Bordeaux-Evian (2-1), la Scapulaire Académie livre ses notes

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Bruno Bistrot a mis du vin dans son eau

Salut les sucrées, le gros Bruno est de retour. L’Ours a Collier parti lécher ses plaies (et d’autres choses j’espère) dans sa grotte après ses académies des défaites à Paris et à Reims, c’est BB qui gère cette semaine. D’une parce que le quadrupède avec un scapulaire en fourrure commence sérieusement à porter malheur, de deux parce que je dois continuer ma cure de désintox et qu’il valait mieux, dans ce sens, me refourguer Evian que Reims ; cette belle ville où on couronnait jadis les rois de France et où les Girondins se sont pris les pieds dans l’tapis, ainsi qu’une bonne fève là où vous savez, le weekend dernier.

Du coup, face aux Savoyards, c’est pas qu’on s’en faisait une montagne (VOUS L’AVEZ ???), mais comme on arrête pas de boire la tasse (VOUS L’AVEZ ???) depuis 2014, on fait profil bas. De toute façon, on a plus celui d’un futur 10ème que d’un futur 4ème… Comment ? En L1, 10ème ou 4ème c’est pareil ? Ah, ouais. C’est vrai.
Bref, J-Lo ayant poussé un gros coup de gueule envers les joueurs cette semaine au Haillan – Enfin, un qui a été médiatisé. Car des gueulantes il en fait presque toutes les semaines -, on attend, au moins, une réaction d’orgueil de la part de ceux qui sont « payés pour gagner des matches ». A un moment, c’est le 17ème du championnat en face, merde ! Et ils jouent en rose !

J26-bellionEn voilà un qui justifie son salaire en ne perdant pas de matches. Bravo David !

Les 22 qui courent

Trêve de plaisanteries, on passe au match. Avec un effectif pas loin d’être au complet (en attendant que Jussiê et Rolan reviennent), mais où plus ou moins personne n’est en forme – surtout devant – et dans lequel un drôle de 19 berges, même pas pro, se fait sa place sans trop forcer, Francis concocte le 11 suivant : Carrasso (cap) – Mariano, Henrique, Sané, Pellenard – Sertic, Traoré, Faubert, Maurice-Belay – Saivet, Hoarau. Blessé pendant l’échauffement, le pourtant très peu habitué des pépins physiques Abdou Traoré laisse finalement sa place à Landry Nguemo, André Poko étant, pour sa part, écarté du groupe pro car particulièrement dans le collimateur de « Gillot from the North » lors des dernières séances d’entraînement.

Du côté des visiteurs « Thonono-Gaillardais » (tant pis si c’est pas comme ça qu’on dit), le mec du cru Pascal Dupraz aligne un 11 privé de son habituel capitaine, le milieu Olivier Sorlin, mais renforcé par l’ancien attaquant de Lille, Tulio de Melo, qui épaule le buteur maison, Kévin Bérigaud, lequel a retrouvé le chemin des buts après de longs mois sans planter : Hansen– Wass, Mongongu, Angoula, Sabaly – Koné, Barbosa (cap), Sougou, Bérigaud – Ruben, De Melo. Une équipe qui semble taillée pour contrer – comme environ la moitié des teams de Ligain – avec 4 vrais attaquants de métier devant…

