PSG-OM (2-0), la Canebière Académie connaît la chanson

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Culture, moutons et alignements douteux.

Blaah

« Vé mon gros champignon, t’en as pas vu des comme ça à Hiroshima. » Alain Rhéné.

Aioli les sapiens,

Ce samedi, j’emmenais un groupe de jeunes lynx pour son excursion annuelle à Disneyland Doha. Le bonheur : 850 euros le billet d’entrée, obligation d’achat de produits dérivés de merde, et un règlement intérieur à la limite du stalinien : porter une écharpe non achetée à la boutique = une fouille au corps ; décapsuler une cannette = taser ; dire « enculé » = déportation à Cayenne. Mais je ne manquerai pour rien au monde d’y emmener les minots, ça les prépare déjà à la France d’après.

 

39_Ici c'est ParisPetit« Pacification » des tribunes : je trouve que le PSG va un peu loin.

(Point illustrations : des fois, quand tu cliques ça bouge).

L’équipe

Avec un effectif complet, l’avant-match donne lieu à toutes les spéculations. José choisit finalement un 4231 associant Romao et Ayew à la récupération, tandis que Thauvin et Payet auront la charge de tenter de créer du danger tout en maintenant une rigueur et un engagement défensif constants (on ne rit pas).

Mandanda – Fanni-Nkoulou-Mendes-Morel– Romao-Ayew – Payet-Valbuena-Thauvin – Gignac

Le match

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Comme l’OM a pu le monter dans certains « grands » matches cette saison, les premières minutes de la rencontre autorisent quelques espoirs. Agressifs au pressing face à un PSG  un peu endormi, les Olympiens conservent la balle sans trop de difficultés.  Malheureusement, et ce sera une constante tout au long de la première mi-temps, de trop nombreuses fautes techniques avortent des situations pourtant intéressantes.

A la 7e minute éclatent les insuffisances qui finiront par nous condamner dans ce match. Lucas résiste tranquillement au pressing de Thauvin, Ayew puis Romao, avant de décaler Lavezzi couvert par un mauvais alignement de nos défenseurs (là : Nkoulou et Mendès montent alors que Fanni et Morel restent derrière). L’Italien dribble Mandanda avant de rater piteusement la cible.

 

Cette action achève notre dernier slip, nous conduisant à attaquer désormais le canapé. Elle lance également le début d’une domination parisienne qui ne sera plus remise en cause qu’à de rares exceptions (oui, j’ai décidé de conjuguer au futur dans ce compte rendu, ça peut nous donner l’illusion d’avoir un avenir). Ainsi, Lucas remonte 60 mètres de terrain, éliminant quatre de nos joueurs sans recourir à d’autres gestes techniques que de courir très vite et tout droit. Il ponctue son action d’une balle piquée que Rod Fanni parvient à dégager de justesse.

39_Percée LucasLucas était pourtant serré de près par nos joueurs.

Dominé, l’OM recule et s’expose aux armes parisiennes : moins soumis au pressing offensif, Thiago Motta a tout le loisir d’orienter le jeu et les latéraux multiplient les montées, que Thauvin et surtout Payet s’efforcent de contrer. A noter que ces deux joueurs permutent en cours de mi-temps, Payet passant à gauche pour traiter le problème Van der Vier. Ceci étant dit, nous tenons jusqu’à la pause sans encaisser de but, ce qui maintient la possibilité d’un exploit. Après tout, Paris commet également quelques fautes techniques dans son camp, qui pourraient mieux être exploitées pour peu que nous fassions preuve d’un peu plus de justesse, et surtout que nous soyons capables de soutenir l’effort physique imposé par nos adversaires.

