Notre Footballologue analyse Brésil-Vénézuela (0-0)

Rapide et précis, comme un contre-symbole du Brésil.

Face au 4-4-2 vénézuélien, le Brésil propose un 4-2-3-1 avec un socle de 2DC + 2MC qui distribue dans les couloirs pour le latéral tandis que les ailiers, proche de l’avant-centre, décrochent et assurent le lien entre le bloc défensif et l’attaque. Robinho et son clone Neymar occupent cette fonction et alternent remises au latéral pour un centre (surtout couloir droit avec Daniel Alves, centre pour Pato…transversale, 21ème) ou dribbles de dégagement ouvrant l’axe vers Pato en point d’appui. En filiation directe avec Riquelme ou Lucho, Ganso paraît relativement lent mais décisif par ses ouvertures de grande amplitude. Aussi est-il inutile en soutien de Pato, partenaire privilégié des deux « crétés » et plus animateur d’attaque qu’avant-centre fixe. Couple par qui la culture tactique s’introduit progressivement dans le commentaire sportif français, la paire de récupérateurs se contente d’assurer vers les latéraux, véritables animateurs des actions auriverdes, avec parfois Ramires pour se projeter vers l’avant lors du pressing ou s’ajouter lors des offensives.

 
Si les deux lignes de 4 vénézuéliennes se tiennent sur une bande de 10 mètres devant leur surface durant le premier quart d’heure, la faiblesse du travail défensif des quatre offensifs brésiliens permet bientôt aux bourguignons de desserrer l’étau par un jeu long à destination de Rondon, remiseur entouré d’un second attaquant et de milieux excentrés qui n’hésitent pas à monter. Aussi, l’équipe brésilienne se scinde-t-elle en deux blocs distincts et n’est dangereuse que sur jeu long de Lucio ou Ramires à destination des amortis de velours de Pato. Défensivement, les errances de la paire de récupérateurs et les montées des latérailiers contraignent Lucio et Tiago aux duels (carton jaune de TS, 37ème) pour une mi-temps qui s’achève sur un piètre 0-0.


Enlisé, Menezes entre Fred pour Robinho (64ème) et sort la bite à Dudu, soit un schéma axial composé de quatre paires et deux gonades. Ramires participe franchement aux offensives tandis que Ganso descend à hauteur de Lucas afin de gagner en profondeur mais aucune combinaison valable ne se développe et les brésiliens multiplient les percées désespérantes (Daniel Alves, Ramires.) Piteux d’en être réduit à jouer avec l’engin de son prédécesseur, Menezes sort Pato et Ramires pour Lucas Silva et Elano (71ème) et retrouve son 4-2-3-1 (Elano en MC et Lucas en ailier droit) stérile. Résultat : Membre émergent de la diplomatie mondiale 0 – 0 Chouchou dégorgeant du monde diplomatique.

2 thoughts on “Notre Footballologue analyse Brésil-Vénézuela (0-0)

  1. Le 8 vuvuzélien avait l’air assez bon.

    Le Ramirez est imbuvable, jamais dans le bon tempo, a tenter des frappes qui s’envolent quand le mec n’a aucun talent pour mettre des patates.

  2. C’est Rincon, il est excellent, le jeu plein d’idées ! Par contre très déçu par Arango…Dommage qu’on ai pas vu Orosco ! Et vivement l’intégration d’un Elias !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.