Le stagiaire live a regardé Marseille-Bordeaux sur FR3

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Toujours pas embauché, même s’il commence à s’imposer comme un référence dans le domaine du live en retard…

Ma soirée a commencé avec un drôle d’avant-match présenté par Laurent Luyat, une sorte de smiley vivant en K-Way, qui présente que des trucs en plein air, Tour de France, Roland-Garros, le Foot. Y’avait Triaud et Dassier, Delphine, l’Isabelle Moreau de France Télévisions, une mystérieuse et maladroite journaliste blonde, et des envoyés spéciaux désignés par France 3 Régions, qui à 20h30 sont presque la bière à la main et la bite à l’air devant l’écran géant ou dans les bars, au milieu des locaux.

La preuve, à 20h30 : on est inquiets dans les bars bordelais sur la compo de Blanc. Elle est pourtant tombée depuis 1/2h, la compo, bande d’incapables…

On se repasse les images de l’ancien temps, il y a de la tendresse pour Basile Boli, dernier buteur marseillais ayant offert un titre à l’OM, comme pour un Poilu de 14-18.

Vient la vraie prise d’antenne.

Fabien « balai dans le cul » Lévêque et Xavier « Colombo » Gravelaine en imper beige portent un pin’s au ruban rouge, sidaction.

Les clés du match selon Gravelaine : le duel à distance Gourcuff-Lucho, à l’avantage du premier puisque Lucho est moins bien que le bordelais depuis quelques mois, a décrété sans justification Gravelaine.

Arrivée de la Coupe de la Ligue dans un Ferrero rocher géant en chaise à porteurs, précédée d’une fille assez sexy, habillée en arbitre… Plans sous la ceinture, culs de pom-pom girls, la classe selon Fred Godard. Un spectacle Max Guazzinien de bas-étage, des jeunes en maillots bordelais et marseillais courent et agitent dans l’air des capotes géantes bleu ciel et bleu marine, le sidaction version subliminale. Une musique grandiloquente dégouline comme une pâte à tartiner sur la scène. La fille se désape, les autres aussi. Surprise, tout le monde est déguisé en papillote dorée. On a fini la bombe de Noël dernier… Epileptiques, s’abstenir. « C’est magnifique » dit Gravelaine. Preuve que c’est moche. Bref, tout ça pour quoi ? Un gros pot de café liégeois vide et même pas lavé ? Super.

Les mathématiciens du foot n’avaient pas résolu l’équation de la compo bordelaise entre équipe A, A’, et B.

Franchement je vois pas la différence. Bordeaux ils ont deux types de joueurs, des métis au crâne rasé : Henrique, Wendel, Gouffran, Bellion, Jussiê. Et des bruns vaguement bronzés : Fernando, Gourcuff, Planus, Chamakh, Trémoulinas… « A partir de là », les joueurs sont interchangeables, tu vois pas la différence. Si ! les seuls irremplaçables c’est Chalmé le rouquin et Plasil le sosie de Yolande Moreau des Deschiens. Là, on peut parler de Plasil-dépendance, cher Bernard Lions.

« Bruno Cheyrou (sic) manque ce soir » dit Gravelaine. Possible, mais il a pas laissé un si bon souvenir que ça à l’OM… En réalité il parle de Benoît, qui est là en promo pour les cols roulés Delaveine.

Toss suivi de près par un micro placé sur l’arbitre. En rendant la pièce bicolore à son assistant, Lannoy lance un « Tiens fi-fille » qui me glace le sang.

Deschamps n’est pas content : Ramé a un maillot de la même couleur que celui des arbitres. Ils ont pas le même maillot, mais ils ont… ah non ça marche pas cette fois. Les marseillais ont un floquage doré qui n’est pas vilain sur leur maillot.

Laurent Blanc il a le costard-cravate rayé des vigiles de chez Darty. Pas la peine de mettre un costard si c’est pour se curer les chicots avec une touillette, Président.

Deschamps prouve qu’il peut très bien être élégant malgré un physique ingrat. « La classe et moi, ce sont deux choses différentes » disait-il. Mais oublie que t’as aucune chance, Didier, fonce !

