Manchester United-Newcastle (0-0) : La Raide et Vile Academy n’a pas de regrets

Salut à tous !

Ce samedi 2 août, les séduisantes courtisanes de Manchester United recevaient les Toons de Chateau-Neuf-des-Rayures dans leur lupanar d’Old Trafford, pour le compte de la troisième journée de Premier League.

Difficile de rendre compte avec brio de la performance de nos gagneuses sans faire appel à une locution devenue célèbre, tant, pour le coup, celle-ci qualifie de manière fort adéquate le match que nous vîmes le week-end passé : ce fut un « bon 0-0 ».

COMPOSITION INFERNALE

Pour le plaisir d’Homerc : le nouveau maillot des coquines en rouge.

De la stabilité, enfin ! Van Gaal semble content de sa défense, et on le serait à moins : seulement un but encaissé depuis le début de saison, le tout sans bouleversement. C’est-à-dire sans recrue à 50 millions de brouzoufs qui ne vient que pour faire plaisir aux fans après une saison catastrophique (position officieuse du club) et pour garnir son compte en banque (motivation générale de tout footballeur).

Toute référence à des transactions récentes effectuées par un autre club de football de la ville de Manchester est infortuite (je ne sais même pas si ce mot existe, mais vous voyez l’idée).

Grâce à sa ligne de défense expérimentale que la presse européenne ne tardera surement pas à surnommer la DSBS, ou autre sigle con, Van Gaal fait a fait taire les rumeurs d’achats compulsifs, mais est surtout parvenu à faire oublier l’hémorragie bouillonnante de buts encaissés la saison dernière. Hémorragie toute théorique, pour rappel, car Manchester n’encaissait plus beaucoup de buts en fin de saison.

On ne se demande pas trop si cette stabilité en défense doit plus au recrutement de Darmian, au retour en forme de Shaw, au replacement de Blind ou au spectaculaire gap de niveau que semble avoir franchi Smalling, qu’au recrutement de milieux de terrain de haut niveau : on constate avec satisfaction, et on n’est pas les seuls, d’ailleurs.

Mis-à-part l’entrée de Schweinsteiger à la place de Carrick, rien ne bouge depuis la victoire à Aston Villa, donc : c’est la première fois que les cinq recrues de cet été sont toutes alignées ensemble au coup d’envoi.

 

LE MATCH en direct abrégé

1re mi-temps

Les diablesses dominent d’entrée, et cela dure pendant vingt minutes. Rooney se fait même refuser un but en apparence parfaitement valable, dès la quatrième minute.

Newcastle ne joue qu’en contre, et le peu qu’ils ont à se mettre sous la dent nous fait quand même frémir lorsque, sur un centre, Mitrovic balance une tête qui repart dans l’autre sens après avoir heurté la transversale.

Old Trafford se moque de Gabriel Obertan, ce n’est pas gentil. Ce qui ne m’empêche pas de faire de même.

Puis le niveau baisse un peu d’intensité, et le match rampe mollement vers la pause.

2e mi-temps

La domination sans partage de Manchester reprend dès les premières minutes. Les changements apportent du danger en plus, grâce à Carrick et Hernandez, surtout. Qu’on ne se méprenne pas : Schweinsteiger et Januzaj ont été très bons, eux aussi.

Se heurtant à un mur, les rouges n’abdiquent pas, mais doivent bien admettre en dernière instance qu’ils sont tombés sur une défense trop solide pour eux. Le plus rageant là-dedans n’est pas de savoir que deux points nous échappent à domicile, mais que cette même défense devrait voler en éclats d’ici une journée ou deux sous les coups de boutoir des Queens Park Rangers, ou de Riyad Mahrez tout seul.

Félicitations sincères tout de même à Tim Krul, et surtout à Fabricio Coloccini, qui ont livré un match dantesque, chacun à leur poste. On connaissait le talent du grand gardien néerlandais, on n’ignorait pas non plus celui de son capitaine argentin, mais on était loin de les imaginer pouvoir élever leur niveau à un degré aussi élevé sur ce match : 5/5 pour tous les deux.

Merci à Florian Thauvin d’avoir croqué une balle de but sur un contre qui aurait pu donner un tout autre esprit à cet académie. C’est vrai qu’on n’a plus trop flirté avec la honte, ces derniers temps ; et on ne s’en porte pas plus mal.

NOTES

Romero 3/5 : Mine de rien, le Sergio n’a toujours pas pris de but en PL. Encore une fois, il n’a pas eu grand chose à faire. On ne va pas s’en plaindre, même si le ralenti est cruel sur la tête de Mitrovic (transversale, 23e) : il est loin. Très loin.

Darmian 3/5 : Encore une fois très bon, il a cependant pris un jaune beaucoup trop tôt dans le match. Professionnel, il est resté sérieux et a défendu proprement ensuite, si bien que son avertissement ne lui a pas été préjudiciable. Il a ainsi pu continuer à monter lors des phases de possession. Remplacé par Valencia (77e).

