Nantes-OM (1-0), La Canebière Académie se morfond

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Go-go, gakpéropode

Blaah

Aioli les sapiens,

Troisième défaite d’affilée et un podium qui s’éloigne, voilà la sanction d’une prestation particulièrement anale ce vendredi à Nantes. T’as l’aspirine pour comprendre les changements tactiques ? T’as la préparation H pour supporter le visionnage des actions ? OK, tu peux commencer la lecture.

 

L’équipe

Payet suspendu, la compo annonce un Batshuayi en meneur de jeu : dans les faits, le Belge se montre plutôt fixe en attaque, Gignac se chargeant davantage de dézoner (sans que l’on sache si cette répartition des rôles était réellement voulue à l’avance). En l’absence de Mendy, Morel retrouve sa place de latéral, la défense centrale voyant le grand retour de Nkoulou. Devant, Ayew revient de suspension et Alessandrini est préféré à Thauvin.

Face au 442 nantais spécialement conçu pour l’occasion, l’équipe se présente avec trois défenseurs, Romao glissant du milieu en défense. Ce schéma évolue peu en seconde période, même si le recul d’Ayew et la montée de Romao apportent un peu plus de densité au milieu de terrain.

 

Le match

Dès l’entame, Nantes applique son plan et martèle les faiblesses de notre système. La possession ou la création du jeu ne sont clairement pas des priorités pour eux, l’essentiel étant de nous harceler sur les premières relances afin que le ballon n’arrive jamais à nos offensifs dans de bonnes conditions. Lorsqu’il arrive.

Il serait intéressant de voir si le manque de réaction de nos joueurs à ce moment est dû à la peur de déroger aux consignes ou à leur propre déficit psychomoteur. Toujours est-il que le jeu olympien incarne à ce point l’entêtement suicidaire que je ne serais pas surpris de voir German Wings se proposer comme sponsor maillot l’an prochain.

En résumé :

  • Quinze Nantais nous tombent dessus à chaque fois que l’on essaie de partir de notre camp, mais on s’évertue à vouloir jouer court et propre ;
  • Les jaunes isolent Imbula du reste de l’équipe, lequel ne fait rien pour essayer de s’extirper de sa zone : en l’absence de Payet, c’est notre deuxième « pompe à remonter la balle » qui lâche ;
  • Ayew et Alessandrini restent le plus souvent excentrés sans enrayer le surnombre adverse au milieu ;
  • On est bouffés dans les duels.

Le paroxysme est atteint quand, une nouvelle fois, notre impuissance à trouver des solutions conduit Morel à donner en retrait à Mandanda. Steve, comme d’habitude, choisit de jouer très court sur Fanni, qui lui remet en une touche de balle, en toute décontraction et avec l’application d’un stagiaire footmercato dopé au Dulcolax. Mandanda glisse et Gakpé n’a plus qu’à se jeter sur l’aubaine comme un enculé de droite sur un fait divers sordide (1-0, 20e).

Et au cas où tu t’imaginerais que nous n’avons pas mérité ce qui nous arrive, nous te remettons en intégralité les deux minutes précédant le but .

L’OM montre une capacité de réaction trop sporadique, avec quelques décalages trouvés d’une part par des combinaisons Alessandrini / Dja Djédjé, d’autre part à la suite de décrochages de Gignac. Sur la meilleure de nos actions, Brice pénètre dans la surface et adresse un centre repoussé par Riou dans les pieds d’Ibrahima Bakayoko. Quel dommage que Michy fût forfait pour ce match ! lui n’aurait jamais manqué une occasion si énorme.

Un but refusé pour hors-jeu et une très belle tentative d’Alessandrini finissant au ras du poteau complètent la maigre liste de nos occasions. Les Nantais ne cherchent pas à construire d’attaque placée, mais se ruent en revanche en contre-attaque dès que l’occasion s’en présente, les retours de Dja Djédjé nous sauvant d’ailleurs les miches une paire de fois.

