Notre Footballologue analyse Ukraine-France (1-4)

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C’est la première fois que l’on entend parler d’un régime d’oranges.

Footballologue

La France en repérages parce que « dans un an, il ya l’Euro en Pologne et en Ukraine, que la France est première de son groupe…et qu’il va bien falloir le jouer. » (CJP)

Lobanovski entraîneur du Kiev de Blokhine, ballon d’or 75 devant Cruijff et Beckenbauer, et il n’en faut pas plus pour chercher des traces de Football Total au pays de la Révolution Orange. Pressing tout terrain, couloirs aux latéraux, formation compacte et recherche du déséquilibre adverse par l’expression collective… mais carences techniques rédhibitoires condamnant tous les efforts : l’orange de la révolution n’est que le fruit du Communicator et Blokhine un simple label « FT » apposé sur les restes du Régime. Défensivement, l’Ukraine propose un 442 pressing groupé dans sa moitié de terrain avec la paire Devic/Voronine au harcèlement des centraux adverses. Offensivement, Tymoshschuk assure la première relance en « staretz », Rotan se positionne relayeur gauche tandis que Voronine descend en relayeur droit, Gusev resserre dans l’axe et Devic vient proposer un point de fixation. La progression se veut verticale, axiale et directe mais évoluer en passes courtes en partant d’une sentinelle à 35 mètres oblige les offensifs à descendre, Voronine évoluant ainsi dans le rond central et Devic à peine 10 mètres plus haut. Aussi, la phase de construction ukrainienne s’achève à 40 mètres des buts adverses et échoue la plupart du temps sur un côté et un vague centre/ouverture dans la profondeur pour Devic ou le trépané du horsebud. A la 40ème, l’espace entre les joueurs est plus important, l’amplitude des passes augmente et le jeu gagne en vitesse pour s’achever sur un tir de Gusev… seule action déstabilisante des Ukrainiens.
La maison des bleus B… se compose d’un 433 sentinelle M’vila avec Cabaye-Matuidi en relayeurs au service d’un trio Ménez-Gameiro-Rémy. Le placement de Voronine oblige bientôt Matuidi à compenser et la France retrouve sa célèbre paire de récupérateurs au service de Cabaye en 10. Sérieux et groupés, l’équipe de France n’est jamais en danger mais en reste au stade circulation horizontale/ perte verticale. Dès la 15ème, Cabaye descend à hauteur de M’vila afin d’assurer une relance plus efficace, la ligne défensive percute dès la demi heure de jeu afin de trouver directement les offensifs, mais l’ensemble reste atone.

Mi temps : « L’ancienne URSS… »
Jeudi, CJP a rendez vous avec X pour évoquer la « nouvelle URSS. »

Sur une récupération de Voronine, Tymoshschuk allume, « c’est pas la frappe de Roberto Carlos » (Liza) mais Steeve Krueger ne converge pas : 1-0, 53ème. Dans la foulée, Gameiro rappelle qu’il a fait sa post-formation sous les ordres de Papin et, dans ce pur style fait de maladresse technique et de « boom », transforme le grenier à blé en filet à patates : 1-1, 57ème. Après avoir montré ses limites techniques en première période, l’Ukraine faiblit physiquement et s’en trouve réduite à défendre lorsque Blanc change le toit de la maison bleue, entrant Ribéry-Benzema-Malouda. Si le trio se positionne à l’identique des titulaires, l’animation n’en est pas moins différente et souligne l’importance tactique que prend Malouda. A côtoyer Houllier, Mourinho, Hiddink, Ancelotti, le Guyanais dispose en cette fin de carrière d’un bagage tactique lui permettant de se balader entre les lignes. Faux ailier droit mais véritable lien entre la paire de relayeurs et le duo d’attaquants Ribéry (à gauche) et Benzema (à droite), Malouda fluidifie le jeu offensif. A la 76ème, Blanc change son duo de relayeurs au profit de Diaby et Marvin Martin. Certes en ligue 1 mais avec l’attaque de Sochaux, Martin côtoie Özil au classement des meilleurs passeurs européens et il ne lui faut pas plus d’un quart d’heure bleu pour pénétrer les annales. Ainsi, CJP avoue qu’il « le sentait rentrer » et d’ajouter « comme c’est incroyable de sentir qu’un joueur entre comme ça » devant un Liza qui le « sentait très à l’aise » également… germaniste, père Arsène renifle le parfum du petit têtard en silence. Bref, deux buts, une passe décisive plus tard, 1-4 car M² = Z² = 17 x « voilà » pour la première interview du scally boy… un futur crunch, « Marvin. » (Wenger)

12 thoughts on “Notre Footballologue analyse Ukraine-France (1-4)

  1. Mouais une passé dé sur un corner c’est un peu moins prestigieux pardonnez moi. Bref ça m’impressionne pas des masses après avoir vu les images, l’article sur France Football nous faisait revivre quant à lui un bon France-Espagne d’Euro; et là manifestement pas de quoi ché-cra dans son slip.

  2. Je vois que le footballologue écoute France Inter.

    Un bel homme, bien fait, et cultivé avec ça !

    Par contre je trouve la tirade sur maloud’ un peu éxagérée. Tanpis.

  3. Et ben non en fait.. La tirade sur Malou, elle est juste.

    Heureusement qu’il y a Malou DudU, heureusement qu’il y a Malou. ;)

  4. Moi j’ai compris et je suis d’accord. Je trouve que le style du Footballologue s’améliore.

  5. M² = Z² = BG

    Eh oui, le dernier a avoir fait un doublé pour sa première sélection n’est pas Zidane mais Bafé Gomis contre l’Equateur en 2008. Ils sont forts quand même les journalistes de TF1 !!!

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