Calcio Académie

Ciao ragazzi,

Les journées passent et ne se ressemblent pas. Comme si Dieu (non je déconne) n’avait pas encore tranché pour le scudetto. L’Inter semble plus forte, mais la Juventus plus habituée. Le Napoli s’est greffé un supplément de couilles, à défaut d’âme, mais ça ne semble pas suffire au miracle pour le moment. Le miracle, c’est la qualification de la Dea en 1/8e de finale, et le tirage le moins défavorable possible avec le voyage à Valence. Enfin, le Milan n’en finit pas de g… ah ben si tiens. Un petit nul contre Sassulolo qui vient mettre un frein à la grande remontada (faut dire qu’il part de loin le Milan). On parle aussi des clubs de Rome, et ils sont au rendez-vous. Enfin j’en sais rien pour la Lazio, le racistico contre Cagliari n’a pas encore eu lieu au moment où j’écris ces lignes. Les Sardes peuvent passer 4e en cas de victoire, la Lazio revenir à trois petites unités du duo de tête… Qui a dit qu’on s’ennuyait en Italie ?

Bologne – Atalanta (2-1) :

Je crois que tout le monde s’en foutait à Bergame. Certes, ça ne fait jamais plaisir de perdre, surtout contre un presque voisin, mais le bonheur est tenace en Lombardie. Avec la qualification historique en poche, les noirs et bleus rempliront San Siro en février… ils pouvaient donc envoyer en cul sans que ça n’impacte l’espèce d’orgasme permanent qui fait se mordre les lèvres à toute une ville depuis quelques jours. On est contents même si on est pas tifosi. C’est pas rien.

Les buteurs : Palacio (12e) et Poli (53e) pour les Bolognesi, Malinonskyi (60e) pour l’Atalanta.

Juventus – Udinese (3-1) :

On vous la fait en une image parce qu’on na pas vu le match elle vaut mieux que mille mots : Tous les zèbres sont égaux mais certains le sont plus que d’autres.

Et certains vachement plus que d’autres d’ailleurs.

Les buteurs : Cricri d’amour (9e et 37e) et Bonucci (45e pas d’amour) pour la Juventus, Pussetto (90+4e pour l’Udinese).

Brescia-Lecce (3-0) :

Le stade Mario-Rigamonti était bien garni ce samedi. Brescia accueillait Lecce pour un match qu’on qualifie souvent hâtivement de match à six points. Les hirondelles ont donc fait vaciller des loups pas très malins. Bien que ça y ressemble furieusement, il ne s’agit pas d’un remake audacieux de Pierre et le Loup mais bien d’un match de football. Lecce a coulé collectivement. La défense est coupable, sur chaque but, d’erreurs de marquage ou d’appréciation absolument hallucinantes pour une équipe de Serie A.
Sur le premier but, la défense de Lecce oublie complètement Spalek qui remise, avec un chouia de réussite, sur Chancellor. Le Vénézuélien marque du genou. Douze minutes plus tard, Gabriel sort n’importe comment. Mais alors quand on dit n’importe comment, on reste gentil. Sabelli s’arrache et trouve Torregrossa, tout heureux de se trouver dans les parages. Brescia mène de deux buts, sur deux offrandes invraisemblables des hommes de Fabio Liverani.
En seconde période, les lombards tueront définitivement le match sans forcer, Spalek concluant le score, une nouvelle fois complètement seul au milieu d’une défense aux abois. Fabio Grosso semble avoir trouvé une équipe. Le maintien est encore loin mais le champion du monde a apaisé les esprits et éteint les polémiques. C’est déjà un bon début. I biancazzurri remontent à la dix-huitième place et titillent désormais l’Udine.

Buteurs : Chancellor (32e), Torregrossa (44e) et Spalek (61e)

Non c’était samedi soir

Napoli-Parma (1-2) :

Ancelotti out, c’est Gattuso qui prend place sur le banc du SSC Napoli … Si on nous avait dit ça en aout, pas sûr que grand monde nous aurait cru. Fusible facile, l’entraîneur (quel qu’il soit) a sauté, mais c’est surtout son remplaçant qui interroge. Gattuso, 80 petits matchs entraînés en Serie A, pour un succès assez mince, autant statistiquement que dans le jeu pratiqué et souhaité. Le Milan de Gattuso était moche. Etait-ce de sa faute ? du Milan ? Sans doute difficile de répondre rapidement à cette question, et on ne va pas écrire la carrière de Gattuso coach maintenant, mais le choix interroge.
Premier match du Mister G à domicile, contre un Parme intéressant cette saison, devant Naples au classement.
C’est très mal embarqué pour les napolitains puisque Koulibaly se troue totalement et laisse Gervinho partir devant lui puis dans son dos, l’ivoirien finit le boulot et permet à Kulusevski d’ouvrir le score à la 5e minute … Dans la foulée, le roc défensif du Napoli, en difficulté cette saison, sort sur blessure. Gattuso aurait pu rêver mieux. Les occasions se succèdent sur le but de Parme, sans être tranchants, sans trop d’idée de jeu. Milik égalisera en 2e mi-temps et signe son sixième but cette saison. Gattuso, les napolitains et même nous, spectateurs et amateurs de foot italien, nous disons que Naples va pousser, et peut être arracher la victoire, synonyme d’électrochoc. C’est malheureusement encore la défense de Naples qui se troue et qui offre un nouveau contre, finit une deuxième fois par Gervinho dans les arrêts de jeu. Terrible pour Naples. Terrible pour Gattuso. Terrible pour les tifosi qui ne voient pas vraiment comment cela pourrait s’arranger. Dernier match avant la trêve à Sassuolo, et c’est tout sauf un déplacement facile.

