Toulouse – Nantes (1-1) : la Canaris Académie livre ses notes

Salut les p’tits beurres.

Définitivement sauvés après un bon nul face à Marseille (1-1), les Nantais arrivaient dans la Ville Rose avec la ferme intention de leur marcher sur la gueule, à ces pédales de rugbymen. Bon, en fait les amis du rose et du violet ont dominé les débats, avec un jeu bien mieux en place que celui des Canaris. Malgré l’ouverture du score précoce d’El Patron Vizcarrondo, les Toulousains ne se sont pas affolés et ont patiemment mis leurs attaques en place, inquiétant plusieurs fois Riou. Mais à domicile, les Violets n’y arrivent pas et laissent des espaces dans le dos de leurs latéraux offensifs, espaces que Bessat et Nicolita s’emploient à ignorer à chaque prise de balle.

Rebelote en seconde période, mais cette fois Toulouse trouve la faille par Ben Yedder. Comme à l’aller, on prend un but hors-jeu.net, mais cette saison de toutes façons, on a pas été verni avec les arbitres-assistants. Dans la continuité de l’action, Djiloboji assène un coup de coude à Ben Yedder et l’envoie par-dessus la troisième corde. Expulsion du défenseur sénégalais, qui fait pourtant du yoga (si, si), mais qui là a perdu sa science du zen. Au passage, à quand la peine de mort pour les joueurs qui arrachent le ballon des mains de l’adversaire après avoir marqué ? Le ballon revient à l’équipe qui engage, bordel ! Et c’est pas parce que tu remets le ballon très vite dans le rond central que les mecs en face vont engager rapidement…

La fin du match est une succession de situations chaudes pour Toulouse, avec une barre transversale et un sauvetage de Veigneau sur sa ligne. Match nul, et bien payé pour Nantes, vraiment pas inspiré du côté du Stadium.

 

Bonus « Au revoir » :

Voilà, ça se passe comme ça au FC Kita. Regrets, amertume et déception. Remis d’une blessure au genou, Filip Djordjevic voulait terminer en beauté en fêtant son 200ème match sous le maillot canari en même temps que son départ de la Beaujoire. Las, non-retenu par MDZ face à Toulouse, le Serbe s’est braqué et a fini par cracher dans la soupe de Tonton Waldemar. Le même Waldemar qui l’a couvé et grassement payé durant six ans et demi, poignardé dans le dos par le fils prodigue qui part gratuitement pour la Lazio. Bien fait pour ta gueule.

De Filip, on retiendra ses buts, bien sûr, mais aussi sa métamorphose sur le terrain. De plot à ses débuts en 2008, il est devenu clébard enragé au fil des ans, premier défenseur de l’équipe et point de fixation indispensable devant. Dans une vraie bonne équipe à la nantaise, il aurait fait un malheur. Son caractère de merde nous aura bien poussés à bout parfois, mais ça fait chier de le voir partir comme ça. Allez, bonne route et merci pour tout, grand couillon.

Filip Djordjevic, 198 matchs et 67 buts pour le FC Nantes.

La compo et les buts :

terrain

9ème minute : Long coup-franc de Nicolita dans la surface toulousaine, marquage élastique de la défense qui laisse Vizcarrondo ajuster sa tête. Le Vénézuélien trompe d’un coup de catogan les gants légèrement beurrés de Boucher. 0-1.

67ème : Combinaison toulousaine devant la surface nantaise, avec Ninkov décalé en bout de ligne. Le centre du Slave est repris en deux temps par Ben Yedder, seul face à Riou. 1-1.

Les gars de chez nous :

Riou (4/5) : Le retour du divin chauve. Très sollicité, il sort une parade de grande classe devant Breath Wet en première mi-temps. Rassurant.

Veigneau (3/5) : Encore un match plein, même si l’activité de Ninkov, puis Roman, l’ont mis quelquefois à mal.

Vizcarrondo (4/5) : Un but de la tête (son premier sous les couleurs nantaises), et quelques interventions défensives tranchantes. C’est con, il se blesse sur le but toulousain. Remplacé par Djidji (78ème), auteur d’une rentrée impériale.

Djilobodji (0/5) : Merci d’être venu faire coucou, petit Djilobodji du passé. Retourne en 2010 maintenant.

Cissokho (2/5) : Cuit cuit cuit.

Deaux (3/5) : A la fois sentinelle, et milieu box-to-box quand ça lui chante, le voir courir partout est un vrai plaisir. Le Abou Diaby valide.

Veretout (3/5) : Il reprend petit à petit l’épaisseur qui était la sienne il y a deux ans. Propre dans les transmissions et solide à la récupération, Raynald a hâte de le voir évoluer l’an prochain après (enfin !) un été de vacances.

Bedoya (2/5) : Étouffé dans l’entrejeu, et pas aidé par les copains, il a assuré le boulot défensivement.

Bessat (1/5) : Catastrophique du début à la fin, il a dégueulassé tous les ballons d’attaque qui passaient par lui. Remplacé par Bangoura (62ème), qui ne rentre jamais au bon moment de toutes façons.

Nicolita (1/5) : Quelle brêle. J’ai peine à croire que les Stéphanois aient pu un jour l’apprécier. Lent, maladroit, son seul mérite est de défendre de temps en temps et d’ajuster de bons coup-francs. Remplacé par B. Touré (62ème), inutile, et ça fait un moment que ça dure.

Gakpé (2/5) : Brillant à Valenciennes, décisif face à Marseille, cette fois le Togolais s’est trouvé un peu noyé au milieu des trois centraux toulousains. Pas nul pour autant, notamment lorsqu’il a pris l’aile gauche après l’expulsion.

 

Les mecs d’en face (3-5-2/5) : Toulouse, c’est Nantes, mais en mieux. Physiques, bien organisés et avec deux ou trois bons techniciens, ça confine pas au génial, mais ça suffit pour passer régulièrement devant leurs matchs (à l’extérieur, hein) de bons moments. Par contre, Ben Yedder est un petit con et aurait bien mérité une fracture de la mâchoire. Dany-Bryan Bière-Gougnoux, lui, l’aime bien.

 

Raynald termine en roue libre, et file les images du match.

Câlins beurrés

Raynald Dunoeud

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