Strasbourg-OM (2-2) : La Canebière Académie dilapide

My brain hurts.

Aïoli les sapiens,


Parfois c’est l’entraîneur
Qui ruine notre honneur
De cent façons
Compo ou remplacements
Ou choix incohérents
A la con

Ou bien c’est les joueurs
Recrutés par erreur
Ou cadres au vestiaire
Les nuls, les peureux
Les planqués les malchanceux
Tous des cons

Après dix ans d’académies
Mon lapin et moi on vous le dit :

Le poste ne fait rien à l’affaire
Quand on est con, on est con
Qu’on soit jeune recrue, ou Olympien à vie
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons sur l’herbe ou bien cons sur le banc
Petits cons du dernier mercato
Gros cons vieux comme l’Intertoto

Vous, les Tavares
Les Balerdi les Touré
Les jeunes cons
Qui, n’le niez pas
Prenez les Rongier
Pour des cons
Vous, les Gerson les Payet
Les cons usagés
Les vieux cons
Qui, confessez-le
Prenez les p’tits bleus
Pour des cons
Méditez l’impartial message
D’un qui balance sa rage

Qui que vous soyez à l’Ohême
Quand on est con, on est con
Qu’on soit Tudor ou qu’on soit Ünder
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons sur l’herbe ou bien cons sur le banc
Petits cons des défaites ridicules
Encore une fois, il va falloir qu’on vous

Est-il besoin de préciser de quel album est issu ce classique de la chanson française.

Chers Olympiens, que vous soyez parfois des cons à la voile, on avait l’habitude, mais là vous êtes carrément montés sur les foils. Vous vous élevez à deux mètres au-dessus de la surface pour faire des surfs à 100 km/h sur l’océan de la débilité, autant dire que si un imbécile avait l’idée de créer la Route du Rhum des Connards vous en seriez la Florence Arthaud. Les petits fiancés de la panique, on vous appellerait, tiens. Les Eric Tabarly de l’imbécillité : que votre navire s’appelle Pine Duitre I, II, III ou IV, vous en tenez le manche avec la même constance, béatement contents de pisser face au vent en ouvrant la bouche. L’alliance de la maîtrise ancestrale des charpentiers de la connerie avec cet esprit d’innovation dans la bêtise qui fait de vous d’authentiques demeurés renforcés à la fibre de carbone : en un mot, la performance.

Ô, sombres héros de la merde qui n’avez pas su braver l’océan de votre vide cérébral, soyez certains qu’il se trouvera des troubadours pour raconter votre périple à la découverte des mille-et-une façons de perdre un match le plus bêtement possible. Ne vous inquiétez pas, on va l’enjoliver, ce récit, juste ce qu’il faut pour que l’épopée devienne impérissable : entre nos mains, un marquage lâché contre Strasbourg revêtira autant de poésie que Bernard Lavilliers quand il écrit une chanson sur les putes dans les tavernes de Macaraïbo. Chez lui en trois accords on sent le foutre, la sueur et le tabac : eh bien vous ce sera pareil, on va s’arranger pour qu’à chaque évocation de votre nom le spectateur ressente aussitôt sur son visage les embruns de l’inintelligence, le vent du grand large qui souffle entre vos oreilles avec le cri des gabians qui résonne dans le vide, le fumet de hareng mal dessalé qui émane de votre orifice anal à chaque fois qu’il s’agit de défendre un score contre l’avant-dernier du championnat. On va édifier les générations futures aux nuits sans sommeil passées à ressasser vos âneries, aux jurons et aux bris de mobilier à chaque fois que vous triplez vos chromosomes au lieu de tripler les points, on va tellement raconter à quel point vous êtes des mastres que l’affaire prendra une ampleur quasi-mythologique. Dans 2000 ans, ce qui reste de l’humanité découvrira le récit épique de ce monde d’avant, quand les humains étaient assez connards pour pomper de l’eau afin de faire du ski sans neige et que des footballeurs d’élite croyaient que la colère surnaturelle des Dieux s’abattait sur eux alors qu’il s’agissait juste de Jean-Ricner Bellegarde qui réussissait un centre. Oui, parce qu’il va falloir broder un peu, pas tant par égards pour vous, dont on n’a plus rien à foutre, mais juste parce la réalité est tellement minable qu’il est indispensable de l’embellir pour lui conserver un peu de postérité. Après tout, Homère lui-même n’aurait pas connu un tel succès, s’il avait avoué que le Cyclope s’appelait en réalité Ludovic Ajorque.