La première mi-temps stérile
1ère minute de jeu : Faute de Julien Faubert au milieu, long ballon de Cédric Barbosa dans la surface, successions de duels aériens et frappe en pivot d’Aldo Angoula, le défenseur central, qui était monté. C’est trop écrasé et donc sans souci pour Cédric Carrasso.
7ème : Gros dégagement de Jesper Hansen qui trouve la déviation de De Melo, plus haut que Sané, pour lancer Modou Sougou, parti dans le dos d’un Théo Pellenard aux fraises. Dans un angle fermé le Sénégalais bute sur Carrasso et Bordeaux peut se dégager.
16ème : Bon décrochage de Guillaume Hoarau qui lance NMB à gauche. Le Martiniquais – seul à faire des centres dignes de ce nom – fait zouker Daniel Wass et centre à ras de terre, Faubert rate sa reprise au second poteau, gêné par Youssouf Sabaly, en pleine surface.
19ème : Coup franc d’Evian dans le camp bordelais. Les Girondins repoussent et se déploient en attaque rapide, faisant admirer la cohérence de leurs déplacements et de leur jeu en une touche de balle, déstabilisant l’arrière garde de l’ETG pour offrir… Nan, j’déconne ! Ca relance sur Saivet, seul devant, qui attend du soutien et combine avec Maurice-Belay à gauche avant de rentrer et de frapper des 25 mètres. Ca passe un bon mètre au dessus, tandis que 9 joueurs adverses étaient revenus défendre dans leurs 30 derniers mètres.
21ème : Premier vrai bon mouvement collectif des locaux. Une-deux entre Maurice-Belay et Saivet aux abords de la surface, centre en retrait du N°19 (qui aurait pu – dû ? – tenter sa chance) et frappe en force de Faubert, à nouveau bien placé au second poteau, qui prend le pied droit alors que le gauche s’imposait et envoie une saucisse hors du but d’Hansen.
25ème : Succession de passes girondines dans le camp d’Evian Thonon Gaillard. Nguemo oriente vers Mariano, à droite, qui trouve la tête de Hoarau dans l’axe, lequel avait pris le dessus sur Sabaly, mais ne peut rabattre. Le coup de boule du meilleur buteur de L2 saison 2007/08 passe au dessus de la barre transversale d’un Hansen qui avait perdu ses appuis et gisait par terre.
29ème : Corner tout moisi de Sertic – à hauteur de mollets s’il vous plaît ! -, ça revient sur Mariano, lequel centre en direction de Hoarau. Wass est sur la trajectoire pour renvoyer vers Maurice-Belay, qui tente la frappe directe du gauche à l’entrée de la surface. C’est trop croisé. Même si Hansen avait plongé pour la photo.
35ème : Encore une fois, un décrochage de Hoarau et son jeu en pivot permettent de lancer un mouvement en profondeur. Cette fois, c’est vers la droite, où Faubert déborde et centre au second poteau. Maurice-Belay a bien suivi, mais ne cadre pas sa reprise du plat du pied. Encore une fois, là aussi…
36ème : Pressing de Sertic et d’Nguemo, qui récupèrent dans le camp d’Evian. Face à une défense regroupée et suite à cette récupération haute, le Camerounais frappe. Ce coup-ci, c’est cadré. Mais Hansen repousse ce tir lointain.
Mi Temps : Evian c’est faible, Bordeaux c’est poussif. Les Savoyards ont eu 10 bonnes premières minutes, puis les Girondins ont dominé, se procurant quelques situations. Bien trop peu pour une équipe qui a le ballon, n’est pas inquiété dans le jeu, récupère assez haut… Mais ne sait faire que centrer. Et mal le plus souvent.

J26-statVoici, selon les différents instituts de statistiques, la NASA, la police et les organisateurs de la manifestation, le nombre de centres effectués par les Bordelais. Dur de se mettre d’accord.

