Notre Footballologue analyse OL-Rubin Kazan (3-1)

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Un footballologue on fire vaut mieux que deux tu l’auras.

Resté coi devant la rosette de Puel, Jean-Michel Aulas a changé d’optique et confié sa MILF au jeune Rémi sans nom de famille. Qualification à 20 millions pour tenir le rythme des cadors. En attendant, la règle dort…

Chapelet défensif…

Berduyev compte : cinq défenseurs, deux récupérateurs, deux milieux excentrés, un attaquant. Socle défensif de trois centraux sous une paire de récupérateurs tandis que les latéraux bloquent les couloirs et contre-attaquent. Le passage en phase offensive s’opère grâce au travail de Dyadyun, unique attaquant chargé de temporiser et d’obtenir des coups francs à l’approche des buts adverses.

Coup de « Bambou » ou de « massue » dès la 2ème qui voit l’attaquant russe devancer Lovren sur corner et ouvrir la marque (0-1, 2ème.) En phase offensive, le Rubin alterne jeu direct pour les milieux excentrés qui plongent vers le but et recherche de décalage sur les côtés. En attaque placée, les centraux s’étirent sur la largeur pour bloquer les couloirs tandis que les milieux excentrés resserrent afin de les libérer pour les latéraux. Sans grandes individualités, Kazan oblige à exhumer « rigueur tactique » et « discipline collective » des cryptes aux communises.

« Reviens gamin, c’est pour rigoler… »

« Inexpérimenté », « gentil », « chouette gars », Garde n’a de cesse d’être présenté par ses « amis » comme l’Agnus Dei perdu dans le bois un soir de Poelvoorde. Défensivement, son 442 à plat/hors-jeu aux 30 mètres profite du pressing des attaquants pour rejeter l’adversaire sur les côtés où l’attendent le latéral ainsi que les deux milieux concernés. En attaque placée, les centraux s’écartent et Gonalons descend pour une relance courte à destination du côté gauche. En effet, Källström se révèle le milieu créatif disposant de deux flèches (Cissokho-Bastos) ainsi que de Lisandro. L’OL alterne deux schémas de construction :

  • gauche : Källström s’appuie sur Bastos et lance Cissokho sur le côté. Le Brésilien rentre vers l’intérieur pour libérer le couloir.

  • Jeu long dans la profondeur pour Briand (passe de Källström, Gonalons) ou – plus rare – Cissokho-Bastos (passe de Koné.)

Face aux trois centraux adverses, Garde laisse Lisandro roder entre deux adversaires et demande à Gomis de décrocher pour emmener son vis-à-vis. Ainsi, l’Argentin déplace sa paire sur la largeur tandis que les courses circulaires de l’hippopanthère baladent son adversaire et libèrent un espace dans l’axe. Suffisant pour déstabiliser la défense russe qui oublie Gomis à la 9ème (centre de Bastos, reprise de Gomis :1-1, 9ème). En fin de période, Lisandro vient côté gauche et l’animation gagne en percussion. Combinaison Bastos-Källström-Lisandro qui lance Gomis dont le centre est détourné dans ses filets par Kvierkvelia : 2-1, 39ème.

Push Up…

Après « Chelstreum », Josse tente d’introduire « Kazagne » dans les média français mais les russes sont déjà aux portes de Lyon. Face à une paire de récupérateurs à plat, Berduyev verticalise les déplacements de ses inters (milieux excentrés passés dans l’axe) et Lyon perd la mainmise. En effet, les Russes trouvent facilement un joueur dans le dos des récupérateurs qui, face au jeu, disposent de de trois voire quatre quatre autres solutions (un avant-centre, deux latéraux voire l’autre inter.) L’arrière-train un peu lâche nécessiterait un boxeur « curves up », spécialité anglaise qui voit le défenseur quitter sa zone soudainement pour dé-couper l’adversaire et suppléer son milieu. Mais ni Lovren, ni Koné n’osent et, ainsi, Gökdeniz peut lancer Medvedev (entré pour Dyadyun, 36ème), Kuzmin centrer (48ème), Gökdeniz se heurter à Lloris (54ème) et Kasoev décaler Kaleshin (57ème.) Même schémas vers l’avant-centre (60ème) ou les latéraux (65ème, 68ème, 88ème) mais surtout lorsque Bocchetti à 7 mètres plein axe trouve les tribunes (67ème.) Inévitablement, la chance se venge d’un tel affront.

