Le Onze Anal Historique du A.C. Milan

Vergogna ! Miseria ! Cazzo di …

Tonton Baresi est l’académicien de référence pour le Milan A.C. et vous propose de pleurer et d’écumer avec lui au sujet des mauvais parmi les mauvais que le Milan a pu croiser dans sa pourtant belle histoire. De beaux moments d’égarements à lire avec plaisir.

Les tifosi du Milan AC ont vu passer sous leurs yeux une constellation de grands joueurs rapportant une belle poignée de trophées tous plus prestigieux les uns que les autres. Mais il a aussi à quelques moments fallu manger son pain noir. Le Milan a vu passer une belle ribambelle de bras cassés, chats noirs et Bakayokos en herbes. Une belle équipe de chèvres broutant la pelouse de San Siro que je me fais un plaisir de vous présenter dans un beau 4-3-3. Voici le HALL OF FAME des chèvres lombardes:


GARDIEN :

Zeljko Kalac : Majestueux gardien australo-croate de 2m02, chantre de la boulette et des sorties ratées, affublé d’une coiffure à la Miladine Becanovic et de grands bras désarticulés, Kalac remporte haut-la-main sa place de titulaire dans les bois. Me viennent soudain quelques vers de Baudelaire le concernant : « A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches, Comme des avirons traîner à côté d’eux. »

Remplaçant :

Dida : Thèse, antithèse à lui tout seul, j’ai décidé de le faire apparaître à la fois dans le Onze Mondial et Anal. Il mérite tout le respect pour sa longévité et ses nombreuses saisons mais il est aussi indispensable de souligner ses gants savonneux et son pied gauche magique.

Remplaçant Bis: Valerio Fiori.

DEFENSEUR GAUCHE :

José Chamot : Un vrai nom à la con, une qualité de centre proche de celle de Bakary Sagna, un placement défensif déplorable. N’en jetez plus ! Reste encore à élucider le mystère brumeux de ses 43 sélections en équipe d’Argentine…

Remplaçant :

Samir Beloufa : L’éternel espoir franco-algérien. Sorti tout droit du centre de formation de Cannes, il s’envole directement vers le Milan pour s’y brûler les ailes illico presto ! Après trois apparitions sous le maillot rouge et noir, il termine sa carrière magnifique  à l’Olympic Charleroi après avoir joué au Germinal Beerschot Anvers et chez l’illustre Helsingborg. Joli !

DEFENSEUR DROIT :

Francesco Coco : Le roi de l’embrouille et de la prestidigitation. Ce faux joueur a réussi à accrocher à son pedigree l’Inter, le Milan et le Barça !! A aussi réussi l’exploit de ne jamais disputer plus de 28 matches par saison . Et encore c’était à Livorno… Et dire qu’il était à ses débuts considéré comme l’héritier de Paolo Maldini…

Remplaçant :

Fabricio Coloccini : Puyol fake ! Un petit tour et puis s’en va. Un match sous les couleurs du Milan, c’est déjà quelque chose de beau.

DEFENSEURS CENTRAUX :

Philippe Senderos : Abonné aux bancs de touches de la Perfide Albion, il est venu faire un petit tour en Lombardie, histoire de montrer à l’étranger sa lenteur suissesse et ses relances désastreuses. Et dites vous bien qu’il n’a que 25 ans… Il a encore de beaux jours devant lui et commence sa douce descente aux enfers en jouant à Fulham. Charlton, Wimbledon et Petersborough, puis un retour à Saint Gall lui sont promis…

Bruno N’Gotty : Légende parisienne depuis son but (contré) face au Rapid de Vienne, Le gros Bruno signe dans la foulée au Milan avec l’étiquette du nouveau Marcel Desailly… Il ne sera au final qu’un Zubar avant l’heure, les dirigeants milanais le jetant dès que possible dans les canaux de Venise. Il a dernièrement donné signe de vie à Hereford United.

Remplaçants :

Taribo West : Au moins, sa coiffure restera dans les mémoires collectives comme la barbe de Trifon Ivanov.

Digão : Peut remercier et se mettre à genoux devant son frère Kakà. Sans lui, il n’aurait jamais mis les pieds dans ce club. Le népotisme perdure encore… Moisit à Crotone (comprenne qui voudra..).

Remplaçants bis : Dario Simic, Roberto Ayala

MILIEU DEFENSIF :

Samuele Dalla Bona : Après un passage plutôt correct à Chelsea, Samuele signe en 2002 au Milan et y jouera quatre rencontres. Son départ se fera en 2006. Entre temps, trois prêts, oui ! Comment se débarrasser d’un boulet ? ( tome 1)

Remplaçant :

Johann Vogel : Fort d’un passage solide au PSV Eindhoven, le Suisse débarque au Milan avec la ferme intention de s’installer au milieu. Une lenteur comme j’en ai rarement vue, aussi aveuglante qu’un phare. A la ramasse toute la saison, il sera refilé au Betis dès la fin de la saison. N’est pas Pirlo qui veut…

Remplaçant bis : Andres Guglielminpietro, Patrick Vieira

MILIEUX AXIAUX :

Ibrahim Ba : Le bon Ibou et sa jolie teinture blonde. Surnommé « le Beaujolais Nouveau » par Silvio Berlusconi lorsqu’il l’a vu jouer la première fois (arrête tes conneries Silvio !), Ibrahim s’apparente plus à de la piquette qu’à un grand Bordeaux. Grand espoir déchu, il pourra se consoler avec Martin Djetou et Pierre Laigle et remettre la faute sur sa non-sélection pour France 98.

