OM-Strasbourg (1-1) : La Canebière Académie est attaquée par la moisissure
Attendons que quelque chose se passe.

Aïoli les sapiens,
La grippe, la chiasse, les 3°C pour 90% d’humidité, OM-Strasbourg, et pas d’alcool pour supporter le tout. Janvier, quoi.
Les Longorious Basterds
Lopez
Clauss – Meïté – Gigot– Balerdi – Murillo
Kondogbia (Onana, 73e) – Nadir (Mayoka-Tika, 89e) – Veretout
Aubameyang – Vitinha
Coupe d’Afrique oblige, l’effectif de l’OM s’apparente à n’importe quel service des urgences après trente ans de politiques de droite. Alors que le banc compte plus de puceaux qu’une antenne locale des Jeunes Républicains, Jean Onana arrive tout juste en prêt de Besiktas pour étoffer le groupe autant que faire se peut.
Le match
Marseille entame la rencontre avec un fort impact. Les Strasbourgeois tardant à émerger de leur édredon, l’attitude nous permet d’acquérir rapidement un avantage, quand un centre de Veretout est dévié au pifomètre par Vitinha : Aubameyang rate le ballon et tant mieux, c’est ce qui permet à Gigot de ne pas être en position de hors-jeu quand il reprend de la tête seul face au but. Après les vérifications d’usage, l’ouverture du score est validée (1-0, 3e).
Rodés depuis trop longtemps à subir cette bande de bras cassés, personne n’imagine pour autant que l’OM va maintenir son emprise sur le match, fût-ce face à un adversaire médiocre. A la surprise d’absolument dégun, l’équipe ne tarde pas à se métamorphoser en rangée d’endives. Le ballon est laissé aux Strasbourgeois, qui profitent par ailleurs d’espaces surprenants. Un moment de panique est ponctué d’un tacle « ave Maria » de Meïté, de toute évidence fautif mais peut-être un poil trop à l’extérieur de la surface pour que la VAR ne s’en saisisse.
Un peu plus tard, Gameiro s’offre un face-à-face slipométrique, remporté par Lopez : dernier épisode réellement marquant d’une première période parfaitement équilibrée dans la médiocrité.
Si l’OM remet un peu d’énergie dans sa rencontre, c’est avant tout pour contrer les multiples tentatives alsaciennes, manifestant une ardeur défensive et une solidarité qui nous feraient presque monter des larmes d’émotion, si seulement nous étions un trou du cul bandeur de charcutiers-coiffeurs chargé de commenter les petits poucets en coupe sur France 3 Régions. S’agissant de l’Olympique de Marseille contre Strasbourg au Vélodrome, ça marque un peu plus mal.
Après dix minutes de supplice, l’OM passe près d’obtenir un pénalty par hasard, Clauss étant descendu dans la surface sur une action tout à fait anodine. Peut-être nous airai-il fallu envoyer un bristol à l’arbitre vidéo pour lui annoncer notre intention de nous rendre dans le camp adverse, il aurait peut-être moins été pris de court. Une belle action Kondogbia-Gigot aboutit à un centre de ce dernier pour Veretout, qui pladupiésécurise de manière trop mouligasse pour empêcher le défenseur de revenir sauver devant la ligne.
L’embellie est de courte durée, d’autant que la tronche du banc des remplaçants n’incite guère Gattuso à procéder à des changements. Impossible donc d’exfiltrer nos viers marins : le seul changement s’avère contraint et forcé, quand Kondogbia se donne une blessure musculaire sur un corner en notre faveur : voici donc Onana propulsé sur le terrain alors qu’il n’a même pas eu le temps d’apprendre où sont ses chiottes quand il se lève la nuit.
L’inexpérience finit par nous coûter cher : Nadir commet ainsi une faute de couillon, d’où résulte un coup-franc tiré sur la barre par Bakwa. Bilal est remplacé par encore moins aguerri que lui, Noam Mayka-Tika, lequel s’empresse de commettre une faute à peu près aussi idiote. Cette fois, le coup-franc est envoyé dans la surface, remis de la tête par un Strasbourgeois, puis en retrait par un autre devançant Clauss, pour finalement la traditionnelle spécialité alsacienne servie ce soir par Sebas : la reprise de volée bien « poignard dans le cul » à la 93e (1-1, 93e).
Piqué, les olympiens retrouvent dans les trois dernières minutes un allant offensif qu’ils ont été infoutus de manifester pendant quasiment toute la rencontre, et encore est-ce pour continuer à s’autodétruire : Gigot se lance dans une altercation de demeuré profond qui lui vaut une suspension contre Monaco, avant que Clauss ne serve sur un plateau le but de la victoire à un Strasbourgeois, heureusement éconduit par Lopez.
Comme quoi, si l’on reprend l’analogie avec le service des urgences, c’est pour constater que notre collectif se compose de bras cassés aux opérations et du professeur Strauss à l’encadrement : l’Olympique de Marseille en 2023-2024, c’est la fusion du casting de H et du management toxique macroniste. Autant dire que si Pablo Longoria doit récolter un trophée pour l’Œuvre, celui-ci sera plus près du cyprès en flammes que du Golden Globe.
Les joueurs
Lopez (4/5) : Ses arrêts nous maintiennent dans le marasme habituel au lieu de plonger dans la crise ouverte. Je sais pas trop s’il faut l’en remercier, du coup.
