« Où, quoi, quand, comment : les enfants doivent reprendre les bases et peu importe si le prof d’EPS est le seul à avoir signé le pacte ».

Gabriel Anal, Ministre de l’Education vers le National

La Scapulaire Académie revient après des semaines d’absence. Devant le marasme dans lequel les Girondins s’enfonçaient, nos garçons se sont retrouvés sans solution à l’image de David Guion. Vous savez, le mou qui identifiait les erreurs à ne pas faire une fois qu’elles avaient été faites.

Comme souvent lorsque les résultats ne sont pas ceux escomptés, l’entraîneur a fait office de fusible. Le bon David s’est même pris un fith fucking, étant le seul à sauter alors qu’Admar est aussi responsable des récents échecs, lui le garant du projet sportif. Restait à le définir. Le choix du nouvel entraîneur, en la personne d’Albert Riera, permet à la direction de tenter de donner un nouvel élan à l’équipe et à manger aux journalistes ainsi qu’aux supporters.

Riera a toujours pour objectif d’obtenir la montée (le quoi) malgré la dizaine de points de retard sur les leaders. Lors de la conférence de presse de présentation, il a pu expliquer pendant de longues minutes sa méthode et ses principes de jeu (le comment). Gégé, quant à lui, s’est contenté d’expliquer les raisons qui l’ont poussé à garder Guion à l’intersaison (le mais pourquoi bordel) tout en insistant sur la vente de maillots et sur le fait qu’il était le seul à agir par passion au club (le hein ?).

Albert Riera s’est rapidement mis au travail. Avoir deux semaines pour découvrir le groupe, composer son staff et transmettre ses consignes, c’est peu. Surtout lors d’une trêve internationale qui a mis à contribution quelques joueurs de l’équipe première.

La composition :

Straczek

MichelinGregersenBarbet(c)NSimba LivolantIgnatenkoDiazDavitashviliWeissbeck

Badji

Livolant a bien compris le « jeu de position ». Il a trouvé la sienne et n’en a pas bougé.

Le résumé :

Vous pouvez regarder le résumé. Mais si vous préférez profiter de ces 3min27 pour aller vous enfiler du verre pilé, on comprend : personne n’est obligé de souffrir inutilement.

Le match :

Le début de la rencontre nous permet de repérer les nouveautés apportées (et promises) par Riera. On passe à trois derrière en phase de construction avec Michelin au niveau des centraux. NSimba et Livolant se positionnent très haut sur leur côté respectif. Zuriko est libre dans l’axe et surtout LE joueur recherché dans le dos des milieux. Et Weissbeck, il est vu comment par Riera ?

8 + 10 = 18

18 ÷ 2 cadres = 9

9 + 0,5 de sourire et technique = 9 et demi

Autre nouveauté, nous pouvons observer un contre-pressing ce qui nous change de la tactique de Guion.

En revanche, certaines choses restent immuables : Straczek fait toujours aussi peur balle au pied et Ignatenko n’a pas été mieux servi par Dame Nature. Ainsi, après une frayeur sur une perte de balle de Dany la Hache, notre infernal gardien a décidé d’envoyer balader l’entreprise de rédemption en servant Lopy qui n’a plus qu’à envoyer le ballon dans le but vide (1-0, 33e).

L’appel contre-appel d’Ignatenko est à montrer dans toutes les écoles de psycho pour traiter du sujet de pulsion de vie, pulsion de mort.

Pulsion mais bien l’image. Celle de Badji qui rate le ballon de la tête alors qu’il avait le but grand ouvert. Non vraiment, certaines choses ne changeront jamais.

Les Girondins regagnent les vestiaires avec un but de retard en n’ayant pas été mis en danger par les Angevins alors que leurs propres joueurs ont été inoffensifs pour leurs adversaires. Riera a décidé de repartir avec le même onze mais certainement pas avec les mêmes intentions.

Bordeaux domine mais c’est le SCO qui fait mal (on est consentant, cela doit leur faire drôle).

Angers attaque sur la droite, au bord de la ligne de touche. Un jeu à trois et le ballon file dans le dos de notre Capi, Gregersen ne couvre pas. Fehrat met le cap vers la surface girondine et centre pour Bahoya. Complètement seul, il prend le temps pour enrouler et trouver la lunette (2-0, 60e).

Ce n’est qu’en visionnant le ralenti qu’on se rend compte de la boulette de la défense. NSimba est sur son vis-à-vis, Diaz veille et Ignatenko est un peu loin. Alors Barbet monte au lieu de demander à son milieu de venir serrer. Ce dernier aurait pu se sortir les doigts mais que penser du positionnement de Yo qui a mis en rage Ian-Walter Foote ?

On fait quoi maintenant ?

Sûrement grâce à l’expérience accumulée ces dernières années, c’est avec le nez dedans que les Bordelais se sont sentis le plus à l’aise. Logique, une fois la dignité perdue, tu peux t’amuser comme tu l’entends sans avoir peur du regard des autres.

Riera décide de lancer de nouveaux joueurs dans la cour de récré. Vipi, Cassubie et De Lima entrent. Pas vache le David. Il a offert sa montre à son successeur.