Daniel Lauclair en bon turfiste ne parle que de la pelouse et de la météo. On sent les joueurs souvent irrités de devoir respirer l’haleine de Daniel dans les couloirs avant le match.

Début du match. Première allusion au sujet Mbia. Souleymane Diawara aurait « dit sa façon de penser » à Mbia. Dialogue platonicien en perspective.

On perçoit grâce à ce micro arbitral les toussotements, les râles de monsieur Lannoy qui fait son semi-marathon du week-end, mais qui lui est quarantenaire, ne l’oubliez pas. Le micro permet de mesurer l’enthousiasme, la candeur d’un arbitre heureux d’être là : « Doucement monsieur Brandao dans les duels aériens »… C’est touchant d’espoir et de naïveté.

Pressing haut de l’OM, les rencontres entre des joueurs surexcités aboutissent souvent à une faute. Kaboré tamponne Fernando.

Etonnante action de Cissé qui « tape à suivre » pour lui-même dans la surface adverse, 6 mètres.

Nouveau tampon de Ben Arfa sur Trémoulinas (vraiment trop mignon ce petit enfant indonésien avec son petit air triste). On espère qu’Angelina Jolie regardait le match ce soir et fera un geste.

11e min : Tacle sévère de Sané sur la cheville de Lucho, qui plie mais ne rompt pas. L’argentin, poil de cul vivant, long, fin et frisé, se tortille quand il tombe. Frictions entre joueurs. M. Lannoy vient aux nouvelles et prend ses aises : « Ca va monsieur Lucho ? » – « Et vous monsieur Steph’ ? »

13e min : Brandao, décalé par un Ben Arfa qui commence à esquisser de jolis slaloms, met 3 secondes à armer son centre. Pression marseillaise plus nette et sur un centre de Taiwo, Brandao monte plus haut que Trémoulinas mais sa remise est trop sur Ramé.

Le brésilien tacle maladroitement et vient pleurnicher dans le micro de l’arbitre « Naoo, je l’ai pas toucheyyyy ». Carton jaune, ralenti… Brandao est bon acteur… et pas mauvais ailier gauche. Il sait tout faire ce Brandao. Brandao c’est un peu Brandon et Diana qui auraient fusionné.

Daniel Lauclair qui cherche à en placer une pour ses potos de l’hippodrome, compare Brandao et Chalmé à « 2 cavaliers fogoso (sic),  comme on dit en Argentine. » Deux caballeros fogosos, éventuellement Daniel.

Gravelaine, après Bruno Cheyrou, rend hommage à un ancien Olympien, « Fernandao ». Il souhaite « dégonfler la pression sur ce match. »

Duels de chiffonniers, mandales dans la tronche entre Mbia et Chamakh et Bonnart – Trémoulinas.

22e min : contre bordelais et frappe d’un Gourcuff dangereux dès qu’il peut se retourner. Mandanda est dessus.

Coup de billard bordelais, Plasil centre, remise sur Gourcuff qui tente une roulette très « Le successeur » à l’entrée de la surface marseillaise.

Les contres bordelais sont plus tranchants, mais Kaboré, Mbia veillent. Le premier, tacle divinement Gourcuff.

Blanc et Deschamps ont « 200 sélections à eux-deux » (Lévêque). On doute de l’intérêt de cette stat cumulée.

32e min : Gourcuff d’une talonnade pour Wendel enclenche une belle attaque, mais il ne peut s’emmener le ballon sur la remise de l’extraterrestre.

33e min : passe appuyée pour Lucho qui, en une touche, pique pour Niang à l’entrée de la surface, qui envoie la balle à l’aile pour Brandao. Brandon & Diana s’appliquent mais Ramé détourne.

Coup-franc bordelais. Wendel glisse et touche le ballon, mais l’arbitre avait sifflé. Niang avait déjà piqué le ballon et filait au but comme un demi de mêlée facétieux.

« Pression à dégonfler » (Gravelaine) deuxième édition. Parce que la pression ne donne pas de beaux matches, Xavier ?

Niang est laborieusement contrôlé dans la surface par Ciani. Brandao, très actif à gauche, multiplie les centres… contrés. C’est déjà pas mal, ça donne soit touche, soit corner.