Les Longorious Basterds 

Lopez
Mbemba – Balerdi – Kolasinac (Touré, 65e)
Kaboré– Guendouzi – Veretout (Rongier, 46e) – Clauss (Nuno Tavares, 46e)
Ünder (Gerson, 72e) – Payet
Dieng (Harit, 79e)

Pas de polémique ici sur le large remaniement de l’équipe : si l’on ne fait pas souffler des joueurs à ce moment-là, nous ne le ferons jamais. De plus, les bouleversements du 11 de départ amène enfin ce que nous appelions de nos vœux : la séparation des frères Rongetout et le placement de Guendouzi au milieu.

Payet récupère une place de choix assortie du brassard, Dieng parachève son retour en grâce en accédant enfin à la titularisation, et nos latéraux titulaires gagnent chacun une mi-temps de repos.


Le match

Les matchs faciles sont ceux que l’on se rend faciles, dit le philosophe (philosophe : n.m, utilisateur de Twitter caractérisé par l’air pénétré qu’il adopte pour raconter les mêmes âneries que tout le monde). Or donc, Payet nous régale de dribbles comme à la plus belle époque, envoyant Dieng se faire contrer de justesse. Peu après, un long dégagement de Lopez voit Cheikh échapper à une défense de plots avant, confronté au retour d’icelle, de réussir à lober le gardien d’un tir acrobatique en déséquilibre (0-1, 8e).

On a coutume de dire que les relégables se battent avec l’énergie des mourants, mais les Strasbourgeois, en avance sur leur temps et sur les Défunts, nous opposent l’énergie des cadavres. L’OM en profite pour maintenir sa domination, notamment quand un une-deux très vertical de Veretout et Ünder voit ce dernier gâcher une bonne situation en visant droit sur le gardien. La seule alerte de ce début de match fait suite à une mauvaise relance de Kaboré, aboutissant à une frappe en pivot de Diallo de peu à côté. Pas de quoi émouvoir les Olympiens, qui se procurent une nouvelle occasion : sur une contre-attaque initiée par Payet, Dieng adresse un amour de passe pour Ünder, qui cette fois-ci manque le cadre de justesse.


A la passe en revanche, Cengiz se montre plus adroit. En effet, malgré quelques relâchements slipométriques mais anodins (sauf pour qui connaît l’issue du match), l’OM fait de la Meinau son jardin. Mbemba exécute ainsi un démarrage qui laisse sur place le milieu adverse, avant de transmettre à Ünder, qui exécute sa fameuse passe plongeante au travers de la surface. A la réception, Clauss centre pour Kaboré qui finit une main dans le slip (0-2, 35e).

Malgré cette première mi-temps idéale, l’OM continue à faire le bonheur des cardiologues marseillais en rappelant à tous les supporters qu’aucun score ne nous est jamais acquis, y compris face à la pire des équipes de viers panés. Comme face à Francfort, nos défenseurs semblent se faire une spécialité du pressing à contre-temps laissant un boulevard dans leur dos : cette fois, c’est Mbemba qui s’y colle. Revenant en catastrophe pour couper le centre qui s’ensuit, Veretout dévie la balle sur sa propre barre transversale, avant que le rebond n’échoie à un Alsacien mis en échec par une prompte RAIE de Lopez.

Malgré ces émotions dispensables, il convient d’admettre qu’à la pause, nous nous trouvons : bien. Une équipe remaniée dispose à sa main d’adversaires nuls, et même nos accès d’analité ne sont pas sanctionnés d’un but. Il ne s’en trouve pas davantage à redire des changements opérés à la mi-temps : Rongier pour Veretout et Clauss pour Nuno Tavares. On repose des titulaires, on ne se suicide pas en sortant Guendouzi, jusqu’ici tout va bien.