Bordeaux va exercer une pression forte dans le camp angevin, se procurant une multitude d’occasions. Notons un changement majeur par rapport au début de saison : il semblerait que l’on compte s’appuyer sur un collectif et non plus seulement sur des exploits individuels qui ne viennent jamais. Petit détail (ou pas), on arrive à trouver à plusieurs reprises un Diaz lancé sur des touches, amenant du danger supplémentaire. Reste un problème d’importance : l’incapacité à la foutre au fond. Nous sommes prêts à parier que nos gars doivent avoir de sacrées grosses bagnoles…

Pour la première de Riera, Bordeaux a encore calé. Le Comment a changé, le Quoi pas encore.

Les notes des 33 :

Straczek (5/5):

Encore une passe décisive. Il confirme donc tout le bien qu’Admar pensait de lui.

Michelin (2/5):

Plus le temps passe, plus on l’oblige à partir de loin et moins on profite de ses qualités. On dirait le Parti Communiste.

Gregersen et Barbet (2/5):

Quel est le con qui a voulu opérer l’hydrocèle ?

NSimba (0/5):

« Hé Manu, tu descends ?

-Je suis déjà en bas »

Ignatenko (0/5):

Plus dangereux pour nous que pour les chevilles adverses. Avoir le ballon n’est pas bénéfique pour tout le monde, on dirait.

Quand-même un beau geste : il a cédé sa place à De Lima. Le Drôle, installé dans l’axe, commence à grappiller du temps de jeu et en profite pour se mettre en évidence. Pas uniquement avec sa coupe de cheveux et c’est un sacré exploit.

Diaz (2+/5):

Seul véritable technicien du milieu.

Insérer mème Travolta qui cherche de la compagnie. Garder sous le coude Marsellus Wallace avec le SM dans le cul.

Remplacé à la toute fin par De Amorim, sûrement une clause qui les empêche de jouer ensemble.

Davitashvili (2+/5):

Georgien profondeur, navigue entre les lignes, aime être dans le dos et à l’aise dans les petits périmètres. Tire à côté quand tout le monde se redresse. L’historique du coach est bien sale mais il a mis un code parental.

Livolant (1/5):

Nul à gauche, des caractéristiques pour être à l’aise à droite mais n’apporte rien d’autre que de l’énervement ou des envies de foutre des baffes. Le Manuel Valls breton devrait aller chercher un poste ailleurs.

Cassubie a pris sa place mais pas son poste, s’installant en 6, Dany la hache étant sorti au moment de son entrée. Vous arrivez à suivre ? Bah lui c’est pareil.

Weissbeck (2/5):

Un nouveau poste pour lui, proche de l’attaquant. Impeccable pour profiter de son manque d’agressivité en attaque. Gaëtan, futur ambassadeur de la paix.

Badji (0/5):

Il ne serait pas assez serein pour jouer à un niveau convenable mais on peut louer sa présence au quotidien comme le bon professionnel qu’il est … C’est surtout qu’il n’a pas réussi à ouvrir la porte de la médecine de travail.

Il a laissé la place de Vipi à Vipotnik. Ce dernier s’est intégré au jeu, a proposé des solutions et a, on l’espère, donné des envies d’être revu.

Pour conclure :

Aux Girondins, on ne s’emmerde pas avec l’éthique, on le sait. Mais avoir recours au suicide assisté après avoir donné de l’espoir aux proches, c’est dur quand-même.

Ou alors c’est un coup de maître de Riera. Contraint de s’appuyer sur les joueurs restés au Haillan durant la trêve, il a envoyé au front les soldats préférés de Guion. Prônant le beau jeu et l’intelligence tactique, il va à l’encontre des principes de certains de ses hommes. Ceux-ci, meurtris par la direction choisie mais dotés d’un honneur sans commune mesure, ont décidés de se faire Riera-kiri. Au diable le résultat de cette confrontation si cette dernière permet de savoir sur qui compter à l’avenir.

Le futur dépend du présent et s’appuie sur le passé. La réception de Rodez pourrait en être un exemple parfait. Espérons que le match contre le SCO a servi de pont entre le Guionbulle et le Rieraball. On ne demande qu’à nous réjouir enfin avec nos Girondins. Nos boules sont pleines à craquer ! Tout comme le stade le sera certainement. Ne nous trompons pas d’objectif. Seuls les trois points compteront. Si le comportement du RAF n’a pas été exemplaire, n’oublions pas que tout est parti de chez nous. Alors, on branle nos gars dans le sens du poil, une main dans les cheveux en susurrant des mots d’amour et on croise les doigts pour qu’ils se mettent à viser correctement. Bien que l’anal soit notre passion, on aimerait en avoir plein la bouche pour (enfin !) pouvoir nous la péter avec les copains.

En attendant, mettez-vous Horsjeu et venez discuter sur Twitter : @IanWalterFoote et @NauseeSavajicl.

Si vous parlez à l’un, l’autre vous répondra sans doute et c’est sûrement mieux ainsi.

La Scapulaire Académie est également présente sur Twitter, Facebook et Instagram, et n’attend que vous !

A bientôt.

Nausée Savajicl

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