enllaç (mariage), un de plus. Trop souvent royal au bar, Ortega énerve vite l’austère Ranieri. Si son premier match sous les couleurs blanquinegras ne resta pas dans les mémoires chés (défaite 0-1 contre la Real Sociedad). En revanche, son premier gol , inscrit contre l’Atlético de Madrid le 21 septembre 1996, est magnifique. Paraît que Molina en cauchemarde encore… Au total, Claudio Lopez a planté 74 pions en 5 saisons. Avec les Murciélagos, il a remporté la Copa del Rey 1999 contre l’Atlético de Madrid (3-0) après que les Chés ont collé des roustes au Barça et au Real Madrid, la SuperCopa 1999 contre le Barça (1-0 / 3-3) et une Coupe Intertoto anecdotique en 1998. Surtout, il a été un artisan majeur du parcours exceptionnel de València en Champion’s, achevé au Stade de France sur une défaite sans appel face au Merengues (3-0). Au cours de sa période valencienne, sa victime préféré fut le Barça, contre qui il a inscrit 12 cageots en 15 matches. Une stat qui vous classe le bonhomme et donne une idée du souvenir qu’il a laissé du côté de Mestalla.

 

Dédicace à Santi Lazorla

En bocas cerradas no entran moscas! Je me garderais donc bien de te chambrer dès le premier match. J’attendrai le deuxième.

 

 

Besitos (C)anales,

 

Amunt València, és il millior!

 

Cette vieille gueule d’El Piojo.

14 réflexions sur “La Murciélago Académie note Valence-Santander (4-3)

  1. Pour rebondir sur ton coup de gueule, ce n’est pas dénigrer que de mettre en évidence un déséquilibre flagrant pour diverses raisons dont celle du budget et des ressources, qui laissent dubitatifs pas mal de présidents, dont celui de Valence il me semble.

    C’est quand même dommage de voir un championnat pour la troisième place…

  2. Encore une bien jolie acad’, et complète avec ça. Et puis bon, vous avez Tino Costa quoi, et il lui reste un peu d’ orange sur son maillot, c’est nickel.

    Bon courage pour aller chatouiller Microsoft et Apple, ça va être coton.

  3. Sauf que si on regarde les performances en Ligue des champions, on se rend bien compte que le niveau de Valence a baissé. Et que si Valence a autant de points que dans ses années de championne, c’est parce qu’il y a de plus en plus d’équipes faibles en championnat.

    sinon, belle académie, aussi belle que l’équipe académicié

  4. @Moké: le déséquilibre est énorme et ça gâche le plaisir c’est certain mais cela ne doit pas empêcher d’apprécier les autres équipes qui n’ont pas la même mainmise sur leurs adversaires.
    Pour en revenir aux dettes du club, València est en galère à cause du Nou Mestalla qui n’a pas été achevé, la faute à la fin de la bulle spéculative immobilière en Espagne. Normalement, le vieux Mestalla devait être détruit, à part la façade principale; des immeubles devaient y être construit et cela aurait servi de financement. Dans la mesure où le stade était à moitié construit, on se retrouve avec un paquet d’embrouilles.

    @Rafael: va falloir qu’il se bouge Tino cette saison car avec Piatti, Pablo et Parejo, la concurrence est beaucoup plus rude que la saison dernière.

  5. @CCCP: si Neuer ne détourne pas de l’épaule le tir d’Aduriz en 1/8 retour, València passe, joue un Inter moribond en 1/4 et peut raisonnablement passer en 1/2. Mais, comme d’hab’, notre défense a failli, raison pour laquelle on s’est renforcé cette saison.

  6. Salut,
    tout d’abord je suis ravi qu’il y ait une académie pour Valencia. Mais selon moi, qui a regardé le match, tes notes sont trop gentilles. Rami mérite un 3 max pour son but étant donné qu’il a réussi à être en difficulté face aux attaquants du Racing ( faut le faire ) et rentrer dans le piège de ceux-ci cherchant sans cesse la faute.
    Pour le reste trop d’indulgence également sauf pour Soldado et Canales qui jouait assez juste et simple.
    Néanmoins belle académie et la prochaine histoire pour Fernando Gomez qui s’est fait virer comme un malpropre …

  7. @Clepsydre:
    1/ « selon moi,qui a regardé le match », ça veut dire que toi seul l’a vu et que toi seul en a une analyse « objective » -ce gros mot?

    2/ quant à l’expression « selon moi »: oui c’est selon toi.