 

La reprise voit l’OM adopter une position clairement attentiste, comme en témoigne le placement des milieux à proximité immédiate des arrières latéraux. La première action nous encourage en ce sens, puisqu’elle se traduit par une minute de domination parisienne stérile, conclue par une faute valant un carton jaune à Lucas. Hélas, dès que le mouvement reprend, nos lacunes réapparaissent sans attendre : Ayew perd la balle dans le camp adverse après un contact de Matuidi. Alex en profite immédiatement pour remonter au milieu de terrain afin d’éliminer notre premier rideau. Ibrahimovic réalise un appel/contre-appel très intelligent, piégeant ainsi notre défense d’ailleurs mal alignée. Le Suédois trouve Maxwell, qui lui remet.

Alors a lieu le duel Zlatan contre Thauvin, ou l’argent contre les valeurs : eh bien crois-le ou pas, mais celui qui sort vainqueur du combat, c’est tout simplement celui qui se sort les doigts du fion. Ibrahimovic profite ainsi de la parodie de défense de Florian pour retrouver Maxwell-qualité-foutre, obligeamment couvert par Morel et donc libre d’ajuster Mandanda (1-0, 50e).

 

La tactique visant à maintenir le 0-0 en comptant sur nos contre-attaques étant désormais caduques, nous avons recours au plan B :

39_Pouletsanstete

Thauvin est invité à redécouvrir les valeurs du banc de touche, Imbula faisant son entrée au milieu de terrain. Ayew monte d’un cran à gauche, Payet retrouvant son côté droit initial. Le scénario du match n’évolue pas : si l’OM entreprend bien des efforts en termes de pressing et de percussion offensive, la prestation olympienne sent l’improvisation totale, que la fatigue ne fait qu’aggraver. Sirigu peut ainsi entamer une partie de contrée avec les photographes, pendant que son équipe maîtrise tranquillement le jeu et se procure des occasions à intervalles réguliers.

ImbulaTactique« Voilà, tu signes là, là, et là.
– Ca veut dire quoi résiliation de contrat ? »

Sur une action initiée par Cavani sur son côté gauche, un changement d’aile aboutit à une combinaison entre Van derWiel, Lucas et Verrati. Ce dernier élimine le pressing de Romao et Morel  en une touche de balle, pour lancer son latéral dans le dos d’Ayew. « On aurait peut-être pu jouer le hors-jeu », se disent d’ailleurs Fanni, Nkoulou et Mendes. Au sommet de leur vivacité d’esprit, nos trois larrons adoptent chacun une attitude adaptée :

– Nif-Nif Mendès préfère se casser la gueule ;
– Naf-Naf Nkoulou suit Ibrahimovic à un mètre ;
– Nouf-Nouf Fanni dort et laisse le grand méchant loup Cavani fister mère-grandanda (2-0, 79e).

Alors que l’impuissance avait succédé au premier but, le second amène résignation et laisser-aller. Paris rate plusieurs fois le 3-0, alors que nous profitons de leur relâchement pour essayer de sauver ce qu’il nous reste d’honneur. Sur corner, Romao trouve le poteau, nous évitant ainsi de réduire l’écart et de claironner en conférence de presse « qu’on les a fait douter et qu’ils n’étaient pas si supérieurs à nous. »

Les notes

S. Mandanda (2+/5) : N’a rien pu faire sur les buts. S’il réserve les miracles pour préserver la série de 1-0 pourris qui nous fera remonter sur le podium, ça ira quand même.

N.Nkoulou (1+/5) : Un agent peu scrupuleux pourrait faire un montage de ses meilleures interventions du match. Le problème est qu’à côté de cela, on retrouve aussi Nicolas dans quasiment tous les coups foireux.

L. Mendes (2/5) : Du sérieux, de l’application… satisfaisant, du moins si l’on prend pour ambition suprême de finir avec la rondelle un peu moins dilatée que le tunnel du Rove.

R. Fanni (2/5) : Plutôt honnête, jusqu’à cette 79e minute où il contemple les nichons d’une spectatrice du premier rang au lieu de se concentrer sur Cavani.

J. Morel (2/5) : Très correct dans le jeu et en un-contre-un, mais ses défauts d’alignement toujours millésimés « grand cru anal 2013 » ramènent sa note dans des proportions plus consensuelles.