Kaboré et Mbia se téléscopent, Lannoy vient aux nouvelles façon Vénus Beauté : « Vous voulez un soin ? » – « Non, juste la demi-jambe et le maillot, s’il vous plaît. »

Issue incertaine. En langage gravelainien : « Celui-là (sic) qu’arrive (sic) à pronostiquer… » La mi-temps s’achève sur cette phrase en suspens.

Top 10 des buts de la Coupe de la Ligue sur une musique très Fun Radio. Giresse affirme que « Tous les buts sont beaux, les buts c’est ce qu’on attend du football ». Gonflé le mec. La coupe du monde en Af’ Sud, qu’il voit probablement comme un grand plat traditionnel de poulet colombo, aura « un piment particulier ».

L’incrustation France 3 affiche un curieux :  Gérard Houillé. Gargamel répond avec langue de bois mais sympathie, ça donne envie au Lauclair de poser sa question gros beauf : « Bordeaux ou Côtes-de-Provence ? » Doucement, Gérard doit faire attention à son coeur.

46e min : tacle magistral d’Mbia sur Gourcuff qui s’engouffrait dans l’axe du terrain. A chaque intervention le milieu de terrain s’éloigne pour Stéphane « Je suis un numéro 10 » Mbia.

48e min : Ben Arfa envoie un double-contact dans la face de Trémoumou, mais « en remet une couche à droite » (Gravelaine). Dans la foulée, le bordelais se venge par derrière. De son côté, Mbia file un vilain coup de coude à la carotide à Chamakh, insolent de volonté et d’abnégation. Geste regrettable mais qui a donc dû faire quelques heureux côté OM.

Wendel, bulbe d’ampoule, a une idée. Il va tenter un coup-franc de 40m. C’est dans le mini-mur. Tiens, pourquoi on dit pas le muret ? Ca, ça existe comme mot.

Niang a mal à la cuisse. Entrée de Valbuena, qui adopte un style tout italien fait de cheveux plaqués et d’une barbe de trois jours. Entrée déterminante du lutin et déjà un  « cent’vicieux » pour Brandao.

60e min : But pour l’OM ! Corner de Lucho façon passe sautée qui rencontre avec précision la course de Jonah Lomu Diawara, intercalé dans la ligne comme un TGV Paris-Lille qui passerait par là. Souleymane embrasse l’écusson, les bordelais apprécieront… Margarita et Dassier, à l’étroit quand ils se lèvent de leur siège, dansent une lambada collés-serrés.

63e min : Frappe en demi-volée de Valbuena, pas loin, pas loin du tout. Moue de troll maléfique.

64e min : le match s’emballe, Gourcuff à l’entrée de la surface, enroule et Mandanda a les mains moites : prise en deux temps.

Comme si les qualificatifs à propos de ce match ne suffisaient pas, on essaye de nous vendre « le magicien Jussiê » (Lévêque). Mouais.

Wendel, seul dans la surface, est contré in extremis par un Bonnart très Gabi Heinze et sur le corner qui suit, Plasil, seul joueur de Bordeaux à avoir un jeu de tête pourri… ne cadre pas.

74e min : But pour l’OM ! Ben Arfa entre dans la surface et s’amuse avec Alou Diarra dans un petit périmètre comme peu de joueurs oseraient. Temps d’arrêt. En effet, le temps s’arrête quand Hatem commence à dribbler, et c’est beau. Valbuena, oublié en retrait, montre qu’il n’est pas maladroit en frappant du cou du pied gauche sous la barre. Réflexe trop tardif de Ramé.

Entrée Canenaghi et Gouffran, étrangement tatoué derrière la tête. Un fan de Jérémy Janot, sûrement. Gouffran, c’est un peu Malouda. En droitier. Et en moins bon. Ouais, c’est juste Gouffran quoi.

Complicité assez délicieuse entre Ben Arfa, Valbuena et Lucho. Le Stade de France chante comme rarement on l’entend chanter. Ben Arfa, plutôt que d’enflammer un contre, fait une passe en retrait de 20m, et c’est assez bien joué. On apprécie la maturité nouvelle du garçon, merci la philosophie.

