La Scapulaire académie note Bordeaux-Montpellier (2-0)

Claude a le cul qui brille.

Vendredi après-midi je ne me sentais pas super bien et je suis donc allé voir un médecin pour un ketchup complet (j’apprends l’anglais en ce moment, je prépare mon transfert à l’usine Guinness pour cet été). Après moult examens (dont deux touchers rectaux, allez savoir pourquoi), mon médecin vint me voir avec un air grave (du genre « Moussa Maazou revient à Bordeaux ») et m’annonça sans rire :

– Monsieur Pèze, le problème est simple, c’est votre consommation d’alcool.
– Pas du tout, 45 ans que je bois, jamais eu un problème. C’est de famille ça. Et puis j’ai mal au bide, pas au foie. C’est pas la Guinness qui file des ulcères, non ? Je suis peut-être pas sorti de la cuisine à Jupiler mais faudrait pas me prendre pour un con. Au cas où vous n’auriez pas remarqué je suis pas d’ici. J’ai fait des études. Pas beaucoup mais longtemps.
– Y-a-t-il des choses qui vous ont stressées récemment ?
– A vrai dire, j’ai appris ce matin que le choix du futur entraîneur des Girondins se limiterait à un choix entre Paul le Guen et Ricardo. Vous pensez que c’est ça ?
– Fallait le dire dès le départ ça ! Je vous prescris un traitement à base de Vodka et Lexomil, vous allez voir c’est très efficace. J’en suis la preuve vivante ! Grâce à ce traitement j’ai supporté la saison Lensoise sans penser au suicide une seule fois !

Rassuré, je décidais donc d’aller arroser cette bonne nouvelle à grands coups de Duvel, pas seul bien sûr, une peluche d’un mètre de haut appelée Nounours m’accompagne désormais dans tous mes déplacements, je me sens moins seul comme ça. C’est donc accompagné de Nounours que j’ai traversé la soirée de vendredi soir, buvant une bière par point marqué lors de Toulouse – Clermont, que j’ai erré samedi après-midi en remettant ça devant Montpellier – Racing, évitant au passage le coma éthylique grâce au drop loupé par Wisniewski. Samedi soir je l’ai jouée soft, me contentant d’une tequila paf à chaque orgasme de CJP (ce qui correspond en gros à une prise de balle de « Leomessi »). Autant vous dire que j’étais pas très frais en ce dimanche, mais je me devais de tenir mon rang et j’étais donc présent en ce dimanche pour la dernière sortie bordelaise d’une saison qui fut longue, très longue (« comme ma bite » me souffle Nounours qui n’a pas quitté ses lunettes de soleil depuis vendredi).

Je n’aurais loupé ce match pour rien au monde puisque c’était le dernier d’un joueur qui aura marqué ma carrière de supporter par sa classe, sa fidélité et sa constance dans la performance, vous l’aurez compris, je parle d’Alou Diarra. Non je déconne. Je parlais bien du sosie nasal de Frau, le Yul’ (pas Brynner, le notre), qui aura été pendant 14 ans, le dernier rempart des Girondins (au passage on remercie bien fort Stanley Menzo qui a permis l’éclosion d’un tel joueur). Notons le geste de grande classe de Carrasso qui laisse sa place à Ramé avant de signer une prolongation de contrat de 2 ans.

Pour ce dernier match (qui est aussi le sien en tant qu’entraîneur principal à priori), Eric Bedouet décide d’appeler Yoan Gouffran, de retour après sa blessure face au club-dont-on-ne-peut-prononcer-le-nom (il parait que Triaud devient fou et menace d’égorger Pavon si on le prononce) mais doit se passer de Chalmé, suspendu, et de Jussie, blessé (la première de la saison, un vrai miracle). Juste pour rappel, oui André est toujours sur Bordeaux, pour le contacter, écrivez aux patrons de boîtes de nuit mais faites vite, il sera plus là dans quelques jours. Sinon pour le reste, c’est du classique, avec les seuls Modeste et Diabaté qui font office d’attaquants valides. A noter au passage que Diarra est retenu dans le groupe, lui qui a réussi l’exploit de marquer 50 points au challenge Maazou de l’interview « je vous pisse à la raie » avec sa déclaration : « On peut me critiquer, mais je suis pratiquement l’un des seuls à ne pas avoir lâché l’équipe. Au lieu de faire une comparaison sur ma motivation, on devrait être fier de voir un Girondin capitaine de l’équipe de France qui représente aussi bien le club. Moi, je le suis. Cela me déçoit qu’on dise ça. (…) Les dirigeants feraient mieux de trouver les vrais coupables ou du moins les solutions pour repartir sur d’autres bases. » Il paraitrait que Patrice Evra militerait pour sa venue à Manchester pour assouvir son rêve : trouver ce putain de coupable.