A. Romao (2/5) : Face au milieu parisien, il a sans doute eu l’impression de devoir arrêter un rouleau-compresseur avec sa bite.

A. Ayew (1+/5) : Violé par Lucas toute la première mi-temps, il était même en retard pour distribuer les coups de pute qu’il rêvait apparemment de mettre. Facile à dire après coup, mais l’équipe aurait peut-être eu un meilleur rendement s’il avait été placé sur un côté au lieu de Thauvin.

D. Payet (2+/5) : Il n’a pas ménagé ses efforts et a tenté de produire du jeu. Malgré la noyade collective de ce soir, on peut espérer qu’il reste sur une pente ascendante (ce qui est une métaphore pourrie si l’on y songe : en montée, on en cague et on va moins vite).

M. Valbuena (2+/5) : Une débauche d’efforts improductifs, mais néanmoins louables compte tenu de nos difficultés collectives.

F. Thauvin (1-/5) : Dans les films édifiants, c’est le moment où le jeune héros arrogant prend le gros coup de pied au cul, l’humiliation suprême qui lui donnera envie de se battre. A partir de là, son humilité et son abnégation l’amèneront vers la gloire et les sommets. Ou à West Ham, c’est selon.

AP Gignac (1/5) : Accumule des efforts inefficaces, communsymbole d’équipe en pleine fibrillation ventriculaire.

 

Les remplaçants

G. Imbula pour F. Thauvin (60e, 2/5) :39_Imbula

L’invité zoologique : Lucas Morue

Ca coûte une fortune, ça sent pas bon, ça a une tête de con. La morue est bien l’invitée appropriée pour commenter avec moi ce match contre les nouveaux riches.

Les autres : On s’en branle.

Vu d’en face : P’tit con.

Le classement : Monaco choisit de foirer son match contre l’un de nos concurrents directs. Ajaccio ne choisit pas de foirer son match contre notre autre concurrent direct. Seul Lyon rate la bonne affaire en concédant le nul, tandis que Reims et Bordeaux nous rattrapent en s’imposant face aux relégables. Ah, non, tiens, pas Bordeaux. Bref, nous voici 5e à six points du podium.

39VallskozyOù étaient-ils pendant que Gignac se faisait cambrioler ? Ils se pignolaient au Parc des Princes au lieu de protéger les honnêtes travailleurs. Et ça se permet de nous parler d’insécurité à tout bout de champ…

Les interviews : Petit-Pont-Moulon est soulagé que ce soit passé.

La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique

Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Marc Dv remporte le concours des légendes. La Kassimage ci-dessous (merci Andy Padroll) est dédiée à Luke Seafer.

 

39_KassimMoyesPendant ce temps, Kassim attend que Clément Turpin siffle hors-jeu.

Bises massilianales,

Blaah.

13 réflexions sur “PSG-OM (2-0), la Canebière Académie connaît la chanson

  1. Blaah, le chameau qui murmurait à l’oreille des gifs. Encore un gros boulot sur ce plan là.

    Sinon, Lavezzi n’est pas Italien. Il est mauvais.

  2. Putain cimer pour les gifs, je peux faire mon malin au boulot en montrant que c’est moi qui traîne sur les meilleurs sites de foot :p

  3. Ben Ayew avait peut être raison sur la LDC pour un point:
    On a jouait comme nos match de LDC!
    10 minutes d’espoir 80 de désespoir et une défaite ou les optimistes(coach,président,joueurs pas lucide ) diront on est pas loin
    Et ou les autres les traîtres ou les lucides savent qu’on est très très loin :/

  4. Sinon si jamais tu cherches à faire des académies sur une vraie équipe un jour, PLF a dit qu’il arrêterait l’année prochaine

  5. Slt,
    2 remerciements,le 1er à la canebière acad’ pour sa jolie prose imagée de bien belle manière(bien que supp’ de paname,c’est celle que j’attends souvent).
    Le 2ème à Foumoila Parla pour son gif que J’espèrais trouvé car le gros qui tombe comme une merde après son dribble de triso c’était juste magnifique!

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