Taiwo, néo-capitaine, frappe de 45m. Lui, on désespère de le changer mais il est tellement rigolo…

Bordeaux se rebiffe dans le sillage de Trémoulinas, machine à centrer.

Sublime ouverture rasante de Ben Arfa pour Brandao côté gauche, tout proche de passer devant Ciani.

77e min : But pour l’OM ! Valbuena tire un coup-franc excentré et profite d’une jolie Madjer de Mathieu Chalmé. Dans les locaux de l’Equipe on évoque déjà la Valbuena-dépendance.

Yoann Gourcuff, cils interminables, et Marouane Chamakh, nuque interminable, ont la tête basse sur le banc.

83e min : Corner de Ben Arfa pour Taiwo qui contrôle en pleine course un peu façon Zizou contre l’Allemagne mais lui ne frappe pas sous la barre. Non, son tir surpuissant, pléonasme, passe devant le but.

Réduction du score bordelaise ! Sur un coup-franc de Wendel, Sané « se casse en deux » pour claquer une tête à bout portant. Mandanda a un bon réflexe qui lui évite le headshot mais ça finit sous la barre. Lamine Sané, curieusement pas appelé « Lamine Sakho » par Gravelaine… pourtant fort inspiré en lapsus « anciens olympiens » ce soir.

Ben Arfa sort, acclamé. « Il a pris confiance et conscience… » (Tentative de paronomase gravelainienne).

On a une vision très « Seigneur des Anneaux » quand Gabi Heinze, oreilles d’Elfe et rage d’Orque, rentre à sa place. Pour ajouter au tableau, Lévêque affirme qu’il voit 3 ou 4 Valbuena sur le côté gauche. On imagine bien l’armée des Nains. Trémoulinas, lui, en a marre de le voir jongler et lui fout son pied dans la tronche.

Pression bordelaise, tentative de retourné d’un Cavenaghi bien en chair et poteau de Plasil. Le contre est mal négocié par les deux molosses, Brandao et Taiwo, un peu trop l’écume aux lèvres…

Dans la tribune, Margarita, madonne à l’enfant, tient Maurice sur ses genoux, certainement très émue. J’aimerais bien sauter sur ses genoux moi aussi.

Margarita, charmant accent russe et « R » roulés sous les aisselles, deviendra-t-elle le porte-bonheur de l’OM comme son mari était devenu un « chat noir » pour certains Marseillais ?

En tout cas, demain matin à Marseille, la Margarita sera un peu plus « MLD », et un peu moins un cocktail à 8 euros.

Chaque joueur a le droit à son pot de café liégeois et Mamadou « ultrabrite » Niang, hérite du pot géant. Le Jump de Van Halen remplace le « Qui saute pas… », on sait pas lequel est le plus ringard mais c’est une belle surprise. Dommage pour les Marseillais que cette disette de 17 ans prenne fin cette satanée nuit de passage à l’heure d’été. Une nuit qui ne compte que 11 heures, ça ne sera certainement pas assez pour fêter, plus que le titre, le retour de la gagne à Marseille…

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10 thoughts on “Le stagiaire live a regardé Marseille-Bordeaux sur FR3

  1. T’inquiète pas mon petit gars, t’es aussi mignon que le petit indonésien de Bordeaux… T »as toutes tes chances avec Angelina.

  2. « Brandao c’est un peu Brandon et Diana qui auraient fusionné. »
    Très très bieng.

  3. Bien joué le jeune.. Moké a vecu tout ça de l’intérieur sans les gros plans sur les culs des girls malheureusement…On a même tenté de lui faire faire la Ola, mais Moké c’est pas un surfeur.

    En tout cas c’est Sertic qui peut fermer sa gueule maintenant.

  4. Sertic s’est fait des copains on dirait…
    Vaut mieux pour lui que son ramage se rapporte à son plumage.

  5. Non, il peut pas. Y’a un rageux chaque semaine qui vient faire son schtroumpf grognon quand son équipe perd, laisse tomber Moké. T’es pas le genre de flic qui veut faire du chiffre.

  6. Écoutez, laissez la police faire son travail, dès que j’aurais de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés.

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