Même la légère baisse de rythme qui préside au début de seconde période n’est pas pour nous inquiéter. L’OM gère son avance de manière sérieuse, sans s’exposer un seul instant, et même sans forcer continue à se procurer des occasions de tuer le match. Admirablement servi par Guendouzi, Payet urine ainsi sur son défenseur avant d’adresser un centre pour Ünder, qui manque lamentablement son pladupiésécurité.

Cette 58e minute marque le début de ce processus alchimique que nous maîtrisons si bien et par lequel nous transmutons immanquablement l’or en pisse. L’occasion ainsi manquée de tuer le match, Tudor enchaîne en sortant un Kolasinac qui martyrisait pourtant les attaquants alsaciens sans forcer, pour faire entrer Touré. Alors que Payet donne des signes de plus en plus évidents de pénurie énergétique, c’est pourtant Ünder qui est ensuite choisi pour sortir et donner une nouvelle chance à Gerson. Pendant ce temps, l’OM se met imperceptiblement à refuser le jeu, laissant les Strasbourgeois (eux-mêmes renouvelés par les changements de l’entraîneur) approcher de notre camp, et multipliant les gains de temps inutiles au lieu de continuer à faire régner l’ordre au milieu du terrain.

C’est dans ces grands moments que l’on peut compter sur les grands joueurs : irréprochable jusqu’ici, Balerdi nous sert son pétage de câble habituel sur un centre anodin, en lâchant brusquement son marquage pour aller sur un attaquant déjà pris par Mbemba. Peu habitué aux balerdises, Touré ne compense pas et se trouve à dix mètres de Mothiba quand celui-ci contrôle et allume Lopez de près (1-2, 76e).

Ce qui devrait ne représenter qu’une péripétie agaçante tourne au drame national, nos joueurs passant le dernier quart d’heure à courir comme des poulets sans tête. Plus aucune relance propre n’est proposée, les dégagements paniqués se multipliant comme si nous menions en demi-finale de Ligue des Champions contre le Bayern. Les apports des entrants s’avèrent quasi-nuls : Nuno Tavares court partout mais ne conserve aucun ballon, Gerson boude et Rongier, qui faisait illusion jusqu’ici, disparaît totalement du milieu dès que la baston s’intensifie. Tudor complète l’entreprise de suicide sportif en sortant Dieng pour Harit, nous privant désormais de tout point d’ancrage devant.

Bien que pressants, les Strasbourgeois s’avèrent pourtant toujours aussi mauvais, ce qui devrait suffire à nous faire passer la fin du match en toute sérénité. Pour autant, quand bien même nos adversaires envoient leurs passes droit sur les défenseurs, encore faut-il faire l’effort de s’emparer du ballon. Nuno Tavares se troue ainsi en pleine surface, permettant un centre en retrait pour un Strasbourgeois seul au point de pénalty : anticipant le côté choisi par le tireur, Pau Lopez réalise une RAIE tenant du miracle, bonifiée par une nouvelle et immédiate parade quand notre défense s’avère infoutue de dégager et rend la balle à un attaquant à bout portant.

Bénis d’avoir traversé ce moment ultra-slipométrique sans casse, nos joueurs insistent collectivement pour se comporter comme de parfaits ahuris et parachever comme il se doit leur œuvre de sabotage. Un nouveau centre est ainsi envoyé au pif par nos adversaires : dispensé de sauter par ses 2 mètres 06, on aurait pu penser qu’Isaak Touré aurait mis à profit cette économie d’énergie pour s’appliquer à détourner sur le côté ce ballon casse-croûte : bien sûr, il n’en fait rien et le renvoie plein axe, dans une zone désertée par des défenseurs recroquevillés dans la surface – car évidemment être idiot ne suffit pas, il faut aussi se comporter comme des couilles molles et refuser les duels. Kaboré se trouve ainsi placé dans la « zone du con » si chère habituellement à Balerdi, à savoir trop loin du tireur pour le contrer franchement mais trop près pour ne pas interférer sur la trajectoire : la volée de Gameiro est donc déviée juste ce qu’il faut pour finir en lucarne, signe que si la chance ne sourit pas toujours aux audacieux, elle ne se prive jamais d’adresser des doigts aux trous du cul (2-2, 94e)


