Notre Footballologue analyse Espagne – Suisse

Notre Footballologue aime l’Espagne quand même.

Magnifique dans ses uniformes à manches raglantes, la « Grande y Felicisima Armada » comptait sur les banquiers suisses pour financer sa conquête de la perfide Albion. Las ! En dépit d’un pseudo d’ingénue, « le verrou de la Nati » s’est révélé inviolable. L’afro-suissette lippue a du en avaler son Daneytte…

Nul ne sait si les sourcils épilés façon « circonflexe » de Fabregas, Xavi et consorts séduisent Leboeuf, mais force est de constater que la VF plébiscite le Nacho. Il est vrai qu’à ce niveau d’expression collective, l’Espagne invente un jeu à mi chemin entre le football et le handball. S’inspirant du Barça, le madridista Del Bosque aligne un 433 théorique dont l’animation exige de nouvelles catégories d’analyse. En effet, des défenseurs centraux à l’avant centre, les déplacements participent à l’animation d’un jeu fait de passes courtes et de combinaisons à 3 voire 4, « très créa’tif » pour un Leboeuf jaloux. Plus que de schémas, l’Espagne propose des séquences créatives qu’animent Silva, Iniesta ou Xavi et auxquelles le reste de l’équipe est convié. Ainsi, le début du match consistait à fatiguer un adversaire regroupé en insistant sur un côté (le droit de la défense suisse.) Silva, Iniesta, soutenus par Xavi et Capdevilla focalisèrent leurs séquences dans cette partie du terrain, tandis que le flanc droit appartenait à l’ogre Sergio Ramos. La Nati se refusant par le flanc, les espagnols recentrent leur armada après 20 minutes, sans plus de réussite. Etrangeté, la présence de Xabi Alonso en relayeur tandis que Busquets occupe le poste de « sentinelle. » Le tic tac long du madrilène exige une certaine profondeur dont il ne peut bénéficier à ce poste, qui plus est face à une Nati repliée. Noyé dans l’animation barcelonaise (Iniesta-Xavi-Busquets), le garant d’une haleine fraîche n’a pas su imposer son entente avec Sergio Ramos, mais a proposé son visage le plus féminin en « (cherchant) son pied droit » (Leboeuf) avant de réaffirmer sa latine virilité d’un missile sur la barre (69ème.) Au départ des actions, la charnière Piqué-Puyol participe largement au jeu, Busquets compensant systématiquement les montées, notamment sur corner. Quelque soit le côté, Xavi tire les corners, souvent en deux temps afin de « casser » le marquage adverse et libérer Puyol, Pique et Sergio Ramos, trois costauds systématiquement postés au second poteau. Mené, le Docteur Roja change Silva et Busquets pour Jesus Navas et Torres (60ème.) L’animation perd en créativité mais gagne en efficacité, Iniesta se fixant à gauche dans le 424 ainsi proposé avant d’être remplacé par Pedro (76ème), véritable spécialiste du poste. Ainsi configurée, les ibères se montrent plus directs mais se heurtent à la barre ou Benaglio pour finir, sourciflexes en W, par tomber comme des glands d’Europe.

Puis

Mi temps : « Des fois, les joueurs simulent. Mais quelques fois, il vaut mieux anticiper. »

Franck Leboeuf, ambassadeur de l’UNESCO auprès des violences faites aux femmes.

« On est sûr qu’ils font tout pour ne pas perdre. » Leboeuf s’étonne que la Nati et son souteneur n’offrent pas croupe en buse aux Nacho de passage, persuadé qu’ « on ne peut pas survivre dans ces conditions. » En effet, Hitzfeld aligne un « intériste » 4411 sous la ligne médiane avec Nkufo et Derdiyok au pressing tandis qu’une ligne Gelson-Huygel-Barnetta attend que l’adverse arrive dans son camp pour venir le harceler. Capitaine, Inler se tient en retrait des autres milieux, « sentinelle » ramassant les fruits du pressing mais le plus souvent troisième défenseur central. La charnière Senderos-Grichting peine face à la vivacité des espagnols mais les latéraux Ziegler et Lichtsteiner font bloc. La prestation de Von Bergen rend la sortie de Senderos (36ème) anecdotique et le mur helvète ne se contente pas de défendre, les joueurs de couloir passant fréquemment la ligne médiane durant les – rares – phases offensives. Ainsi, le dégagement de Benaglio pour la tête de Derdiyok en relais avec Nkufo profite à Gelson Fernandes, milieu gauche venu en soutient de ses attaquants (51ème) pour, « Hop Suisse ! », l’ouverture du score. Menant, les helvètes continuent pourtant à jouer les coups et Casillas remercie son poteau quand Derdiyok enrhume PicPouille et compagnie (73ème.) Adepte du sourciflexe et du peeling facial, Benaglio rassure (60ème, duel gagné face à Villa), « va vite au sol », temporise et reçoit un carton jaune qui « ne sert à rien…ça ne va pas aider les espagnols » (Leboeuf), au contraire de Barnetta, confondant de bêtise dans ses choix. Au final, le groupe H voit Laetitia Zappa enflammer le casino et la Roja s’empaler sur son jéroboam.

2 thoughts on “Notre Footballologue analyse Espagne – Suisse

  1. Moké a vu Iniesta a gauche et non à droite sur un live ecrit de FF, mais les deux cas le « choquent ».

    Pourquoi ne pas avoir gardé le milieu Xavi/Iniesta qui se connait par coeur ? C’est pour gerer les egos de vestiaire Madrid/Barcelone? Et Iniesta n’est-il pas meilleur en milieu relayeur?

    Moké attend des réponses sinon il va demander à Vincent Duluc, comme un symbole de contestation.

  2. Moké se pose les bonnes questions…mais seul Del Bosque a les réponses.

    Sinon,le policier peut toujours s’exciter avec Juliette et « Hair » Saccomano.

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