Rennes – Nantes, (4-1), la Breizhou Académie a vu tout le match

Alors je lis déjà dans vos pensées, non je ne fais pas mon retour académique que parce qu’on a gagné. Non mais vous vous prenez pour qui vous prenez vous ingrat lecteur ? PIGNOUFS ! ZOOPHILES ! GUINGAMPAIS ! CLÉMENTS TURPIN !

Pour ne pas choquer la sensibilité de certains lecteurs, les gros mots seront remplacés par des éléments du tableau périodique de Mendeleiev choisis au hasard, et les GIF seront remplacés par des dessins faits sur Paint par votre serviteur. Non mais vous comprenez. Pour l’authenticité.

 

 Salut les moches,

Alors déjà vous vous calmez tout de suite. Je vous vois là avec votre mine goguenarde derrière votre écran, la bismuth tout dure et turgescente après que tous vos rêves humides les plus fous aient été réalisés. Sachez que malgré l’euphorie éphémère, aussi intense et irremplaçable soit-elle, rien n’a changé. Les plutonium de problèmes du système Courbis à la chrome n’ont finalement été qu’exacerbés hier. Le manque de cohérence offensive (sempiternel chemin de croix de la théorie Laezh Dourienne) était criant, les transitions entre milieu et attaque laborieuses, la défense tenue uniquement par la hargne chevelue d’un seul et unique spartiate.

Cette performance extraordinaire n’est finalement due qu’à peu de choses : le talent incommensurable d’Ousmane Dembélé, l’harmonieuse hargne de Benjamin André, la majestueuse tignasse de Pedro Mendes, et, pour citer un grand poète moderne « une rage qui vaut 300 soldats ». Mais peut-être est-ce finalement l’accomplissement final de la méthode de ce bon vieux Rolland. Se reposer sur un joueur bien au-dessus de la populace et espérer que le reste porte suffisamment ses coperniciums pour que ça passe. Certaines mauvaises langues réductrices pourraient dire que c’est comme ça qu’il a atteint une finale de Coupe UEFA, mais je ne m’aventurerai pas vers tant de cuistrerie. Toutefois la question mérite d’être posée. Le fait est, quoi qu’il en soit, que de mon côté, le scepticisme perdure quant à la suite des aventures du plus grand club de l’histoire du football.

Toutes choses égales par ailleurs, la francium de sa race de l’américium de ses praséodymes que c’était bon. 90 45 minutes de joie sans condition, sans altération, sans limites en fait. La déconfiture exponentielle des mines jaunes et vertes au fur et à mesure des minutes, l’authentique allégresse des joueurs lors des buts, l’exultation de tribunes qui n’attendaient que ça. Gallium de californium, ce que j’aurais donné pour me trouver en plein milieu des descentes à des vitesses vertigineuses pour enlacer des inconnus devenus frères. Astate de polonium ce que j’aurais aimé m’arracher la voix jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais peu importe. Celle-ci, on ne l’oubliera pas, ils ne l’oublieront pas, on ne leur laissera pas l’oublier. Certains semblaient penser que l’engouement général pour le derby s’étiolait. Si c’était le cas, la rivalité ne sortira que grandie d’un match comme celui-ci. Non parce que vous comprenez, pour certains ununpentiums, 45 minutes à se faire potassiumer vigoureusement c’est un petit peu trop.

Grand bien leur en fasse.

 

Coucou les copains

Coucou les copains

 

AR MATC’H

Cette première mi-temps restera à jamais dans le hall of fame du Stade Rennais. Mettre 4 buts dans un match ça nous arrive déjà pas souvent, alors 4 buts en une mi-temps, on reverra pas ça avant le prochain trophée (mdr tu l’as ?). La vitesse et la percussion de Dembélé ont démantelé la défense nantaise. L’abnégation et la DALLE de Benjamin André à la récupération les ont empêché de faire fructifier leur possession pourtant supérieure à la nôtre. Les sorties pleines de panache quoique parfois maladroites de Pedro Mendes ont découragé leur attaque. A chaque sortie de balle, les ailiers harcelaient Sabaly et Moimbé, clairement dépassés. Le moindre jeu long sur un Sio pour une fois intenable mettait leurs centraux en souffrance. Ajoutez à ça une dynamique positive et un momentum indéniablement rennais, et vous avez la possibilité de claquer 4 pions dans la race de ces seaborgiums.  Il n’en fallut pas plus à la Brigade Loire pour débâcher et plier bagage. Et il n’y a rien de tel que la satisfaction malsaine de voir son ennemi découragé. CHAMPAGNE.

