Nice-OM (1-1), La Canebière académie regrette

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Michy tire, l’OM pointe (dans le ventre mou).

Blaah

Aioli les sapiens,

Après une période morose passée à perdre des points en jouant comme des gros porcs, l’OM connaît enfin le renouveau en perdant des points après avoir bien joué. Fierté de voir cette équipe rebondir de manière spectaculaire, à l’image des flaccidités d’un ventre mou d’où son extraction semble de plus en plus incertaine au fil de la saison.

 

L’équipe

Pour l’une des rares fois de cette saison, l’abondance de solutions frise le pléthorique. Mais de toute façon, ça reste pour ne rien changer, alors…

 

Le match

Après neuf minutes d’interruption pour cause d’usage de fumigènes, qui aurait valu à ses auteurs une déportation à Cayenne s’ils eussent été marseillais, la rencontre débute sur un rythme plutôt alerte. Les vingt premières minutes sont caractérisées par d’aimables échanges entre équipes de bonne volonté, l’ensemble étant trop gentillet pour se concrétiser par de réelles occasions, d’un côté ou de l’autre.

Chez nous, c’est Mauricio Isla qui se charge des lancements de jeu par quelques passes verticales d’un fort bel acabit. Les Niçois finissent par réagir en venant presser le Chilien dès nos premières relances, ce qui ouvre une nouvelle séquence de domination azuréenne. Pendant dix minutes, nos adversaires combinent triangles et actions à une touche : fortement sollicitée, notre défense souffre mais tient bon, grâce à un alignement inhabituellement irréprochable (un but refusé et un face-à-face interrompu pour hors-jeu). Après cette période de flottement, notre milieu reprend ses esprits et le Colissimo XXL contenant les couilles de Lassana Diarra parvient enfin à son destinataire. Nos offensifs exploitent les récupérations du duo pour titiller la défense ; une action Alessandrini-Cabella aboutit ainsi à un corner. Après une première tentative, Romain dépose le ballon sur la tête d’Isla, à qui gardien et défenseurs facilitent la tâche avec une naïveté ne manquant pas d’être étonnante, au pays des enculés roublards Médecin et Spaggiari (0-1, 36e).

L’OM se montre présent à la récupération quoiqu’un peu brouillon en attaque. De leur côté, les Niçois placent quelques combinaisons, s’achevant le plus souvent par une percée à droite où les montées de Pereira placent Manquillo en sous-nombre.

Au cours des neuf minutes de temps additionnel, l’OM se montre cependant serein et place plusieurs contre-attaques tranchantes. Sur l’une d’entre elles, Michy se procure une belle situation de tir, mais sa frappe un peu faible est sortie par Cardinale. Partie remise, pense-t-on alors ? Et comment : dans la minute suivante, une remontée de balle parfaite initiée par Isla et relayée par Batshuayi et Cabella voit l’ancien Montpelliérain resservir Michy, absolument seul. Hélas, en manque de confiance, le Belge voit la cage comme l’on voyait Alizée en début de carrière : plus étroite qu’elle ne l’est en réalité. Malgré l’espace libre à droite, à gauche et au-dessus du gardien, il tire sur Cardinale, ratant l’occasion monumentale d’assommer les Niçois avant la pause.

On ne regrette pas immédiatement ce raté, tant l’OM paraît serein au retour des vestiaires. La défense résiste bien aux quelques séquences de possession adverse, et réciproquement. Si les attaquants ne sont pas des plus adroits, l’on guette la faute de concentration défensive qui fera pencher la balance pour l’un ou l’autre protagoniste. Or, qui dit « connerie défensive à faire pour tout gâcher », dit souvent cette saison « Olympique de Marseille » : après un premier centre contré par Manquillo, Javier et Diarra montent ensemble au pressing sur le porteur de balle, négligeant l’appel de Koziello dans leur dos. Décalé dans la surface, le jeune Niçois sert au premier poteau Germain, qui ajuste Mandanda (1-1, 58e).