    C’est le premier match donc je vais être sympa et de détailler quelques notes. En préambule, je concède que noter n’est pas ma tasse de thé car c’est forcément subjectif.

    Rami: 3 pour le match + 1 pour le but qui nous relance + 1 pour les détails mentionnés.
    Topal: si je lui mets 1, je colle combien à R.Costa?
    Pablo: 2 passes déc’ donc 4. Je ne peux pas mettre 3 à Pablo et 3 à Piatti, cela perdrait en cohérence. Je suis indulgent avec Bernat mais c’est son 1er match de Liga et il n’a pas été aux fraises.
    Jonas: il joue 15 minutes, tape un poteau et fait un passe dé, plutôt pas mal en si peu de temps.

    Pour le brin d’histoire, j’alterne joueur/match. Mais il est certain que Fernando en fera partie d’ici peu.

    @Antonito: je suis déjà passé sur ton site, je le mettrai en lien lors des prochaines acad’.

  8. Je te trouve dur avec Tino. Son entrée en jeu à permis de stabiliser le milieu et de donner plus de liberté à Ever que j’ai trouvé très emprunté en début de rencontre. Et j’enleverai aussi un point à Unai pour avoir mis la doublette Alba/Bernat. Ils sont trop similaires pour être aligné ensemble encore. Ils ont passé la première période à se marcher dessus et se faire prendre dans le dos.

    En tout cas ça fait plaisir de voir une académie pour valencia. Compte sur moi pour venir te contredire à chaque fois.

  9. @Adrien: à côté d’Ever, Tino faisait fade et, en plus, il paume la balle qui amène le 3-1. Je suis sévère aussi car j’attends beaucoup de lui. Il veut jouer pour l’EdF il paraît mais ça ne serait pas une bonne idée: tu passes 5 jours avec Nasri et Ribéry et tu peux perdre tout ton football, enfler ton cerveau et te prendre pour un candidat au Ballon d’Or.
    Alba/Bernat, il fallait le tenter contre le Racing en début de saison. Evidemment, Mathieu/Alba c’est peut-être le meilleur côté gauche de Liga, qui pose pas mal de problèmes au Barça notamment.

    Sinon, il est bien sympa ton site :)

  10. Voila, il m’a fallut quelques heures pour digerer ta remontada ainsi que ma roustada pour enfin m’exprimer !!!

    Un mot sur le Racing d’abord qui semble encore parti pour ramener davantage de points ailleur plutôt que d’en gagner chez lui !

    Je reste un peu surpris du 11 de départ aussi, on sait bien qu’avec Unai, on peut avoir 38 équipes differentes en 36 journées ! Mister Turn over n’a pas fini de nous surprendre.
    Pour Piatti, je ne serais pas aussi emballé que toi. Parfois brillant à Almeria, il reste sur 3-4 mois pourris (bon, il se tapait M’Bami aussi..). Par ailleur, j’ai peur qu’on ne voit jamais Banega et Parejo ensemble. Un peu comme Aimar et Riquelme en quelque sorte…

    Très belle acad’ sinon El Piojo, content de voir que tu fasse honneur à ton éponyme !

    Mais ne te réjoui pas trop, mon Borja viendra te botter le fion… Ou te mettre un coup de tête, c’est selon le tableau d’affichage.

  11. Unaï, il est particulier c’est vrai. Ever et Parejo pourrait jouer ensemble mais par intermitence. Piatti, tu l’as dit, avait M’Bami à Almeria; maintenant, il a Banega.

    T’inquiète pas pour Lucrèce Borja, on saura le recevoir!

  12. Ca fait plaisir de voir quelqu’un rester sur terre en admettant que la plupart du temps, Soldado n’a plus qu’à la pousser dedans..

    Je suis assez d’accord avec toi sur l’ensemble mais y a un point que je ne peux pas « encore » accepter, c’est quand tu dis que Soldado s’implique pour le club..

    Pour rappel la première saison de Soldado c’est :

    19 buts en liga dont 12 lors des dernières journées.
    6 buts en Champion’s League
    Et une flopée de matchs où il est passé totalement à côté.

    Alors ok, c’est pas un mauvais joueur..

    Mais les rares fois où il a été très bons, bizarrement, coïncidaient avec les occasions de se faire remarquer.. (Champion’s et fin de saison).

    Tout le reste, nada !

    Je préfère cent fois une paire Jonas – Aduriz..

    Maintenant, je reste supporter et souhaite le meilleur pour le club et j’espère que tu as raison quand tu dis que le brassard lui aura donné des ailes..

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