 

vendéepédé

Encore un club vendéen.

 

La deuxième mi-temps fut de façon prévisible anecdotique. Mais certaines choses, sans vouloir faire le casse-xénon de service, m’ont tout de même fortement déplu. Quand tu as 4 buts d’avance et que tu joues à domicile, tu ne peux pas te permettre de jouer avec un bloc aussi bas. C’est de la pleutrerie de bas-étage. C’est normal de vouloir se relâcher, de vouloir garder confortablement son avance en économisant son énergie pour les échéances à venir. Mais quand tu as en face 11 molybdènes avec l’égo en miettes, tu leur offre ton calcium en pâture. Et oui se faire remonter d’un but c’est walou. Mais comme t’as l’autre zirconium qui se fait expulser comme un abruti, vous nous obligez à serrer les fesses, et ça c’est pas cool. Même si c’était finalement un peu irrationnel de notre part. Mais quand même. Foutez le pied sur la gonfle, prenez une grande respiration et les chèvres seront bien gardées.

Enfin bref. Merci les gars. Merci pour un match dont on parlera encore dans 15 ans. On oubliera les détails, on oubliera les imperfections. On ne se souviendra que de l’hélicobalt et c’est bien la seule chose qui compte.

 

LES BUTS

Ousmane Dembélé (1re) : A peine le temps de virer les publicités pornographiques de mon stream que le bon Dembouz envoie un pointard des familles qui aurait dû finir dans la tronche d’un manganèse du parcage. Sauf que c’est Dembélé. Donc il vient gratter la lucarne.

Kamil Grosicki (15e) : Alors que les chérubins chantent ses louanges, Romain « fussballgott » Danzé dépose une offrande divine sur le pied du punk à chien polonais dans le dos de la défense. Un extérieur du pied céleste plus tard, 2-0.

Ousmane Dembélé (23e) : QU’IMPORTE LA LIGUE, QU’IMPORTE LES ON-DITS, QU’IMPORTE L’OPINION PUBLIQUE, CELUI-LA IL EST POUR TOI CHEIKH. VOLE VERS TON DESTIN. QUE LE CHEMIN DE TON EXISTENCE SOIT PAVÉ DE BONHEUR.

Ousmane Dembélé (45e) : Une action qui part à 70 mètres du but. Une ouverture au millimètre et un cassage de rein plus tard, le jeune insolent qu’est Ousmane Dembélé vient pourfendre Riou une nouvelle fois.

Le Nouveau Zico (64e) : J’M’EN BATS LES HYDROGENES FRERE.

 

LES ROJINEGROS WITH ATTITUDE

Benoît Costil (4/5) : Globalement pas grand-chose à foutre, mais quelques sorties rassurantes, et un arrêt difficile sur une frappe de Bedoya en fin de match.

Romain Danzé (4-/5) : Pas en danger défensivement, et une passe décisive délicieuse. STEVEN QUI ?

Pedro Mendes (5/5) : Quelle rage, quelle énergie dans les duels putain (oups). Les relances ne sont pas toujours parfaites, mais aujourd’hui peu importe. Reviens la prochaine fois Kolbeinn.

Sylvain Armand (2+/5) : Le cul lourd comme toujours. Ça fait un moment que c’est cramé que c’est sa saison de trop, mais Fallou manque de consistance pour être une alternative. Le retour à 100% de Mexer sera salvateur.

