Notre footballologue analyse Atletico Madrid – Athletic Bilbao (3-0)
Bielsa n’est pas aussi Patrice Loko que le footballologue.
Le basque…
…est-il soluble dans le Football Total ? Si les rugbymen basques effraient jusqu’aux anglais, les joueurs de l’Athletic bénéficient désormais d’une solide réputation. Soucieuse d’imiter le camarade catalan, la vitrine d’Euskadi compte en effet sur la Lezema – équivalent basque de la Masia – et l’expertise de Bielsa – source d’inspiration officielle de Guardiola – pour implanter le Football Total en terre d’indépendance. Outre l’habituel 343 converti en 433 pour l’occasion, le stratège argentin dispose d’un effectif 100% basque. Si visages et corps conjuguent consanguinité et faiblesse constitutionnelle propres à éviter le duel par la passe, un constat s’impose: le basque est grand. Culminant aisément au-dessus du mètre quatre-vingt, les bilbainos piétinent dans les petits espaces et leur version du Football Total nécessite des passes de grande amplitude. Certes, la racine du jeu se trouve à droite, les relances de Javi Martinez initiant un mouvement vers la partie supérieure gauche où les échalas esquissent des toros (4ème, 14ème.) Certes, la transversale vers le latéral droit constitue une ligne de fuite en cas d’impasse (12ème.) Mais la comparaison avec le modèle catalan s’arrête là tant Bilbao peine dans la construction et se limite à des centres (gauche: 16ème; droite: 17ème, 18ème, 24ème, 29ème, 37ème) à destination du mètre 93 de Llorente au duel avec Godin (1m83), Miranda (1m84) et Courtois (1m94 « sans compter les bras » Thierry Roland.)
Colchoneros…
…de tous pays se sont unis sous le commandement de Diego Simeone. La mécanique de son 4231 fait déjouer l’adversaire pour mieux le contrer. Pour la première phase, le stratège italo-argentin dispose un losange axial rabattant la relance adverse sur les côtés où l’attendent des prises à quatre. A la récupération, le précieux transite par Diego-Falcao qui temporisent dans la profondeur tandis que ça gicle et se projette dans les couloirs. Dès l’entame de match, le losange inhibe le moteur du jeu basque qui se déporte sur les côtés. Madrid impose sa volonté et bénéficie de la supériorité du mètre 75 de Falcao sur le trio défensif Averell. L’Atletico mène rapidement par un doublé du colombien (6ème, 33ème), et fait bloc dans l’axe tout en obligeant les basques à centrer de trop loin pour être dangereux.
…a le gabarit d’un catalan et Bielsa le place dans l’axe en compagnie du duo Llorente-Herrera dès la reprise. Sortant Iturraspe-Aurtenetxe, le technicien passe De Marcos-Gomez sur l’aile gauche et Pérez en sentinelle. Bilbao insiste mais se heurte à Courtois ou ses bras (52ème, 58ème, 59ème, 78ème) tandis que l’Atletico contre (54ème, 63ème, 73ème, 77ème), trouve le poteau (79ème) et achève l’adversaire par Diego: 3-0, 84ème. Les célébrations se multiplient sur le gazon, Courtois fait cadeau de sa transversale à Gomez (92ème) et Falcao affiche ses préférences au milieu d’une armée euskadienne en déroute. Songeur, Bielsa se demande s’il reste des « basques bondissants » à la Lezama.




c’est très joli tous ces points colorés et toutes ces flèches, a part ça j’ai rien compris, mais c’est très joli…
Comment dit-on gaspillage en basque?
encore une victoire du béton, merci Martin Bouygues