Garde… Rémi Garde…

68ème, Bochetti fait faute sur Lisandro. Coup franc en deux temps-un corner, Källström pour l’appel premier poteau de Briand, tête-transversale-(Rhysikov ?) : 3-1. A la 52ème, Garde place Bastos latéral gauche et entre Pjanic pour Cissokho afin d’offrir à Lisandro un partenaire capable de combiner dans les petites espaces. Les jambes de Bastos, le soutien de Källström et le couple argentino-bosnien constituent dès lors un côté gauche rénové déterminant (combinaison Lisandro-Pjanic à la 58ème, obtention du coup franc de la 68ème, centre de la gauche de Pjanic pour Gomis à la 86ème). Mais si Kaleshin sauve devant Bastos sur une contre-attaque de Gomis (80ème), Lloris s’emploie une nouvelle fois devant Gökdeniz à la 83ème et, en dépit d’individualités inférieures, les Russes n’ont dû qu’à leur inefficacité de ramener un score plus flatteur de Gerland.

Pour compléter cette formidable analyse, découvrez les notes des Lyonnais par Torben, notre académicien rosette.

12 thoughts on “Notre Footballologue analyse OL-Rubin Kazan (3-1)

  1. franchement…maladroit et emprunté, pompeux et raté et surtout complètement à côté de la plaque.

  2. Et pour trouer le cul de Gaha faut se lever de bonne heure, ou pas (mais ça, ça dépend des fois…)

  3. Et puis c’est Bocchetti pas BRocchetti.
    Rien à voir – pour parler comme le footballologue – avec cette spécialité estivale de barbe à cul consistant en une série de morceaux de viandes tridimensionnels enchâssés sur une tige métallique de manière aléatoire et appétissante, alternant éventuellement avec quelques bris de poivrons, selon les traditions vernaculaires, pour favoriser sous l’effet de la flamme le chatoiement chromatico-culinaire de l’OVNI (objet pour voraces non ingéré).

  4. Quant à « En effet, les Russes trouvent facilement un joueur dans le dos des récupérateurs qui, face au jeu, disposent de dépioire autre quatre solutions (un avant-centre, deux latéraux voire l’autre inter.) »

    Il faut lire « disposent de trois voire quatre solutions », « dépioire » n’ayant pas le sens de « trois voire autre », n’ayant d’ailleurs aucun sens du tout, mais ne desespérant pas d’en avoir à l’avenir.

    Remerciements à Mr Bouteille

  5. Comme l’a très justement fait remarqué le Footballologue, Kazan a trouvé des espaces derrière les latéraux (6chocos) en particulier.

    Pourquoi alors avoir descendu Bastos en DG? (surtout que le zigoto était à 3 mètres du but
    russe quelques minutes après et enlève un ballon destiné à Licha).

    GARDE DEMISSION !!

  6. @Anal+: A 2-1, Garde sort Cissokho pour marquer. Il ajoute un passeur pour Lisandro sans se priver d’une éventuelle frappe de patatinho.
    Avec sa charnière en carton, impossible de bétonner et il ne dispose pas d’un milieu défensif de repli.
    C’est une manoeuvre tactique, rien à voir avec la nécessité « d’affirmer son autorité » = lecture médiatique de jrlistes « bienveillants »

    L’OL est très limitée. Seul le flan gauche est de qualité, le reste est de niveau Ligue 1, la charnière fébrile et ya pas de banc. A espérer que les jeunes émergent.

    @Darko: me semble que brochette se dit « spiedino » en italien et « brochetti » dans le reste de la France italophone.

  7. Superbe analyse.

    J’aurais rajouté coté Kazan le rôle prépondérant des arrières centraux. En phase offensive, un des trois (jamais le libéro) montait systématiquement au niveau de ces milieu pour aidé à l’orientation du jeu. C’est fréquent dans les systèmes à 3 déf centraux mais la c’était vraiment flagrant vu de la tribune.

    L’inconvénient du système de Kazan c’est que ca manque cruellement de monde devant le but pour conclure les bon décalage créer pour les latéraux.

  8. Le grand maitre du football pose enfin son stylo sur Lyon !
    Mais les lunette que lui a prêter Eva la verte ne lui va pas.

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