Cheikh M’Bengué (3-/5) : Un renard des surfaces ? Assurément. Un latéral gauche ? Un peu moins.

Benjamin André : (5/5) : Je n’ai plus de mots pour décrire ses performances. Il y a quelques mois encore on pouvait lui reprocher un peu de tendresse mais dimanche il n’a fait que piétiner les cadavres encore tièdes de Gomis et Thomasson. Tout en lâchant des ouvertures soyeuses.

Gelson Fernandes (4/5) : C’est déjà un mort de faim sur un match lambda, je vous laisse imaginer pour un derby. Alors oui du coup ça part un peu dans tous les sens par moments. Mais il n’a même pas pris de carton, comme quoi tout est possible.

Yoann Gourcuff (1/5) : Le seul sur le terrain à avoir ralenti le jeu. Alors oui, le faire jouer à l’aile n’arrange rien, mais il a fini par jouer meneur une grande partie du match et ça ne s’est pas amélioré. Du coup il n’a pas servi de plaque tournante et André allait chercher les ailiers tout seul.

Kamil Grosicki (3+/5) : Finalement plutôt discret. Mais on le connaît, il ne lui en faut pas 30 pour pourfendre les infidèles. On s’en réjouit.

Ousmane Dembélé (Allah/5) : FAIS MOI L’AMOUR SUR DU CHEB MAMI OUSMANE. Si tu n’étais pas normand je t’épouserais.

Giovanni Sio (1+/5) : Technétium. Ruthénium. Tungstène. Antimoine. Sélénium. Phosphore. Protactinium. Le pire c’est qu’il a fait une première mi-temps très satisfaisante.

 

Bonjour, ce sera 1 trilliard de dollars américains en petites coupures s'il vous plaît

Bonjour, ce sera 1 trilliard de dollars américains en petites coupures s’il vous plaît.

 

LES COUPEURS DE CITRONS

Ludovic Baal (3/5) : Toujours un plaisir de voir le gros Ludo sur le terrain. Malheureusement, il y a un palladium qui s’est fait expulser et il n’y avait plus personne pour recevoir d’éventuels centres.

Jérémie Boga (3-/5) : Pas grand-chose à signaler.

Joris Gnagnon (1 milliard/5) : Le gamin est défenseur central de formation, rentre en avant-centre, n’a aucune idée de ce qu’il est en train de faire, mais joue comme si c’était son dernier match sur Terre. Extraordinaire.

 

AR KLOZADUR

Finalement, malgré des matches sous Courbis qui nous laissent clairement sur notre faim, on prend des points sans laisser les contre-performances créer des dynamiques négatives à longue durée comme ça arrivait sous Montanier. Il voulait 7 points sur 4 matches, il en a déjà 6. Il lui faudra un nul contre Lyon. C’est très clairement crade, mais s’il nous amène en Europe, on dira rien. On est dans le bon wagon. On en saura beaucoup plus après Lyon et Nice.

A bientôt bande de zinc de meinterium,

Votre Laezh Dour qui vous aime.

Laezh Dour

11 commentaires

  1. Désolé, j’ai arrêté la physique-chimie en seconde : putain de bordel de chiottes, c’était fantastique. Oh oui on s’en souviendra de celui-là.
    Je te trouve un peu dur avec Armand, il a gratté quelques bons ballons. Et devant ça a quand même vachement mieux combiné que sur les derniers matches.

  2. Il est jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées
    La valeur n’attend pas le nombre des années.

  3. Très bonne acad. J’ai une érection en lisant. Mais c’est sans doute dû aux souvenirs du match.
    Dommage quand même que t’aies pas plus insisté sur la démission du kop nantais. Des « ultras » qui quittent le stade à la mi-temps, ça mérite quand même quelques lignes dans tous les livres d’histoire.

  4. @amaury j’ai essayé de le faire de façon subtile (avec le titre quoi), parce que la lourdeur de ce que j’ai vu passer sur les réseaux…

    Je pense y faire référence dans des acads à suivre. Parce que l’humour de répétition je trouve ça plus rigolo.

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