On ne saurait conclure ce résumé sans évoquer le verdict de notre commission de discipline académique, dont une nouvelle saisine s’est imposée à la suite de cette soirée navrante. S’il est rapidement apparu injuste d’imputer à l’entraîneur la responsabilité des déficiences mentales de cette équipe de bras cassés, on ne peut que souligner une nouvelle fois l’inanité de ses changements. On reprochera ainsi la sortie d’un Kolasinac dominateur, le maintien d’un Payet physiquement incapable de maintenir ses efforts, et le dernier quart d’heure passé sans attaquant sans pour autant renforcer la défense ni le milieu, dans un mouvement digne des plus belles rétractations gonadiques de Rudi Garcia mais sans le côté prudent. La déduction d’un point « Dehors » apparaît ainsi comme une mesure juste et pondérée.

Ce quatrième point déduit en deux matchs abaisse le reliquat de points « Dehors » disponibles à 4 (quatre). Certificat établi pour servir et valoir ce que de droit.


Les joueurs

Lopez (4+/5) : La figure christique du Sauveur de l’humanité, ladite humanité s’avérant cependant suffisamment conne pour s’autodétruire quand même.

Mbemba (2/5) : Avec ce que ses coéquipiers lui font vivre, Chancel va arrêter de se prendre la tête sur ses formulaires administratifs ; à la rubrique « âge » il indiquera simplement « trop vieux pour ces conneries ».

Balerdi (2/5) : Mieux il joue, plus il perd confiance en lui. Chaque intervention réussie semble charger une jauge d’énergie en prévision de sa prochaine cagade. Il sait que ça va se produire, on sait que ça va se produire, et forcément, ça se produit. Le pire, c’est qu’il est contagieux.

Kolasinac (4/5) : Une heure de pure sérénité, une route fluide et cotonneuse sans le moindre incident. Si ça se trouve, le match de Sead était tellement tranquille qu’il s’est endormi comme un bébé après son remplacement. J’aurais pas aimé voir sa tronche quand on lui a annoncé le score au réveil.

Touré (2-/5) : soyons honnêtes, jusqu’à ce que l’équipe toute entière sorte des rails, son entrée n’était pas si affreuse. Dans l’ensemble, on aurait dit un jeune militant Europe Ecologie,  celui qui arpente les couloirs de son premier congrès en demandant d’une voix timide « excusez-moi, je suis un peu perdu… il ne devrait pas y avoir des cadres, pour organiser un peu ce foutoir » ?

Kaboré (3-/5) : Mieux que d’habitude quand l’équipe tournait bien. On ne lui en voudra pas trop de s’être trouvé un peu perdu ensuite quand des types bien plus expérimentés que lui ont donné le signal de débrancher le cerveau.

Guendouzi (3/5) : Passé de longs mois à arpenter des routes tortueuses en quête de la Voie, the Guendmaster est enfin rentré au milieu de terrain de ses origines. Il y est revenu changé, plus sage, plus mature, mais sans avoir rien perdu de la fougue qui animait sa jeunesse. Oui, c’est bien ici, dans son domaine, qu’il lui appartient de parachever sa quête en devenant le guerrier ultime. Récupérations, premières relances, projections, il a montré aux frères Rongetout ce que l’on attendait d’un véritable combattant du milieu. Hélas, quand les mille démons de la vallée du malheur se sont emparé des esprits de ses coéquipiers, the Guendmaster a mesuré toute la distance qui le séparait encore de la Voie. Tout entier consacré à la recherche de la paix intérieure qui doit le mener à la maîtrise du Qi, le Sage en a oublié les vertus de la folie ; on l’a vu combattre, les yeux éperdus, aux côtés de ses frères possédés par l’esprit de la défaite, si obnubilé par les efforts entrepris pour ne pas laisser son propre esprit se corrompre, qu’il en a oublié ces énergies enfouies au plus profond de lui et qui se serait pourtant avérées vitales. Oui, lors de ce funeste quart d’heure, le Maître aurait dû s’effacer derrière Mattéo le chien fou, on l’aurait vu arracher le brassard de Payet avec les dents, attraper à coups de torgnoles ses têtes de nœuds de coéquipiers en leur hurlant dessus d’une voix suraigüe : « mais vous allez arrêter de reculer et continuer à aller au duel, bande de finis à la pisse ? », calmer les Strasbourgeois à coups de semelles et prendre un carton jaune pour avoir postillonné à vingt centimètres de l’arbitre.

