Espagne – Suisse, l’Évadé fiscanale académie est de retour.

Forte de sa 6e place au classement FIFA, c’est en favorite que la Suisse défie l’Espagne, seulement 8e du classement susmentionné.

J’ai conscience qu’en commençant ainsi je place la sélection helvète plus haut que son cul mais que voulez-vous ? Dans un pays aussi attaché aux chiffres que le nôtre, il serait inhabituel de ne pas le souligner. Et que le classement susdit soit établi par un organisme siégeant en Suisse n’a rien à voir avec notre position. Tout cela précisé, nous ajoutons que la Nati sort d’un parcours qualificatif quasi parfait, ne ratant la première place que lors du dernier match de groupe, qui faisait office de finale, contre le Portugal. L’exemple de nos voisins parasites français n’est décidément pas bon à suivre.

En ce qui concerne la liste des 23, pas vraiment de surprise, seulement une poignée de bizuts qui vient intégrer un groupe fort de l’expérience des deux dernières compétitions internatianales. La grosse absence étant celle de Mehmedi, le gros point d’interrogation l’état de forme de Xhaka qui est dans les 23 mais un peu blessé, et le point noir c’est Embolo qui attend sur le banc.

L’Espagne donc, ce qui nous donnera l’occasion d’aller saluer le départ en retraite de M. Rajoy.


La Nati : 

Switzerland 4-2-3-1 football formation

Une équipe bâtarde, et je ne dis pas ça à cause du nombre de joueurs d’origine étrangère dans le 11 de départ mais bien pour la présence de certains dont la place en tant que titulaire à la coupe du monde n’est pas assurée (surtout les avants). Des Suisses mal assurés, voilà bien un comble.


Le match : 

Bien que ce passage en Espagne dût servir principalement à renégocier la dette locale, la Nati en profitait pour se préparer au mieux le G32 de cet été. Répétition générale pour laquelle Petkovic envoyait ses meilleurs collaborateurs, une dénomination qui sied par ailleurs assez mal aux ressortissants de notre confédération. Ceux-ci ont fait bonne figure, même si les Espagnols nous ont confisqué la possession, rôle qui nous est habituellement dévolu.

Malgré tout, nous ne chassons pas le naturel et restons aussi calmes que notre condition d’helvète l’exige. Nos quelques sorties de balle sont suffisamment propres pour être validées par un comité d’hygiène genevois. Nos deux latéraux notamment s’illustrent par leur présence aussi bien derrière que devant, ce qui n’est pas si étonnant puisque ce sont les seuls à jouer dans des clubs renommés – sauf Rodriguez qui joue au Milan AC. A peine soupirons-nous lorsqu’un ibère trompe notre gardien (je ne saurais dire portier, poste d’habitude réservé aux personnes n’ayant pas la nationalité suisse) d’une reprise aussi molle que celle de la croissance économique de nos hôtes.

La mi-temps nous permets de remettre Seferovic au placard avant que quelqu’un ne se rende compte qu’il était titulaire, de faire souffler Schär qui a tenu 45 minutes sans se blesser et d’offrir l’occasion à Dzemaili de chercher sa place sur le banc comme il l’a cherchée sur le terrain. Djourou, Embolo et Drmic doivent nous permettre d’obtenir le match nul, résultat neutre qui nous va si bien.

Si le début de cette seconde demie repart sur les bases de la première, les locaux se montrent trop imprécis. A l’heure de jeu Embolo sert notre capitaine qui enroule du pied gauche. De Gea glisse, panique (logique finalement) et relâche le ballon pour le plurinational Rodriguez qui marque de prêt – pardon, de près (déformation professionnelle). Hop Suisse. Lichtsteiner peut sortir, le travail fait en professionnel consciencieux – en Suisse, quoi. La fin du match verra une Nati cernée par ses assaillants, mais comme on a l’habitude, on tient le score malgré deux-trois alertes.

La bonne humeur du groupe dans les vestiaires sera à peine ternie par l’éviction des trois surnuméraires de la liste des sélectionnés, décidée par votation par leurs camarades. Reste un match de préparation contre le Japon mais notre équipe peut se reposer sereinement sur de bonnes bases.


Les notes :

Sommer (4/5) :
S’il ne peut pas grand chose sur le but espagnol, il a été très propre sur ses interventions. Y compris du regard sur la frappe de Nacho en toute fin de match. C’est reparti pour un Sommer of love.

Rodriguez (4/5) :
Il n’arrête plus de marquer, heureusement qu’il ne fait pas ça avec nos billets.

Akanji (3/5) :
Le petit jeune qui monte, qui va prendre le pouvoir pour nous défendre contre les rouges. Ça nous rappelle un bon client, on aime.

Schär (45 min) (2/5) :
Dassault casse sa pipe et Schär n’est pas au mieux. Coïncidence ?

Lichtsteiner (4/5) :
Il a le brassard pour sa dernière compétition avec la Suisse, c’est sûrement ce qui l’a aidé à surnager.

Zakaria (2/5) :
Il est tout neuf, on ne sait pas encore trop comment il va se développer, mais tu as confiance en son potentiel. Zakaria, c’est le nouveau produit financier de ta banque.

Behrami (3/5) :
Il fait son travail, plutôt bien, et sans se plaindre. Un bon immigré équipier.

Dzemaili (45 min) (2/5) :
Un placement aléatoire pour une rentabilité médiocre. Autant vous dire que je ne suis pas convaincu.

Zuber (2/5) :
Ailier version low-cost, ce n’est pas trop notre créneau.

Shaqiri (5/5) :
Lors des soirée bunga-bunga de mon ami Silvio, mon remède en cas de panne est un visionnage de son retourné contre la Pologne.

Seferovic (45 min) (1/5) :
Une blague qui dure depuis deux ans. Une blague bien de chez nous donc.

Les remplaçants :

Djourou (45 min) (3/5) :
On a pris moins de but qu’avec Schär.

Drmic (45 min) (3/5) :
On a marqué plus de but qu’avec Dzemaili.

Embolo (45 min) (4/5) :
On a marqué plus de but qu’avec Seferovic.

Gelson Fernandes (NN) :
Pour faire plaisir aux Rennais.

Lang (NN) :
Pour faire plaisir à nos femmes.

Moubandje (NN) :
Pour faire plaisir à Pascal Dupraz.


Allez, Hopp Suisse et à r’voyure !

Sepp Déblatère et Zip

Evadé en Confédération Hélvétique pour fuir l'oppression fiscanale de mon pays d'origine, je me suis établi dans la campagne genevoise où je gère mon patrimoine sous couvert d'une association sportive dédiée au football. J'y ai rencontré Zip dessinateur engagé connu notamment pour des affiches au profit de l'UDC et le Partei National-Orientierter Schweiz qui l'ont rendu célèbre.

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