Clauss (1+/5) : Pour lui, « dry january », ça signifie : « avec ce que je me suis mis au réveillon, chuis séché pour un mois ».
Meïté (3-/5) : Un très bon match qui aurait pu être gâché par son tacle hasardeux de la 89e minute, mais comme les arbitres ont l’air d’avoir nos défenseurs à la bonne en ce moment, il serait bête de ne pas en profiter.
Gigot (3-/5) : Présent en défense, au milieu, en position de centre, comme avant-centre, bref présent partout mais pas contre Monaco parce que Môssieur, tout capitaine qu’il est, a réussi à encaisser un carton jaune débilissime à l’ultime minute.
Balerdi (3/5) : Presque sobre au regard de ses deux coéquipiers. On saluera tout de même cette passe en retrait à cinq mètres du gardien, pour le panache.
Murillo (1/5) : Le problème d’Amir, c’est que même les périodes où il est pas bon (et dieu sait qu’il est pas bon en ce moment), il ne commet pas l’erreur de gogol dont on parlera trente ans plus tard. Comment veux-tu qu’on se souvienne de toi, mon garçon ?
Kondogbia (2/5) : On apprend après le match qu’il tournait déjà avant la rencontre comme une 4L du Dakar rafistolée à la bande Velpeau. Bah ça a pas tenu. Et on n’a plus de pièces. Et il reste 840 bornes de dunes à franchir.
Onana (76e) : Fallait-il vraiment que tu sois mal en Turquie pour que tu viennes dans cette galère.
Veretout (2/5) : Les gueules de raies alignées à l’occasion du dernier remaniement ministériel rendraient n’importe qui sympathique en comparaison. C’est sans doute ce phénomène jouant à plein qui permet à Jordan de bénéficier de notre indulgence coupable, alors qu’il n’a franchement pas foutu grand-chose ce soir.
Nadir (1/5) : Dans un monde normal avec un effectif construit par un président normal et mené par un entraîneur normal, Bilal serait entré à la 75e à 3-0 pour nous. Voire, entré pour Strasbourg.
Mayoka-Tika (89e) :
– Bonjour jeune homme, je peux accomplir ton rêve de footballeur professionnel, mais il va falloir être très gentil avec moi. Ce que je vois pour toi, c’est l’OM de Gattuso, le coup-franc de l’égalisation, les insultes par des dizaines de milliers de supporters…
– Finalement je crois que je vais faire du cinéma, je préfère encore les agressions sexuelles.
Aubameyang (1/5) : Tu es dans le déni, Jean-Bite. Non, le Gabon n’est pas qualifié à la coupe d’Afrique et par conséquent, oui, tu es bien présent sur le terrain pour l’OM. Et donc non, Pablo, tu ne recrutes pas Denis Bouanga, ça va encore ajouter à la confusion si tu lui colles un compatriote.
Vitinha (2/5) : Je me sens un peu comme l’avocat de la défense de la Schtroumpfette : si on a payé 32 millions un attaquant certes sympathique et combatif mais doté de fers à repasser à la place des pieds, ce n’est pas au joueur qu’il faut en vouloir, c’est à Gargamel.
L’invité zoologique : Martre Sels
La marte est située dans le ventre mou de la chaîne alimentaire, à mi-chemin entre le prédateur impitoyable (pour les rongeurs) et la proie destinée à finir écorchée sur des épaules de vieille (pour les Aixoises). Difficile de savoir à quoi s’attendre, surtout si l’on n’est soi-même pas sûr de ses forces.
- Les autres : On a eu la chance de les rencontrer avant que leur formation CPF « cadrer ses tirs » ait pu être validée.
- Le classement : Nous restons sixièmes en attendant de voir les autres s’envoler.
- Coming next : d’ici à la fin de la coupe d’Afrique nous irons à Rennes en coupe de France (probablement sans Kondogbia), recevrons Monaco (sans Gigot et peut-être toujours sans Kondogbia), irons à Lyon (sans slip propre) et recevrons Metz (sans plus aucun espoir).
- Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, sur Twitter, ainsi que sur BlueSky. Olivier L. réalise le doublé au concours zoologique.
Bises massilianales,
Blaah
Excellent article comme toujours, mais quelle bande d’abrutis finis .. Nadir, Mayoka-Tika, Gigot (très bon mais sa faute stupide le privant de Monaco ?), on a vraiment affaire à une bande d’incapables .. heureusement que Pau Aka la dégaine de clochard nous sauve de la honte, et que ce n’est que Strasbourg en face, sinon on serait encore plus ridicule que ce que l’on est déjà ..
Et Jean-bite associé à Vitinha les pieds carrés, aussi inoffensifs qu’un puceau à un congré d’actrices X ..
Sur un miracle, le match contre Monaco peux nous surprendre, l’espoir fait vivre comme on dit
Quand on voit Nice et Monaco perdre sans gloire ce week-end on ne peut que chialer les 2 points perdus à la 93mn.
Bon si on a vu le match, on sait aussi que ce 1-0 était un miracle tant l’OM avait été nul.
Bonjour M. le chameau,
J’espère que vous allez bien.
Je lisais une brève annonçant le retour de Kassim Abdallah à l’OM.
Immédiatement, spontanément, je me suis retrouvé le bras levé et un dromadaire à l’esprit.
Oui, je confonds chameau et dromadaire. Est-ce que vous pourriez me donner une classe svp?
C’est parce que Mme Diaby, ma prof de SVT, était toujours absente, c’est la ministre qui le dit.
Bises
HJ