Montpellier – AC Ajaccio (2-0) : L’Aiacciu Académie livre ses notes

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Pas de déplacement cette fois

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Un jour où l’on apprend le départ de Salim Arrache en Chine ne peut définitivement pas être une bonne journée. Et cette défaite contre Montpellier, c’est Cédric Hengbart qui l’a le mieux résumé tout de suite après la rencontre au micro de beIn SPORTS « On a pas été assez agressifs, assez bon collectivement ». Une phrase et tous les maux du soir.

Pour la composition d’équipe, Christian Bracconi avait décidé de refaire confiance aux hommes de Lyon, avec un seul changement : Cédric Hengbart récupère sa place dans l’axe aux dépens de Grenddy Perozo, de retour sur le banc. A part l’ancien Auxerrois, la défense est la même avec Mostefa à droite, Diarra à gauche, Tonucci, Hengbart et Dielna dans l’axe. Une stabilité de l’effectif quasi-inédite sachant que Faty, Lasne, André, Cavalli et Tallo complètent le onze.

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Adieu les progrès du mois de janvier, adieu la volonté, adieu les velléités offensives. Contre Montpellier, Ajaccio n’a jamais vraiment été dans le match, offrant la victoire au MHSC qui n’en demandait pas tant. Pourquoi refuser trois points offerts sur un plateau ? Lors des deux mi-temps, les Acéistes ont agi de la même façon. Tout d’abord, cinq premières minutes à fond les manettes avec ce qu’il faut d’envie et de vitesse puis une baisse physique et mentale. L’adversaire reprend alors le contrôle du jeu jusqu’à la monopolisation du ballon. L’ACA recule et subit si bien que c’est encore plus le bordel sur le terrain que dans le bide de Loulou Nicollin. Pourtant, l’ACA s’efforce à bien défendre mais la piètre qualité de relance – les Montpelliérains revenaient trop vite – la vitesse et la précision de Cabella et Niang feront finalement la différence. Et la défense finira par craquer. Sur le premier but, Diarra est dépassé, Dielna crucifié et Mostefa enfoncé dans la pelouse. Mounier n’avait pas besoin de tous ces cadeaux pour marquer. La même chose pour Cabella qui profite du fait que la défense se soit arrêtée de jouer pour doubler la mise. Rémy Cabella, contre le club de sa ville natale, c’est 5 buts en 5 buts. Et un flot d’insultes méritées pour ce FDP de traître.

Mais puisque l’on ne peut pas s’éterniser sur la cas de Cabella qui la fait à l’envers à l’ACA à chaque fois, penchons nous sur les lacunes ajacciennes. Pas de volonté comme vu auparavant mais un jeu de passe intéressant qui pêche toutefois par une trop grande lenteur. Pour se procurer des occasions, il faut jouer plus vite, plus fort, plus direct (sans balancer non plus hein). Ce fut le cas à la 56ème minute, la seule fois de la rencontre, mais Junior Tallo a décidé de foirer le seul ballon qu’il avait à se mettre sous la dent. En parlant de dent, c’est ce que l’on appelle « bouffer la feuille ».

Si ce sont bien aux joueurs qu’il faut lancer la pierre, l’entraîneur aurait pu tenter de redresser la barre. Malheureusement, Christian Bracconi ne prendra aucun risque, il ira même jusqu’à faire les mêmes changements que contre Lyon. Oliech remplace ainsi Tallo peu après l’heure de jeu, mais pourquoi ne pas tenter le coup avec deux attaquants sur la pelouse (surtout lorsque l’on sait que – et – = + ) ? Pourquoi faire sortir Lasne, un milieu défensif pour faire rentrer Gonçalves, un autre milieu défensif ? Et surtout, pourquoi attendre la fin du match où tout est déjà joué pour faire sortir un défenseur (Tonucci) pour faire entrer un attaquant (Iakovenko) ? Mr Bracconi, je vous aime, mais s’il vous plaît, veuillez veiller à ce que le terme « prise de risque » rentre dans votre vocabulaire.

