Quevilly – Rodez (0-0) : rentrée tranquillou pour l’Aligot Académie

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Après un temps définitivement toujours trop long, on se réjouissait tous de retrouver notre Ligue des Champions à nous : la sacro-sainte Ligue 2, qui pour la quatrième année consécutive se pare de clubs de choix tels que notre belle académie pleine de promesses et de série de victoires consécutives (si).

Les objectifs de la saison sont clairs : jouer au foute. Avec les pieds si possible et faire en sorte que l’adversaire puisse encore parler après lui avoir coller une superbe humiliation à 1-0. Car oui, c’est pour ça qu’on regarde la Ligue 2 : des stades (presque) pleins, des buts (presque) toujours beaux, un arbitrage (presque) toujours réglo, et des supporters bieng de chez nous (avec l’accent) pleins de 8.6 et à qui il manque des chicots.

C’est avec cette ambiance plein la tête que j’ai pris la décision de parcourir la France pour voir cette entame de saison, loin de chez moi. J’étais content de prendre la route, après 3 mois sans déplacement, j’ai avalé les kilomètres et le pire c’est que j’étais fier de retrouver le stade Robert Diochon (je l’appelle Rob’Dioch’, c’est son petit surnom).

Rob’Dioch’ il est pas moche. Il est pas très beau non plus d’ailleurs… Il est…. là. Pas très grand mais en même temps quand t’es une équipe qui vole un stade t’essaies de pas de t’emparer du Stade de France. Et putain c’est chiant de bâcher dans ce parcage en plein cagnard. Mais ça le fait, ça tient droit et on peut commencer à gueuler sur les enceintes manifestement achetées à Action en attendant les joueurs.


Les saucisses :

On a pas mal de nouvelles têtes, nouvelle saison oblige, en espérant que ça cuise pas trop vite et que ça soit pas piqué avant d’être posé sur le grill.

Le barbecue :

Tu vois mon fils, c’est pas parce que tu attends longtemps que tes souhaits seront exaucés. Ton père il a fait des centaines de bornes en caisse pour voir ça et vu le prix du gasoil, putain ça vaut le coup. Le soleil dans la gueule, une ambiance de temple bouddhiste et des gars au milieu qui jouent à la baballe.

Mais ne te méprends pas mon fils ! Ces personnes sont des PRO-FE-SSIO-NELS ! C’est pourquoi tu t’extasieras devant n’importe quelle touche de balle, passe en hauteur ou même chute inopinée (à cause des taupes sûrement). Et c’est ça le fouteubôle : des émotions à chaque instant, mieux qu’un kebab-frite sans oignons à la gare (c’est possible te dis-je).

On s’amuse on s’amuse, mais tu vois mon chéri le temps passe vite. Et très vite voici la mi-temps, l’heure d’aller gratter quelques sandwichs et autres joyeusetés liquides alcoolisées trop chères (NB : de la bière).


BON ALORS ! C’est là qu’on va parler franchement. J’en ai fait des restos, mes 150 kilos au compteur en sont témoins. Et ces mêmes kilos sont témoins que c’était pas toujours des 3 étoiles.

Quand j’ai vu la buvette, j’étais aux anges. Mon moi de 17 ans punk anar’ était ravi. C’était gratuit. Oui mÔssieur, G-R-A-T-U-I-T. Mais à toute chose gratuite la couille dans son potage. Faut avouer que le potage fût couillu, car voici la gueule de la buvette du parcage visiteur de Rob’Dioch’ :


Oui, tout ça pour ça. Pas de buvette, gère ton hydratation aux chiottes. Le vigile qui nous accompagnait a bien demandé 2-3 bouteilles d’eau à son talkie, mais que dalle, ça viendra jamais.

Bon allez c’est pas tout mais il paraît qu’on est venu pour la beauté du sport. Et tombe bien, ça reprend. Avec autant d’entrain qu’au début, mais ça reprend.

On passe un aussi bon moment que lors de la première mi-temps, mais cette fois notre gardien est de notre côté, donc on lui chante quelques louanges tels des apôtres en manque de vin face à Jésus les narguant avec une bouteille de Cristalline.

Jésus ou pas Jésus, pas de miracle, le score sera comme sa daronne : vierge. C’est pas grave qu’on se dit, c’est un point pris à l’extérieur. Certes, mais maintenant faut se taper le retour sacrément moins fun que l’aller.

Les notes du chef : 

Cibois (4/5) : nouvelle tête à Rodez, t’as pas peur d’aller au charbon quand il y a trop de braises.

Raux-Yao (3/5) : on voit que toi, une tête au-dessus de tout le monde au-dessus de la fumée.

Chougrani (3/5) : un peu comme le vegan qui veut absolument ramener du chou garni (vous l’avez) au barbeuc. On t’aime bien mais laisse-nous manger s’il te plaît.

Malanda (3/5) : cette fois j’ai pas entendu ta mère crier ‘’ALLEZ RODEEEEEEZ’’ dans les tribunes, je dois avouer que j’étais déçu.

Abdallah (4/5) : presque à l’origine de chaque action, notre Valbuena à nous : petit et nerveux.

Coelho (3/5) : faudrait un coup de collier dans la cohésion…. Putain j’ai plus d’idée de jeux de mots….

Boissier (3/5) : ARRÊTE DE GUEULER QUAND CA SIFFLE ON S’ENTEND PLUS RALER.

Ouammou (3/5) : prend un smecta et un coca, ça va aller.

Danger (4/5) : bouffe à tous les râteliers, et ça fait du bien de voir quelqu’un qui mange de tout.

Mendes (5+/5) : ressemble à Black M.

Corredor (3/5) : quand tu manges du lion t’es prêt à tout manger, mais faut pas faire d’indigestion.


En bref :

C’était cool de retrouver cette putain de Ligue 2. Même si franchement on s’est un peu fait chier, j’ai bien aimé.

Le trajet du retour m’aura fait réfléchir sur ma vie, le sens que je lui donne et aussi sur le prix des distributeurs de pizzas. J’ai d’ailleurs stické celui de Pré-en-Pail-Saint-Samson (bordel ce nom), pardon mais 13€ la reine c’est comme QRM à Rob’Dioch’ : c’est du vol.

Ciao et allez le RAF !

Matt de Branhors


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1 réflexion sur “Quevilly – Rodez (0-0) : rentrée tranquillou pour l’Aligot Académie

  1. Belle Académie (comme toujours) qui donne envie de découvrir cette France d’en bas.
    A samedi !

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