Smalling 4/5 : Toujours très présent et très costaud dans les duels. Toujours très médiocre à la relance, aussi, même si on a vu du mieux, et même certaines transmissions très intéressantes.

Blind 5/5 : Dans la lignée de ses précédentes prestations, il a encore une fois été proche de la perfection. Et beau.

Shaw 4/5 : Toujours aussi rapide et puissant, ce qui lui sert autant en attaque qu’en défense. Sur l’échelle de Patrice Evra, il apparaît entre « adulte » et « Dieu ».

Schneiderlin 3/5 : « You shall not pass, bitches », telle est sa devise. Et rares sont ceux qui résistent à son injonction, qu’il ait Schweinsteiger ou Carrick à ses côtés. En fin de match, il a aussi participé à l’embouteillage axial, trouvant certainement qu’il n’avait plus grand chose à faire d’autre alors que les Magpies campaient à onze dans leur surface.

Schweinsteiger 3/5 : Très actif, techniquement au top, et foncièrement volontaire. Même du point de vue de la forme physique, le monteur de cochons (humour Google Trad) est ok. C’est plutôt son rapport à l’équipe qui pose problème : lui et ses partenaires ne semblent pas encore au diapason, et les prises de décisions de Bastian apparaissent souvent comme à contre-temps, ou du moins en décalage. Venant d’un type qui passe d’un entraîneur aux exigences tactiques proches d’un Staline à un autre aux principes aussi rigides que Goebbels, on comprend que le temps pour s’adapter de l’un à l’autre soit un peu long. Remplacé par Carrick (59e).

Mata 4/5 : De plus en plus entreprenant dans son rôle de meneur excentré, il semble s’être affranchi de l’absence d’Herrera et Valencia. D’un côté, Januzaj lui donne un point d’ancrage plus axial que l’Espagnol, et de l’autre, Darmian semble assez véloce pour se débrouiller tout seul lorsque l’opportunité d’un débordement se présente. La seule chose qui a manqué à Juan sur ce match, c’est la finition.

Januzaj 3/5 : Encore un bon match, même si ses efforts n’ont cette fois pas été récompensés. Sa mobilité à toute épreuve et sa technique le rendent utile, mais il y a fort à parier qu’il va faire les frais bientôt du retour de Fellaini. Très clairement, c’est le profil du grand Belge qui a manqué dans ce match, moins celui du jeune. Remplacé par Hernandez (67e).

Depay 3/5 : Sa facilité pour éliminer est impressionnante ; il a créé beaucoup de mouvement et de bordel sur son côté gauche, mais il a raté trop de choses. Élever un tout petit peu son niveau de jeu suffirait à le voir marquer deux ou trois fois par match.

Rooney 3/5 : On a vu du mieux chez Captain, alors que les internets pleurent sa mort pour le football. Il remonte la pente doucement, tout en continuant à montrer qu’il est plus à l’aise derrière l’attaquant qu’en pointe (après l’entrée d’Hernandez).

SUBSTITUTES

Carrick NN : Excellente entrée de Michael, ce bel homme. Tempo, récupération, orientation du jeu…la rotation fonctionne très bien avec Schweinsteiger.

Hernandez NN Le petit pois a bien failli triompher finalement de la défense de ciment armé des nouveaux châtelains, mais Tim Krul s’est une fois encore interposé. Ses appels dans la profondeur ont offert de nouvelles possibilités aux créateurs, sans toutefois donner de résultat.

Valencia NN La dernière cartouche de Van Gaal n’a pas eu plus de succès que les autres. Juan Antonio la Montagne avait pourtant du feu dans les jambes, comme d’habitude…

Rendez-vous très bientôt pour le match retour de barrage de Ligue des Champions contre Bruges.

D’ici là, des bises inferanales.

Bobby Carlton.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

4 commentaires

  1. Premier match de la saison que je peux voir en entier. C’était long.
    Depay se prend déjà pour notre sauveur et c’est un poil chiant ses grandes possessions de balle dribble pour rien ou à l’inverse, je tire dès que j’ai la balle… Mais bon ça va s’ajuster.
    Reste que franchement, à part lui, qu’est ce que c’était statique purée.
    La défense est pas dégueu par contre, à part Blind dans le jeu aérien (cf la barre de Mitrovic), mais franchement, pour tous ceux qui hurlaient et réclamaient d’abord des renforts en défense c’est un joli pied de nez.
    (Ce commentaire pourra s’auto détruire après une branlée contre City ou Liverpool ou je ne sais qui d’autre)

  2. @Willy : Rooney aussi.

    @Luke : j’abonde dans ton sens pour la défense. A la décharge de Blind : c’est Darmian qui est au marquage de Mitrovic. Et le centre part tellement de nulle part que même un Vidic ne l’aurait pas anticipé. Je ne suis presque pas de mauvaise foi en ce qui concerne Blind. J’ai juste une foi aveugle en lui. Lol.

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