 

L’imagerie cérébrale est formelle : le Windosse du Cabo Verde a souffert au moment de traiter le déplacement de Valère Germain.

Rageante, cette égalisation laisse surtout planer le spectre d’un nouveau but azuréen, qui pour le coup enterrerait quasi-définitivement nos espoirs en championnat. Avec un Rolando reformaté, la défense parvient à résister aux tentatives niçoises ; nous n’en vivons pas moins dix minutes de souffrance intense, auxquelles nous tentons de répondre par l’entrée en jeu de Thauvin. Un autre changement, forcé celui-ci, est provoqué par la blessure à la cuisse de Dja Djédjé.

Coaching gagnant ! non, je déconne : l’OM repart certes de l’avant, mais surtout par la grâce de récupérations plus agressives. Joueurs, les Niçois conviennent bien à notre profil de contre-attaquants en nous laissant des espaces au milieu. Quelques combinaisons intéressantes sont produites, dont l’une aboutit à un centre de Thauvin : à la réception, Nkoudou échoue sur Cardinale, avant que Michy-la-déveine ne reprenne sur le poteau.

Un nouveau but est refusé à Nice pour hors-jeu, avant que Batshuayi ne rate une nouvelle occasion sur un nouveau service de Cabella : notre avant-centre est renvoyé sur le banc incontinent en échange de Steven Fletcher et d’une boîte de Prozac. Hormis quelques centres vaguement menaçants de part et d’autre, aucun autre fait notable n’est à signaler, hormis cet horripilant bruit de mastication accompagnant la fin de match et qui, vérification faite, proviendrait des milliers de supporters olympiens se mâchant les couilles de rage devant ces deux nouveaux points perdus par manque d’efficacité.

 

Les joueurs

Mandanda (3/5) : Son application à tenter des relances précises au lieu de lointains dégagements force notre respect, et un peu aussi nos slips. Rien à dire sur le reste.

Nkoulou (3/5) : Parfois dépassé, parfois autoritaire : comme le PS, sauf que lui n’a pas fini tout à fait bouffé par ses adversaires d’extrême-droite.

Rolando (2+/5) : Oublier un marquage, c’est comme oublier sa pilule : ça n’enlève rien au plaisir d’ensemble, mais ça n’a besoin de se produire qu’une fois pour te mettre dans la merde.

Dja Djédjé (2/5) : Fragile du jarret, Brice risque de nous coûter soit le retrait d’Isla du milieu soit, pire, le retour de De Ceglie à gauche. A côté de ce risque, la fadeur de son match passe au second plan.

Romao (68e) : Sobre, il n’a pas reconnu ses pucelles niçoises, avec qui il n’a même pas pu échanger les coups de vice habituels.

Manquillo (2+/5) : Très actif, et pour cause : le jeu de Nice sur son côté l’a obligé à défendre (pas toujours dans la sérénité), et à contre-attaquer une fois la balle récupérée : une énergie appréciable, entachée de son placement malheureux sur l’égalisation.

Diarra (4-/5) : Comme contre le PSG, on trouvera à pinailler sur quelques scories, trop nombreuses eu égard à son talent. Mais relativement pardonnables pour un joueur qui a marqué son territoire en pissant sur toute la côte de l’embouchure du Var à la frontière italienne.

Tant que le lecteur n’a pas cliqué, il peut croire que cet article analyse le match de Diarra.

Isla (4/5) : Des récupérations hargneuses et des passes à la verticalité siffrediesque avec un but en apothéose. Plus calme en 2e mi-temps, surtout après son replacement à droite.

Alessandrini (2-/5) : Avec sa passe décisive, il inscrit son nom dans les statistiques du match comme Mitterrand a inscrit le sien dans l’histoire de la Résistance : sans aucune espèce de honte. Alors qu’en vérité…

Thauvin (63e) : Dispensable.

Cabella (4/5) : J’entends dire, ici ou là, que Rémi a fait un mauvais match. A en lire mes notes, son seul tort est pourtant de n’avoir pas fait une pipe à Michy avant le match pour le détendre : avec un attaquant en confiance, il finissait en effet avec trois passes décisives.