La deuxième mi-temps qui emballe sans convaincre
Rentré dans le tunnel menant aux vestiaires avec l’aide de Lamine Sané et des soigneurs du club, Greg’ Sertic revient tout peps sur le terrain pour la seconde mi-temps. Le relayeur bordelais, opéré du cœur fin décembre après une crise de tachycardie, qui a fait un peu peur à tout le monde sur le coup avec ce qui semblait être un malaise, est décidemment un très bon blagueur. A l’inverse de Sertic, le stoppeur d’Evian Cédric Mongongu, plutôt pas bon du tout pendant le premier acte, laisse sa place… à un autre Cédric, en l’occurrence Cambon. Avec Barbosa et Carrasso, le quota est plus que respecté. Assez pour reprendre le jeu.
52ème : Construction bordelaise dans la moitié de terrain adverse. Le cuir va de droite à gauche. Pellenard adresse le 627 849ème centre du match, qui arrive au point de penalty où Faubert, Hoarau et Saivet sont à la lutte avec Cambon, Angoula, Koné et Sabaly. Finalement, après un contrôle immonde d’Angoula, le sosie de Vin Diesel adresse une frappe aussi sèche que son collier de barbe et fait s’agiter les filets pour la première fois du match. Pour la petite histoire, le gars qui compte une sélection et un but en Bleu (et oui !) n’avait plus scoré à Lescure depuis février 2007. Bordeaux mène donc 1-0 et a fait, semble-t-il, le plus dur.
58ème : Jeune arbitre lorrain, habitué à tendre le bras… pour distribuer des cartons, parfois plus souvent qu’à son heure, Benoit Bastien doit s’employer. Après avoir sanctionné Aldo Angoula pour une semelle par derrière sur Sertic, il sort le jaune pour Pellenard, qui vient de donner un coup de coude maladroit à Wass dans un duel aérien. S’il n’avait pas, à son crédit, une bouille de premier de la classe, le N°33 du FCGB aurait très bien pu perpétuer la « tradition » lancée cette saison par Maxime Poundjé et Lucas Orban. Mais le sort sera clément avec Théo et les Girondins.
66ème : Repiquant dans l’axe balle au pied depuis la ligne médiane, Marco Ruben trouve Kévin Bérigaud, qui frappe comme une mule des 25 mètres, sans opposition. Mais le N°9 de l’ETG FC dévisse complètement. On dit merci à la pelouse !
67ème : Touché dos au but à l’entrée de la surface, Sougou, sur un pas, contrôle et frappe en pivot. Carrasso est vigilant et détourne en corner, sur sa gauche. Avant d’engueuler Sané et Henrique, qui dormaient légèrement et avaient laissé Bérigaud s’engouffrer, encore, dans l’axe.
71ème : Dribble de NMB à gauche, qui décale Saivet, dont le centre manque d’être repris au premier poteau par Hoarau, la faute à un tacle pour le moins musclé de Sabaly, lequel emporte le ballon, d’abord, et le joueur, dans son élan. Pas de penalty. Pas de scandale.
73ème : Le voilà le scandale… Sur un centre venu de la droite, Sané se touche trop la nouille et protège le 6 mètres sans faire gaffe à l’entrant Bénézet, qui se jette pour centrer en retrait vers Bérigaud au premier poteau, qui y avait cru et devance un Mariano statique pour pousser au fond, sous le nez de Carrasso en mode capitaine abandonné. Evian égalise à 1-1 et les Bordelais ne peuvent, comme souvent, s’en prendre qu’à eux-mêmes.
76ème : Sortie de Faubert et entrée de Cheick Diabaté. Dans la foulée de son apparition, le drôle de Malien qui revient de blessure est à la retombée d’un coup franc tir depuis le milieu de terrain, mais rate son contrôle poitrine. 6 mètres.
80ème : Trouvé en profondeur par Barbosa, à gauche, le buteur Bérigaud manque de se muer en passeur, mais son centre au sol, frappé en pivot par Ruben au premier poteau, termine sa trajectoire dans les bras de Carrasso. On n’est pas passé loin du bon vieux hold-up des familles.
82ème : Toujours là pour provoquer, Nicolas Maurice-Belay obtient un corner. Après plusieurs tentatives ratées, Sertic parvient ENFIN à lever son ballon. Le marquage de la défense d’Evian est lâche, ce qui profite à Henri Saivet, seul « petit » au milieu des Diabaté, Hoarau, Sané et Henrique, qui place une tête croisée, laquelle rebondit et va mourir dans le filet opposé d’Hansen.
83ème : Pour fêter cette reprise d’avantage au tableau d’affichage, David Bellion remplace Guillaume Hoarau. Vivement que Jussiê et Rolan soient aptes…
Rien à signaler jusqu’à la fin du match.

verbirrAvant de finir à Sunderland/Aston Villa/West Ham/Southampton/Newcastle, Henri Saivet a déjà un point commun naturel avec l’Anglais… Il est irrégulier.

Deuxième acad’ de la saison, deuxième victoire, « BB » porte bonheur ! Ca tombe bien, il s’y recolle ce mardi pour Bordeaux – Lorient, match en retard de la 24ème journée, qui peut être synonyme, en cas de victoire, de repositionnement à portée de fusil des 4ème et 5ème places. Ce ne sera pas facile face aux Merlus, et dans cette Ligain plus serrée que la ceinture de Loulou Nicollin absolument rien n’est joué. Mais on y croit… Un peu. Par principe. Sur un malentendu, sait-on jamais, ça peut passer. En Attendant, Bordeaux est 8ème avec 37 points. Au moins, pour le maintien, ça ira… Et si on se souvient de ce que certains (pré)disaient en septembre, c’est déjà pas si mal.