Et sinon en face il y a quoi ? Une équipe fair-play, adepte de l’accolade amicale et du bisou d’après-match. Non je déconne. En face il y a une équipe à l’image de son coach lorsqu’il était joueur. Pas forcément la plus talentueuse mais surement une des plus besogneuse. Une équipe adepte du tacle à la glotte, du cisaillage par derrière et de l’agression verbale envers l’arbitre. Vraiment une équipe à l’image de son entraîneur, jusqu’au bout. Heureusement pour les arcades/tempes/genoux/chevilles/côtes des attaquants bordelais, Spahic est absent, Dzodic aussi d’ailleurs. Mais Jeunechamp est là, Chapron est assuré de sortir au moins un jaune.

A l’annonce des compos, Yul’ est titulaire, pour le plus grand bonheur de tout le stade. A droite on retrouve Sané vu que le roux est suspendu, à gauche on a Marange (continue petit tu vas l’avoir ta prolongation, ou ton départ à Almeria) alors que dans l’axe c’est le grand retour de Ciani, associé à Planus. On dirait un match amical. Au milieu, Diarra fait son jubilé (et moi mon Jupiler) associé à Ducasse qui veut prolonger son contrat aussi et surtout éviter Almeria. A droite on a Wendel qui veut bien prolonger son contrat, si on lui donne un salaire conséquent, salaire qu’il mérite selon lui au vu de ses dernières saisons (pas celle-là, elle compte pas il a dit) alors qu’à gauche on a l’enfant loup qui tourne au red bull depuis vendredi soir et qui semble avoir plus d’envie qu’un puceau qui s’apprête à tremper son biscuit. Dans l’axe on a l’homme qui a la classe, l’homme trop bien sapé, Abitbol euh Plasil qui sera chargé d’alimenter en ballons le grand Diabaté qui aura fort à faire face à Yanga-Mbiwa (96 points au Scrabble en mot compte triple) et Stambouli fils. En face on a Jourdren au but, Bocaly à droite, pour faire rire les supporters de tous bords, Jeunechamp à gauche pour mettre des coups, et pour tirer à côté on a Utaka et Camara, une composition qui a du faire frémir d’horreur Loulou la Fraîche.

Saloperie de multiplex qui fait la part belle aux actions pourries de matchs ennuyeux (« Touche à Monaco, c’est important ») et qui m’oblige à me farcir un streaming dégueulasse. Le match commence bien puisque dès la 3ème minute, sur une faute anodine, Plasil conteste la décision de l’arbitre et prend un jaune. J’ai peur pour la suite et anticipe un éventuel match difficile par l’ingestion d’une pinte de Guinness. Heureusement, Wendel a l’air d’avoir envie et déclenche une frappe qui lui permet de tester la qualité de la prise de balle de Jourdren. Sur un coup-franc de Wendel (encore lui), Trémoulinas frappe mais Jourdren s’interpose à nouveau. Je me sens plus à l’aise, et le jaune pris par Jeunechamp pour une faute grossière me donne l’occasion de m’octroyer une nouvelle bière. Bière suivie par une autre au quart d’heure de jeu lorsque sur un ballon anodin côté gauche, Bocaly réussit l’exploit de se faire subtiliser la balle par Marange qui remet en retrait sur Trémoulinas, lequel s’infiltre dans la surface et frappe sur Jourdren qui repousse vers Diabaté lequel allonge ses grandes jambes pour marquer un but dégueulasse mais qui vient concrétiser une bonne entame bordelaise.

Bordeaux mène et propose un jeu séduisant avec notamment un Trémoulinas complètement speed qui court partout mais qui oublie de réfléchir au moment de prendre la bonne décision dans le dernier geste. Montpellier se montre peu, sauf sur une action ou Jeunechamp déborde Wendel qui décide d’aller voir s’il est allergique à la pelouse pour se foutre de la gueule de Gouffran. Bonne nouvelle il ne l’est pas. En attendant Utaka vendange. Et Ducasse prend un jaune. A la 37ème, alors que j’ai du mal à reconnaitre l’équipe qui a joué cette saison, Diabaté tricote dans la surface et remet vers Wendel qui frappe du gauche. Jourdren, fair-play, se la joue Huard des grands soirs et laisse filer la balle dans les buts. But de Wendel donc. J’ai du mal à y croire et m’enfile trois shots de Jack Daniel’s coup sur coup pour être sur de ce que je vois. Effectivement Bordeaux mène, joue bien et me donne aussi pas mal de regrets au vu de la saison. A la mi-temps, Bordeaux mène 2-0 et propose du jeu, ça fait vraiment bizarre. Par peur d’être déçu je décide de m’arsouiller comme un malpropre avec Nounours qui est toujours partant pour prendre une cuite tel Bender. Ce sera donc Guinness et vodka tagada en alternance, la Guinness pour la consistance, la vodka tagada pour l’haleine.