Nkoudou (3-/5) : Une grosse activité défensive, mais qui n’a pas empêché les surnombres. Une production offensive parfois hasardeuse, mais débouchant sur quelques occasions : un match incertain comme un lendemain de cuite.

Batshuayi (1+/5) : A la différence des matchs précédents, il s’est enfin procuré des occasions. Disons qu’il a abandonné le stade Christian Gimenez pour l’étape Ibrahima Bakayoko, ce qui n’en reste pas moins un progrès.

Fletcher (80e) : Peu de chose.

 

L’invité zoologique : Yoan Cardinalrouge.

Mignon petit piaf, le cardinal rouge recueille un grand succès chez les amateurs d’oiseaux délicats, qui n’ont dès lors de cesse de masquer leur penchant pour le mignon à grand renfort d’aigles guerriers. En un mot comme en cent : des pédés.

  • Les autres : Mignons, donc, ces Niçois se souciant de produire un bien beau jeu (nous l’avions déjà signalé au match aller), mais sans le vice et la violence gratuite qui faisait le charme de leurs devanciers. On ne s’y reconnaît plus.
  • Le classement : Il y a plus de perfusions sur notre espoir de podium que sur Vincent Lambert. Mais il est toujours vivant, sans que l’on sache s’il faut ou non s’en réjouir.
  • La technique : Le matériel et les disponibilités actuels de la Canebière Académie ne nous permettent pas de réaliser une Diarrathèque. Croyez bien que nous sommes les premiers à le regretter.
  • L’affaire : Objectivement, le tapage médiatique autour de l’affaire Aurier est tout à fait ridicule. Cependant, nous sommes tout sauf objectifs, et tout ce qui peut foutre la merde au PSG est en soi une bonne chose. Aussi souhaitons-nous longue vie à cette histoire.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (attention, nouveau compte), et sur Twitter. Padls remporte le concours zoologique au bénéfice de la rapidité.

  Gardien niçois attendant le grand attaquant qu’on lui a annoncé.

Bises massilianales,

Blaah.

9 réflexions sur “Nice-OM (1-1), La Canebière académie regrette

  1. Remercions Cabella qui me fait mentir au match suivant.
    Remercions Camelius Blaah qui enfile les académies comme Diarra les dribbles élégants.
    Remercions Labrune grâce à qui nous ne serons pas déçus car avisés du départ (gratuit) de 3 de nos 4 meilleurs joueurs: Mandanda, N’Koulou et Isla.

  2. Alessandrini (2-/5),é Allez l’OM !! (dispensable) é,Alessandrini (2-/5)

    Rolande (-3,14/5) …… MICHYé:(°

  3. Le but est pour diarra, il laisse koziello tout seul et il ne tente meme pas de le rattraper, il se repose sur ses lauriers le lass, c’est pas bon!!!

  4. A noter la très bonne prestation du trio arbitral, c’est plutôt rare et il faut le souligner.
    Sur ce match la prestation de Michy face au but fut désespérante, ce manque de réalisme dû à ce défaut de finesse et d’intelligence dans son jeu nous coûte très cher ces derniers temps, il va falloir sérieusement qu’il se remette en question et bosser devant le but pour se remettre d’aplomb mais en est il vraiment capable ? le doute subsiste.
    Isla a été monstrueux en 1ère mi-temps et Cabella très intéressant dans son ensemble.
    Sur le but niçois, je vous trouve sévère avec la défense qui a été plutôt correcte dans son ensemble. Le problème sur cette rencontre n’est pas d’avoir pris un but mais plutôt d’avoir été incapable d’en planter un de plus que nos adversaires du jour vu le nombre d’occasions franches que nos joueurs se sont procurés.
    Au final, encore 2 points de perdus mais un jeu collectif retrouvé qui nous laisse espérer un fin de saison plus heureuse. Comme ça nous serons encore plus déçus en fin de saison que l’année passée mais qu’avions nous à espérer de cet OM-là?

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