Faute d’avoir su s’adapter pour éviter le naufrage en cours de deuxième période, les Olympiens apportent des modifications tactiques après la pause. Imbula est renvoyé au vestiaire, si tant est qu’il en fût sorti à un moment. Romao est chargé de se montrer un peu moins inutile que Gianelli, et est accompagné d’Ayew qui redescend d’un cran. Thauvin entre en position offensive gauche.

L’OM force ainsi Nantes à reculer, mais manque toujours de fluidité face au pressing canari. Les nombreux centres imprécis achèvent de nous rendre relativement inoffensifs, malgré l’entrée d’Ocampos un quart d’heure après la reprise. Les cages nantaises procurent à nos joueurs le même effet qu’une festivalière alternative ardéchoise : elles donnent envie à nos joueurs d’être séduisants, tant qu’ils ne s’en approchent pas à moins de quinze mètres.

Une telle attitude aurait été appropriée au début de la rencontre mais, avec un score défavorable en cette seconde période, notre production reste trop limitée. En souffrance physique, Nantes ne perd pas sa cohésion et s’offre même de rares mais dangereux contres. Ayew est sanctionné pour avoir tenté un plongeon dans la surface, geste autorisé à la seule condition de s’appeler Ezequiel Lavezzi et d’avoir un adversaire corse. Lemina est repris par un tacle magnifique d’Alhadur (démerdez-vous avec les académiciens nantais pour avoir l’image, ça le vaut). Dans la foulée, Riou et la barre transversale empêchent Rod Fanni d’accomplir l’escroquerie du mois : non, la déesse Fortune n’est toujours pas décidée à sortir le bras qu’elle tient enfoncée dans notre anus depuis si longtemps (trad. : O fortuna velut luna statu variabilis, pour les latinistes et les mélomanes).

 

Les joueurs

Mandanda (2/5) : Très bien vue cette glissade. Non, vraiment, rien à dire. Il aurait vraiment été dommage de risquer d’avoir une chance de rattraper la connerie de Rod. Au moins, là, on sait qu’on va finir la saison sans trop d’espoir, on va éviter des émotions fortes ; non non, c’est parfait. En tant que capitaine, tu reçois les félicitations des cardiologues marseillais.

Romao (2+/5) : Ce n’est pas qu’il ait fait un très mauvais match mais, dès qu’il s’agit de remonter au score contre un adversaire qui nous attend, Alaixys est aussi utile à l’équipe qu’une couche-culotte à un constipé.

Fanni (1/5) : Soulagé du retour de Nkoulou à ses côtés, Rod s’est enfin décrispé. Les tendons, les neurones, l’anus, il a tout lâché d’un coup notre Rod.

Nkoulou (3+/5) : Son manque de rythme s’est fait sentir dans la dernière partie du match, mais avant ça il nous a rappelé ce que l’on avait perdu pendant toute son absence, un défenseur qui maîtrise son sujet, une main sur le match et l’autre dans le slip.

Imbula (0/5) : Le 18 novembre 2003, Momo le Morbaque s’est posé sur la bite d’Alou Diarra pendant que celui-ci regardait Derrick. Au deux-tiers de l’épisode environ, vers 21h47, Momo a émis une flatulence l’espace d’un dixième de seconde. Cet événement a eu plus d’influence sur le Nantes-Marseille d’hier soir que la performance de Gianelli.

Thauvin (46e, 2+/5) : Dans un autre contexte sa performance aurait paru tout à fait passable, mais il en aurait fallu encore plus pour ramener de Nantes autre chose qu’une douleur rectale. Lui aussi a fait un petit pont mais n’aura pas droit à son gif, communsymbole de son karma de merde.

Dja Djédjé (3-/5) : Malgré plusieurs centres finis à la pisse nous ayant privés de quelques occasions, Brice a commis un match honnête, rehaussé de deux sauvetages bienvenus.

Morel (2+/5) : Quelques très belles montées qui masquent mal le fait que Jérémy s’est accroché au match comme un Erythréen à un canot pneumatique : avec la dernière énergie mais pour un résultat aléatoire.