Voilà pour le match. Maintenant, place aux notes.

Les 11 types 

Cédric CARRASSO (3/5) : Dur de noter le capitaine sur ce match tant il a été peu mis au travail à part lors du début de match. Victime
d’une bourde de sa défense sur le but de Bérigaud, il a fait le job sur le reste. Au calme.

MARIANO (2/5) : Match correct pour le Carioca, qui plombe une copie sobre par une erreur d’attention sur le but d’Evian. Ca reste trop moyennasse pour un joueur dont on connait l’importance.

Lamine SANE (3/5) : Comme pour Mariano, sa prestation est ternie par sa connerie sur le but de Bérigaud. A part ça, le Sénégalais a été le roi des airs et a dominé dans les duels au sol, se montrant pas mauvais non plus dans les relances et dans le jeu long pour Hoarau.

Carlos HENRIQUE (3/5) : Même note que pour Sané. Pas de reproches majeurs à faire à notre N°3, à l’inverse de son compère de la charnière, qui a livré un match solide, même si son jeu de passes a connu du déchet.

Théo PELLENARD (3/5) : 10 premières minutes catastrophiques, mais une reprise en main rapide et un assez bon match d’ensemble. Encore naïf sur certains duels, choix tactiques et (re)placements, le garçon présente un bon bagage technique, affiche une sérénité étonnante et n’a, sur les matches qu’il a disputé, rien à envier à Orban et Poundjé. Si ce dernier constat pouvait inciter les deux latéraux gauches sous contrat pro à hausser leur niveau pour justifier leur statut, ce ne serait pas plus mal.

Grégory SERTIC (2/5) : Sa passe dé’ sur coup de pied arrêté sauve les meubles à l’issue d’un match plutôt moisi de sa part. Mauvaises passes, mauvais choix, mauvais placements, mauvais coups de pieds arrêtés… Si ça arrive même aux meilleurs, ça peut bien arriver à l’un des meilleurs Bordelais. Surtout en ce moment, où Bordeaux est loin des meilleurs.

Landry NGUEMO (3/5) : Pas prévu pour débuter, le N°7 des Marine et Blanc a, finalement, disputé tout le match. Et plutôt bien. Comme souvent avec lui, c’est fait dans l’ombre, mais sa qualité de récupération et la simplicité de ses relances valent probablement mieux qu’une fin de contrat au dernier soir du mois de juin.

Julien FAUBERT (3/5) : Besogneux, le soldat Faubert a eu besoin de trois situations franches pour marquer, mais a fini par le faire. Rien à redire sur le reste. Dans son style, il fait du bien.

Nicolas MAURICE-BELAY (4/5) : Le meilleur joueur du match à n’en pas douter ! Seule la maladresse des autres à transformer ses passes et la sienne à transformer les passes des autres a empêché le plus dangereux des acteurs sur la pelouse de gonfler ses stats. Comme souvent.

Henri SAIVET (2/5) : Au milieu d’un match brouillon passé à jouer un peu partout et nulle part à la fois et à distiller, malgré tout, quelques passes potentiellement décisives, le N°10 des Girondins a marqué un but important (son 6ème de la saison, toutes compét’ confondues)… Il reste cependant une énigme.

Guillaume HOARAU (2/5) : Généreux mais encore limité en terme de rythme, l’ex du PSG continue de montrer son utilité dans le jeu, malgré du déchet, mais aussi ses difficultés à conclure les occasions de but qu’il se procure à chaque fois.
Les entrants

Cheick DIABATE et David BELLION : Pas grand-chose à dire sur eux, surtout concernant le second, qui est entré pour aider à finir le boulot pendant les 10 dernières minutes. L’association Hoarau – Diabaté comme titulaires continue de se faire attendre. Qu’elle soit bonne (perso, j’y crois) ou pas, elle vaudra, au moins, le détour « esthétique ».

Bruno Bistrot.

1 thought on “Bordeaux-Evian (2-1), la Scapulaire Académie livre ses notes

  1. Bon, 2/2 pour toi BB, va falloir dire à l’Ours qu’il est plus chat noir en ce moment!

    Toujours un plaisir de te lire par ici!

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