Veretout (3+/5) : Au rayon des satisfactions de la soirée, on remarquera que Veretout et Guendouzi ensemble, ça ne marche pas mal du tout, nonobstant ce quasi-CSC à la one again qui a fait dire à Balerdi : « mais pourquoi quand c’est moi qui fais ça, ça part en lucarne ? » Après, sa note est embellie par le fait que, comme Kolasinac, il a eu la chance de sortir avant que tout parte en couilles.

Rongier (46e, 1/5) : Commençons par le positif et saluons son intelligence qui le conduit tout de même assez souvent à se trouver à point nommer pour interrompre une attaque adverse. Cela étant posé, l’intelligence, cela consiste aussi savoir se servir de ses muscles quand l’intensité croît. Je veux dire, c’est un comble d’avoir fait autant de gonflette à l’intersaison si c’est pour disparaître du milieu de terrain pile au moment où il faut y mettre le pied.

Clauss (3+/5) : Un match plus qu’honnête, exilé pourtant sur ce côté gauche où il connaît d’habitude bien des difficultés. On relève d’ailleurs sa passe décisive pour son homologue du côté droit, histoire de rappeler tout de même que certaines des choses mises en place par Tudor fonctionnent quand même un petit peu malgré tout.

Nuno Tavares (46e, 1+/5) : Vous vous souvenez de Radonjic ? Mais si, cet ailier avec son sourire de ravi, qu’on se demandait toujours s’il était en train de tenter un dribble ou de se baver dessus ? Eh bien à côté de Nuno, Nemanja c’est Isaac Newton.

Ünder (2+/5) : Certainement pas coupable du fait que les diminués du teston qui lui servent d’équipiers sont capables de se faire remontader deux buts d’avance en un quart d’heure par des types qui semblent jouer avec des semelles de scaphandrier. Il n’empêche que le voir éviter de goinfrer des buts tout faits nous aurait évité de goinfrer une victoire toute faite.

Gerson (72e, 1/5) : Une déception à la hauteur de l’amour trahi. On peut imaginer que Pablo Longoria étudie actuellement les moyens de le ramener à un esprit plus positif, notamment l’hypothèse d’un sacrifice à Barredeuf, le dieu marseillais de l’intimidation et du home-jacking.

Payet (3/5) : Moins d’essence dans le moteur qu’un représentant de commerce un mois de grève de la CGT-Raffineries. Si seulement Tudor n’avait pas été myope au point d’ignorer ce voyant « à sec » rouge clignotant, Dimitri serait sorti au bout d’une heure de très belle facture et sous des applaudissements mérités, mais non, sans doute en raison d’Halloween, il a fallu que notre entraîneur le maintienne sur le terrain même réduit à l’état de fantôme.

Dieng (4/5) : Enfin un remplaçant qui apporte une réelle et vraie solution : on peut sabler le champagne à l’idée de voir enfin s’élargir notre panoplie offensive. Ce doit être pour cela qu’on ne l’a pas retenu en Ligue des Champions, il ne faudrait pas risquer de disposer de trop de ressources, non plus.

Harit (79e) : Totalement incapable d’assurer sa mission dédiée à la conservation de balle. Il est vrai qu’en fin de match, que ladite mission consistait pour Amine à se colleter deux défenseurs de 90kg pour espérer disputer la retombée des chandelles remplies de trouille expédiées n’importe comment par ses coéquipiers.


L’invité zoologique : Kevin Gamerlu

Quoique relativement étranger à l’Alsace, le merlu représente toutefois l’invité approprié à commenter cette rencontre, dans la plus pure tradition horsjeuïennes voyant ce comestible finir dans l’intimité des académiciens un peu trop aventureux (nos nouveaux lecteurs pourront découvrir de quoi l’on parle ici, même si je leur déconseille formellement d’y aller. Ceci n’est pas une blague, je vous déconseille de cliquer. La chose nécessite deux clics volontaires pour la découvrir, donc vous ne viendrez pas vous plaindre si vous la voyez quand même).