Malgré un match difficile, le Luis Suarez marseillais a parfois montré de beaux gestes.

Ayew (1/5) : Imagine : t’es Blanche-Neige et on te dépiste un cancer foudroyant, qu’est-ce que tu fais ?

  • Tu insultes le Prince Charmant, te mets à péter au lit et le trompes avec les 7 nains en mondovision comme une salope, afin qu’il n’éprouve pas trop la douleur de te perdre?
  • ou bien tu passes ta dernière semaine à lui faire revisiter le kama-sutra pour que son cœur et sa bite gardent un souvenir éternel de toi ?

Les deux approches sont honorables mais, à l’orée de son départ, on aurait tout de même préféré qu’André choisisse la seconde option.

Alessandrini (2+/5) : Une très belle première mi-temps avant d’éprouver plus de difficultés, voire de devenir franchement quelconque lors de son passage à l’aile gauche.

Lemina (79e) : En un petit quart d’heure, Mario a profité de la fatigue nantaise pour montrer de belles choses.

Batshuayi (1/5) :
Digame, Fabrice, como has traducido « Michy, vas a jugar nueve y medio » ?
– He dicho « Michy, va prendre neuf demis», porque, coach ? »

Ocampos (59e, 2+/5) : Une entrée qui apporte beaucoup d’activité et de percussion, mais soufrant aussi de mauvais choix à la conclusion des actions.

Gignac (2+/5) : Après avoir vu Gignac occuper la place de Payet, nous nous sentons prêts pour voir Maryse Joissains dans le remake de « Diamants sur canapé ». André-Pierre s’en est bien sorti, pourtant, au prix de sa capacité de finition. Capacité de finition qui, ceci dit, n’a pas sauté aux yeux lorsqu’il fut replacé en pointe.

 

L’invité zoologique : Serge Gakpéropode

Pendant que les Nantais nous violaient, notre camarade Côme a posé ses couilles sur le concours zoologique en imposant un invité incontestable. Point besoin d’en dire plus tant le carton parle de lui-même :

Rod Fanni fait super bien la feuille de salade, je trouve.

  • Les autres : Oui, ils balancent devant, ils ne font pas de jeu, patin, couffin. Et mon vier, ils ont juste fait ce qu’il fallait faire pour nous battre, qu’est-ce que tu veux leur demander de plus ? C’est solide, c’est cohérent, c’est pas con… et vu leur classement, ça a apparemment du mal à se sortir les doigts contre des adversaires ordinaires.
  • Vu d’en face : S’ils ressuscitent, ce sera ici.
  • Le classement : A l’heure où nous achevons d’écrire ces lignes, Monaco vient de concéder le nul face à Rennes. Malgré le soin que nous mettons à les achever, nos espoirs frémissent encore.
  • Les images : pour patienter avant les images officielles.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.

Notre course au podium, c’est encore Jérémy Morel qui l’incarne le mieux.

Bises massilianales,

Blaah

8 réflexions sur “Nantes-OM (1-0), La Canebière Académie se morfond

  1. Après avoir vu ce match, on a du mal à donner de l’importance aux sois disant « pénalties oubliés » qui auraient tout changé lors des deux dernières défaites.
    Belle acad, et merci pour Ibrahima

  2. Il parait que pour rebondir il faut d’abord commencer par toucher le fond…Prestation anale de toute l’équipe, avec un bémol pour N’Koulou qui a retrouvé son niveau durant 70 minutes, première frappe cadrée à la 86ème…et une belle prestation collective des nantais, ce qui est à souligner car ça n’est pas arrivé si souvent cette année. Bien que ce soit un accident, Bielsa s’est fait bouffé tactiquement par Der Zakarian et c’est ça qui fait le plus mal au fion. Plus de joker, et un gros match à sortir contre Monaco dans 15 jours pour que cette saison ne finisse pas en eau de boudin. Allez on y croit toujours, du mois on espère encore !
    Et on supporte !!! Très beau résumé Blaah, et les gifs sont parfaits, en espérant que le dernier ne soit pas le symbole de notre fin de saison.

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