Début de la seconde période sur un rythme hachié (non le i n’est pas en trop) par de nombreuses fautes, plus souvent héraultaises (Claude a eu la moyenne en Géo au bac) que girondines. A la 55ème, on a l’événement du match, de la saison même, de la décennie, du siècle peut-être. Ulrich Ramé sort, sous l’ovation du public bordelais, pendant que le Virage Sud sort une banderole préparée pour l’occasion : «Une carrière s’arrête, une légende naît». Je verse une larme en voyant ce grand joueur sortir et me verse une larme de Jack Daniel’s pour éviter de me laisser submerger par l’émotion. Carrasso rentre et se permet rapidement de chambrer les Montpelliérains en renvoyant du pied une frappe d’un mec dont j’ai zappé le nom et qui de toute façon était hors-jeu. A noter à sa sortie que Ramé a eu le droit à la bise de tous ses coéquipiers, sauf Ben Khalfallah qui a loupé sa tentative. Les hommages se succèdent avec la sortie de Camara qui permet à Loulou la fraîche d’arrêter de vociférer devant son poste suivie par la sortie du meilleur bordelais de la saison, Plasil et le retour sur les vertes pelouses de ligue 1 de Gouffran qui est tout fou et qui court partout.

A ce moment-là, Jeunechamp décide lui aussi d’avoir sa sortie, à sa manière. Alors qu’il vient de faire faute, il profite de sa réputation pour envoyer le ballon sur Marange (qui au passage n’aurait pas fait un bon gardien) et prendre un deuxième jaune. En tribune, Jurietti est debout et applaudit ce geste parfaitement exécuté. Les fautes s’enchainent alors que Modeste rentre à la place de Wendel. Il est sifflé par une partie du public et montre son ras-le-bol en marchant pour son entrée sur le terrain. Sur l’action suivante, Trémoulinas, décidemment super excité ce soir, se fait découper Cyril Rool’s style par Joris Marveaux qui prend rouge direct par Chapron (Chapron rouge, vu sur Twitter, je ne dénoncerai pas qui c’est). Gouffran tire le coup-franc au-dessus mais à ce moment-là tout le monde s’en branle et attends la fin du match pour voir le tour d’honneur de Ramé. Fin du match et victoire pour du beurre (et comme dans du beurre) pour Bordeaux. Tour d’honneur pour Ramé sous l’ovation du public, tour d’honneur de Diarra et Trémoulinas sous l’indifférence du public. Chacun son style. Merci pour tout Ulrich, je me suis pinté en hommage à ta carrière. Place à l’analyse :

Les gars :

Ramé (Légende/5) : Son dernier match sous le maillot bordelais, ses dernières parades, sa sortie sous une ovation monstre, son tour d’honneur. Comme l’a dit le Virage Sud : « Une carrière s’arrête, une légende naît ».

Sané (Kung-fu fighting/5) : Bien joué le high-kick, ça m’a permis de voir que t’étais titulaire. Sérieux sinon.

Marange (4/5) : Il est à l’origine du premier but en allant récupérer un ballon improbable dans les pieds de Bocaly et en le donnant proprement à Trémoulinas. Prolongera, je l’espère.

Ciani (4/5) : Sa mise au placard lui a fait du bien, on a retrouvé un Ciani appliqué, bien loin d’Arsenal comme en témoignent ses propos d’après match. Espérons qu’il continue dans cette voie la saison prochaine.

Planus (3/5) : Tranquille, faut dire que Camara et Utaka ça ferait peur qu’en handisport.

Diarra (0/5 pour son interview, 3/5 pour son match) : Dernier match de Diarra sous le maillot bordelais et tant mieux. Son attitude est à gerber.

Ducasse (Je sens vraiment qu’on va se bouffer les couilles/5) : Une grosse activité pour le petit Pierre qui a beaucoup donné au milieu malgré un manque de compétition évident.

Wendel (Merci Jourdren/5) : Il peut remercier le gardien de Montpellier pour son but qui lui permet d’augmenter de 50% son nombre de buts marqués cette saison. Pour le reste il a été discret.