Buteurs : Milik (64e) ; Kulusevski (4e) et Gervinho (92e)

Hellas-Torino (3-3) :

Une fois n’est pas coutume, le spectacle eut lieu sur le terrain. Le Torino semblait tenir une précieuse victoire à l’extérieur. Ansaldi avait même mis son costume de buteur. L’ailier argentin claque son doublé et avec la manière les amis. Le pauvre Silvestri ne peut absolument rien faire. L’Hellas est éteint, sans idée et sans animation offensive et avec trois buts dans la musette. La messe semblait dite. Mais c’est mal connaitre la fébrilité défensive turinoise.
Il faut dire que les piémontais n’ont pas vraiment été aidé par l’arbitrage. Federico La Penna accorde un pénalty généreux aux locaux. Bremer touche du bout du coude un centre qui filait, très certainement, en touche. Giampaolo Pazzini se rappelle à notre bon souvenir. L’ancien espoir de la Squadra ne tremble pas. Il reste à peine vingt minutes et Vérone est encore mené de deux buts. Quelques minutes après l’intervention de la VAR, Pazzini claque une reprise de volée de toute beauté à l’entrée de la surface. Sirigu sort un arrêt de grande classe mais le malheureux détourne le ballon sur son poteau droit. Valerio Verre est à l’affut. L’Hellas n’est désormais plus qu’à un petit but du Toro. La délivrance viendra d’un ancien de la Ligue 1. Mariusz Stepinski venait de manger la feuille en oubliant complètement ses partenaires sur l’action précédente. Il ne manque pas son plat du pied ce coup-ci.
Le Torino cède sur les contres des Veronais alors qu’il menait facilement au score. Sirigu a été littéralement abandonné par sa défense. Ce n’est pas la première fois que la mésaventure arrive. Le Torino reste dans le ventre mou du championnat. Les points perdus bêtement coutent très chers à ce niveau de compétition.

Un des Matchs du Weekend, un résumé à voir

Buteurs : Pazzini (69e), Verre (76e) et Stepinski (84e) / Ansaldi (36e, 61e) et Berenguer (54e)

AS Roma – SPAL (3-1) :

Les spallini n’ont pas vraiment existé. Et pourtant ce sont eux qui ont ouvert la marque par Petagna et son profil arrondi sur pénalty. L’autogoal de Tomovic en début de seconde période sonnera le glas pour la SPAL. Le péro de Penotti ( et non pas l’inverse, à moins que…) et un dernier but de Mkhitaryan pour la route et tout le monde s’en va content. Sauf les perdants bien sûr. Ah, et Zaniolo est un putain de joueur. Mais si vous nous lisez régulièrement vous le saviez déjà.

Les buteurs : Tomovic (53e autogoal), Perotti (66e sp) et Mkhitaryan (83e) pour la Roma, le gros mais néanmoins sexy Petagna (44e sp) pour la SPAL

Milan-Sassuolo (0-0) :

Beaucoup beaucoup d’occasions des deux côtés et aucun but inscrit … C’est triste pour le football mais ça arrive et Milan s’en serait bien passé. Sa domination assez outrageuse (même si Sassuolo s’est aussi procurée quelques occasions bien sorties par l’impeccable Donnarumma) n’apporte qu’un petit point au classement pour un Milan qui attendait beaucoup de ce match à domicile. Un but de Hernandez, encore lui, annulé par la VAR, une multitude d’occasions plus tard dont deux poteaux de Leao en fin de match et l’arbitre siffle un match nul cruel pour les rossoneri qui méritaient sans doute mieux pour une fois. Toujours 10e, loin des places pour l’Europe, la deuxième partie de saison doit être exceptionnelle pour espérer quelque chose sportivement. Au-delà des places européennes en fin de saison, la masse salariale conséquente, les investissements récents colossaux (on y reviendra plus longuement un jour) pèseront énormément sur la direction du Milan qui devra justifier ses résultats sportifs et économiques auprès des investisseurs, de la Ligue, et ça pourrait bien être un deuxième coup de massue sur la tête des tifosi. On n’y est pas mais les témoignages récents de spécialistes font penser au pire.