ANNUTAZIONI

Memo Ochoa 4/5 : Memo aime les anniversaires. Après ses 10 ans de carrière la semaine dernière, Memo a fêté son 100ème de Ligue 1 à Montpellier. Et ce ne sont pas ses coéquipiers qui lui ont offert un cadeau mais bien lui qui en a offert un à tout le monde avec un réflexe extraordinaire de la main gauche à la 19ème minute sur une reprise à bout portant de Niang.

Mehdi Mostefa 1/5 : Une semaine après sa prestation calamiteuse contre Lyon, Mostefa a réitéré l’exploit de faire un mauvais match de bout en bout. Pas du tout à l’aise sur le côté droit de la défense, il s’est rétamé à chaque action montpellieraine : il lâche le marquage sur Niang sur la remise de la tête de celui-ci sur le premier but et le second part de son côté. Un match à oublier, une habitude un peu trop présente ces derniers mois.

Cédric Hengbart 3/5 : Rien à lui reprocher à lui en particulier.

Denis Tonucci 3,5/5 : Encore plus propre qu’Hengbart, Tonucci s’affirme encore et encore comme le meilleur défenseur de l’ACA en l’absence de Zubar. Et comme le dit un supporteur, Tonucci, c’est Hercule.

Claude Dielna 3,5/5 : La Corse a connu des poètes comme Santu Casanova, Marcu Biancarelli ou encore Marcu Ceccarelli. Pour la descendance, il ne faudra pas aller chercher du côté de chez Claude Dielna. Ce qu’il aime, lui, c’est la boucherie/charcuterie. Très attentif et prompt, le cousin de Zub’ n’a peur de rien, surtout pas d’aller au contact. Si cela engendre plusieurs fautes, cela a au moins le mérite de soulager la défense et de dégager des ballons chauds.

Sigamary Diarra 2/5 : La hype Diarra en latéral aura vite pris fin. La faute à un match où la volonté et la hargne a cruellement manqué au Malien. Rendez-nous Fousseni Diawara.

Ricardo Faty 3,5/5 : Quand c’est ton milieu défensif qui se procure le plus d’occasions (deux frappes de loin et une tête dans la surface), c’est à ce moment-là que tu te dis que ton attaque pose problème. Si Ricky n’a pas hésité à tenter sa chance, il s’est surtout montré à la récupération avec de beaux retours et des gestes désespérés grâce à ses jambes de 2 mètres de long.

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Benjamin André 3/5 : Un plus gros coffre qu’une Mercedes Viano 8 places en location à Campo dell’Oro qui lui vaudra de subir plusieurs fautes, notamment dans les airs. C’est un coup à finir en pièces détachées chez Oscaro.

Paul Lasne 3/5 : Plus en vue en deuxième mi-temps où son troisième poumon se met en action alors que le deuxième poumon de ses coéquipiers s’éteint.

Johan Cavalli 3/5 : Il avait bien compris que les seules occasions de l’ACA pouvaient seulement venir de coups de pieds arrêtés. Il a donc essayé d’obtenir le plus de fautes possibles. C’est cette malice qu’on aime chez lui. Et ces petites passes qui créent des décalages aussi. Même si contre Montpellier, aucune n’a fonctionné.

Junior Tallo 1/5 : « J’marche tout seul entre les adversaires
Dans ma tête y a pas d’affaires
J’donne des coups d’pied dans une p’tite boîte en fer
Dans ma tête y a rien à faire
J’suis mal à l’extérieur et mal à domicile
Peut-être un p’tit peu trop fragile
Tallo Maman bobo
Maman comment tu m’as fait j’suis pataud
Tallo Maman bobo
Tallo Maman bobo »

I RIMPIAZZANTI

Dennis Oliech, 64ème minute, NN : Toujours aussi maladroit balle aux pieds mais le principal est ailleurs : Oliech s’est battu.

Claude Gonçalves, 77ème minute, NN : Si frêle mais si fort.

Iurii Iakovenko, 86ème minute, NN : Si frêle mais si faible.

Perfettu Erignacci

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