Trémoulinas (Red Bull/5) : Je sais pas si c’était son dernier match à Bordeaux mais en tout cas il a montré qu’il voulait finir sur une bonne note. Une très grosse activité pour l’enfant-loup mais des choix irréfléchis à l’approche de la surface. En même temps tout le monde sait que l’intelligence n’est pas sa première qualité.

Plasil (Abitbol/5) : Ah, voilà enfin le roi de la classe ! L’homme trop bien sapé, Plasil ! Alors comme ça tu as été élu le joueur le plus classe de L1! Laisse-moi rire! Style le grand playboy des fonds marins, genre qui fait rêver Isabelle Moreau. Sauf que moi je la baise, moi, la Isabelle Moreau? C’est pas vrai?

Diabaté (3/5) : Il marque un but dégueulasse mais déménage les défenses adverses à lui tout seul.

Les entrants :

Carrasso (non noté) : Préserve son but et se fout de la gueule des Montpelliérains. Il a prolongé de deux ans en plus. La classe.

Gouffran (non noté) : Une entrée pleine d’envie, qui déborde de partout, il en a mis plein la pelouse.

Modeste (non noté) : Vivement la saison prochaine. Public de merde (ceux qui l’ont sifflé)

Les mecs en face :

Jeunechamp est un boucher, Marveaux a montré qu’il était pas mal non plus. Bocaly est drôle, Camara est pathétique, Utaka est gros et Jourdren très moche.

Les remarques à la con :

· Heureusement qu’il y a que deux multiplex par an vu l’abime que c’est.
· L’utilité d’Isabelle Moreau ? Tenir le futur ballon de la L1
· « Touche à Monaco » c’est plus important que « But à Valenciennes », y a pas à dire, le multiplex c’est magique.
· Le Virage Sud est très bon, mais les Magic Fans de Sainté ont fait très fort.
· René Girard qui embrasse lui aussi Ramé à sa sortie, son seul geste de classe de la saison.
· Montpellier l’emporte haut la main au challenge du fair-play grâce à ses deux rouges. Devant Arles-Avignon. Et ouais.
· Coupet a arrêté sa carrière, pas la frappe de Guilavogui.
· Les commentateurs de Foot+ sont nuls mais à côté du duo CJP-Liza c’est du caviar
· Ricardo ou Le Guen ? Dans les deux cas mon foie aura du mal à s’en remettre

 

Message à caractère informatif :

L’Editeur, ce bel homme, aimerait se payer une nouvelle Rolex, la sienne ayant déjà 3 semaines. Alors s’il vous plait, plutôt que d’envoyer des sous à la Croix Rouge pour qu’ils roulent en Bentley, envoyez-les à Horsjeu.net

Ils soutiennent l’activité du Claude : http://webgirondins.com/ , http://www.chezlesgirondins.com/, http://www.girondinsanalyse.com/, http://svsch.b3dgs.com/. Pour les suivre, vous avez aussi leur page facebook, tout comme celle du Claude himself sans oublier celle de Horsjeu.net, de la Scapulaire Académie, ainsi que les profils de certains de vos académiciens préférés mais surtout de l’Editeur, ce si bel Homme, si beau et si intelligent (et je ne parle pas de son potentiel attractif mesdames)

8 thoughts on “La Scapulaire académie note Bordeaux-Montpellier (2-0)

  1. Merci Claude, c’est du bonheur.
    Et t’inquiètes, ce sera ni Le Guen, ni Ricard d’eau…

  2. « « Touche à Monaco » c’est plus important que « But à Valenciennes », y a pas à dire, le multiplex c’est magique. »

    gros rire gras de Moké.

  3. Je lève le coude à ton honneur Claude.

    Ciani Broyeur, que les voies de NDT soient pénétrable….

  4. On commence à évoquer le nom d’un mec aussi classe qu’Abitbol: Witschge. Fantasme ou rumeur à prendre au sérieux?
    Sinon Claude tu trouveras bien le moyen de nous faire des académies cet été? (tournoi de bayonne notamment)

  5. Concernant l’entraîneur, le dernier nom que j’ai entendu évoqué est celui de Klinsmann…

  6. Ecoutes-moi bien mon ptit Claude, tu baises Isabelle Moreau? Bien; tu dois avoir le cul qui brille, mais c’est pas ça qu’on appelle la classe, et je te dis ca en qualité d’homme le plus classe du monde.

    Grosse académie encore une fois, vivement l’an prochain.

    Sinon pour l’entraîneur, faut pas rêver, on va prendre 3-4 refus et signer une merde, et on se dira qu’on a loupé le coach… Mouais.

  7. avec Gillot ça va pét(r)er.désolé.
    vaudrait mieux qu’il nous ramène martin plutot que du pont.

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