Vikash Dhorasoo : Petit mauricien tout poilu, physique de moineau. Son transfert n’a heureusement pas coûté un kopeck au Milan. Son expérience en Italie lui aura au moins permis de trouver la trame pour son chef d’oeuvre cinématographique Substitute.

Remplaçants :

Yoann Gourcuff : Tête de con à son arrivée à Milanello, retards aux entraînements, il a réussi à se mettre à dos Maldini et Ancelotti, deux légendes du club. Un nouveau grand espoir qui s’est brisé les ailes. Est en train de nous faire une bis repetita à Lyon, la faute à Knysna certainement…

Pablo Garcia : Eternel espoir Uruguayen, il sera lui aussi jeté à Venezia, succursale des ratés du Milan AC.

Remplaçant bis : Massimo Donati

MILIEUX OFFENSIFS/AILIERS :

Umit Davala : Arrivé dans les valises de Fatih Terim, il nous aura gratifié d’une magnifique coiffure iroquoise à défaut d’un jeu flamboyant. Emprunté balle au pied et expulsé de l’effectif manu militari après le licenciement de son mentor, il ira promener sa crête rutilante au cours d’une coupe du monde 2002 de fort belle facture.

Florin Radocioiu : Barré par la forte concurrence extra-communautaire qui sévissait au Milan, Florin peut se targuer d’avoir remporter un scudetto et une ligue des champions en ayant seulement disputé sept matches dans la saison. Assez rentable tout ça. Continuera son show et ravira les nombreux ultras monégasques.

Remplaçants :

Jesper Blomqvist : Réputé technique et possesseur d’une bonne patte gauche, il viendra s’échouer en Lombardie lors de la saison 1996-1997.

Rivaldo : J’ai longtemps hésité à le mettre, mais sa présence est à l’image de la déception et de l’attente placée en lui. Débarqué du Barça à la suite de brillantes saisons et d’un ballon d’or, le brésilien ne sera que l’ombre de lui même à Milan. Dépassé. Finit sa carrière de manière désastreuse en Ouzbékistan.

ATTAQUANT :

Javi Moreno : Formé à la cantera du Barça, l’attaquant ibérique s’est surtout illustré chez le petit club d’Alavès, le portant en finale de coupe de l’UEFA qu’il perdra de manière épique 5-4 face à Liverpool. Le Milan l’achète au mercato suivant, en espérant qu’il débarque avec ses jolis gants et sa qualité de buteur. Il n’en fut rien, il a tout laissé en Espagne. Un bilan famélique de deux buts et retour à l’expéditeur espagnol. Il finira sa carrière à Ibiza, rêve suprême de Ronaldinho.

Remplaçants :

José Mari : Acheté à prix d’or à l’Atlético Madrid (40 Milliards de Lires, vous avez 2 heures !), c’est à peu de choses près le cousin de Javi Moreno.

Brian Laudrup : Frère de Michael, la comparaison doit tout de suite s’arrêter là…

Luther Blissett : Serial buteur à Watford, il ne marquera que cinq buts lors de sa saison milanaise. Un vrai flop.

Remplaçants bis : Christophe Dugarry, Paolo Di Canio, Bobo Vieri, Ricardo Oliveira

ALLENATORE :

Fatih Terim : Viré en novembre, chapeau bas champion ! Merci aussi d’avoir ramené Umit Davala. Seul point positif, il a ramené Rui Costa. Mis à part ça, sa rigueur exaspérait tout le monde.

ADJOINT:

Oscar Tabarez.

La nausée vous prend ? Allez jeter un oeil au Onze Mondial Historique de Tonton Baresi, c’est beau, c’est brillant, avec les drapeaux du grand soir. Ici.

6 thoughts on “Le Onze Anal Historique du A.C. Milan

  1. Pas mal du tout !
    2 choses cependant :
    Taribo West était bon… à l’Inter ! (ça c’est une crotte de nez perso !)
    Ensuite, concernant Rivaldo. Il était certes un peu décevant. Mais d’une part il avait 34 ans à son arrivée (et non 29 ou 30 comme dit officiellement), et puis il faut dire que le style de jeu était moins offensif qu’au Barça. Rivaldo, je me souviens de sa passe décisive pour Sheva dans le derby contre l’Inter… Il m’avait fâché, mais comme j’étais venu avec le Milan Club Paris à Giuseppe Meazza, j’ai dû faire semblant d’être heureux !

    ps : Javi Moreno. Tout est dit !

  2. Alors là, chapeau l’artiste. Impossible de faire mieux. Trop fort.
    La palm revient quand même à Guglieminpietro, dit Guly, ou le seul joueur dont le nom était aussi pourri que le jeu.
    Mais d’ailleurs tiens, quand j’y repense, vous nous avez bien Hank Hullé, bande de sales milanistes :
    Pirlo Guly
    Seedorf + Simic Umit Davala…
    Les recruteurs de l’Inter étaient déjà des chèvres bien avant Branca le branquignole…

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