Bayern-Real : 1-2 La Meringue Académie y prend gout

Zinédine Zidane, meilleur ouvrier de France.

Salut les muchachos ! Sortez vos costumes tyroliens, le Real Madrid est de retour en contrée munichoise. Pour ma part, c’est bis répépita puisque le weekend dernier,  le club de foot de mon patelin organisait la quatrième édition de sa « fête bavaroise ».  Autant vous dire que ce n’était pas seulement pour manger de la choucroute. Tout ça pour faire 0-0 le lendemain et compromettre la montée en R3. Bande de petits rigolos, je savais que j’aurai dû prendre une licence cette année.

Une soirée au centre socio-culturel à boire quelques pintes et me voilà donc incollable sur le foot allemand. Munich, c’est toujours une ville que le Real aime bien venir.  Pas vrai Francky ? Je me moque, mais au moins Ribéry, lui, il joue.

El partido :

Huit clos, interdiction de déplacement, décisions hasardeuses, en ce moment la LFP en prend pour son grade.  Je prends le relais, je m’occupe de l’UEFA. Comment peut on programmer un Bayern- Real le soir de la finale de Top Chef ? Quelle insulte faite à la gastronomie française ! Tout ça pour faire chier Platini… Et puis comme si ça ne suffisait pas, Burger Quizz faisait aussi son retour mercredi soir. Les gars, je vous jure, vous avez intérêt à sortir les doigts.

Ce n’est pas ce qui saute aux yeux en début de match. Ronaldo ne touche pas un ballon, Ribéry fait l’amour à Carvajal sur le côté pendant qu’un des types de Top Chef se tape 200 langoustines à décortiquer. L’offensive allemande est vite stoppée par les blessures de papi Robben (6e) puis celle de Jérôme Boateng (31e). Ah oui, petite chose : entre temps Kimmich est venu ouvrir le score sur un contre rondement mené 0-1 (29e). Le Real s’en remet alors à la folie de Marcelo pour égaliser d’une reprise de volée aussi belle qu’audacieuse (43e). Gourmand va. 1-1 à la pause.

Moment choisi par Zidane pour rentrer en piste puisqu’Asensio remplace Isco (blessé) dès l’entame de la seconde période. Et à votre avis qui vient inscrire le deuxième but de Madrid ? C’est Marco… Coaching gagnant ou coup de chance monstrueux ? Il faut bien le dire, la bourde de Rafinha lance parfaitement la contre-attaque madrilène. Je vous aide : Zidane c’est un peu le Paul Bocuse du foot français. Trois étoiles au guide Michelin, meilleur ouvrier de France, légion d’honneur, tout ce que tu veux. Ces gars-là ne laissent jamais rien au hasard. Alors évidemment que c’est une nouvelle fois un coup de génie.

Las notas :

Navas 3/5 :
Oignon en texture, sabayon à l’huile de noix, tuile de sarrasin. Belle promesse dans l’intitulé. Manque toutefois d’assurance dans la réalisation.

Carvajal 2/5 :
Une patate en deux services. Pas très brillant Dani. Remplacé par Benzema (67e)

Varane 4/5 :
Efficace, commode, solide… Le slip éponge universel. Idéal pour faire la vaisselle.

Ramos 5/5 :
Cherchez pas. Top Chef, c’est lui.

Marcelo 4/5 :
Homard rôti cuit dans son jus. Sauce champagne.

Casemiro 3/5 :
Rognons aux douceurs d’enfance. Une tuerie. Remplacé par Kovacic (83e) toujours aussi actif en cuisine.

Kroos 3/5 :
Saumon moelleux, pomme de terre aérée, texture de chou-fleur et beurre vanille. Pas dégeu.

Modric 3/5 :
Butternut au foin bouillon d’anguille à la coriandre. Sexy et raffiné.

Isco 2/5 :
La carotte de la racine à la fane. Trop juste. Remplacé à la mi-temps par Asensio (45e). Surprise du chef.

Lucas Vazquez 3/5 :
Gambas de carabineros flambées à l’Armagnac. Un latéral droit qui pulse en bouche.

Ronaldo 2/5 :
Champignons des bois sous les sapins. Bof. Pas trop la saison.

Match retour mardi prochain au Bernabeu. L’année dernière le Bayern menait 2-1 à l’issue du temps règlementaire avant de s’incliner 4-2 en prolongations. Qu’en sera-t-il cette année ? J’en ai déjà l’eau à la bouche.

Sergio Jamon

 

Sergio Jamón

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