  • Les autres : c’est rigolo, ces équipes qui jouent mieux après avoir procédé à des remplacements. Ceci dit, s’il leur faut attendre à chaque fois le dernier quart d’heure pour essayer de jouer au football, ça risque de ne pas suffire à éviter la Ligue 2, tous leurs adversaires ne seront pas aussi généreux que nous.
  • Le classement : J’ai pas envie.
  • Coming next : Il nous reste trois rencontres avant la trêve, soient trois occasions de reprendre confiance : Tottenham (rires), Lyon (rires nerveux) et Monaco (rires convulsifs assortis de fuites urinaires).
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, sur Instagram et sur Twitter. Anthony Ch. remporte le concours zoologique.


Bises massilianales,
Blaah

12 thoughts on “Strasbourg-OM (2-2) : La Canebière Académie dilapide

  1. « nous transmutons immanquablement l’or en pisse » la fameuse golden shower.
    (Le lien, le fameux, n’est plus fonctionnel)

  2. C’en est presque trop ce Tudor bashing… comme si tu veux te donner raison pour tes dehors du début de saison!
    De moins en moins envie de te lire le gars.. sachant que je suis un lecteur de cette rubrique et de son ancêtre depuis le début

    1. Je comprends bien que vous n’ayez pas envie de les lire, m’enfin il faudrait quand même un peu essayer, avant de les commenter.

  3. Le match le plus OM que l’OM ait produit depuis le début de la saison.
    Un retour aux plus belles heures de Baup ou autres esthètes du genre. Les matchs où même en menant de 2 buts, on savait que ça pouvait merder à tout moment.

    Aller on va se dire, qu’ils se réservent pour mettre une branlée aux Londoniens (non)

  4. Bonjour M. Blaah,

    Je ne connaissais pas votre oeuvre jusqu’à il y a quelques mois, ne m’intéressant pas du tout à l’OM, ou à tout club non-RCS d’ailleurs.

    Il y a quelques mois des supporters marseillais que je fréquente sur internet ont mentionné vos papiers.

    Je vis un enchantement depuis lors.

    Et cet épisode est particulièrement réussi. L’homélie introductive vaut déjà 100 ans de posts des blogs du Monde et j’aurais pu m’arrêter là vu qu’après ça parle de football [je ne m’intéresse pas au foot, je suis supporter du Racing depuis la fin du XXème siècle], mais j’ai bien fait de lire jusqu’au bout. J’espérais un truc du même genre que la fabuleuse phrase avec la colère des Dieux qu’est en fait juste JRBellegarde qui réussit un centre [fun #true fact: JRB a été élu joueur du mois de septembre « Crédit Agricole Alsace Vosges » par les pauv’ qui votent sur le sitoff du club]. C’est différent, mais très bon, je crois que j’ai tout compris en plus. Un très bon moment. Merci pour ça.

    Blourg

    JPDarky

    1. C’est très aimable à vous et je profite de l’occasion pour vous rappeler que la place d’académicien du RC Strasbourg est actuellement vacante, à toutes fins utiles.

      1. C’est tentant, il y a quelques années j’aurais sauté sur l’occasion. Ceci dit, mes obligations non-RCSiennes occupent bien trop de mon temps.

        Mais si jamais je dois pointer à Pole Emploi, j’envois mon CV à HJ, merci du tuyau !

        Blourg

        JPDarky

  5. Quelle belle académie. J’attends les 3 suivantes avec impatience déjà… ces dernières sorties de l’OM ressemblent à s’y méprendre à certaines manifestations de concitoyens contre les super bassines… des chouanneries désorganisées qui s’emplâtrent sur plus cons qu’elles, sans empêcher la fosse à purin de s’emplir pour espérer passer les périodes de disette…

  6. Tres cher Blaah

    La Canebière académie est le seul remède qui me reste pour éviter de faire Seppuku… La seule joie, le seul réconfort après un match des viers marins…

    Je suis Marseillais, malheureux car vivant depuis 25 ans loin de mon Stade Vélodrome… Vous êtes avec les cahiers du foot, mon lien avec le football de Marseille… J’y retrouve les envolées lyriques, la joie et les peines des vrais supporters…
    Juste un reproche:
    Vos textes sont excellents en général, mais après une contre-performance, vous vous surpassez: c’est carrément la Pléiade…

    Merci
    Ploum

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