Genoa-Sampdoria (0-1) :

Ça fait bien longtemps que ce qui nous intéresse dans ce derby de la lanterne, ce sont les tribunes et non les joueurs. Et ça fait bien longtemps que le spectacle des ultras nous enchante. Des tifos, de la pyro, dans un stade Luigi-Ferraris proche terrain, aux tribunes assez verticales, un endroit parfait pour un spectacle en tribune. Sur le terrain, c’était pas bandant, au contraire, un but de Gabbiadini en fin de match permet aux tifosi de la Samp de gagner le derby, et croyez-nous, c’est tout ce qui leur importait ce soir-là.

Buteur : Gabbiadini (85e)

Des images, vidéos des tribunes ici et ici

Cagliari-Lazio Rome (1-2) :

Olalalalala la Lazio l’emporte au bout du suspens chez les Sardes et la Serie A devient encore plus qu’elle ne l’était. Cagliari avait pourtant tellement bien commencé la rencontre. Dés la huitième minute, Simeone envoie un missile dans les buts laziales. On se dit que les Romains vont forcément réagir. Mais les minutes défilent et les sardes tiennent le score.
Rolando Maran va pourtant commettre irréparable. A la 83e, il décide de remplacer Ionita par Farago. Le technicien Italien veut assurer le résultat, il va le regretter amèrement.Farago commence par glisser comme un con dans la surface adverse annihilant une occasion formidable de contre. Trois cents secondes plus tard, il contre le ballon du dos. Luis Alberto ne rate pas le cadeau et fusille Rafael. Quel joueur cet espagnol. La Lazio méritait de revenir dans le match. Mais Cagliari avait perdu le match. L’attitude était mauvaise. Incapable de garder le ballon, ils offrent des possibilités inespérées à la Lazio. A la dernière seconde de chez la dernière seconde, Jony parvient à centrer sur la tête de Caicedo. L’Equatorien catapulte le ballon dans les filets de Rafael dans un silence assourdissant. I Biancocelesti recolle à trois points de l’Inter et de la Juve.

Les buteurs : Simeone (8e) ; Alberto (92e), Caicedo (98e)

Allégorie de la défense sarde

Fiorentina-Inter (1-1) :

Début septembre, personne n’imaginait retrouver la Fiorentina empêtrée au milieu de tableau. Les Toscans ne parviennent pas à enchaîner les victoires, pire sa défense semble contaminée par une fébrilité coupable. En attaque, Chiesa traine une vilaine blessure. Il ne parvient pas à répondre suffisamment présent physiquement. De son côté, l’Inter se déplace sans faire les fiers. Les nerrazurri sortent d’une défaite honteuse contre l’équipe B du Barça en ligue des champions et les blessures s’accumulent au milieu de terrain.
Le début de match est pourtant interiste. Brozovic trouve Valero dans les six mètres de la Viola. L’espagnol, excellent hier soir, parvient à tromper Dragowski. C’est un classique, un ancien de la maison ouvre le score.
L’excellent Handanovic permet à l’Inter de basculer en tête à la pause. Sans un hors-jeu repéré par la VAR et sans un exploit de Drago, les hommes d’Antonio Conte aurait même pu mener de deux buts. Ça aurait été une bonne idée. L’Inter va regretter amèrement les occasions loupées. A la dernière seconde, Vlahovic s’échappe sur la gauche de la défense lombarde. Le serbe lance un missile dans la lucarne opposée. 1-1 score final. Le stade Artemio-Franchi peut gronder, Antonio Conte aussi.

Buts : Vlahovic (92e) / Valero (8e)

Drago sort de son rôle de méchant pour s’essayer comme héros. Tout fout le camp.

Note Artistique de la Journée : 0/5

On a l’habitude de ce 0/5 et on sait, vous savez, pourquoi on l’écrit, avec lassitude, énervement, et toujours du dégoût. Cette semaine, c’est la Lega Serie A (équivalent de la LFP) qui décide de mettre en lumière une exposition artistique autoproclamée « anti raciste ». On vous passera l’explication du pourquoi et du comment une expo artistique qui représente des singes a difficilement un côté anti raciste …
Pour rien vous cacher, on en a vraiment notre claque, on n’en peut plus de lire, voir, assister à des saloperies racistes tous les weekends dans ce championnat, ce pays.


Le classement :

Le lien youtube de la Serie A  pour voir de beaux buts et les résumés de tous les matchs


N’oubliez pas les deux boutons en dessous, pour que vive l’alterfoot et que s’abreuvent les académiciens.

Bacci anali

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