Nancy-Le Havre (0-1) : La Chardon à Cran Académie n’a plus qu’une calorie.

Il faut garder à l’esprit que tu vas mourir. Ne l’oublie jamais ; n’y pense pas trop ; trouve le juste milieu entre ce superbe dédain que la grande vie permet et cette abominable lenteur dont la mort étale sa pesante chape sur tes épaules. Tu vas perdre l’un ou l’autre et à la fin, seule le figé gagnera. Si ta joie demeure, ce ne sera qu’à l’état de cendre, d’une petite flaque de pipi croupi, du foin brûlé dans une grange en ruine. Je jouis, je jouis, j’ai mal d’en jouir de cette vie trop longue, si cruelle et bête, j’ai envie d’être un fils de bien nommé, de vivre sans masque et de crever d’amour plutôt que de vivre de ma haine, aidez-moi je perds pied carré, je veux vivre, je veux mourir, je ne veux pas te perdre.


Les notes

Sourzac 2/5
Il encaisse et on perd, ça ressemble à une histoire déjà connue, à cette légère exception près qu’il n’a pas quitté le territoire des maudits pour entrer dans celui des fils de putes qui utilisent soit leur carrure d’athlète soit leur influence de mec riche pour violer des mineurs dans des discothèques miteuses.

Karamoko 1/5
Heureux anonyme sortant de son clapier pour foutre un coup de crampon et encaisser un jaune, la vie de lapin stérile lui va si bien.

Seka 2/5
Brut et gros coffrage, serti dans le basalte le plus pur, vitesse et capacité de déplacement d’air d’une locomotive folle lancée sans obstacle sur la voie des pires exactions inhumaines, notre capitaine dans la défaite, à jamais le premier que tu prends dans ton équipe de bagarre à la sortie de la Quincaillerie.

El-Kaoutari 2/5
Il a vaguement calmé sa frénésie de grands coups de pieds dégageant ballons et dignité dans un recoin poussiéreux du terrain pour tenter d’assurer de belles relances et même quelques interventions pleines de sérieux, mais cette vie n’admet plus le sérieux donc à quoi bon ?

Ciss 1/5
Rien vu, rien entendu.

Haag 2/5
Oh le jambon du Périgord, il est bon il est bon, dodu et veiné de stries pornographiques comme la monstrueuse bite interminable qui entre et sort de l’orifice asexué de la médiocrité.


Akichi 1/5
Indissociable de l’ombre de la nullité de celui qui a arpenté le terrain en lieu et place d’un milieu défensif à la recherche d’une contenance perdue sous forme de petites mottes accrochées à des crampons en plastoc arrondi tout mignon de benjamin.

Biron 3/5
Le seul échantillon de cette équipe ressemblant peu ou prou à un être humain est constitué à parts égales de munster, de bourgeon de sapin, d’ail des ours et de générosité. Ce que l’essence la plus pure de l’âme vosgienne est prête à apporter à cette équipe.

Bassi 2/5
Tout le paradoxe –mais pas un paradoxe glorieux, juste une petite aporie purulente qu’on perce comme un comédon- de cette équipe résumé en un joueur au physique ingrat : à la fois dotée de qualités réelles et d’un déficit prodigieux de talent, on parvient à faire pencher la balance du côté de l’inanité et de la bêtise par des maléfices d’une facilité déconcertante.

Bertrand 2/5
Un jeu cacophonique au service d’une mélopée pleine de chaos et de discrépances, d’une violente saturation dans les aigus et d’un bavasse inepte dans les basses : le Boléro de Dorian, c’est pas la Traviata.

Triboulet 1/5
Même ton nom, TON NOM, une marque historique moins impérissable de ton existence que tes cuisses d’airain et ton implantation capillaire saugrenue, ne m’amuse plus. Joue juste au football, grand, ça suffirait presque.


Note artistique de l’équipe : moins l’infini/5

Prostration, funeste malformation congénitale, excroissance crânienne prête à exploser en milliers de cadavres d’insectes putrescents à la gueule d’un ancêtre tuberculeux et coprophage, vous avez le visage de la décrépitude et le faciès de votre cul s’assimile à un gisement de purin chimiquement proche de la pureté du diamant.


Un impossible fourmillement lovecraftien grouille d’une énergie incomparable sous les crânes nancéiens pour aboutir à la formation d’une braguette carrée d’un côté et triangulaire de l’autre : ça déborde. Ça dépasse et ça dégueule dans tous les sens du mauvais côté de la médiocrité.


Tout cela aura-til une fin ? Retourne en haut et reprends ta lecture.

Marcel Picon

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

5 commentaires

  1. 1-0, 1-0, 0-1… En reprenant les scores des trois dernières défaites de l’ASaNaL, en les mettant côte à côte en respectant l’ordre domicile/extérieur, et en les convertissant sur un lexique de langage binaire, on obtient le résultat suivant : « ) ». Une parenthèse qui se ferme. Communsymbole de par hasard.

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